"Balistique" et "La balistique".

Trajectoire stylisée d'un boulet de canon

Cet adjectif et ce substantif féminin désignent respectivement :

  • "Balistique" : ce qui est relatif aux projectiles, à leur tir, leur trajectoire, leur portée, etc.
  • et "La balistique" : la science ayant pour objet l'étude de la trajectoire des projectiles.

Les différents types de balistique : la balistique intérieure, la balistique extérieure et la balistique terminale

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un boy" ou "Des boys" ou "Les boys" ?

Et pas, selon le contexte :

Les "boys" ou "danseurs de revue" du Lido, à Paris (75)
Les "boys" ou "danseurs de revue" du Lido, à Paris (75)
  • "Un danseur de revue", "Des danseurs de revue" et "Les danseurs de revue" !
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Première Guerre mondiale
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Première Guerre mondiale
  • "Un soldat états-unien", "Des soldats états-uniens" et "Les soldats états-uniens" !
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Seconde Guerre mondiale
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Seconde Guerre mondiale

À l'instar de ce que je propose pour "Une girl", "Des girls" ou "Les girls"

"Un pianiste".

Un "pianiste", c'est à dire : un opérateur radio de la Résistance

Ce substantif masculin désignait, au sens figuré et dans le registre familier, dans le jargon de la Résistance à l'occupant nazi, durant la Seconde Guerre mondiale : un opérateur radio clandestin.

"Une armoire à glace".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • dans le langage courant : une armoire comportant un miroir sur sa ou ses portes.Ce type de meuble, souvent de taille imposante et fabriqué avec des bois très solides renfermait autrefois tout le linge de la maison.
    • Une armoire à glace
  • dans le langage familier, au sens figuré : une personne dotée d’une très grande force et pourvue d’une imposante carrure.

On dit par exemple : "Le videur de cette boîte de nuit est une armoire à glace".

On dit également : "Un golgoth", "Un stremon", "Une baraque", "Un gars baraqué" ou "Un type baraqué".

"Une armoire à glace" ou "Une baraque" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
"Une armoire à glace" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
  • et dans le registre argotique :  le sac à dos des fantassins de la Première Guerre mondiale, appelés "poilus".
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale

Source : wiktionary.org

"Prendre ses quartiers", "Prendre ses quartiers d'été" ou "Prendre ses quartiers d'hiver".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre militaire.

Et elles signifient :

  • "Prendre ses quartiers" : s'installer à demeure quelque part (registre désuet).

On dit par exemple : "Sitôt arrivé à la caserne, le nouveau lieutenant a pris ses quartiers".

  • "Prendre ses quartiers d'été" ou "Prendre ses quartiers d'hiver" :
    • au sens propre : s'établir dans un casernement (ou cantonnement) propre à passer l'été ou à hiverner, pour un militaire.
    • et par extension : s'installer là où l'on va passer la saison estivale ou la saison hivernale.

On dit par exemple : "Ma grand-mère a pris ses quartiers d'été à Biarritz (64)".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Baisser pavillon".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine de la marine et dans le domaine militaire : baisser le pavillon d'un navire, afin d'annoncer à son adversaire que l'on se rend.

Cette expression est née dans la marine à voile au XVIIe siècle, le substantif masculin "Pavillon" désignant le drapeau se trouvant sur un bateau (généralement à l’arrière), dont les couleurs indiquent la nationalité du bâtiment.

Lorsqu’un bateau était engagé dans un combat et que ce dernier mettait pavillon bas, c’est-à-dire descendait le drapeau de son mât, c’était pour signaler qu’il se rendait et cessait de combattre.

La locution exacte couramment utilisée dans la Marine est cependant "Amener pavillon" et non "Baisser pavillon".

  • et par extension, au sens figuré, dans le registre familier : s'avouer vaincu, abandonner, céder, renoncer, abdiquer ; se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en conflit.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr

Pourquoi dire : "Un tank" ?

Un char d'assaut contemporain

Et pas : "Un char d'assaut" !

Un char d'assaut est un système d'arme mobile apparu en 1916 et constitué d'un canon monté sur un véhicule automobile blindé et le plus souvent chenillé (car il existe également des chars légers à roues).

"Tank" est un mot anglais signifiant "Réservoir d'eau" qui trouve son origine dans le faitque, soucieux de garder le secret de leur projet, les Britanniques ont d'abord proposé de l'appeler "Water Carrier" (porteur d’eau), en proclamant qu’il était destinés au ravitaillement en eau de l’armée britannique de Mésopotamie. Plusieurs autres appellations ont alors été envisagées, avant que le colonel Ernest Dunlop Swinton utilise le nom de "Tank" en décembre 1915, afin de faire croire que le Royaume-Uni produisait des réservoirs d’eau autotractés à destination du front mésopotamien.

Un char d'assaut de la Première Guerre mondiale

Source : wikipedia.org

"Une poterne".

Ce substantif féminin désigne : une petite porte discrètement intégrée aux murailles d'une fortification, permettant aux habitants d'un château de sortir ou rentrer à l'insu de l'assiégeant.

Placée dans le bas des courtines, au niveau des fossés, elle était généralement sous la protection des meurtrières d'une tour proche ou d'une bretèche.

Source : wikipedia.org

"Battre la breloque".

Cette locution verbale du registre familier signifie, selon le contexte :

  • dans le domaine militaire : faire résonner une batterie de tambour ou une sonnerie de clairon, de trompette, qui sont, pour les soldats, le signal de rompre les rangs, la permission de partir en débandade.

On dit par exemple : "Les soldats se sont dispersés car on avait battu la breloque".

  • par extension, pour un objet, un appareil ou une machine : se caractériser par un mouvement désordonné, fonctionner mal.

On dit par exemple : "Elle bat la breloque ta pendule".

  • pour une personne : ne pas savoir où l'on en est ni ce que l'on fait ; divaguer, être mentalement dérangé, un peu fou.

On dit par exemple : "Il bat la breloque ton grand-père".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

On ne dit pas : "Une task force" !

Mais, selon le contexte :

  • dans le domaine militaire : un corps expéditionnaire,
  • et dans le domaine de la gestion ainsi que dans le domaine politique : une force opérationnelle, un groupe de travail ou une commission.

Source www.académie-française.fr