Cette collection regroupe l’ensemble de mes articles consacrés aux différents mots, locutions, expressions, acronymes ou sigles utilisés dans le domaine militaire, dont sont souvent truffés les reportages, documentaires ou films de guerre, et dont le sens nous échappe souvent.
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Mais : "Des affrontements AÉRONAVALS" et "Des combats AÉRONAVALS" !
L'adjectif aéronaval(e) - au pluriel aéronaval(e)s - désigne ce qui appartient à la fois à l'aviation et à la marine.
C'est donc à tort que l'on parle d'"affrontements aéronavals", de "combats aéronavals" ou de "forces aéronavales".
Puisque les avions et aéronefs concernés, embarqués à bord de porte-avions ou porte-hélicoptères, relèvent de l''aéronautique navale, qui est la composante aérienne d'une marine militaire.
Il s'agit du nouveau nom de l'armée de l'Air française depuis le 11 septembre 2020.
Celui-ci intègre l'espace, d'où peuvent venir "des manœuvres inamicales", explique Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien accordé au quotidien régional La Provence le 23 juillet 2020.
Cette nouvelle dénomination et cette transformation de l’armée de l’Air en "armée de l’Air et de l’Espace". est fondée sur la nécessité de prendre en compte le "passage d’une vision d’un espace bien commun, au service de la science, à un espace dans lequel les puissances continuent de se disputer la suprématie mondiale".
"Nous ne sommes en aucun cas engagés dans une course aux armements", ajoute-t-elle, réaffirmant l’attachement de la France à un "usage pacifique de l’espace". Mais "il est également de ma responsabilité d’être certaine d’avoir parfaitement identifié les menaces auxquelles notre pays est potentiellement confronté".
Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier désigne selon le contexte, au sens figuré :
dans le domaine militaire : un pas cadencé appelé en allemand "Stechschritt" et adopté par certains corps d'armées lorsqu'ils défilent.
Le soldat marche alors, le buste droit, les jambes tendues, qu'il lève jusqu'à presque 90 degrés du corps et fait claquer ses bottes en les laissant retomber au sol, le balancement accentué des bras étant parfois synchronisé lorsque ceux-ci ne portent pas d'armes.
Appliqué pour la première fois par les Prussiens au XVIIIe siècle, il est alors appelé "Pas de parade" ou "Pas prussien".
L'armée allemande en hérite notamment durant le Troisième Reich.
Puis l’armée de l'Italie fasciste, sous le nom de "Passo Romano" ("Pas romain").
Dans la Russie impériale, l’armée du Tsar, modernisée et entraînée par des officiers prussiens (puis allemands), l'adopte également (il est néanmoins légèrement plus lent que le pas prussien "d'origine"). Après la Révolution d'Octobre, l'Armée rouge en hérite à son tour et l'exporte dans la plupart des régimes communistes (généralement par l'intermédiaire d'officiers instructeurs soviétiques).
Et il est toujours en vigueur en Russie et dans la plupart des pays anciennement membres ou satellites de l'Union soviétique, ainsi que dans de nombreux États du monde d'obédience ou d'inspiration marxiste (République populaire de Chine, Corée du Nord, Cuba, etc.).
et dans le domaine du sport :
au rugby à XV : un jeu de jambes particulier, inventé par l'Australien David Campese, qui permet de ralentir sa course puis d'effectuer un départ rapide, déstabilisant pour la défense adverse et permettant de prendre dès le départ une petite longueur d'avance. Pour cela, on procède en donnant une impulsion à sa jambe d'appui grâce à l'autre jambe que l'on fait aller de haut en bas devant soi,
en athlétisme : deux variantes de ce pas, consistant à courir en rebondissant sur une jambe et en montant le pied devant, jambe tendue vers les fesses :
le petit pas de l'oie : debout, en avançant sur la pointe des pieds et en levant alternativement chaque jambe jusque 45° au-dessus du sol,
et le grand pas de l'oie : même exercice, mais en se propulsant au maximum vers l'avant entre chaque foulée.
Le petit pas de l'oie se pratique à l'échauffement avant une épreuve de vitesse, tandis que le grand pas de l'oie est utilisé avant le triple saut.
Dans tous les cas, le rapport avec le véritable pas de l'oie - au sens propre - n'est pourtant que très lointain.
au sens propre : un phénomène météorologique de rupture brusque de la couverture de glace d'un cours d'eau, suivie de son départ massif en blocs et précédant leur fonte,
Celle-ci peut être militaire, à l'instar de celle de l'armée française, en juin 1940.
La débâcle de l'armée française, face à l'armée allemande, en juin 1940La débâcle de l'armée française, face à l'armée allemande, en juin 1940
ou sportive, comme celle de l'équipe nationale brésilienne de football, en demi-finale de la Coupe du monde de football 2014, pourtant jouée à domicile, à Rio de Janeiro (Rio de Janeiro) (Brésil).
Une débâcle sportive : la défaite du Brésil, à domicile, face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde de football, le 8 juillet 2014
ou : la ruine, la chute d'une entreprise, d'une affaire, etc. ; la faillite, la déconfiture, l'écroulement, le naufrage.
On dit par exemple : "La débacle de l'entreprise survient après la crise de 2008".
Cette locution verbale relève du registre argotique et du registre désuet.
Et elle signifie : éconduire, renvoyer ou repousser (un solliciteur), ne pas accéder à la demande d'une personne ; l'envoyer promener (registre familier).
On dit par exemple : "Riton m'a envoyer aux pelottes quand j'i ai demandé une rallonge".
Elle nous vient de l'argot militaire, au sein duquel le mot "pelote" désignait le peloton disciplinaire ou de punition, qui regroupait les soldats punis et soumis à des corvées.
Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.
Et elle désigne, au sens figuré : un carnage, un massacre, une tuerie, occasionnant de nombreux morts. Ou des morts en quantité relativement limitée - voire un seul - mais "baignant" dans leur/son sang.
Ces différents substantifshomophonographes mais de genres différents ne doivent surtout pas être confondus :
"Un casse" désigne en effet, dans le registre argotique : un cambriolage, et en particulier une attaque de banque à main armée, effectué par des "casseurs".
tandis que "Une casse" désigne, dans le langage courant :
autrefois, dans le domaine de l'imprimerie et plus précisément de la typographie :
un casier en bois, divisé en casiers contenant l’ensemble des caractères en plomb, bois ou matière plastique d’une même fonte (c’est-à-dire de même corps, style et graisse d’une police donnée).
La casse est divisée en cases appelées "cassetins", dont les dimensions et les emplacements (du moins pour les "bas de casse" c'est-à-dire les lettres minuscules, et les signes de ponctuation les plus courants) sont définis par la fréquence d'utilisation des lettres et la commodité d’accès.
Pour chaque police, les caractères les plus fréquemment utilisés - ceux représentant les minuscules - sont rangés à portée de main, donc en bas de la casse. Les capitales se trouvent en haut de la casse. Les casses forment des tiroirs et sont rangées dans un meuble appelé "rang". Et les petites casses, destinées à recevoir des caractères particuliers, ou des blancs, cadrats, cadratins, espaces, interlignes, des filets, des vignettes ou culs-de-lampe, etc., sont appelées "casseaux".
Un meuble d'imprimeur ou "Rang", destiné à ranger les "casses", qui constituent des tiroirs
L'appellation "bas de casse", utilisée pour désigner l'ensemble des caractères représentant les minuscules, a été reprise dans les polices informatiques.
Par extension, on parle de "Casse" pour désigner l'alternative entre "capitale" (ou "majuscule") et "minuscule". La casse est généralement régie par les conventions typographiques, le français exigeant par exemple une majuscule en début de phrase et aux noms propres.
et de nos jours, par ellipse : une casse automobile, c'est à dire un entrepôt de ferrailleur spécialisé dans les véhicules accidentés ou hors service appelés "épaves automobiles", appelé "casseur" et faisant généralement le commerce des pièces détachées.
et "La casse", dans le même langage courant :
l'action ou le fait de casser, briser ou détériorer des biens mobiliers, comme par exemple des vitrines ou du mobilier urbain.
Ainsi que le résultat de cette action.
On dit par exemple : "Encore une fois, la manifestation de samedi a dégénéré et il y a eu beaucoup de casseurs et de casse".
ou : un objet en vente dans un magasin.
On dit par exemple : "Attention à la casse, les enfants : si vous faites tomber un vase, nous allons devoir le payer !".
dans le domaine de la viticulture et de l'oenologie : une altération, dégradation de la couleur du vin.
et dans le domaine militiaire : une peine consistant à dégrader un officier.
On dit par exemple : "En agissant ainsi, vous risquez la casse".
Sources : www.linternaute.fr, wikipedia.org et www.cnrtl.fr
Attention à la polysémie de ce substantif féminin, qui peut avoir plusieurs significations, puisqu'il désigne, selon le contexte :
au sens propre, dans le langage courant :
un instrument articulé permettant de faire du bruit, tel que :
une sorte de crécelle, formée de lames de bois fixées autour d'un axe et heurtées, destinée à servir d'avertissement ou de signal de la présence de celui qui l'agite.
dans le domaine religieux : un instrument, également appelé "Claquoir", ressemblant à un livre et formé de deux planchettes reliées par une charnière, que l'on heurte l'une contre l'autre afin de donner un signal, principalement pendant les offices,
dans le domaine militaire et dans le domaine musical : un instrument de musique militaire, formé de deux lanières garnies de grelots, que l'on frappe ensemble en les tendant brusquement, afin d'imiter le bruit du fouet,
des chaussures légères, sans talon, portées à l'intérieur comme à l'extérieur, également appelées "Nu-pieds", et "Chlarpes" ou "Schlaps" par nos amis suisses.
Conçues pour être légères et confortables, et pour faciliter la respiration du pied lorsqu'il fait chaud, les claquettes sont surtout utilisées à la plage ou à la piscine, comme les tongs. Elles se distinguent de ces dernières par leur lanière d'empeigne, qui ne sépare pas le gros orteil du reste des orteils du pied.
Une tong
Cette empeigne peut être lisse et continue ou bien avoir des attaches, comme des boucles ou des velcros :
Une claquette avec boucleUne claquette avec velcro
Mais, à l'inverse des babouches et des mules, qui sont fermées à l'avant, les claquettes ne sont jamais fermées à l'avant, laissant les orteils apparents et à l'air libre.
Des babouchesUne mule
Enfin, on notera que, dans la langue française couramment parlée en Nouvelle-Calédonie (988), ce terme de "Claquettes" désigne les "Tongs".
des plaques métalliques fixées à la pointe et au talon des chaussures, jouant le rôle d'instruments à percussion, et permettant d'exécuter des pas de danse rythmés,
On dit par exemple :"Le numéro de claquettes de ce danseur était époustouflant".
en football : un geste du gardien de but, lorsqu'il arrête un tir ou éloigne le danger de sa cage en claquant le ballon d’une main,
et en basket-ball : l'action de remettre la balle dans le panier sur un rebond offensif après un tir manqué, sans reprendre appui au sol,
et ausens figuré, dans le registre familier : une personne très bavarde.
On dit par exemple : "Ma concierge est une vraie claquette".
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr
Indépendamment de "Une bastos", il existe en français trois autres mots désignant un projectile d'arme à feu, qui sont tous trois des idiotismes alimentaires : "Une dragée", "Un caramel" et "Un pruneau".
Les quatre relèvent bien sûr du registre argotique.
dans le langage courant : un appareil ménager comprenant une poignée et une base métallique plane ressemblant à une semelle épaisse, chauffée et utilisée pour lisser le tissu et défroisser le linge.
Il est notamment utilisé pour le repassage des vêtements, c'est-à-dire pour lisser les plis accumulés en les portant, en les lavant et en les séchant. Ou créer de nouveaux plis.
La forme du fer, pointu à son extrémité, permet de repasser tous les coins des vêtements, tandis que son poids lisse le tissu. Et la partie du fer directement en contact avec le linge est appelée la "semelle".
Le fer à repasser doit être chaud pour être efficace : selon les modèles, il doit être chauffé de l'extérieur ou bien possède un mécanisme de chauffage interne.
Il a existé de nombreux types de fer à repasser depuis le XVIIe siècle :
d'abord en fonte, que l'on mettait à chauffer, ou que l'on remplissait de braise,
Un vieux fer à repasser en fonteUn vieux fer à repasser à braise
puis électriques,
Un vieux fer à repasser électriqueUn fer à repasser électrique
et les plus récents utilisant la vapeur et sans fil.
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeurUn fer à repasser actuel, utilisant la vapeur et sans fil
dans le registre familier, au sens figuré :
dans le jargon aéronautique et militaire : un avion difficile à piloter, planant mal ou connu pour s'écraser fréquemment.
et enfin : le symbole même de l'objet lourd et dense, auquel on a coutume de comparer une personne nageant très mal ne parvenant pas à se maintenir à la surface de l'eau.
On dit par exemple : "Mon oncle nage comme un fer à repasser".
Sources : fr-academic.com, acversailles.free.fr, www.linternaute.fr, wikipedia.org et langue-francaise.tv5monde.com