"Sauver la mise" ou "Sauver les fesses".

Ces deux locutions verbales signifient, au sens figuré : aider quelqu'un qui est dans une mauvaise situation ; difficile, délicate, dangereuse.

  • "Sauver la mise" relève du langage courant.

Cette expression tire son origine du milieu des jeux de hasard, où elle signifie qu'une personne jouant à la roulette a retiré sa mise avant le lancer de la bille, et que celle-ci ne s'est pas arrêtée là où la personne avait joué ; ce qui apparaît a posteriori comme une bonne décision.

Une roulette de casino

On dit par exemple : "Mon cousin m'a appelé pour me demander de lui sauver la mise, en rachetant l'une de ses sociétés en difficulté".

  • et "Sauver les fesses" (idiotisme corporel) relève du registre argotique.

On dit par exemple : "Le club est mal parti cette saison : les deux nouveaux attaquants vont avoir du mal à lui sauver les fesses".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un bras cassé" ou "Un bracass".

Un bras cassé dans le plâtre
  • "Un bras cassé" est une locution nominale désignant :
    • au sens propre, dans le langage courant : un membre supérieur humain fracturé,

On dit par exemple : "Mon fils a un bras cassé : il ne peut plus aller au collège à vélo".

    • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Surtout ne fais pas appel à ce plombier c'est un bras cassé !".

  • et "Un bracass" est un substantif masculin en forme d'apocope de "Bras cassé", désignant : au sens figuré, dans le registre argotique : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Tu as vu les bracass en train de refaire les pelouses du parc ?".

Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)
Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)

Source : wiktionary.org

"Faire machine arrière" ou "Faire marche arrière".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Elles font référence au domaine ferroviaire et au domaine automobile, puisqu'elles signifient :

  • au sens propre : revenir en arrière, reculer.

On dit par exemple : "Il y avait un marché et j'ai dû faire marche arrière".

Une femme faisant marche arrière

  • et au sens figuré : se rétracter ; changer d'opinion ; renoncer à une mesure ou un projet, ou les modifier de manière conséquente.

On dit par exemple : "On peut penser que le gouvernement risque de devoir faire machine arrière".

Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019
Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019

Source :

"L'hypoacousie" ou "La perte d'acuité auditive".

La surdité : une dame parle très fort à l'oreille d'un vieil homme sourd

Il s'agit de ce que l'on appelle plus communément "La surdité".

C'est à dire la baisse de l'audition ou de la capacité à percevoir les sons (diminution de l'ouïe).

Une affection qui, en l'absence de prise en charge, elle peut être gênante dans la vie de tous les jours.

Elle peut avoir des causes diverses comme le vieillissement des cellules dues à l'âge ("Presbyacousie") ou encore l'exposition prolongée à des sons dont le volume dépasse les 85 décibels. Elle peut être définitive comme temporaire.

Source : www.ameli.fr et www.vivason.fr

"Être l'idiot utile" de quelqu'un ou "Jouer les idiots utiles".

La locution nominale masculine "L'idiot utile" relève du langage courant.

Et elle est couramment utilisée dans le domaine politique, afin de désigner : une personne, souvent perçue comme naïve,utilisée, instrumentalisée ou manipulée, qui - qu’elle en ait conscience ou non - sert les intérêts d’une faction politique, d’un groupe d’influence, d’un gouvernement ou d’un État hostile, d’un mouvement terroriste, etc., en promouvant et en diffusant leurs idées ou leur propagande aux dépens même de ses propres intérêts.

Ce concept serait apparu dans les années 1920 et se serait développé à partir de 1929, au moment des voyages de propagande du temps de l’URSS.

L’expression elle-même, calque de l’anglais "Useful idiot", fut utilisée pour la première fois aux États-Unis d'Amérique dans un article du New York Times par un journaliste correspondant à Rome (Latium) (Italie), qui l’aurait emprunté de l’italien au journal "L’Umanita" en 1948. Elle fut attribuée à Lénine par des auteurs états-uniens en pleine guerre froide, sans qu’on n’en retrouve aucune trace dans ses écrits ou ses propos rapportés.

L’expression qualifiait à l’origine les Occidentaux sympathisants du communisme qui reprenaient et répandaient, sans grand sens critique, la propagande de l’Union soviétique, à l’image d’Édouard Herriot, revenu d’Ukraine en 1933 et annonçant qu’il n’avait "vu que des gens bien nourris".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org

"Applaudir des deux mains".

"Applaudir des deux mains"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique s'utilise couramment pour signifier : apprécier chaudement, sincèrement. Et cela sans forcément joindre le geste à la parole.

Elle constitue néanmoins un bel exemple de pléonasme, puisque "applaudir" signifie : battre des mains, en frappant une paume contre l'autre, dans le but de produire un son, en signe d'approbation, d'admiration ou d'enthousiasme.

Source : www.capital.fr

"Préchi, précha", "Préchi-précha" ou "Préchiprécha".

Cette locution verbale et ces deux substantifs féminins en forme d'idiotismes religieux relèvent du registre familier.

Faisant référence à un mauvais sermon ou à un discours pontifiant, ils désignent tous trois : un discours moralisateur ennuyeux et généralement peu efficace ; du radotage, du rabâchage ou du bla-bla.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les préchi-précha de ma belle-mère".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Eh bien".

Cette locution interjective relève du registre familier et constitue, selon le contexte :

  • un renforcement expressif du ressenti destiné à marquer :
    • la surprise,

On dit par exemple : "Eh bien, je ne t'attendais pas si tôt !".

    • l’admiration,

On dit par exemple : "Eh bien ! Quelle voiture incroyable !".

    • l’interrogation,

On dit par exemple : "Eh bien ! Que vas-tu faire de tout ce bois ?".

    • ou : l’irritation,

On dit par exemple : "Eh bien, que veux-tu que j’y fasse ? Tu as une meilleure idée ? Non ? Bon alors tais-toi !".

  • ou un explétif, utilisé avant des mots courts mais importants, ou pour gagner du temps lorsque l’on ne sait pas ce que l’on va dire.

On dit par exemple : "Eh bien, soit !".

Source : wiktionary.org

"Fourbir ses armes".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : nettoyer ses armes en les frottant, préparer ses armes ; se préparer à la guerre, s'armer,

On dit par exemple : "Les deux pays fourbissent leurs armes".

  • et au sens figuré : préparer ses arguments, ses réponses.

On dit par exemple : "La veille du débat, le président a fourbi ses armes avec son principal conseiller".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Camper sur ses positions".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire : ne plus se déplacer, s'installer en un lieu le plus favorable possible pour attendre l'ennemi.

On dit par exemple : "À partir d'avril, les deux armées n'avancent plus et campent sur leurs positions".

Camper sur ses positions, au sens propre

  • et au sens figuré, dans le domaine politique ou social : maintenir son opinion, ne pas changer d'avis ; refuser toute concession.

On dit par exemple : "La direction de l'entreprise et les syndicats ne dialoguent plus et campent sur leur position".

Les grévistes CGT d'une raffinerie (octobre 2022)

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr