On ne dit pas : "Prendre sa chance" !

Comme je l'entends de plus en souvent.

Mais, selon le contexte :

  • "SAISIR sa chance",
  • "TENTER sa chance",
  • ou, lorsque - comme souvent, malheureusement - il s'agit d'un calque de la forme anglaise "Take a chance" : "Prendre LE RISQUE" !

On n'écrit pas : "Un waggon" !

Un wagon de marchandises

Mais : "Un waGon" !

Avec un seul "g".

C'est en anglais que ce mot comporte deux "g".

Un wagon est, dans le monde des chemins de fer, un véhicule destiné au transport des animaux ("Wagon à bestiaux") ou des marchandises ("Wagon de marchandises"), incapable de se mouvoir par lui-même.

Il est donc impropre de parler de "Wagon de voyageurs".

Pourquoi dire : "Le CT" ou "Le contact-tracing" ?

Comme ose se permettre de le faire Santé publique France, le 7 mai 2020, dans son "Guide méthodologique d’investigation des cas et des personnes-contacts, pour la réalisation du contact-tracing, durant la période suivant le confinement". Ou l'Assurance Maladie dans un courrier papier reçu ce 12 novembre 2020.

Et pas, tout simplement : "LE SUIVI DES CONTACTS" !

En voici en effet la définition proposée par Santé publique France dans le document évoqué : "Le contact-tracing (CT) a pour objectifs de limiter au maximum la diffusion du virus à partir des
nouveaux cas, de détecter et briser prospectivement les chaînes de transmission le plus rapidement
possible, et de détecter d’éventuels épisodes de cas groupés en vue de leur investigation et leur
contrôle".

On notera au surplus l'incroyable stupidité de l'utilisation d'un tel sigle anglais "CT", qui possède bien évidemment déjà plus de 200 définitions différentes... dont plusieurs dizaines rien que dans le domaine de la santé !

Sources : www.santepubliquefrance.fr et www.ameli.fr

On ne dit pas : "Dire stop à", "Dire stop aux", "Stop à" ou "Stop aux" !

Mais : "Se prononcer pour l'arrêt de" ou "Se prononcer pour l'arrêt des" !

Et : "Arrêtons la", "Arrêtons le" ou "Arrêtons les" !

Pourquoi dire : "Un impact" ?

Et pas : "Une conséquence", "Un résultat" ou "Une influence" !

À moins qu'il ne s'agisse du choc d’un projectile contre quelque chose, ou de la trace, du trou laissé par ledit projectile ; seules définitions possibles en français du mot "Impact".

On ne dit pas : "Aux fins d'impôt" !

Mais pas : "Pour usage fiscal" ou "Aux fins DU CALCUL DE L’impôt" !

"Aux fins d’impôt" est un anglicisme, calque de l’expression anglaise "For income tax purposes".

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

Pourquoi dire : "Kidnapper", "Un kidnapping" ou "Un kidnappeur" ?

Et pas simplement :

  • "Enlever un enfant",
  • Un enlèvement d'enfant" ou "Un rapt d'enfant",
  • et "Un ravisseur" !

On ne dit pas : "Le traducteur il essaye de shorter les traductions" !

L'humoriste français Pierre-Antoine Damecour

Comme l'a déclaré l'humoriste français Pierre-Antoine Damecour, le 14 octobre 2020, dans l'émission d'Estelle Denis "L'Équipe d'estelle", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Le traducteur essaie de RACCOURCIR les traductions" !

Pour cet infâme charabia, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "Le factoring" et "Le factor" ?

Et pas : "L'affacturage" et "L'affactureur" !

Ces deux appellations désignent :

  • "L'affacturage" : une technique de financement et de recouvrement de créances (entre entreprises, pas sur des particuliers) consistant, pour les entreprises, à obtenir un financement anticipé et à sous-traiter cette gestion à un établissement de crédit spécialisé,
  • et "L'affactureur" : ledit établissement de crédit spécialisé, qui, moyennant rémunération, gère les comptes clients de l'entreprise affacturée et prend en charge le recouvrement des factures précédemment financées, ainsi que les éventuels contentieux.

Considéré durant longtemps comme le dernier recours de sociétés en difficultés financières, l'affacturage a aujourd'hui acquis ses lettres de noblesse.

Et est enfin perçu comme un outil souple au service des entreprises, leur permettant tout à la fois :

  • d'externaliser des tâches administratives,
  • de se prémunir contre les impayés,
  • et d'être financé à court terme.

Gérant d'une petite société de fabrication d'objets promotionnels, au début des années 1990, je ne travaillais qu'avec des multinationnales n'offrant aucun risque d'impayés.

Mais j'ai eu recours à l'affacturage afin de ne plus subir les procédures comptables complexes et les longs délais de paiement de mes clients. Avoir délégué l'émission et le recouvrement de mes factures à la BNP m'avait alors épargné de devoir constamment harceler mes interlocuteurs des services mercatique et communication afin qu'ils relancent leurs services comptables.

Source : wikipedia.org