"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org

"Clap de fin".

Cette locution nominale masculine désigne :

Une claquette ("clap") de cinéma

  • et au sens figuré : l'arrêt de quelque chose.

On dit par exemple : "Clap de fin pour le dispositif d'aide aux éleveurs".

Ou : "Clap de fin pour ce gouvernement, nommé il y a deux ans".

Source : wiktionary.org

"Un coprolithe".

Ce substantif masculin polysémique nous vient du grec ancien "kopros" ("excrément") et "lithos" ("pierre").

Et il désigne, selon le contexte :

  • en géologie et en paléontologie : un excrément humain ou animal minéralisé, fossilisé,
Un coprolithe de dinosaure
Un coprolithe de dinosaure
  • ou, en biologie : une accumulation de matières fécales déshydratées, stagnantes et durcies dans le rectum, également appelée "Fécalome" ou "Fécalithe" (substantifs masculins).

Un "coprolithe", "fécalome" ou "fécalithe"

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"Briser le coeur" et "Fendre le coeur".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme corporel relèvent du langage courant.

Et elles signifient toutes deux, au sens figuré : infliger une grande souffrance morale et psychologique ; rendre très triste.

On dit par exemple : "Ce type m'a brisé le coeur".

Ou : "Cela me fend le coeur de devoir te refuser mon aide".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la maladie qui peut véritablement vous "Briser le coeur" : "Le tako-tsubo", "La cardiopathie de stress" ou "Le syndrome du coeur brisé".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Délatter" ou "Se délatter".

Ce verbe change de signification et de niveau de langue selon qu'il s'utilise à la forme pronominale ou non.

Il signifie en effet :

  • "Délatter" : ôter des lattes d'un toit, d'un plafond ou d'un parquet, dans le langage courant,

"Délatter" un parquet, c'est à dire : ôter des "lattes" ou "lames"

  • et "Se délatter" : ôter ses souliers ("lattes" en argot), se déchausser, dans le registre argotique.

"Se délatter" (enlever ses chaussures, en argot)

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures".

"En béton".

Une dalle en béton, en train d'être coulée

Cette locution adjectivale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : dans un matériau de construction à grande résistance, obtenu par liaison d'agrégats divers (pierres, sable, etc.) au moyen de pâtes faites de ciment, chaux, etc., et d'eau,

On dit par exemple : "Ces piliers en béton sont garantis cinquante ans".

Des poteaux en béton

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • très solide, fiable, à toute épreuve, sans défauts ni lacunes.

On dit par exemple : "J'ai signé un contrat en béton", "Nous avons un dossier en béton" ou "Mon client possède un alibi en béton".

    • ou : très résistant, inaltérable.

On dit par exemple : "Tu peux y aller sans crainte et stocker tous tes cartons : regarde les poutres, c'est du béton".

D'énormes poutres en bois massif

Sources : www.cnrtl.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Un métier de bouche" ou "Les métiers de bouche" et "Un commerce de bouche" ou "Les commerces de bouche".

Un commerce de bouche : une boucherie-charcuterie

Ces différentes locutions nominales masculines en forme d'idiotismes corporels ne manquent pas de surprendre nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.

Ainsi naturellement que les personnes à l'esprit mal placé !

Tous désignent : une activité professionnelle, plus ou moins réglementée, liée à la préparation de produits et mets relevant de l'alimentation humaine ; cela dans un cadre artisanal ou industriel.

Un commerce de bouche : une boulangerie-pâtisserie

Comme par exemple : boucher, charcutier-traiteur, volailler, poissonnier, écailler, crémier-fromager, boulanger-pâtissier, chocolatier, confiseur, glacier, sommelier, caviste, cuisinier, pizzaïolo, commerce des primeurs, fruits et légumes, etc.

Un commerce de bouche : un magasin de fruits et légumes

Nécessitant souvent une compétence spécifique née de formation et de pratique, les métiers de bouche sont soumis à de nombreuses contraintes (hygiène, connaissance de codes professionnels, horaires, éventuelle pénibilité). Certains demandent une grande habileté manuelle, d'autres, de façon annexe, mais obligatoire, des aptitudes comptables et commerciales. Et dans tous les cas une aptitude au contact avec la clientèle.

Source : wikipedia.org

"Dormir à l'auberge du cul tourné".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre populaire en forme d'idiotisme corporel.

Et qui signifie, au sens figuré : dormir dos à dos, lorsque sa ou son partenaire est mécontent, de mauvaise humeur, et ne souhaite pas avoir de rapport sexuel.

Tourner ainsi le dos constitue un comportement d'évitement du sexe et signifie à son interlocuteur que ses velléités de rapport sexuel sont vaines en raison de la forte animosité qui continue de vous animer.

Sources : www.laparlure.com, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Une ballerine".

Ce substantif féminin polysémique désigne selon le contexte :

  • une danseuse de ballet,

Une ballerine (danseuse) (© Sébastien mathé / Opéra national de Pais)

  • ou : une chaussure de femme rappelant un chausson de danse, fermée et décolletée à bouts ronds et souvent plate possédant parfois un talon très mince ou aucun talon.

Des ballerines (chaussure féminine)Des chaussons de danse

 

Sources : wikipedia.org et Le Robert

"Fumer comme un pompier".

"Fumer comme un pompier"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme signifie tout simplement, au sens figuré : fumer énormément, avoir une consommation de tabac excessive.

Elle fait référence au temps où les pompiers où les pompiers portaient des vestes en cuir enduites de graisse qui, sous l'effet de la chaleur, produisait une fumée qui semblait s'échapper de leur corps.

"Fumer comme un pompier"

Source : www.pompiersparis.fr