"Mettre de l'huile sur le feu".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Datant du XVIIe siècle, elle fait référence au fait que jeter de l'huile sur le feu génère instantanément d'énormes flammes.

Et elle signifie, au sens figuré : attiser, envenimer une querelle ; inciter à la dispute ; exacerber les choses lors d'un conflit.

On dit par exemple : "Arrête de lui envoyer des messages : tu ne fais que mettre de l'huile sur le feu !".

Sources : wiktionnary.org et www.expressio.fr

"Mener la danse" et "Mener le bal".

Ces deux locutions verbales signifient :

  • "Mener la danse" :
    • au sens propre : guider les pas de sa partenaire,

"Mener la danse"

    • au sens figuré : entraîner les autres, mener l'action ; prendre l'initiative et la direction d'un mouvement, d'une action collective ; être celui qui décide, celui qui commande, le meneur.

On dit par exemple : "Pour l'instant, c'est le PSG qui mène la danse, mais l'Ohème et le RC Lens ne sont pas loin".

  • et "Mener le bal" :
    • au sens propre : être à la tête des danseurs, dans un bal classique,

"Ouvrir le bal", à Vienne

    • et au sens figuré : entraîner les autres, mener l'action ; prendre l'initiative et la direction d'un mouvement, d'une action collective ; être celui qui décide, celui qui commande, le meneur.

On dit par exemple : "Cette bande ne va pas mener le bal bien longtemps : tout le monde veut prendre leur place".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Voir venir".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre :
    • se rendre compte de quelque chose et anticiper une réaction.

On dit par exemple : "Qui peut se vanter d'avoir vu venir la pandémie de COVID-19 ?".

    • ne pas se presser, laisser les choses se développer et réagir de façon appropriée.

On dit par exemple : "J'ai tout préparé. Il ne me reste plus qu'à attendre et voir venir".

  • et au sens figuré :
    • par analogie : découvrir un dessein, et déjouer un jeu ou un tour.

On dit par exemple : "Il y a des années que l'on voyait venir Poutine !".

    • et par extension : avoir les moyens ou la possibilité de réagir, de résister.

On dit par exemple : "L'argent que j'ai épargné ces dernières années me permet de voir venir".

Source : wiktionnary.org

"Être fâché avec quelqu'un", "Être fâché contre quelqu'un" et "Être fâché avec quelque chose".

  • "Être fâché avec quelqu'un" relève du langage courant et signifie : être brouillé avec cette personne, être en froid, en mauvais termes.

On dit par exemple :"Ma grand-mère est fâchée avec sa voisine depuis des années pour une histoire de pommier dont les branches dépassent de la clôture".

  • "Être fâché contre quelqu'un" relève du langage courant et signifie : être en colère contre cette personne.

On dit par exemple : "Je suis très en colère contre toi, parce que tu as mis le feu à la voiture de papa !".

  • tandis que "Être fâché avec quelque chose" relève du registre familier et signifie, au sens figuré : ne pas en comprendre l'usage ou se refuser à en faire usage.

On dit par exemple : "Mon époux est fâché avec les chiffres et ma fille est fâchée avec l'orthographe".

Ou : "Mon fils de seize ans est fâché avec la brosse à cheveux".

Sources : www.dictionnaire-academie.fr et Le Robert

"Le point de rupture" ou "Un point de rupture".

Cette locution nominale masculine relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre :
    • en physique et en mécanique : le point ou la limite au-delà de laquelle une chose, un objet se brise sous l'effet de contraintes ou de tensions excessives,
    • l'endroit, la zone où est initiée ou se produit la rupture d’un objet, d’une structure,
    • en particulier, par extension : le point de rupture programmée (intentionnelle), destiné à limiter les dégâts en cas de surcharge ou de collision, ou à localiser la rupture, de sorte à en limiter les risques.

Une telle structure est souvent dite "frangible".

  • et au sens figuré : le degré limite où quelque chose se casse ; le point critique ; un degré de tension extrême.

On dit par exemple : "En se moquant des Français comme il le fait, en imposant sa réforme des retraites inique, rejetée par près de trois-quarts des citoyens, le gouvernement s'approche dangereusement du point de rupture".

Source : wiktionary.org

"Le manichéisme" et "Manichéen" ou "Manichéenne".

  • "Le manichéisme" (ma-ni-ké-is-me) désigne :
    • au sens propre : une religion syncrétique antique, fondée par le Perse Manès, au IIIe siècle, dans laquelle le bien et le mal sont les deux principes fondamentaux.

Le manichéisme est un syncrétisme du judaïsme, du bouddhisme, du brahmanisme et du christianisme, mais pas du zoroastrisme qui était la religion officielle de l'empire perse où le manichéisme est apparu.

Il a pour fondement une séparation du monde entre royaume de la Lumière et royaume des Ténèbres.

Par déformation et simplification de cette croyance, on qualifie aujourd'hui de manichéenne une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste, où le Bien et le Mal sont clairement définis et séparés.

    • et au sens figuré, dans le registre soutenu : une attitude consistant à simplifier les rapports du monde, ramenés à une simple opposition du bien et du mal, comme deux forces égales et antagonistes.
  • et "Manichéen" et "Manichéenne" (ma-ni-ké-ain et ma-ni-ké-ai-ne) signifient, selon le contexte :
    • relatif/ve au manichéisme.
    • simpliste, sans nuances.

On dit par exemple : "Les choses ne sont pas si simples : tu raisonnes de façon manichéenne".

Sources : wikipedia.org et Le Robert

Quel est le genre du mot "Gens" : masculin ou féminin ?

"Gens" est un mot masculin.

  • Mais qui devient féminin lorsqu'il est précédé d'un adjectif qualificatif épithète.

On dit par exemple : "Les bonnes gens".

  • Si l'adjectif qualificatif précédant immédiatement "Gens" se termine par un "e", "Gens demeure masculin.

On dit ainsi : "Rencontrer de tels honnêtes gens est un plaisir".

  • Si cet adjectif est lui-même précédé d'un pronom relatif interrogatif (comme "qui" ou "quel") ou exclamatif ("quel...!"), ce pronom prend le genre de l'adjectif.

On dit ainsi : "Quels honnêtes gens !".

Et : "De quelles gentilles gens parlez-vous ?".

  • Les adjectifs ou pronoms placés avant "gens" sont féminins ; mais ceux placés après sont masculins.

On dit ainsi : "Toutes ces bonnes gens parmi lesquels j'ai grandi sont vertueux".

  • Quand on a plusieurs adjectifs avant gens, le genre de tous ces adjectifs est déterminé par celui qui le précède immédiatement.

On dit ainsi : "Quels bons, gentils et braves gens ! ("braves" étant masculin, "quels", "bons" et "gentils" se mettent également au masculin).

  • Le pronom "tout" placé seul avant "gens" se met au masculin.

On dit ainsi : "Tous ces gens sont admirables".

Source : www.francaisfacile.com

"Un cadavre dans le placard".

Cette curieuse locution nominale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré : un lourd secret enfoui profondément, une affaire peu avouable, que l’on ne tient pas à divulguer ; une affaire scandaleuse que l'on aimerait garder secrète.

On dit par exemple : "Chaque parti a des cadavres dans son placard".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Voir le coup venir" ou "Voir venir le coup" et "Ne pas voir le coup venir" ou "Ne pas voir venir le coup"

Ces différentes locutions verbales relèvent toutes du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré :

  • "Voir le coup venir" ou "Voir venir le coup" : anticiper une action, ne pas se faire prendre par surprise.

On dit par exemple : "Je voyais bien le coup venir : j'avais pris mes précautions !".

Et l'on dit également, dans le langage courant et au sens figuré : "Voir venir le grain".

  • et "Ne pas voir le coup venir" ou "Ne pas voir venir le coup" : ne pas avoir anticipé une action, se faire prendre par surprise.

On dit par exemple : "Mon frère a perdu son travail : il n'a pas vu le coup venir !".

Source : www.languefrancaise.net

"Une enculade".

Ce substantif féminin désigne, selon le contexte :

  • au sens propre, dans le registre vulgaire :

 

    • l'action de pénétrer par l'anus ("le cul", dans le registre familier), c'est à dire de sodomiser,
    • une relation sexuelle consistant en une sodomie.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons possibles de dire "Sodomie" en français.

  • et au sens figuré, dans le domaine argotique : une duperie, une tromperie, une escroquerie.

On dit par exemple : "Je me suis bien fait avoir dans cette histoire : Quelle enculade !".

Sources : www.dicoditations.com et wiktionary.org

"Alvin" et "Alvine".

Ces deux adjectifs peu usités signifient : qui se rapporte au ventre ou qui en provient.

On parle par exemple de "Flux alvin" pour parler de la diarrhée.

Ou de "Déjection alvine" et d'"Évacuation alvine".

Source : www.cnrtl.fr

 

"La Gaule cisalpine" et "La Gaule transalpine".

  • "La Gaule transalpine" (Gallia Transalpina ou Gallia Ulterior en latin) désigne une région comprenant presque la presque totalité des Gaules, à l'exclusion de la "Gaule cisalpine".Le terme signifie en effet, du point de vue romain, donc depuis l'Italie actuelle : "Gaule au-delà des Alpes". Par opposition avec la "Gaule cisalpine", qui était avant les Alpe.

    Après la conquête par les Romains de la partie méridionale de cette région (correspondant approximativement aux régions actuelles de Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes), entre 122 et 118 av. J.-C., le nom de Gallia Transalpina tend à ne plus désigner que la partie conquise.

    Celle-ci ne prit le statut de province de la République romaine que bien après la conquête, dans les années 70 av. J.-C.

Et ce n'est que plus tard encore que cette région prit le nom de "Narbonnaise", sous Auguste.

L'autre partie fut conquise entre 58 et 51 av. J.-C. par Jules César, lors de la Guerre des Gaules, et prit le nom, attesté seulement après César, de Gallia comata, "la Gaule chevelue".

  • tandis que "La Gaule cisalpine" est la partie de la Gaule couvrant l'Italie du Nord, également appelée "Gaule citérieure" (en latin : Gallia Cisalpina, Gallia Citerior, Gallia togata ou Provincia Ariminum), ainsi nommée par les Romains en raison de sa position en deçà des Alpes (par opposition à la Gaule transalpine, s'étendant au-delà).

La "Gaule cisalpine" (Gallia Cisalpina) est à l'origine le terme utilisé pour dénommer certaines parties du Nord de l'Italie, qui ont vu s'installer des tribus celtes arrivant de l'autre côté des Alpes : la "Gaule cispadane" (Gallia Cispadana) et la "Gaule transpadane" (Gallia Cispadana).

Il fut étendu plus tard, au XIXe siècle, pour désigner l'ensemble de l'Italie du Nord, peuplé de populations diverses.

Localisation

Le territoire de la Gaule cispadane couvrait approximativement l'actuel territoire de l'Émilie-Romagne.

Tandis que le territoire de la Gaule transpadane couvrait approximativement les actuels territoires du Piémont (la partie au Nord du fleuve du Pô), de la Lombardie (la partie Ouest) ainsi que de la Vallée d'Aoste.

Et ses limites topographiques étaient : à l'Ouest et au Nord, l'arc alpin ; et au Sud, le Rubicon, et l'Étrurie.

Source : wikipedia.org