On ne dit pas : "Je voulais saluer les manifestations populaires parce que c'est ça qui ont permis (...)" !

La députée française LFI (La france Insoumise) Mathildle Panot

Comme l'a déclaré la députée LFI Mathilde Panot, le 12 juin 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu franceinfo.

Mais : "Je voulais saluer les manifestations populaires parce que CE SONT ELLES qui ont permis (...)" !

Mais ce n'est pas tout ! Car cette dame a ensuite enchaîné avec quatre autres phrases tout aussi ineptes :

  • "Il faut que le contrôle de l'IGPN doive être indépendant", au lieu de "Il faut que le contrôle de l'IGPN SOIT indépendant".
  • "S'il n'y a pas de justice qui sont fait sur ces cas (...)", au lieu de "SI justice N'EST PAS faitE DANS ces DIFFÉRENTS cas (...)". Enfin, je crois... ; car je peine à comprendre ce pitoyable verbiage...
  • "On ne peut pas se permettre de faire des actes qui (...)", au lieu de "On ne peut pas se permettre de COMMETTRE des actes qui (...)".
  • et enfin, pour finir en beauté, : "Perdre leurs oeils... pardon : leurs yeux", au lieu de "Perdre leurs YEUX". Mais énoncé directement, d'une seule traite ; sans bafouiller ni hésiter ! Comme le ferait n'importe quel francophone de plus de cinq ou six ans ne souffrant d'aucun retard mental.

Pour ce ramassis d'énormités débitées en moins de quatre minutes, je décerne sans hésiter à cette députée mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Et je m'interroge très sérieusement à propos de sa réelle capacité à exercer un mandat dont je la juge personnellement indigne.

28 façons de dire "Avoir peur".

"Se chier dessus" relève du registre vulgaire.

Comme souvent, le registre argotique est d'une étonnante richesse avec : "Avoir la pétoche", "Avoir la trouille", "Avoir les foies", "Avoir les pétoches", "Baliser", "Avoir la frousse","Avoir les jetons", Faire dans son froc", "Pétocher" ou "Trouiller".

Ainsi que l'anglicisme "Flipper" ou sa variante "Flipper sa race", utilisée par les jeunes.

Le registre familier nous propose : "Avoir la frousse", "Avoir les fesses qui font bravo", "Avoir les chocottes", "Avoir les pépettes" ou "Se dégonfler".

Tandis que "Angoisser", "Appréhender", "Craindre", "Être appeuré", "Être effrayé" et "Faire dans son pantalon", "Frousser", "Redouter", "S'effrayer" ou "Trembler" appartiennent au langage courant.

On ne dit pas : "Trafic interrompu après qu'une personne se soit jetée sur les rails" !

Mais : "Trafic interrompu après qu'une personne S'EST jetée sur les rails" !

Quoique l'on pense souvent, la locution "Après que" doit être suivie d'un verbe à l'indicatif et non au subjonctif.

Pour s'en souvenir, il suffit de penser aux paroles de la chanson de Charles Trenet "L'âme des poètes" (1951) : "Longtemps, longtemps, longtemps, après que les poètes ONT disparu". Et non "aient" disparu !

Il en va tout à fait différemment de la locution "Avant que" qui doit être suivi d'un verbe au subjonctif.

On dit par exemple : "Il faut s’attaquer au mal avant qu’il n’APPARAISSE" et non "Il faut s’attaquer au mal avant qu’il n’apparaît".

 

Sources : alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr et www.projet-voltaire.fr

"Toucher sa bille".

Cette expression du registre argotique ne signifie nullement "Tripoter l'un de ses testicules" !

Mais simplement : "S'y connaître, être expert dans un domaine".

On dit par exemple : "Mon pote Kevin touche sa bille en informatique !".

"Être jeté aux oubliettes", "Jeter aux oubliettes" ou "Tomber aux oubliettes".

Une oubliette

Ces différentes locutions verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient, au sens figuré :

  • "Être jeté aux oubliettes" : être oublié de tous, disparaitre,

 

  • "Jeter aux oubliettes" : plonger dans l'oubli, faire disparaître,

 

  • "Tomber aux oubliettes" : sombrer dans l’oubli, tomber dans l'oubli ; être progressivement oublié de tous.

Elle nous vient en droite ligne du Moyen Âge, puisque les "Oubliettes" étaient alors de petites pièces isolées, situées au coeur des châteaux forts médiévaux, sous le donjon, c’est à dire la tour principale du château, dans de grandes salles souterraines.

Ces petites pièces sans portes ni fenêtres n'étaient accessibles la plupart du temps que par une trappe et une échelle. Et pouvaient ainsi servir de grenier pour stocker les réserves de nourriture à l'abri des rongeurs ou des insectes.

Une oubliette

Et non pas, comme l'historiographie officielle du XIXe siècle nous l'a longtemps fait croire, en raison d'une malheureuse erreur d'interprétation des cachots souterrains ou des fosses, dans lesquels on enfermait les condamnés à la prison perpétuelle et où les seigneurs précipitaient ceux dont ils voulaient se débarrasser secrètement..

Sources : wiktionary.org, www.chosesasavoir.com et www.lumni.fr

"Les nuits d'un damoiseau" deuxième version ou : 27 expressions imagées évoquant la fellation et la masturbation

Cette amusante chanson constitue une parodie méconnue de la célèbre chanson grivoise de 1963 "Les nuits d'une demoiselle", écrite par Guy Breton, composée par Raymond Legrand et interprétée par Colette Renard.

Comme dans celle-ci, l'interprète - dont j'ignore le nom - y énumère pas moins de 27 expressions imagées du registre argotique évoquant la fellation et la masturbation, envisagée cette fois du côté masculin.

Les nuits d'un damoiseau

Que c'est bon d'être damoiseau, car le soir, dans mon petit lit,
Quand l'étoile Vénus brille haut, quand sur la ville tombe la nuit,

J'me fais soupeser les valseuses,
Je m'fais user le calisson,
Je m'fais gonfler les caverneuses,
Je m'fais mesurer l'espadon,
J'me fais polisher la calandre,
J'me fais déboucher le gicleur,
J'me fais ramoner l'échappement,
J'me fais tarauder l'injecteur,
J'me fais fouetter la Chantilly,
Je me fais lécher le chinois,
J'me fais réchauffer la bouillie,
J'me fais dérouler l'ver à soie,
Je m'fais défroisser l'col roulé,
Je m'fais amidonner l'baveux,
Je m'fais égrener l'taboulé
Je me fais moucher le morveux
Je m'fais souffler dans la trompette,
Je me fais suer le colosse,
Je m'fais rissoler l'andouillette,
Je m'fais museler le molosse,
Je m'fais stimuler la prostate,
Je m'fais curer la vespasienne,
Je me fais nouer la cravate,
Je m'fais monter la canadienne,
Je m'fais une séance de ciné,
J'me fais l'ami des amygdales,
J'me fais irriguer le veiné,
J'me fais gâter par Philippe Val,

Mais vous me demanderez peut-être ce que je fais le jour durant,
Oh, cela tient en très peu de lettres, le jour, je m'branle, tout simplement.

Pour les amateurs : il existe une autre version de cette chanson, interprétée par un certain "Robeurt Féneck" et "poétiquement incorrecte", énumérant 17 autres façons imagées d'évoquer la fellation et la masturbation masculine, en partie fondées sur des calembours.

Devinette : "Pensez-vous que la famille Deboux soit facilement joignable ?".

Réponse
« Oh non : on a parfois du mal à joindre les Deboux !« 

Une jeune femme qui téléphone

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre la locution « Joindre les Deboux » (les obtenir au téléphone) et l’expression « Avoir du mal à joindre les deux bouts »

 

L'étonnante raison pour laquelle l'équipe nationale de rugby néo-zélandaise s'appelle les "All blacks" depuis 1955...

Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant avant une rencontre son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori

Sans doute pensiez-vous, comme la plupart des gens, que l'équipe nationale de rugby néo-zélandaise s'appellait les "All blacks" parce qu'elle joue tout de noir vêtue !

Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori
Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant avant une rencontre son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori

Figurez-vous qu'il n'en est cependant rien puisque ce surnom de "All Blacks" a, en réalité, été accordé aux joueurs de rugby Néo-Zélandais en 1955... à la suite d'une simple erreur !

Un journaliste britannique avait en effet appelé les Kiwis "All Back", en référence à leur jeu de passes à l'arrière ("Back» en anglais).

Mais le typographe ayant cru déceler là un "bourdon" avait corrigé le "All Back" en "All BLack" (devenu par la suite "All BlackS"), en référence à la couleur du maillot de la sélection...

Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori
Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori

Mes lecteurs habituels savent qu'il n'est pas dans mes habitudes de me gausser de qui que ce soit : ce n'est pas le genre de la maison !

Mais il est tout de même amusant de constater que la corporation des journalistes sera également à l'origine d'une erreur concernant le célèbre surnom des "Pumas" accordé aux joueurs de l'équipe nationale argentine dix ans plus tard, en 1965.

Source : Le Figaro, 24 septembre 2015

"Non, peut-être".

J'ai toujours été littéralement fasciné par cette incroyable expression typiquement belge, signifiant pour nos amis d'outre-Quiévrain... "Oui, bien sûr", "Oui, évidemment", "Oui, sûrement" !

Ainsi, à votre question : "Tu sauras te retrouver dans le métro parisien ?", votre interlocuteur belge vous répondra, avec ironie et sur un ton légèrement sarcastique : "Non, peut-être !"