"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage".

"Le lion et le rat" de Jean de la Fontaine (Livre II, fable 11. 1668 )

J'adore cette admirable phrase du registre soutenu qui a si merveilleusement traversé les siècles.

Elle constitue en effet la morale concluant la fable de Jean de La Fontaine intitulée "Le lion et le rat" (Livre II, fable 11. 1668 ).

Et signifie qu'il est inutile de s'énerver lorsque l'on est confronté à une difficulté. Et qu'il faut au contraire faire preuve de patience et agir posément.

"Le lion et le rat"

"Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
De cette vérité deux fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d'un lion
Un rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était et lui donna la vie .
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un lion d'un rat eût affaire ?
Cependant il avint qu'au sortir des forêts
Ce lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à un autre vers de cette fable : "On a souvent besoin d'un plus petit que soi".

Sources : www.linternaute.fr et www.lafontaine.net

Saviez-vous que le guitariste de jazz Django Reinhardt était passé à deux doigts d'être pianiste ?

Le guitariste de jazz français Django Reinhardt

Django Reinhardt avait en effet perdu l'usage de deux doigts (l'auriculaire et l'annulaire gauches), en 1928, à l'âge de 18 ans, dans l'incendie de sa roulotte !

"Une auto-traduction".

Il s'agit d'un type de jeu de mots très particulier et peu courant, dans lequel un nom possède la particularité, lorsqu'on le décompose en deux termes, de donner la traduction du premier dans une autre langue.

Par exemple :

  • "Aubergine" est composé du mot français "Auberge" et du mot anglais "Inn", qui signifie lui-même "Auberge".
  • "Autocar" est composé du mot français "Auto" et du mot anglais "Car", qui signifie lui-même "Auto".
  • et "Merci" est composé du mot français "Mer" et du mot anglais "Sea", qui signifie lui-même "Mer".
  • "Waterloo" est composé du mot anglais "Water" et du mot français "Eau", qui signifie lui-même "Water".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux "Duomots".

Source : wikipedia.org

"Vide les baignoires et remplit les lavabos".

Cette très subtile définition désigne l'entracte, au théâtre !

Plan d'un théâtre

Plan d'un théâtre

Les baignoires de l'opéra Garnier, à Paris (75)
Les baignoires de l'opéra Garnier, à Paris (75)

Les baignoires sont en effet les loges placées au rez-de-chaussée. Et leurs occupants, comme la majorité des spectateurs, profitent de l'entracte pour se rendre aux toilettes.

Contrairement à ce que l'on entend ou lit souvent, cette extraordinaire définition des années 1930, souvent attribuée à Tristan Bernard, le célèbre romancier et auteur dramatique français, connu pour ses mots d'esprit, est en réalité l'oeuvre de la verbicruciste Renée David, consacrée à ce titre, "reine des mots croisés".

Et, pour l'anecdote :

  • la définition exacte était : "Vident les baignoires et emplissent les lavabos",
  • et la solution : "Entr'actes", conformément à la graphie de l'époque.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article "Quelle est la différence entre un verbicruciste et un cruciverbiste ?".

"Une belle-fille" et "Une bru".

Ces deux substantifs féminins du langage courant ne désignent absolument pas la même chose :

  • "Une belle-fille" est :
    • dans le langage courant : la fille d'un conjoint (ou d'une conjointe), issue d'une précédente union.

On dit par exemple : "Mon époux a eu ma belle-fille avec sa première épouse dix ans avant que nous ne nous rencontrions".

    • ou, dans le registre familier : l'épouse de son propre fils.

On dit par exemple :"Mon fils et ma belle-fille viennent me voir chaque dimanche".

  • tandis qu'"Une bru" est l'épouse de son propre fils.

On dit par exemple : "Mon fils et ma bru m'ont donné de superbes petits enfants".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à "Un beau-fils" et "Un gendre".

Source : wikipedia.org

"Un beau-fils" et "Un gendre".

Ces deux substantifs masculins du langage courant ne désignent absolument pas la même chose :

  • "Un beau-fils" est :
    • dans le langage courant : le fils d'un conjoint (ou d'une conjointe), issu d'une union précédente.

On dit par exemple : "Mon épouse a eu mon beau-fils avec son premier époux dix ans avant que nous ne nous rencontrions".

    • ou, dans le registre familier : l'époux de sa propre fille.

On dit par exemple : "Ma fille et mon beau-fils vont m'aider à ranger mon grenier".

  • tandis qu'"Un gendre" est l'époux de sa propre fille.

On dit par exemple : "Ma fille et mon gendre m'ont donné de superbes petits enfants".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à "Une belle-fille" et "Une bru".

Source : wikipedia.org

"Une touillette" et "Un touilleur".

Ces deux substantifs - féminin et maculin - ne doivent absolument pas être confondus, même s'ils sont paronymes et désignent tous deux de petits ustensiles destinés à "touiller" un liquide.

Pourquoi, alors que la "Ligue des Champions de l'UEFA" s'appelle la "C1", la "Ligue Europa de l'UEFA" s'appelle la "C3" et pas la "C2", et la "Ligue Europe Conference" la "C4" et pas la "C3" ?

La raison en est, sinon toute simple, du moins parfaitement logique :

  • La "Ligue des Champions de l'UEFA" ou "UEFA Champions League" (par ellipse "Champions League" et "Ligue des Champions"), a été rebaptisée ainsi en 1992.

Logo de l'UEFA Champions League ou Ligue des Champions de l'UEFA

Mais elle est l'héritière directe de la "Coupe d'Europe des Clubs Champions", réunissant, de 1955 à 1991, les seuls vainqueurs des championnats nationaux des 32 pays composant alors l'Europe.

Elle est donc, à ce titre, considérée comme la plus ancienne des coupes européennes de clubs et qualifiée de "C1" pour "Coupe 1" ou "Première Coupe".

  • Alors que la "Ligue Europa de l'UEFA" ou "UEFA Europa League" (par ellipse "Europa League" et "Ligue Europa"), est l'héritière d'une compétition dénommée "Coupe de l'UEFA", réunissant à l'origine les clubs des 32 pays européens ayant terminé deuxième et troisième de leur championnat national.

Logo Europa League

Succédant, en 1971, à la "Coupe des villes de foire", disputée de 1955 à 1971, la "Coupe de l'UEFA" n'était cependant que la troisième en date des coupes européennes de clubs. Et est donc, à ce titre, toujours qualifiée de nos jours de "C3" pour "Coupe 3" ou "Troisième Coupe".

  • Et que la "Ligue Europe Conference", née en juillet 2021, n'est que la quatrième en date des coupes européennes de clubs, et donc, à ce titre, qualifiée de "C4" pour "Coupe 4" ou "Quatrième Coupe".

Logotype de la Ligue Europa Conference, créée en juillet 2021

En 1960, en effet, était née une deuxième compétition, dénommée "Coupe d'Europe des Clubs Vainqueurs de Coupe" - ou par ellipse "Coupe des Coupes" - réunissant, comme son nom l'indique, les clubs des 32 pays européens ayant remporté la coupe nationale de leur pays, unique à cette époque ; les coupes ne réunissant que les clubs professionnels, de type Coupe de la Ligue (France, Angleterre) ou Coupe du Roi (Espagne) n'ayant pas encore été créées. Et c'est donc cette deuxième coupe d'Europe que l'on appelait "C2" pour "Coupe 2" ou "Deuxième Coupe".

Rappellons que le PSG a remporté cette C2 le 8 mai 1996 à Bruxelles (Belgique), face au Rapid de Vienne (Autriche).

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"Le coiffeur et le cul-de jatte".

Un cul-de-jatte irascible se fait couper les cheveux chez un nouveau coiffeur.

- "Je vous coupe les pattes ?", lui demande celui-ci.

- "Vous me prenez pour un imbécile !", lui répond le cul-de-jatte, exaspéré. "Vous voulez mon pied au cul ?".

- "Allons, allons ! Vous vous êtes levé du mauvais pied, on dirait... J'disais ça pour vous faire marcher" !

Le premier nom de la ville de New York n'était pas "Nieuw Amsterdam" ("Nouvelle Amsterdam") mais "Angoulesme" ("Angoulême") !

L'île de Manhattan, à New York

Et cela du 17 avril 1524 jusqu'en 1634, c'est à dire durant plus d'un siècle...

Étrangement, très peu de gens, sinon quelques historiens érudits et spécialistes, connaissent cette histoire ; et cela aussi bien dans notre pays qu'aux États-Unis d'Amérique. Et à Angoulême (16) tout autant qu'à New York !

Trouver la route des Indes et de la Chine

Au milieu du XVe siècle, les monarques portugais et espagnols profitent d'une accalmie des guerres en Europe pour lancer des expéditions maritimes chargées d'explorer et de cartographier la Terre et surtout de trouver de nouvelles voies de commerce avec les Indes et la Chine.

Les Portugais privilégient l'océan Indien, tandis que l'italien Christophe Colomb, financé par les Espagnols, est le premier à explorer le continent américain, à partir de 1492.

La France, pourtant dotée de grandes façades maritimes et d'excellents marins, reste à l'écart jusqu'au début du XVIe siècle. Mais la découverte de Terre-Neuve par un armateur de Dieppe, Jean Ango, et les trésors rapportés d'Amérique à Charles Quint, son grand rival, persuadent François Ier de s'intéresser au Nouveau Monde.

Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême
Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême

"Manhattan" fondé sous le nom de "Terre d'Angoulesme"

Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine
Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine

En 1523, il met donc à la disposition d'un navigateur italien, Giovanni da Verrazano, son vaisseau royal La Dauphine, afin qu'il explore la côte Atlantique, depuis la Floride jusqu'à Terre-Neuve ; le financement de l'expédition étant cependant majoritairement assuré par de grandes familles italiennes. Verrazzano met moins de deux mois à atteindre la Caroline. Il poursuit vers le Nord et mouille, le 17 avril 1524, dans une grande baie en eaux profondes, entourée d'une bande de terre qui la protège.

Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Valois
Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi de France François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Navarre

Il les baptise "Baie Sainte-Marguerite" et "Terre d'Angoulesme", en hommage à son commanditaire le roi François Ier, comte d'Angoulême et frère de Marguerite de Navarre, née Marguerite d'Angoulême. Aujourd'hui, elles ont pour nom "Baie de New York" et... "Manhattan" !

Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er
Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er

Jusqu'à la colonisation par les Hollandais en 1624, ces terres situées au sein d'un territoire plus vaste, nommé par Verrazano "La nuova Francia" ("La nouvelle France"), porteront donc ces noms faisant référence aux Valois et à leur berceau, Angoulême (16).

Des preuves écrites conservées jusqu'à aujourd'hui

Verrazano, a rédigé un compte rendu de son expédition adressé au roi François 1er. Mais celui-ci était à l'époque engagé dans les guerres d'Italie, et un moment retenu prisonnier par l'empereur Charles Quint. Il est donc hautement probable qu'il n'ait jamais eu connaissance de cette missive. Prudent, le navigateur avait toutefois pris soin de relater également son expérience à ses financiers italiens. Et l'on possède toujours aujourd'hui ce second manuscrit, acquis, en 1911 par le banquier et collectionneur JP Morgan.

Au Musée de la Ville de New York, un globe fabriqué à Rome en 1542, récapitulant toutes les expéditions de Verrazano, atteste également de cette découverte et de ces noms français.

Enfin, l'étonnante façade de l'immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la monarchie française) continue de rendre hommage au roi qui donna son prenier nom à l'île de Manhattan.

Immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la royauté française).

Alors pourquoi le nom d'Angoulême n'est-il pas resté dans la mémoire collective ?

Verrazano, à la recherche d'un passage rapide vers l'Asie, n'a jamais eu pour ambition de coloniser ce territoire : il n'a donc ni planté de drapeau à fleur de lys, ni décrété qu'il revenait au royaume de France, ni même essayé de l'acheter aux amérindiens Lénapes qui l'habitaient.

Ce que feront, en 1634, les colons hollandais qui s'y établiront, changeant le nom d'"Angoulesme" en "Nieuw-Amsterdam".

Par ailleurs, la faible communauté française de New York n'a jamais cherché à faire connaître ces faits historiques, à la différence de l'énorme communauté italo-américaine qui a fait de Verrazano le fondateur de la ville et obtenu que l'on donne son nom au célèbre pont Verrazano-Narrows enjambant la baie de New York, inauguré en 1964 et que l'on voit chaque année lors du marathon de New York.

Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964
Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964

Enfin, aucun élu d'Angoulême (16) n'a malheureusement cherché à poursuivre le dialogue entamé en 1952 par le maire de New York James O'Brien, qui avait aimablement invité son homologue français à venir inaugurer une statue du navigateur florentin Verrazano, sur le socle de laquelle figurait expressément le nom d'Angoulême, comme étant le premier porté par la ville de New York...

Sources : France 3 et www.lesechos.fr Véronique Le Bris le 13 septembre 2019

On ne dit pas : "Des bureaux exsangues" !

L'homme politique français Adrien Taquet

Comme l'a fait Adrien Taquet, député LREM, le 14 novembre 2018, au journal radiophonique de 6H20 sur la radio publique France Inter, pour dénoncer les dimensions insuffisantes des bureaux des députés français à l'Assemblée nationale !

Mais évidemment : "Des bureaux EXIGUS" !

"Exsangue" signifie : "Qui a perdu beaucoup de sang". Ou, par extension : "Ttrès pâle", s'il s'agit de qualifier une partie du corps (on parle ainsi de "Joues exsangues" ou de "Lèvres exsangues").

On frémit à l'idée de savoir qu'une personne maîtrisant aussi mal la langue française a été nommé secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, dans le gouvernement Philippe II, le 25 janvier 2019.

Et reconduit à ce poste dans le gouvernement de Jean Castex, le 26 juillet 2020 !

Pour ce propos inepte, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".