18 façons de dire "Flatter".

Dans le registre vulgaire, nous trouvons : "Être lèche-cul", "Jouer les lèche-cul" ou "Lécher le cul".

On peut également dire, dans le registre argotique, "Cirer les godasses" , "Cirer les grolles" ou "Cirer les pompes" .

"Cirer les bottes" appartient au registre familier.

Et la jolie formule "Passer la brosse à reluire" au langage courant. Ainsi que les verbes "Complimenter", (légèrement en deçà de "Flatter") ou "Glorifier" (sensiblement au-delà de "Flatter") et les locutions verbales "Couvrir de louanges", "Faire compliment (de quelque chose)", "Faire l'éloge", "Tresser des couronnes" ou "Tresser des lauriers".

Les verbes "Louanger" et "Louer" (légèrement au-delà de "Flatter") relèvent du registre soutenu.

Et personnellement j'apprécie particulièrement le verbe du registre désuet "Flagorner", qui sous-entend "Flatter bassement, servilement".

"Le léopard, l'aliment périmé et le politicien corrompu"...

Non !  Il ne s'agit pas d'une fable méconnue de La Fontaine ni d'un film inédit d'Éric Rohmer !

Mais le point commun de ce mot et de ces deux locutions nominales est qu'ils possèdent tous les trois des caractéristiques paronymiques :

  • Le léopard "est tacheté",
  • L'aliment périmé "est à jeter",
  • Et le politicien corrompu "est acheté" !

"Françoise Sagan".

Françoise Sagan

C'est chez l'écrivain français Marcel Proust, que l'écrivaine Françoise Quoirez, née le 21 juin 1935 et morte le 24 septembre 2004 a trouvé son nom de plume.

"Hélie de Talleyrand-Périgord, prince de Sagan" est en effet un personnage de "Le Côté de Guermantes", le troisième tome de "A la recherche du temps perdu", publié en deux parties en 1920 et 1921.

Qui a, du reste, réellement existé, puisqu'il s'agissait d'un gentilhomme français né le 23 août 1859 et mort le 25 octobre 1937, ayant eu l'excellente idée d'épouser civilement, en 1908, la richissime états-unienne Anna Gould, divorcée en 1906 de son cousin Boni de Castellane. Elle avait en effet hérité, en 1892, à la mort de son père, le milliardaire des chemins de fer Jay Gould, de la coquette somme de 80 millions de dollars de l'époque, soit plus de 2,3 milliards $ actuels.

Découvrez pourquoi il vaut mieux dire "Fainéant" que "Feignant".

Ces deux mots qui peuvent aussi bien être des adjectifs que des substantifs désignent ou s'appliquent à une personne qui ne fait rien, qui ne veut rien faire.

  • "Fainéant" (langage courant) se serait formé à partir de la contraction entre la forme verbale du verbe "Faire" "fait" et le mot "néant" : qui ne fait rien.

Et l'on a historiquement surnommés "rois fainéants" les derniers rois mérovingiens, qui ont abandonné l’exercice du pouvoir et leurs charges aux "maires du palais".

  • "Feignant" (registre populaire) est le participe présent du verbe "Feindre", et désigne à l’origine quelqu’un qui fait semblant de mettre du coeur à l’ouvrage.

Comme sa prononciation est assez proche de "Fainéant", le mot a peu à peu pris le sens de ce dernier : quelqu'un qui ne fait rien.

Cette graphie, bien que plus ancienne que "Fainéant", est cependant jugée être d’un usage plus populaire.

Source : www.lalanguefrancaise.com

Attention à ne pas confondre : "Nyctémère" ou "Nycthémère" et "Nique ta mère !" !

  • "Un nyctémère" (ou "Un nycthémère") est une période de 24 heures comprenant une nuit et un jour. Ou un cycle biologique de 24 heures correspondant à une nuit et un jour.
  • tandis que "Nique ta mère !" est une locution interjective du registre argotique symbolisant, selon le cas, :
    • une insulte à l'adresse de son interlocuteur, prié d'aller connaître bibliquement l'auteure de ses jours.

On dit par exemple : "Monsieur, vous avez gravement contrevenu à la règlementation relative au franchissement d'un passage piéton, veuillez avoir l'obligeance de me présenter une pièce d'identité". "Nique ta mère, espèce de bouffon !" (registre argotique).

    • un refus caractérisé.

On dit par exemple : "Kevin au tableau !". "Ouah l'aut' hé : nique ta mère !" (registre argotique).

    • ou un juron de dépit, certes aussi violent que grossier, mais pas forcément destiné à la personne à qui l'on parle ; à l'instar de "Putain !" par exemple.

On dit par exemple : "Nique ta mère ! I' z'ont pu d'clopes non plus dans c'te rade !" (registre argotique).

Titres français de films américains : mais où vont-ils donc chercher pareilles traductions ?

On le sait, les distributeurs cinématographiques français ne se donnent souvent même pas la peine de traduire les titres de films américains : "Blade runner", "Brazil", "Eyes wide shut", "American beauty" et j'en passe.

Plus étonnant, ils se permettent tout aussi régulièrement de rebaptiser de titres anglais différents certains autres longs métrages !

Affiche du film "Pentagon papers"

Affiche américaine du film "Pentagon papers"

Ainsi, en janvier 2018, le film de Steven Spielberg "The post" ("Le Post", en référence au célèbre quotidien d'investigation états-unien "The Washington Post") est-il devenu dans l'Hexagone ... "Pentagon papers" ("Les documents du Pentagone") en écho à l'affaire des "Panama papers", en date d'avril 2016 !

Affiche du film "Very bad trip"

Affiche du film "Very bad trip 2"

Ou, en 2009, 2011 et 2013, les films de Todd Phillips, "The hangover" ("La gueule de bois") et ses deux suites "The hangover 2" et "The hangover 3", devenus... "Very bad trip" ("Mauvais délire"), "Very bad trip 2" et "Very bad trip 3" !

Par chance, la majorité des films anglo-saxons distribués en France bénéficient tout de même de titres traduits en français.

Lire la suite

Ne dites pas : "Faire du violon" !

Un violon

Mais : "Jouer du violon" !

Ou "Aller en prison", "Être emprisonné" !

Le "Violon" est effet l'un des nombreux mots du registre argotique désignant la prison.

"Inique" et "L'iniquité" ou "Une iniquité".

Images du quatorzième album de Lucky-Luke "Ruée sur l'Oklahoma".

J'affectionne cet adjectif et ce substantif du registre soutenu.

C'est très jeune, en 1968, à l'âge de 7 ans, que j'ai découvert - et aussitôt adopté - ces deux jolis mots, en lisant l'album de bande dessinée franco-belge "Ruée sur l'Oklahoma" !

"Ruée sur l'Oklahoma", quatorzième album de Lucky-Luke, paru en 1960

Il s'agit du quartorzième album de la série Lucky-Luke, publié en 1960 et dessiné par l'excellent Morris d'après un scénario du génial René Goscinny ; son sixième pour "l'homme qui tire plus vite que son ombre".

J'espère que les quelques cases illustrant cet article vous donneront l'envie de découvrir ou de vous replonger dans la lecture de ce petit bijou !

  • L'adjectif  "Inique" s'applique à ce qui manque gravement à l'équité ; est contraire à la justice, injuste, de façon criante, excessive.

On dit par exemple : "Ce jugement est inique !".

  • "L'iniquité" désigne :
    • au sens propre, le caractère de ce qui est inique, injuste.

On dit par exemple : "Je proteste violemment contre l'iniquité de cette décision" !

    • et au sens figuré, la corruption des moeurs.
  • et "Une iniquité" désigne :
    • au sens propre, une injustice grave, criante, excessive.

On dit par exemple : "Ce licenciement est une iniquité !".

    • et au sens figuré :
      • l'état, la condition de pécheur,
      • ou une faute grave, un péché ou un acte commis contrairement à la morale, à la religion.

Très rarement utilisé à ma connaissance, l'adverbe "Iniquement" signifie quant à lui de manière inique, injuste.

5 façons de dire "Un parapluie".

Parapluie

Un parapluie est un objet portatif constitué par une étoffe tendue sur une armature pliante à manche, et servant d'abri contre la pluie.

"Un pébroque" (ou "Un pébroc") ou "Un riflard" relèvent du registre populaire.

Et "Un pépin" du registre familier.

On disait autrefois "Un en-cas" (de pluie).

Et l'on a dit, quelques décennies durant, à compter des années 1930, "Un chamberlain", en référence à Sir Arthur Neville Chamberlain, célèbre homme d'État britannique qui en portait souvent un (registre désuet).

Sir Arthur Neville Chamberlain

Source : www.larousse.fr

Qu'est-ce qu'un "algorithme" ? Et d'où vient ce nom ?

Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d'instructions permettant de résoudre une classe de problèmes.

Aussi étrange que celà puisse paraître, le mot "algorithme" vient du nom latinisé d'un mathématicien perse du IXe siècle, Muhammad Ibn Musa al-Khuwarizmi, généralement appelé "Al-Khwarizmi".

Également géographe, astrologue et astronome, il était né dans les années 780, dans la région du Khwarezm (d'où il tire son nom), dans l'actuel Ouzbékistan, et mort vers 850.

Et ses écrits, rédigés en langue arabe, puis traduits en latin à partir du XIIe siècle, ont permis l'introduction de l'algèbre en Europe.

Source : wikipedia.org

La surprenante origine du mot "Avion".

Le Centre Steven F. Udvar-Hazy, annexe du National Air and Space Museum, musée aérospatial états-unien situé en Virginie

Ce substantif masculin désigne un "Aérodyne" c'est à dire un aéronef "plus lourd que l’air", dont la sustentation est principalement assurée par la portance d'une voilure fixe (avion, planeur) ou tournante (hélicoptère, autogire).

  • Contrairement à ce que l'on peut souvent entendre dire, il n'a jamais été un rétroacronyme signifiant "Appareil Volant Imitant l'Oiseau Naturel".
  • Le mot a en revanche été inventé en 1890 par l'ingénieur français, pionnier de l'aviation, Clément Ader, afin de désigner ses engins motorisés plus lourds que l'air capables de quitter le sol.

Et Ader s'était pour cela inspiré du mot-valise "AVIATION" (AVIs navigATION), créé en 1863 par le journaliste français Gabriel de La Landelle, en référence au mot latin "Avis" qui signifie "Oiseau".

Début octobre 1890, en effet, son premier prototype motorisé, l'Éole, parvient à effectuer un bond à quelques centimètres du sol sur quelques mètres de distance, dans le parc du château de Gretz-Amainvilliers (77).

Et c'est au titre de ce qui constituait alors un incroyable exploit, que l'"Éole" ou "Ader Avion I", est considéré par l'histoire de l'aviation, comme le "premier aérodyne motorisé plus lourd que l'air à se soulever d'un terrain plat par la seule puissance de son moteur".

Le décollage de l'Éole de Clément Ader, en 1890

Par la suite, Clément Ader mit au point :

    • l'"Ader Avion II" ou "Zéphyr" ou "Éole II" en 1893,
    • et l'"Ader Avion III" ou "Aquilon" ou "Éole III" en 1897.
  • Mais bien qu'ayant été inventé dès 1890, le mot "avion" ne s'est imposé dans le langage courant qu'après la Grande Guerre, période durant laquelle on parlait encore d'"aéroplane".

Autres articles sur le même thème : La différence exacte qui existe entre un "aérodrome" et un "aéroport" et  Pourquoi il est aberrant de dire qu'"un avion vient de se poser sur le tarmac".

Source : wikipedia.org