C'est à l'écrivain français Nicolas Boileau, dit Boileau-Despréaux, que nous devons cette superbe formule.
La formule d'origine est : "Ce QUE L'ON conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément" .
Mais on la trouve le plus souvent, de nos jours, reformulée sous la forme "Ce QUI SE conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément".
Extraite de "L’art poétique", un poème didactique de onze cents alexandrins classiques paru en 1674, elle n'a, pour moi, pas pris une ride en près de 350 ans.
On ignore souvent la deuxième partie de cette citation. Ainsi que les trois phrases qui la précèdent, pourtant à mon sens tout aussi intéressantes : "Avant donc que d'écrire, apprenez à penser. Selon que notre idée est plus ou moins obscure, l'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure".
De fait, il est rare qu'une idée ou un concept pertinent fasse l'objet d'une explication confuse ou embrouillée.
Bien au contraire, ainsi que l'affirme Boileau-Despréaux, plus un concept est exprimé de façon simple, meilleur est-il, le plus souvent.
Sources : wikipedia.org et dicocitations.lemonde.fr
Ce substantif masculin du registre désuet désigne :
dans le langage courant : un coussin de cuir rond en forme de couronne, destiné à soulager la position assise prolongée. En particulier pour les personnes atteintes d'hémorroïdes.
et par métonymie, péjorativement et ironiquement, dans le registre familier :
un employé de bureau sédentaire, par référence audit coussin, largement employé autrefois dans les bureaux des administrations ministérielles.
ou, pour la même raison : un fonctionnairesédentaire (employé dans un bureau).
On dit également, dans ces deux cas : "Un bureaucrate" (langage courant), "Un gratte-papier" (registre familier) ou "Un scribouillard" (registre familier).
et, par extension : une personne excessivement sédentaire.
On dit également : "Un cul-de- plomb" (registre argotique).
Le romancier et auteur dramatique français Georges Courteline a largement contribué à faireconnaître cette acception du mot "Un rond-de-cuir", à travers le titre de ce qui est sans doute son oeuvre la plus célèbre, le roman "Messieurs les ronds-de-cuir" (sous-titré "Tableaux-roman de la vie de bureau")(1893), adapté au cinéma en 1936 par Yves Mirande, en 1959 par Henri Diamant-Berger et à la télévision, en 1978, par Daniel Ceccaldi.
Affiche belge du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)Affiche du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)
Sources : wikipedia.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
On l'oublie souvent, mais c'est au génial Molière que nous devons cette extraordinaire formule devenue proverbiale, que j'utilise personnellement très régulièrement.
Elle est en effet extraite de l'acte 1, scène 3 de sa célèbre comédie en prose, écrite en 1668,"L'avare ou l'école du mensonge".
Et elle signifie en quelque sorte : "Si l'on se sent visé par quelque chose, c'est vraisemblablement parce que l'on est concerné".
Elle s'utilise - au sens figuré - pour commenter l'attitude d'une personne réagissant vivement à une critique, une réflexion, un reproche ne lui étant pas spécialement adressé, parce qu'elle se sent directement visée et la (ou le) prend pour elle-même parce qu'elle est concernée.
Il s'agit, depuis le 29 août 2005, de l'appellation commerciale du Crédit Lyonnais société anonyme.
Longtemps surnommée "la banque au lion" ou "la banque du lion", cette banque française a été fondée à Lyon le 6 juillet 1863 par François Barthélemy Arlès-Dufour et Henri Germain.
Et acquise par le Crédit Agricole en 2003.
Considérée comme l'un des trois piliers de l'industrie bancaire française, elle fait partie des "Trois Vieilles" avec la BNP Paribas et la Société générale.
Cette stratégie constitant à faire progressivement disparaître le nom même de "Crédit Lyonnais" de son logo et de son appellation commerciale est naturellement intervenue après une invraisemblable série de scandales financiers et d'incendies fortuits de siège et d'archives, qui aura coûté au total à l'État français 14,7 milliards d'euros..., soit 812€ à chaque chaque français !
Or, aussi incroyable que celà puisse paraître pour les personnes de mon âge (je suis né en 1961), qui ne voient pas le temps passer (vous aussi, n'est-ce pas ?), cette mystification aussi ridicule que grossière semble avoir parfaitement réussi, puisque, déjà, aujourd'hui, en 2020, l'immense majorité des jeunes de moins de trente ans semblent apparemment n'établir aucun lien entre le sigle "LCL" et le nom réel de la société, demeuré inchangé : "Crédit Lyonnais" !
Qu'il est donc facile, hélas, de berner ainsi toute une population.
Il croyait toujours qu’il était tôt, alors qu’il est têtard. Et il n’était plus dans l’étang !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les locutions verbales « Il est têtard » et « Il était tard », ainsi qu’entre les locutions adverbiales « Dans l’étang » et « Dans les temps ».
La guillotine est une machine de conception française, inspirée d’anciens modèles de machines à décapitation.
Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
Elle fut utilisée en France pour l’application officielle de la peine de mort par décapitation, à partir du 25 avril 1792, puis dans certains cantons de Suisse, en Grèce, en Suède, en Belgique et en Allemagne.
La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
Dans notre pays, une guillotine fonctionna pour la dernière fois le 9 septembre 1977, à la prison des Baumettes, à Marseille (13), pour découper en deux le manutentionnaire tunisien Hamida Djandoubi.
Triple exécution de Valence du 23 septembre 1909 : Octave-Louis David, Pierre-Auguste Berruyer et Urbain-Célestin Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.
Avant d'être définitivement remisée, après l’abolition de la peine de mort, le 18 septembre 1981, au Centre pénitentiaire de Marseille (13).
Noms successifs
La guillotine tient son nom du député, médecin et secrétaire de l'assemblée nationale constituante Joseph-Ignace Guillotin, qui - appuyé par Mirabeau - la fait adopter dans les tout premiers temps de la Révolution française.
Le docteur Joseph-Ignace Guillotin
Mais la machine fut d'abord appelée "Louison" ou "Louisette", en référence au nom du docteur Antoine Louis, son concepteur. Chirurgien militaire, celui-ci était secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie et fût l'un des contributeurs à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert pour les articles consacrés à la chirurgie.
Le docteur Antoine Louis
Ou encore "La mirabelle", en référence à Mirabeau.
Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau
Et "La machine à Guillotin".
Mais c'est le terme de "La guillotine" qui s’imposa rapidement, promu de manière ironique par le journal royaliste "Les actes des apôtres".
Une chanson contribua à attacher à cette machine le nom de Guillotin pour la postérité.
Elle avait pour titre : "Sur l’inimitable machine du médecin Guillotin propre à couper les têtes et dite de son nom Guillotine".
Et pour dernier couplet :
"Le romain Guillotin
Qui s’apprête,
Consulte gens de métier Barnave et Chapelier,
Même le Coupe-tête
Et sa main
Fait soudain
La machine,
Qui simplement nous tuera
Et que l’on nommera
Guillotine".
Un progrès médical
Le 1er décembre 1789, le docteur Guillotin demande que "la décapitation fût le seul supplice adopté et qu'on cherchât une machine qui pût être substituée à la main du bourreau". L’utilisation d’un appareil mécanique pour l’exécution de la peine capitale lui paraît une garantie d’égalité, qui devait, selon lui, ouvrir la porte à un futur où la peine capitale serait finalement abolie.
Guillotin plaidait ainsi en faveur de son projet : "Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil, et vous ne souffrez point. La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l'homme n'est plus".
Et, de fait, selon les experts médicaux, la section de la moelle épinière entraîne une perte de connaissance instantanée.
La proposition de Guillotin vise également à supprimer les souffrances inutiles. En effet, jusqu’alors, l'exécution de la peine capitale différait selon le forfait et le rang social du condamné : les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les régicides et criminels d'État écartelés, les hérétiques brûlés, les voleurs roués ou pendus, les faux-monnayeurs... bouillis vifs dans un chaudron.
L'idée de Guillotin est adoptée en 1791 par la loi du 6 octobre qui dispose que "la peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu'il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés" et que "tout condamné à mort aura la tête tranchée" (la fameuse phrase de l'article 12 du Code pénal, déclamée sur tous les tons, en 1938, par le génial Fernandel, dans "Le Schpountz" de Marcel Pagnol).
L’appareil, inspiré d’anciens modèles de machines à décapitation existant depuis le XVIe siècle, est mis au point en 1792 par le chirurgien militaire Antoine Louis.
Après plusieurs essais sur des moutons puis trois cadavres à l'Hospice de Bicêtre le 15 avril 1792, la première personne guillotinée en France fut un voleur, du nom de Nicolas Jacques Pelletier, le 25 avril 1792.
« La forme conjuguée « commença » devrait certes s’écrire avec un « ç », mais reconnaissez que la coïncidence est troublante, lorsque l’on connaît la vie du commandant Cousteau.
Par exemple : "Je mangerais volontiers des pâtes !", plutôt que "Je mangerais bien des pâtes !".
Cela pourra, au surplus, éventuellement vous permettre d'éviter d'être la risée de vos amis des années durant !
Souvenir personnel
Tel fut en effet le cas - pendant toutes les années 1980 - de l'un de mes anciens camarades de classe terminale, avec lesquels j'avais coutume de traîner, durant ma première année d'histoire, dans le grand hall du bâtiment de Lettres de l'université de Paris-X Nanterre (92).
Alors que conformément à nos habitudes nous refaisions le monde autour d'un mauvais café, l'infortuné avait eu le malheur de lâcher à voix haute, au passage d'une splendide enseignante quadragénaire : "Ouah : celle-là je la baiserais bien !".
Ce à quoi la rousse flamboyante avait aussitôt rétorqué, tout aussi peu discrètement que lui, dans ce vaste couloir noir de monde : "Sans doute voulez-vous dire volontiers, jeune homme ?".
Vous imaginez aisément la gêne du jeune homme d'à peine dix-huit ans, tant vis-à-vis du regard aussi narquois qu'incendiaire de la perfidecouguar avant l'heure (c'est du moins, certainement, ce dont rêvaient les jeunes paltoquets que nous étions !), que vis-à-vis des dizaines de personnes présentes... et de nous, ses copains, naturellement écroulés de rire !
Surtout lorsque l'on sait que - subtils et légers comme nous l'étions alors - il ne nous a pas fallu plus de cinq ans pour commencer à nous lasser de le présenter systématiquement à l'ensemble de la gent féminine à grands coups de : "Je te préviens, Pierre-François te baiserait bien !".
"Avoir les grelots", "Cailler", "Meuler", "Peler", "Pincer", "Se cailler", "Se cailler les meules", "Se cailler les miches", "Se les geler", "Se geler le cul" "Se geler les couilles", "Se geler les fesses", "Se geler les glaouis", "Se geler les miches", "Se peler" et "Se peler le cul" relèvent du registre argotique
Les idiotismes animaliers "Faire un froid de canard" et "Faire un froid de loup" appartiennent au registre familier.
De même que "Aglagla !" (onomatopée), "Être frigo" et "Faire frisquet".
Tandis que "Claquer des dents", "Être frigorifié", "Être gelé", "Être transi", "Faire un froid de gueux", "Faire un froid glacial", "Faire un froid sibérien", "Frissonner", "Geler", "Geler à pierre fendre", "Grelotter" ou "Se croire en Sibérie" relèvent du langage courant.
"Un travail" est un substantif masculin du langage courant désignant un certain de nombre de choses et principalement :
avant toute chose : une activité professionnelle régulière et rémunérée.
On dit par exemple : "Avoir un travail", "Chercher un second travail", "Offrir du travail", etc.
mais également : l'ensemble des opérations que l'on doit accomplir pour élaborer quelque chose.
On dit par exemple : "Un travail d’embellissement et de rénovation", "Un travail de couture", etc.
ou encore : l'ensemble des phénomènes mécaniques qui constituent l'accouchement, grâce auquel le foetus et le placenta sont expulsés de l'utérus.
Le travail commence par les contractions de l'utérus, puis se poursuit par la naissance du bébé et se termine par l'expulsion du placenta.
Le travail, première phase de l'accouchement ; du début des contractions jusqu'à la dilatation ou l'ouverture complète du col de l'utérus
ainsi que, par ellipse lexicale de "Un travail à ferrer" : un appareil servant à maintenir et immobiliser les grands animaux domestiques (principalement les boeufs et les chevaux), afin de les ferrer, les examiner, les soigner.
Un travail à ferrer
Mais, de façon assez curieuse, le pluriel de "Un travail" n'est pas le même dans ces trois cas, puisque l'on dit :
de façon générale : "Des travaux".
On dit par exemple : "Des travaux d’embellissement et de rénovation", "Destravaux de couture", etc.
mais "Des travails" lorsque l’on parle du "Travail à ferrer".
On dit par exemple : "J'ai encore plusieurs travails à réparer cette semaine".
et "Des emplois" ou "Des professions" lorsque l'on emploie le terme "travail" au sens général d’activité professionnelle.
On dit par exemple : "Je suis obligé d'avoir deux emplois pour m'en sortir financièrement" (et non "deux travails").
Ou : "Je connais pas mal de personnes qui exercent deux professions simultanément" (et non "deux travails").
Dans ce cas, en effet, il est d’usage de ne pas utiliser le mot "travail" au pluriel (qui serait ici "travaux").
Sources : www.dictionnaire-academie.fr et www.doctissimo.fr