"Je vais lui rentrer dedans !".

Attention ! Cette formule du registre familier ne signifie pas forcément que vous vous apprêtez à pénétrer sexuellement votre interlocuteur de manière imminente.

Mais annonce plutôt, au sens figuré, que vous allez le frapper incessamment sous peu.

Ou, en tous cas, que l'envie de le faire vous démange très fortement !

"Hexagone" de Renaud : le décryptage intégral des paroles.

Le premier disque 33t de Renaud : "Amoureux de Paname" (1975)

La chanson de Renaud "Hexagone" - surnom de la France depuis les années 1860 - est parue en 1975, dans l'album "Amoureux de Paname", son tout premier 33 tours, sorti alors qu'il n'avait que 23 ans.

Une première version en public de cette chanson figure dans le double disque "Printemps de Bourges 1978", que nous n'avions sans doute pas été très nombreux à acheter à l'époque.

"Le Printemps de Bourges 78", compilation enregistrée en public entre le 12 et le 16 avril 1978. Double-disque 33 tours RCA
"Le Printemps de Bourges 78", compilation enregistrée en public entre le 12 et le 16 avril 1978. Double-disque 33 tours RCA

Et une seconde - malheureusement infiniment moins bonne - dans le disque "Tournée Rouge Sang" de 2007.

CD Renaud "Tournée rouge sange" 2007

Interdite d'antenne sur la radio publique France Inter ainsi que sur les trois chaînes de télévision, "Hexagone" raconte de manière critique une année dans la vie des Français. Renaud y passe en revue, couplet après couplet, mois après mois, les habitudes et coutumes du peuple français, sur un ton aussi caustique que sarcastique.

Accédez à de nombreux commentaires et informations sur le contexte politico-historique en passant votre souris sur tous les mots ou groupes de mots soulignés en gris.

Paroles

Ils s'embrassent au mois de janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y'a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même,
tous des tocards, tous des faux-culs.

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30 façons de dire "Avoir bu trop d'alcool".

Dans le registre argotique nous avons tout d'abord "avoir gorgeonné"; "être beurré", "être beurré comme un Petit LU", "être bituré", "être bourré", "être bourré comme un coing", "être cramé", "être cuit", "être cuité", "être déchiré", "être murgé", "être paf", "être pinté", "être plein", "être raide", "être torché".

"Être noir", "être rond", "être saoul comme un cochon" (ou "être soûl comme un cochon"), "être saoul comme un polonais" (ou "être soûl comme un polonais") relèvent du registre familier.

"Avoir bu", "avoir trop bu", "être alcoolisé", "être en état d'ivresse", "être enivré", "être ivre", "être saoul" (ou "être soûl") ou "voir des éléphants roses" appartiennent au langage courant.

De même que "être éméché" ou "être gai", qui correspondent toutefois à un moindre degré d'imprégnation. Tout comme "être pompette", dans le registre familier.

Enfin, "être dans les vignes du Seigneur" relève du registre désuet.

"Le déconomètre fonctionne à plein tube !".

J'adore cette expression, utilisée le 28 février 2012, sur RMC, par l'homme politique français François Bayrou.

Elle fait référence au "Déconomètre", dont François Bayrou avait, par erreur, attribuée l'invention au dialoguiste Michel Audiard.

Mais c'est au romancier et auteur dramatique français Georges Courteline, que nous devons l'invention de cet appareil imaginaire servant à mesurer le degré de connerie

Relevant du registre argotique, la formule "Le déconomètre fonctionne à plein tube !" constitue en tous cas une magnifique façon de dire "C'est vraiment n'importe quoi !" ou "On nage en plein délire !".

"Esso".

Qui ne connaît aujourd'hui encore cette célèbre marque de carburant états-unienne, créée en 1912 ?

Peu de gens en revanche savent qu'elle est issue du nom même du sigle en forme d'acronyme de la société "Eastern States Standard Oil", fréquemment appelée  "Eastern States SO" ou, par ellipse et contraction, "SO" !

Cette société était le nouveau nom de la "Standard Oil of New Jersey", l'une des de 34 sociétés indépendantes (parmi lesquelles les célébres "Mobil" ou "Chevron"), dont certaines avaient gardé le droit d'utiliser la marque "Standard Oil" dans certains États américains ou pays, après le démantèlement, en 1911, de la compagnie pétrolière SO (Standard Oil), fondée en 1870 par John D. Rockefeller.

En 1972, cette marque a été en grande partie remplacée aux États-Unis d'Amérique par la marque "Exxon", tandis que "Esso" est restée largement utilisée ailleurs dans le monde.

Source : wikipedia.org

"Les seins de chérie".

Disque de la bande originale du feuilleton de télévision "Les saintes chéries" (2e série)

Né à l'étranger en 1961, je suis rentré en France avec mes parents début 1965, afin que ma mère puisse accoucher de ma petite soeur dans l'Hexagone.

Comme de nombreux français à l'époque, nous n'avions pas encore la télévision, que je ne voyais que le dimanche, chez mes grands-parents paternels.

J'ai bien sûr été immédiatement fasciné par cette petite lucarne et en particulier par les deux feuilletons phares de l'époque qu'étaient "Au nom de la loi" - qui fit de Steve McQueen une vedette aux États-Unis d'Amérique en à peine 3 semaines - et "Thierry la fronde".

Et comme tous les petits garçons français de l'époque j'ai très vite demandé au Père Noël et patiemment attendu leurs... "panoplies" !

Mais je me souviens avoir été très intrigué d'entendre un jour mes grands-parents expliquer à mes parents qu'ils appréciaient également un feuilleton étonnamment intitulé... "Les seins de chérie", qui - en dépit de ce titre étrange - semblait les faire "bien rire", disaient-ils !

Vous l'avez naturellement compris depuis longtemps, il s'agissait bien évidemment du feuilleton télévisé "les Saintes chéries", créée par Nicole de Buron d'après son roman de 1964 "Sainte chérie" et diffusée à partir du 9 octobre 1965 sur la première chaîne de l'ORTF !

Ah cette homophonie !

Les 3 saisons et (seulement !) 39 épisodes (dont 13 en noir et blanc) de 26 minutes ont été réalisés de 1965 à 1970 par... le célèbre réalisateur Jean Becker ("L'été meurtrier"), assisté (pour la dernière saison tout du moins) du jeune... Jean-Jacques Beinex ("Diva") !

Ève et Pierre Lagarde dans le feuilleton télévisé "Les saintes chéries" (1965-1971)
Ève (Micheline Presle) et Pierre Lagarde (Daniel Gélin) dans le feuilleton télévisé "Les saintes chéries" (1965-1971)

La pétulante Ève Lagarde, épouse de Pierre (Daniel Gélin), y était incarné - on s'en souvient - par la grande Micheline Presle.

Disque de la bande originale du feuilleton de télévision "Les saintes chéries"

Ce feuilleton joyeux et dynamique est rapidement devenu l'un de mes préférés.

Et, comme moi, j'en suis sûr, vous vous souvenez certainement de sa B.O. :

Source : wikipedia.org

 

17 façons de dire "Les jambes".

De nombreuses jambes de femmes

Dans le registre argotique nous trouvons "Les cannes", "Les cliques", "Les crayons", "Les flûtes", "Les guiboles" (ou "Les guibolles")  "Les pattes" et "Les quilles".

On dit également "Les poteaux" pour qualifier des jambes épaisses.

"Les fumerons","Les pinceaux" et "Les ripatons" appartiennent au registre populaire.

"Les compas", "Les échasses" et "Les gigues" relèvent du registre familier et désignent des jambes longues et plutôt maigres.

Dans ce même registre, nous trouvons encore "Les gambettes", chères à Mistinguett.

Ainsi que "Les gambilles", qui correspondent à de petites jambes.

Enfin, "Les membres inférieurs" appartiennent au registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "les pieds".

En effet, "Les fumerons", "Les pattes", "Les pinceaux" et "Les ripatons" désignent tout aussi bien, selon le contexte, les jambes que les pieds.

Contrepèterie : "Les bonnes soeurs se lèvent au couchant et se passent facilement de pain jusqu'aux matines".

Réponse
« Les bonnes soeurs se lèchent au couvent et se passent facilement de pine jusqu’aux mâtin. »

Vous pensez ne pas savoir ce sont les matines... : mais rappelez-vous donc cette célèbre contine enfantine, "Frère Jacques" !

L'expression "Être copains comme cochons" n'a strictement rien à voir... avec les "cochons" !

Cette expression du registre familier signifie "être très amis, être liés par une très grande amitié".

Couramment utilisée sous sa forme actuelle depuis le XIXe siècle, elle était déjà employée sous la forme "Camarades comme cochons" au XVIe siècle, puis "Amis comme cochons" au XVIIIe siècle.

Le terme "Cochon" utilisé dans cette expression n'a cependant strictement rien à voir avec le porc : il est emprunté à l'ancien français "Soçon"", lui-même tiré du latin "Socius", qui signifie "Compagnon" !

On dit également "Être comme cul et chemise" ou "S'entendre comme larrons en foire".

Et l'expression antonyme est "Être comme chien et chat" ou "S'entendre comme chien et chat".

Sur thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

"Les bronzés font du ski" : Copain le cochon.

Affiche du film français "Les bronzés font du ski" de Patrice Leconte (1979)

Depuis maintenant 40 ans, l'expression "Copains comme cochons" fait souvent penser à une drolatique scène du film de 1979 de Patrice Leconte "Les bronzés font du ski".

Dans celle-ci, en effet, le médecin Jérôme (Christian Clavier), de retour à son cabinet, a la surprise de découvrir un couple de paysans, venus accompagner... un cochon, étendu sur la table d'examen !

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11 façons de dire "Avoir du culot".

"Ne pas manquer d'air", "Ne pas manquer d'aplomb", "Ne pas manquer de culot", "Ne pas manquer de souffle" ou "Ne pas manquer de toupet" relèvent du registre familier, de même que "Être culotté" ou "Être gonflé".

Et "Avoir de l’aplomb", "Avoir de l’audace", "Avoir du toupet" ou "Être effronté" appartiennent au langage courant.

On ne dit pas : "Je suis très sain", mais...

  • "Je kiffe les grosses miches ! " (registre argotique),
  • "J'adore les jolis nénés" (registre familier),
  • ou "J'ai une prédilection pour les belles poitrines" ! (registre soutenu).

Dans tous les cas : on assume, que diantre !

Explication du calembour
« Il résulte de l’homophonie entre l’adjectif « sain » et le mot « seins »«