On ne dit pas : "Lille avait été gagner 3-0" !

L'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak

Comme a pu le déclarer, le 26 août 2021, l'ancien joueur de football international franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak, dans l'émission de Grégory Ascher "L'Équipe de Greg", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Lille ÉTAIT ALLÉ gagner 3-0" !

Pour ses anglicismes, ses fautes de grammaire et ses phrases souvent construites en dépit du bon sens, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Un casseur".

Ce substantif masculin polysémique désigne, selon le contexte :

Un casseur automobile

  • celui qui casse ou détériore des biens mobiliers tels que du mobilier urbain, ou un objet en vente dans un magasin.

Un casseur de vitrrine, en marge d'une manifestation

  • ou celui qui cambriole, et notamment qui attaque à main armée des établissements bancaires.

Des casseurs de banque

"Se mettre dedans" ou "Se foutre dedans".

Ces deux locutions verbales appartiennent respectivement au registre argotique et au registre vulgaire.

Et elles signifient toutes deux :

  • avoir tort, faire erreur, se tromper,

On dit par exemple : "Je me suis mis dedans en pensant que mon darron dirait oui : il m'empêche de sortir ce samedi".

Ou : "Ma reum s'est foutu dedans en notant le 06 que tu lui as filé, du coup j'pouvais pas t'rappeler".

  • ou : se mettre dans l'embarras.

On dit par exemple : "Je me suis mis dedans le mois dernier : j'ai claqué plus de 400 balles en boîte".

Ou : "On va se foutre dedans avec tous ces suppléments, je te le dis".

Sources : www.lalanguefrancaise.net et wiktionary.org

"Envoyer sur les roses".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : éconduire, renvoyer ou repousser (un solliciteur), ne pas accéder à la demande d'une personne ; l'envoyer promener (registre familier).

On dit par exemple : "Je l'ai envoyé sur les roses lorsqu'il m'a à nouveau demandé de l'argent".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Envoyer balader" quelqu'un en français.

"La vente au parapluie".

Cette curieuse locution nominale féminine désigne : la vente, pratiquée à la sauvette dans les lieux publics, de menus objets présentés dans un parapluie ouvert et renversé.

Celui-ci peut en effet être très rapidement refermé et emporté avec tout son contenu, afin de s'enfuir rapidement en cas de contrôle policier.

Source : www.cnrtl.fr

"Faire une carte de France".

Cette locution verbale relève du registre désuet.

Et elle désigne, au sens figuré : une tache de sperme résultant d'une éjaculation nocturne.

On la retrouve notamment dans l'excellent film français "Que la fête commence", réalisé en 1975 par le regretté Bertrand Tavernier, avec trois de mes acteurs français préférés dans les premiers rôles : Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle.

Dans ce film, en effet, son grand-oncle, le régent (Philippe Noiret) s'extasie devant la précocité du jeune roi Louis XV, auteur d'une carte de France a seulement 9 ans.

 

"Un gros cube".

Ce curieux substantif masculin, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, relève du registre argotique.

Et il désigne : une moto de forte cylindrée (supérieure à 500 cm3), également appelée "grosse cylindrée", dans le registre familier.

La présence du mot "cube" s'explique par le fait que la cylindrée des moteurs s'exprime en cm3 (centimètres cubes).

Source : www.larousse.fr

Résultats mitigés en août 2021 pour J’aime les mots.

Statistiques
  • Record de fréquentation mensuel battu en valeur absolue, avec 82 982 lecteurs différents (contre 77 395 en juillet), soit une hausse de + 7%, après une baisse de 6% en juillet).

Mais seulement + 1% sur juin, avec à peine 759 visiteurs supplémentaires, et en 31 jours au lieu de 30. Soit, en réalité, une baisse de 2,33 % en valeur relative.

  • Dont 78 684 via Google (contre 74 049 en juillet, mais 78 555 en juin).
  • Avec des lecteurs dans 206 pays ou territoires désormais, puisque j’ai obtenu ce mois-ci mes premiers lecteurs à Antigua-et-Barbuda.
  • Malgré cela, J’aime les mots a fêté ce 17 août 2021, son 700 000e visiteur différent.

Pour ceux que cela intéresse, les chiffres détaillés ont été mis à jour sur la page "Statistiques du blogue" : https://jaimelesmots.com/statistiques/

"S'en mettre plein la lampe", "S'en mettre plein le cornet" ou "S'en mettre plein la panse".

"S'en mettre plein la lampe" et "S'en mettre plein le cornet" sont des locutions verbales relevant du registre populaire.

Et "S'en mettre plein la panse" est une locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire appartenant au registre familier..

  • Les trois formules signifient principalement : manger en quantité, plus qu'à satiété, très copieusement,

"S'en mettre plein la lampe", "S'en mettre plein le cornet" (registre populaire) ou "S'en mettre plein la panse" (registre familier)

  • et "S'en mettre plein la lampe" signifie accessoirement : boire en quantité, plus qu'à satiété, très copieusement.

Picoler ou boire avec excès

Sur le même thème, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Sources : www.dictionnaire.notretemps.com

Pourquoi dire : "J'chuis en train de regarder la startlist" ?

L’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri

Comme a pu le faire, le 26 août 2021, l’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, en commentant la réunion sportive d'athlétisme de la Ligue de Diamant, à Lausanne (Vaud) (Suisse), sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas, en français : "JE Suis en train de regarder la LISTE DES PARTANTS" !

Parce qu'il accumule décidément les anglicismes sur cette chaîne, sur laquelle je l'entends très régulièrement, je lui décerne mon label "Fâchés avec le français"

On ne dit pas : "Place de la Concorde et l'obélix" !

Ainsi qu'à lamentablement pu le déclarer, le 8 août 2021, le cuisinier français Thierry Marx, commentant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Tokyo 2020, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais, bien évidemment : "Place de la Concorde et l'OBÉLISQUE" !