Cette locution nominale masculine du langage courant désigne ce que l'on appelle plus couramment "Un gardien de prison".
On ne dit pas : "Un héros masculin" ni "Des héros masculins", pas plus que "Une héroïne féminine" ni "Des héroïnes féminines" !
Mais simplement : "Un héros", "Des héros", "Une héroïne" et "Des héroïnes" !
Ou : "UnE VEDETTE masculinE", "Des VEDETTES masculinEs", "Une VEDETTE féminine" et "Des VEDETTES féminines" !
"Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage".
J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme textile et d'idiotisme numérique.
Appartenant au registre désuet, elle signifie : n'hésitez pas à travailler et retravailler inlassablement votre projet ou votre texte, à le peaufiner, à l'instar de l'artisan tisserand, qui ne cesse de remettre, autant de fois qu'il le faudra, son ouvrage (c'est à dire la pièce de tissu qu'il est en train de fabriquer) sur son métier à tisser.
Contrairement à ce que l'on pense souvent, cette formule ne fait pas référence à l’Odyssée d’Homère, dans laquelle Pénélope, la fidélité personnifiée, refuse de reprendre époux malgré l’interminable absence de son mari Ulysse. Et qui, pour éloigner les prétendants, donne comme excuse, des années durant, jusqu'au retour d'Ulysse, la confection d’un large voile qu’elle se doit de terminer avant une éventuelle seconde noce. Mais démonte chaque nuit tout ce qu'elle a tissé durant la journée.
Il s'agit d'une citation de l'écrivain français Nicolas Boileau dit Boileau-Despréaux, extraite de "L’Art poétique", un poème didactique de onze cents alexandrins classiques paru en 1674, qui, à mon sens, garde toute son actualité, près de trois siècles et demi plus tard.
Comme c'est également le cas avec une autre de ses célèbres phrases ("Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement"), je trouve qu'elle gagne à être réinsérée parmi celles qui la précèdent et la suivent :
"Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez".
Sources : wiktionary.org et www.latibulle.ca
"De deux maux, il faut choisir le moindre" ou "Entre deux maux, il faut choisir le moindre".
C'est au philosophe grec Aristote que nous devons cette expression proverbiale, citée dans le Livre II de l'"Éthique à Nicomaque", et qui signifie : face à une situation délicate, à un problème difficile, il faut opter pour la solution la moins risquée ou pénible.
Autrement dit, confronté à une alternative où chaque possibilité offerte semble dangereuse ou douloureuse, il convient néanmoins de se résigner à faire un choix raisonné.
Source : www.linternaute.fr
On ne dit pas : "Ça s'empire !"
Mais : "Cela empire" !
Ou : "Cela empeste davantage" !
"Au pied levé".
Cette curieuse locution adjectivale du registre familier en forme d'idiotisme corporel ne doit pas manquer de surprendre nos amis étrangers.
Elle est très ancienne puisqu'elle remonte au XVIe siècle sous cette forme.
Et elle signifie, au sens figuré : à l'improviste, sans préparation.
On dit par exemple : "Nous sommes partis au pied levé et je n'ai pas eu le temps d'emporter toutes mes affaires".
Sources : wiktionary.org
"La pierre philosophale".
Cette locution nominale féminine désigne :
- au sens propre : une substance hypothétique dont l’élaboration constitue le but de l’alchimie, permettant d’acquérir la conscience absolue.
Sa détention permettrait, d’accéder à la lumière inextinguible, de donner la vie éternelle, ou de transmuter des métaux.
On parle également de "l'argyrogonie" (substantif féminin) ou du "grand oeuvre", pour sa réalisation.
- et au sens figuré : une chose impossible à trouver.
On dit par exemple, dans le registre soutenu, "Chercher la pierre philosophale" pour signifier : "Effectuer de vaines recherches".
Source : wiktionar.org
Pourquoi dire : "Hacker" et "Un hacker", "Un hackeur" ou "Une hackeuse" ?
Et pas, simplement : "Pirater informatiquement" et "Un pirate informatique" ou "une pirate informatique" !
Puisqu'il s'agit de pénètrer par effraction dans des systèmes ou des réseaux informatiques.
Le substantif masculin "Un hacker" est un mot anglais.
Quant au verbe "Hacker" et aux substantifs masculin "Un hackeur" et fémlinin "Une hackeuse", il s'agit de mots de franglais.
Les utiliser contraint d'ailleurs ceux qui le font à prononcer différemment les mots homophonographes "Hacker" (a-ké) et "Un hacker" (un a-keur) afin de les distinger...
Source : wikipedia.org
On ne dit pas : "Partager quelque chose au reste du monde" !
Mais : "Partager quelque chose AVEC LE reste du monde" !
On n'écrit pas : "L'adulte référant", "La personne référante", "Un référant" ou "Une référante" !
Mais : "L'adulte référEnt", "La personne référEnte", "Un référEnt" et "Une référEnte" !
Avec un "e".
Comme pour le susbtantif féminin" Une référence".
"Référant" avec un "a" est le participe présent de verbe "Référer".
"Du baragouin" et "Baragouiner".
Ces mots péjoratifs du registre familier signifient respectivement, selon le contexte :
- "Du baragouin" :
-
- une langue que l’on ne comprend pas,
On dit par exemple : "J'ai essayé de parler anglais à Londres, mais ils ne comprenaient rien à mon baragouin".
-
- ou : un langage incorrect et inintelligible.On dit par exemple : "Je n'ai jamais rien compris au baragouin des informaticiens : ils ne parlent qu'en sigles et en anglais !".
- et "Baragouiner" :
-
- parler mal une langue étrangère, la prononcer incorrectement,
On dit par exemple : "La plupart des français ne font que baragouiner l'anglais, l'allemand ou l'espagnol".
-
- dire, exprimer quelque chose de façon incompréhensible ; mal articuler, parler d’une façon incorrecte et inintelligible.
On dit par exemple : "Maxime était tellement bourré hier soir qu'on ne comprenait plus rien à ce qu'il baragouinait".
Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org
