"Je vais lui faire une offre qu'il ne pourra pas refuser".

Cette géniale formule est extraite du célèbre film états-unien "Le Parrain", réalisé en 1972 par le grand Francis Ford Coppola.

L'affiche du film états-unien "Le Parrain", réalisé par Francis Ford Coppola (1972)

Et elle est incontestablement l'une des plus fameuses de toute l'histoire du cinéma mondial.

Située au début du film, cette réplique est prononcée par Don Corleone (Marlon Brando), le Parrain.

Johnny Fontane (Al Martino) lui confie ses angoisses : sa carrière de chanteur est sur le déclin. Et pour la relancer, il lui faut un rôle dans le film de guerre produit par Jack Woltz (John Marley).

Ce qui donne l'échange suivant en version française :

  • Don Corleone : "Dans moins d'un mois, ce producteur d'Hollywood te prendra pour le rôle".
  • Johnny Fontane : "Non, c'est trop tard, ils vont tourner dans une semaine !".
  • Don Corleone : "Je vais lui faire une offre qu'il ne pourra refuser".

Et en version originale, en anglais des États-Unis d'Amérique :

  • Don Corleone : "This Hollywood big shot's gonna give you what you want,"
  • Johnny Fontane : "Too late. They start shooting in a week".
  • Don Corleone : "I'm gonna make him an offer he can't refuse".

Lire la suite

On ne dit pas : "La faute à l"Europe" !

Le magazine hebdomadaire "La Faute à l'Europe ?" sur franceinfo

Ainsi que s'intitule pourtant le magazine hebdomadaire présenté par le journaliste monégasque Yann-Antony Noghès et diffusé, depuis mars 2017, sur la chaîne de télévision publique française franceinfo.

Mais : "La faute DE l'Europe ?" !

Le magazine hebdomadaire "La Faute à l'Europe ?" sur franceinfo, présenté par Yann-Antony Noghès en compagnie des chroniqueurs Jean Quatremer et Kattalin Landaburu
Le magazine hebdomadaire "La Faute à l'Europe ?" sur franceinfo, présenté par Yann-Antony Noghès en compagnie des chroniqueurs Jean Quatremer et Kattalin Landaburu

"Un oiseau de nuit".

Un oiseau de nuit posé sur une branche (© Fotolia)

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle désigne, par analogie, au sens figuré : une personne active la nuit, aimant vivre la nuit.

Appartenant à cette catégorie depuis plus de 40 ans, je me suis tellement reconnu dans l'article d'un blogue québecois, mis en ligne le 8 septembre 2015 et intitulé "8 choses à savoir sur ton ami qui est un oiseau de nuit", que je m'en suis très largement inspiré pour rédiger le présent article.

L'oiseau de nuit appartient à cette espèce d'individu qui ne s'endort jamais avant 4 ou 5 heures du matin (personnellement, c'est même plutôt 11 ou 12 heures. Et rien ne m'a jamais semblé davantage amusant que d'entendre une personne déclarer qu'elle s'était couché "à minuit passé"). Le soir en revanche, et même la nuit, il déborde d'énergie et fait souvent un million de choses en même temps.

Ce type de personne présente généralement plusieurs caractéristiques :

  • Il est plutôt quelqu'un de créatif : ses bonnes idées lui viennent habituellement en tête après minuit.

L'expression "La nuit porte conseil" n'a pas été inventée pour rien. L'oiseau de nuit déborde d'idées. Inutile de se demander où il va les chercher : il les trouve la nuit ! Lorsqu'il est tout seul chez lui, les idées fusent de partout dans sa tête.

Lire la suite

On ne dit pas : "Ils étaient déjà autant géniaux" !

L'ancien joueur de football international français, devenu consultant sur la chaîne L'Équipe, Olivier Rouyer

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 21 décembre 2022, l'ancien joueur international de football français Olivier Rouyer, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Ils étaient déjà AUSSI géniaux" !

Pourquoi dire : "Distribution de snacks" ?

Le journaliste sportif français Jean-Christophe Drouet

Ainsi qu'a pitoyablement pu le déclarer, le 19 décembre 2022, le journaliste sportif français Jean-Christophe Drouet, dans l’émission "Le déj info", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Et pas, en français : "Distribution d'EN-CAS" !

Des en-cas vendus à bord d'un avion de compagnie aérienne à bas coûtsDes sandwiches sous plastique

"Prêter le flanc".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire : s'exposer à des attaques sur les flancs en marchant sans précaution latérales ; s'offrir à l'attaque de son adversaire en se découvrant,

On dit par exemple : "Nous ne pouvons pas avancer dans cette vallée avant l'arrivée de la colonne de renfort sans prêter le flanc à l'ennemi".

  • et au sens figuré, par analogie : s’exposer à quelque chose ; donner prise à quelque chose.

On dit par exemple : "En ne me relisant pas assez, je sais que je prête le flanc à la critique, car on admet difficilement que l'auteur d'un blogue consacré à la défense de la langue française commette des fautes d'orthographe ou des fautes de frappe".

Sources : www.expressio.fr, Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

On ne dit pas : "Vous passez la moitié de vos années, de vos mois et de vos jours aux États-Unis" !

Le journaliste français David Pujadas

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 21 décembre 2022, le journaliste français David Pujadas, dans son émission 24H Pujadas, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais plutôt : "Vous passez la moitié de VOTRE TEMPS aux États-Unis" !

On ne dit pas : "Ça fait une menace" !

Ainsi que j'ai pu l'entendre dans un commentaire du reportage "À Anvers, le maître du baroque c'est Rubens", diffusé le 23 décembre 2022, dans l'émission "Invitation au voyage", sur la chaîne de télévision publique franco-allemande ARTE.

Mais à tout le moins : "Ça CONSTITUE une menace" !

Et idéalement : "CELA CONSTITUE une menace" !

On n'écrit pas : "Une compote de pêche" !

De la compote de pêches

Mais : "Une compote de pêcheS" !

... ... car il ne s'agit pas d'un plat de poissons !

Cliquer ici pour l'explication du calembour
Il résulte de l’homophonographie entre les deux substantifs féminins « Pêche » désignant respectivement :
  • le fruit comestible à noyau produit par le pêcher, charnu, juteux et sucré, avec une chair jaune, blanche, ou rouge (sanguine), une peau veloutée de couleur jaune ou orange plus ou moins lavée de rose-carmin à rose-saumon ou brune chez les sanguines,

Une pêche

  • et l’activité consistant à capturer des animaux aquatiques.
Des marins pêcheurs en train de déverser le contenu de leur filet sur le pont de leur bateau
© Jean-Marie Goyhenex /Sipa

"Aplater".

Ce verbe largement méconnu possède deux significations radicalement différentes :

  • dans le domaine maritime : répartir les matelots sept par sept pour manger au même plat,
  • et dans le domaine alimentaire : découper une Fourme d'Ambert, en respectant un geste précis consistant à la couper en commençant par le sommet, en un mouvement circulaire.

La découpe se fait à l'aide d'un couteau de forme très précise et l'entame de la tranche est réalisée en biseau.

Couteau à aplater la fourme d'AmbertCouteau à aplater la fourme d'Ambert

Source : wiktionary.org et www.gastronomico.fr

Quand utiliser "Aussi" et "Autant" ?

Ces deux adverbes relevant du langage servent tous deux à exprimer une comparaison ou un degré d’intensité.

  • "Autant" s’emploie avec les verbes.

On dit par exemple : "Il a autant de jeux vidéo que mon cousin".

Ou : "Cette serveuse travaille autant que toi".

  • tandis que "Aussi" s'emploie avec les adjectifs et les adverbes.

On dit par exemple : "Pourquoi êtes-vous aussi suspicieuse ma chérie ? Je vous assure que cette jeune femme à forte poitrine est une jardinière très qualifiée".

Ou : "Mais si mon chéri, vous êtes aussi performant que le chauffeur et le cuisinier".

Cas particuliers :

  • Dans une phrase avec un participe passé employé avec l’auxiliaire "être", on peut employer indifféremment "aussi" ou "autant" :

"Elle est tout aussi effrayée que toi" ou "Elle est tout autant effrayée que toi".

  • Dans une phrase avec un participe passé employé avec l’auxiliaire "avoir", on doit employer "autant".

"Il a autant bu que moi".

Source : francaisfacile.com