"Faire du coude", "Faire du genou" et "Faire du pied".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent toutes trois du registre familier.

Et elles signifient :

  • Attirer l'attention, se faire remarquer, faire des avances discrètes, en donnant un léger coup. De coude, de genou ou de pied. Ou par un contact des coudes, des genoux ou des pieds.
  • Toucher le coude, le genou ou le pied de quelqu’un pour lui dire quelque chose ou entrer en contact avec lui.

Ne dites pas : "Un moniteur" !

Mais : "Un écran" ou "Un écran de contrôle" !

Ne dites pas : "La modération" ni "Un modérateur" !

Mais : "La censure" et "Un censeur", "Le contrôle" et "Un contrôleur", "Le filtrage" et "Un filtreur" ou "La vérification" et "Un vérificateur" !

"Les grands esprits se rencontrent".

Sans doute manqué-je de modestie car j'utilise très régulièrement cette expression qui signifie - par plaisanterie, fort heureusement - qu'il est normal que deux personnes intelligentes pensent à la même chose au même moment.

Sa forme initiale était "les BEAUX esprits se rencontrent" et elle trouve son origine dans une lettre de Voltaire écrite en 1760.

On l'utilise par exemple lorsque quelqu'un vous appelle au téléphone alors même que vous apprêtiez à lui téléphoner : "Ça alors : les grands esprits se rencontrent ; j'étais en train de prendre mon téléphone pour t'appeler lorsqu'il a sonné !".

Source : wiktionary.org

Pourquoi dit-on : "Je ne t'ai pas sonné !" ?

Cette formule, du registre familier, s'utilise pour signifier à quelqu'un que l'on ne lui a rien demandé.

On en a souvent oublié l'origine, mais elle remonte au temps où les personnes fortunées disposant de domestiques tiraient sur un long cordon pour appeler leur servante ou leur valet, depuis leur lit, leur salon ou leur bibliothèque !

Cordon de sonnette ancien
Cordon de sonnette ancien

On disait par exemple : "Permettez-moi, cher ami, de sonner mon majordome afin qu'il nous apporte de nouveaux rafraîchissements".

Souvenir personnel :

Adolescent, j'allais très régulièrement en Belgique - à Bruxelles et à Liège notamment - afin d'acheter des bandes dessinées anciennes et de rencontrer des auteurs de bande dessinnée.

Je me souviens avoir été assez choqué en entendant un célèbrissime dessinateur dire à un ébéniste venu lui installer des bibliothèques sur mesure : "Je vous sonnerai dès que j'aurai besoin de vous !".

Car cet auteur, en dépit de sa renommée, m'avait semblé des plus gentils et aimables ; à mille lieux de cette façon de parler à un "fournisseur".

Et ce n'est que lorsque j'ai à nouveau entendu quelqu'un utiliser cette formule "Je te sonne" ou "Je vous sonnerai", que j'ai compris que, pour un belge, cette formule signifiait tout simplement "Je t'appelle" ou "Je vous appellerai" (sous-entendu : "par téléphone"), à l'instar de notre "Je te" ou "Je vous donnerai un coup de fil"... mais en beaucoup plus logique, si l'on y réfléchit bien !

"Un enfant de la balle" ou "Une enfant de la balle".

Cette expression désignait à l'origine : une personne exerçant la même profession que ses parents.

Mais on l'utilise essentiellement de nos jours pour évoquer  : un artiste, dont les parents exerçait déjà la même profession.

On dit par exemple : "Catherine Deneuve est une enfant de la balle : son père et sa mère étaient acteurs, et sa grand-mère souffleuse !".

"Être de la balle" et "Être trop de la balle".

Ces expressions du registre populaire témoignent d'une joie extrême face à une situation positive et signifie "Être très bien, être super" et "Être fantastique, être génial".

Apparues au début du XXIe siècle elles n'ont guère perdurer et me semblent même avoir été presque davantage utilisées par les adultes pour se moquer des adolescents qui étaient censés les utiliser que par les jeunes eux-mêmes !

Source : www.linternaute.fr

Ne dites pas : "Islamophobe", "Un islamophobe" et "L'islamophobie".

Mais : "Rejettant l'islam", "Une personne rejettant l'islam" et "Le rejet de l'islam"

"Islamophobe", "Un islamophobe" et "L'islamophobie" sont des anglicismes.

 

"Cessation" et "Sécession".

  • En termes de signification :
    • "Une cessation", c'est le fait de prendre fin, de cesser, de s'arrêter ou d'être suspendu.

On parle par exemple de "cessation des hostilités" pour un conflit ou de "cessation de paiement" pour une entreprise en difficulté.

    • tandis que "Une sécession", c'est un acte politique par lequel la population d'un territoire se sépare volontairement d'un État ou d'une fédération par voie pacifique ou violente, pour se constituer en État indépendant ou pour s'unir à un autre.

Ce fut par exemple le cas des états du Sud des États-Unis d'Amérique lors de la "Guerre civile américaine", que nous dénommons ici... "Guerre de Sécession".

  • Mais les enfants ou nos amis étrangers se demandent bien pourquoi ces deux mots s'écrivent de manière si différente !

Et pas, par exemple, : "Séssassion" et "Cessetion" ?

 

Ne dites pas : "Cette olympiade" pour "Ces Jeux olympiques" !

Le terme "olympiade" désigne en effet l'espace de quatre ans séparant deux Jeux olympiques !