"Laisser de marbre" ou "Laisser de glace".

Ces deux locutions verbales du langage courant signifient, au sens figuré : ne pas provoquer de réaction ; laisser indifférent.

On dit par exemple : "J'ai vu le film comique muet lituano-estonien que tu m'avais recommandé, mais il m'a laissé de marbre".

Et on dit de la personne que l'on "laisse de marbre", qu'elle "reste de marbre".

Source : wiktionary.org

 

"Ne pas donner sa part aux chiens".

Cette expression en forme d'idiotisme animalier existait déjà au XVIe siècle sous la forme "Ne pas jeter sa part aux chiens".

Et elle signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : avoir faim, manger tout ce que l'on a de bon appétit,
  • au sens figuré :
    • tenir beaucoup à sa part, à ses prérogatives ou à ses prétentions sur quelque chose ; ne pas être partageur,
    • être économe voire avare.

Sources : savour.eu et www.languefrancaise;.net

"La fortune sourit aux audacieux".

Ce proverbe signifie qu'il faut prendre des risques pour réussir.

Il s'agit de la traduction d'un vers latin du poète romain Virgile (15 octobre 70 - 21 septembre 19 Av J.-C.) extraite de l'Énéïde (X, 284), sa grande oeuvre inachevée, publiée peu après sa mort, en 19 av J.-C. : "Audaces fortuna juvat".

Sources : wiktionary.org et www.citations-antiques.com

"À bas bruit".

Cette étrange locution adverbiale du langage courant, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie, au sens figuré : furtivement, de manière cachée ; sans faire de bruit.

On dit par exemple : "Comme souvent, cette guerre civile s'est d'abord développée à bas bruit".

Cette expression est notamment utilisée dans le domaine médical, où elle signifie plus particulièrement : sans se révéler extérieurement ou à l'examen.

On dit par exemple : "La pandémie circule toujours à bas bruit".

Sources : wiktionary.org et webnext.fr

"Pile je gagne, face tu perds" ou "Pile je gagne et face tu perds".

De façon assez étonnante, utilisée habilement et surtout rapidement, dans le cadre d'une conversation à bâtons rompus, cette formule - simple mais astucieuse puisqu'elle fonctionne souvent - permet de rouler dans la farine de nombreux interlocuteurs peu attentifs.

Elle fait naturellement référence au jeu de hasard appelé "Tirer à pile ou face" ou "Jouer à pile ou face".

Et permet bien sûr de l'emporter à tous les coups, puisque l'on gagnera dans toutes les hypothèses ; que la pièce tombe du côté pile ou du côté face !

Faute d'avoir affaire à un véritable escroc, désireux d'abuser de la candeur et de la naïveté de son prochain, cette formule ne s'utilise cependant - d'ordinaire - que par plaisanterie.

"Ne pas courir les rues" ("Ça ne court pas ls rues") ou "Courir les rues" ("Ça court les rues").

  • "Ne pas courir les rues" est une locution verbale du registre familier signifiant au sens figuré : être rare, pas fréquent, peu courant, peu commun.

On dit par exemple : "Une épouse comme la tienne, mon vieux, ça ne court pas les rues, je te le dis !".

  • À l'inverse, "Courir les rues" signifie : abonder, être fréquent, courant, banal ; que l'on a l'habitude de voir.

On dit par exemple : "Des exemplaires en état moyen, comme le vôtre, je vous assure que ça court les rues".

Sources : www.languefrancaise.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Avoir mal aux cheveux".

Cette étrange locution verbale du registre populaire qui doit interloquer nos amis étrangers signifie : avoir très mal à la tête ; en particulier après une soirée bien arrosée.

On dit également, dans le même registre et dans les mêmes circonstances : "Avoir la tête comme un compteur à gaz".

"À bâtons rompus".

Cette locution adverbiale du registre familier qualifie essentiellement une conversation désorganisée, sans continuité, désordonnée, comportant de fréquentes interruptions.

On dit par exemple : "La partie a duré toute la nuit, agrémentée d'une conversation à bâtons rompus avec les autres joueurs".

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"Battre à plate couture".

Cette étrange locution verbale en forme d'idiotisme textile, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie :

  • au sens propre :- pour les tailleurs (couturiers) d'autrefois : écraser une couture saillante avec son dé à coudre afin de l'aplatir,
  • et au sens figuré :
    • autrefois (registre désuet): rouer de coups.

Au théâtre, en effet, dans les farces du XVIIe siècle, le personnage du tailleur, prétextant qu’un autre personnage était "mal fagoté", écrasait les coutures saillantes de son habit en frappant vigoureusement le pauvre client à l’aide d’une latte !

    • et par extension : vaincre, défaire, battre très nettement, surpasser complètement, totalement ; terrasser, écraser.

On dit par exemple : "L'aviation ennemie a battu la nôtre à plate couture" ou "C'est la gauche qui a majoritairement permis à Jacques Chirac de battre Jean-Marie Le Pen à plate couture le 28 avril 2002".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Être monnaie courante" et "Ne pas être monnaie courante".

La "Monnaie courante" est une locution nominale du langage courant datant du XIIIe siècle.

Et qui désigne, au sens propre : la monnaie fiduciaire en cours, c'est à dire les pièces (et plus tard les billets de banque) que l'on utilise au quotidien dans un pays ou un territoire.

  • La locution verbale du langage courant "Être monnaie courante" signifie pour sa part, au sens figuré : être une chose habituelle, commune, qui se fait régulièrement ; une pratique courante.

On dit par exemple : "Avant 2017 et l'interdiction du cumul d'un mandat de parlementaire et d'un mandat exécutif local pour les députés et les sénateurs, être député ou sénateur et maire était monnaie courante".

  • Et sa forme négative "Ne pas être monnaie courante" : être une chose inhabituelle, peu commune, qui se fait pas ordinairement ; une pratique peu courante.

On dit par exemple : "Jusqu'en 2017, les femmes n'étaient pas monnaie courante au sein des conseils d'administration des grandes sociétés françaises.

Sources : www.expressio.fr, www.linternaute.fr

"Prendre en bonne part" ou "Se prendre en bonne part".

J'aime assez ces deux locutions verbales du registre désuet qui signifient :

  • être content d’une chose ; recevoir bien ce qu’on nous dit ou ce qu’on nous fait, le trouver bon.

On dit par exemple : "Prenez le en bonne part, mais ce n'est pas là votre meilleur article !".

  • et être susceptible d’une bonne interprétation.

On dit par exemple : "Croyez-moi, mon ami, cette critique peut se prendre en bonne part et vous n'avez, je crois, aucune raison de vous sentir blessé".

Elles existent également sous la forme inverse : "Prendre en mauvaise part" ou "Se prendre en mauvaise part"

Source : wiktionary.org