On ne dit pas : "J'te dis pas !" ni "J'vous dis pas !" !

Mais : "JE NE te dis pas !" et "JE NE vous dis pas" !

Ces locutions interjectives du registre populaire signifient "Tu n'imagines pas !" ou "Vous n'imaginez pas !".

On dit par exemple : "Il y avait un monde : je ne te dis pas !".

Ou : ": Il avait un de ces appendice : je ne vous dis pas !".

"Faire le mur".

Cette locution verbale du registre familier ne s'applique absolument pas - au sens propre - au maçon qui construirait un mur...

Mais elle ne s'utilise pas pour autant au sens figuré, puisqu'elle tire son origine de la formule "Sauter par-dessus le mur", qui se disait - par ellipse - "Sauter le mur" jusqu'au début du XXe siècle.

"Faire le mur" signifie par conséquent : quitter un lieu sans autorisation, sortir d'un lieu clos lorsque cela est interdit, sortir d'une enceinte où l'on est consignné (caserne, école, prison, hôpital, etc.).

On dit par exemple : "J'ai fait le mur dimanche après-midi pour aller voir ma copine".

Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Prendre la tangente".

En géométrie, une droite est appelée "Tangente" lorsqu'elle ne touche un cercle qu'en un seul point.

La locution verbale "Prendre la tangente" signifie donc :

  • au sens propre : s'écarter d'un mouvement.

On dit par exemple : "Sous la présidence de Donal Trump, de plus en plus de pays et de dirigeants ont pris la tangente par rapport aux États-Unis d'Amérique".

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • s'échapper, s'enfuir, s'en aller, partir.

On dit par exemple : "Une partie des collégiens a pris la tangente pour aller au parc".

Cette utilisation date du XIXe siècle et nous vient en droite ligne de l'argot des étudiants de l'école Polytchnique, qui l'employaient pour dire "S'enfuir de l'école".

Ils utilisaient le mot "Tangente" pour désigner leur épée, car, correctement portée, celle-ci est tangente aux bandes rouges du pantalon de leur uniforme, vue de face.

    • ou : s'esquiver, se tirer d'affaire adroitement.

On dit par exemple : "J'ai pris la tangente avant le discours".

Source : wiktionary.org, www.defense.gouv, www.languefrancaise.net, www.expressions-francaises.fr et www.linternaute.fr

"Ne pas avoir pour un sou (de quelque chose)" ou "Ne pas avoir pour deux sous (de quelque chose)".

Ces deux locutions verbales du registre familier signifient : ne pas avoir du tout (de quelque chose).

On dit par exemple : "Ce film n'est pas réaliste pour un sou".

Ou : "Mon fils n'a pas pour deux sous de sens pratique".

On utilise souvent la formule "Ne pas avoir pour deux sous de jugeote", à laquelle j'ai déjà consacré un article.

 

"Sous le sceau du secret" ou "Porter le sceau de quelque chose".

Ces deux locutions adverbiales du registre soutenu signifie :

  • "Sous le sceau du secret" : à condition d'en garder le secret, de ne le dire, de ne le révéler à personne.

On dit par exemple : "Le président a confié ses intentions à ses proches sous le seau du secret".

  • "Porter le sceau de quelque chose" : porter un signe manifeste qui authentifie ; une marque.

On dit par exemple : "Ce témoigne porte le sceau de la sincérité".

Elles font référence au mot "Sceau", qui désigne :

Un sceau

  • un grand cachet sur lequel sont gravées en creux la figure, les armes ou la marque symbolique d'un État, d'un souverain, d'une entité, d'un officier ministériel tel qu'un huissier ou d'un particulier et dont on applique l'empreinte sur des actes ou des objets pour les authentifier, les clore d'une manière inviolable ou pour marquer la propriété.
  • ou l'empreinte même de ce sceau, sur une matière malléable, généralement la cire.

Source : www.larousse.fr

"Se bercer d'illusions".

Cette locution verbale du langage courant qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers signifie : entretenir une idée flatteuse ou avantageuse, mais vaine le plus souvent ; se tromper sur une personne ou sur une chose ; refuser de regarder la réalité en face.

On dit par exemple : "Les français se bercent d'illusions en croyant que leur président a retenu la leçon de cette crise".

Ou : "Mes voisins se bercent d'illusions au sujet de leur fille : ils ne savent même pas qu'elle a perdu son travail depuis des mois".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"En confidence", "Être dans la confidence", "Faire des confidences" ou "Faire une confidence" et "Mettre dans la confidence".

Ces différente locutions du langage courant- nominale pour la première et verbales pour les autres -  signifient :

On dit par exemple : "Mon patron m' appris en confidence que l'entreprise allait être rachetée par un groupe allemand".

  • "Être dans la confidence" : avoir connaissance d'un secret.

On dit par exemple : "J'étais dans la confidence depuis longtemps : mon ami m'avait annoncé son intention de divorcer depuis plusieurs mois déjà";

  • "Faire des confidences" ou "Faire une confidence" : communiquer des secrets - ou un secret - concernant soi-même.

On dit par exemple : "Je vais vous faire une confidence : je lis très peu de livres !".

  • et "Mettre dans la confidence" : confier un secret.

On dit par exemple : ""Ma fille m'a mis dans la confidence : elle a acheté une montre à mon ex-femme pour la fête des mères".

Source : www.larousse.fr

"Un Beau brin de fille" ou "Un joli brin de fille" et "Un beau petit lot" ou "Un joli petit lot".

Ces différentes locutions nominales du registre familier désignent une jolie fille :

  • "Un Beau brin de fille" et "Un joli brin de fille" se disent en particulier d'une jeune femme grande et belle.

On dit par exemple : "C'est un beau brin de fille que tu as Gaston !".

  • et "Un beau petit lot" et "Un joli petit lot" se disent d'une jolie jeune femme.

On dit par exemple : "Tu connais la nouvelle serveuse du Bar de la Gare ? C'est un joli petit lot, ma foi".

"Faire passer le goût du pain".

Cette expression du registre argotique signifie - au sens figuré - tuer quelqu'un.

On dit par exemple : "S'ils le chopent, i' vont lui faire passer le goût du pain !".

"Avoir un fil à la patte".

Cette expression imagée du registre argotique fait référence au fil que l'on attache à la patte d'un oiseau, d'un insecte ou d'un autre animal pour l'empêcher de s'envoler ou de s'échapper.

Et elle signifie par conséquent - au sens figuré - avoir des obligations, ne pas pouvoir agir librement, ne pas être libre de ses mouvements ou se sentir prisonnier d'une situation.

On utilise principalement cette expression pour évoquer le fait d'être tenu par un engagement - généralement sentimental - dont on souhaiterait se libérer.

Comme c'est notamment le cas, bien sûr, dans la célèbre pièce de théâtre française "Un fil à la patte", créée en 1895 par Georges Feydeau et adaptée quatre fois au cinéma :

  • en 1924 par Robert Saidreau,
  • en 1933, par Karl Anton,

Affiche du film français "Un fil à la patte" de Karl Anton (1933)

  • en 1955, par Guy Lefranc,

Affiche du film français "Un fil à la patte" de Guy Lefranc (1955)

  • et en 2005, par Michel Deville, dont ce fut le dernier film.

Affiche du film français "Un fil à la patte" de Michel Deville (2005)

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Noblesse oblige".

Cette expression du langage courant signifie :

  • au sens propre : quiconque prétend être noble ou possède un titre de noblesse doit se conduire noblement.

"Le prince profitera de son séjour pour participer à différentes actions humanitaires au profit d'organisations caritatives, noblesse oblige".

  • et au sens figuré : il convient d'agir en conformité avec la situation que l’on occupe, avec la réputation que l'on a acquis.

On dit par exemple : "Un champion de son rang ne peut agir ainsi, noblesse oblige".

Source : www.wiktionary.org

"Une toilette de chat" ou "Faire une toilette de chat".

Un chat faisant sa toilette

Cette expression parfaitement imagée du langage courant, en forme d'idiotisme animalier, signifie, au sens figuré : se débarbouiller sommairement, sans prendre le temps de bien se laver et sans trop utiliser d'eau, donc sans bain ni douche.

Une "toilette de chat" consiste ainsi, généralement, à se laver rapidement le visage et - au plus - certaines parties du corps jugées essentielles, pouvant varier en fonction de la personne concernée et des circonstances (aisselles, fesses, entrecuisse, mains, pieds...).

On dit par exemple : "J'avais la flemme de prendre une douche, j'ai simplement fait une toilette de chat".

Un chat gris faisant sa toilette

Cette expression fait naturellement référence au fait que le chat a pour habitude de se nettoyer sommairement le museau et la face à l'aide de l'une de ses pattes.

Attention : ces quatre photographies qui suivent ne montrent pas des "toilettes de chat" :

Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat dans son bac à litière
Chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette

Source : www.linternaute.fr