"Je pense que quand on mettra les cons sur orbite t'as pas fini de tourner !"

"Je pense que quand on mettra les cons sur orbite t'as pas fini de tourner !". Jean Gabin dans "Le pacha" (1968) de Georges Lautner, avec des dialogues de Michel Audiard
  • Cette extraordinaire façon de traiter quelqu'un d'idiot est utilisée par le commissaire Louis Joss dit "Le pacha" (Jean Gabin) à l'adresse de son copain d'enfance, l'inspecteur Albert Gouvion (Robert Dalban) dans le film franco-italien "Le pacha", réalisé en 1968 par Georges Lautner, d'après le roman "Pouce !", écrit en 1967 par Jean Delion.

Elle est aujourd'hui entrée dans le langage courant et c'est naturellement au génial dialoguiste français Michel Audiard que nous la devons.

  • Beaucoup de gens croient que la phrase d'origine était "Quand les cons voleront tu seras chef d'escadrille", mais ce n'est pas le cas, comme vous le prouve la vidéo.

Cette autre formule existe néanmoins tout à fait et a très vraisemblablement inspiré Audiard.

 

"Ne pas avoir inventé la poudre", "Ne pas avoir inventé le fil à couper le beurre" ou "Ne pas avoir inventé la machine à courber les bananes".

J'aime beaucoup ces trois expressions très imagées du registre familier qui signifient naturellement "ne pas être très malin, ne pas briller par son intellignence".

Elles s'utilisent, de manière générale, pour qualifier une personne peu intelligente, simple d'esprit, sotte, dont on dira de manière ironique : "Il n'a pas inventé la poudre", "Il n'a pas inventé le fil à couper le beurre" ou "Il n'a pas inventé la machine à courber les bananes"...

Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".

"Un âne bâté".

Cette locution nominale du langage courant désigne :

  • au sens propre : un âne équipé d'un "bât", c'est à dire une selle pour les bêtes de somme sur laquelle on place leur charge.

En veillant naturellement à ce qu'il ne les blesse pas ! ("D'où la célèbre expression "Là où le bât blesse" ou "C'est là que le bât blesse").

  • et au sens figuré, un ignorant, un imbécile.

69 façons de dire "Être fou" ou "Être un fou".

Les formules "Avoir fumé la moquette", "Être à côté de ses pompes", "Être barré", "Être cintré" et "Être givré" appartiennent au registre argotique.

Le registre populaire nous propose "Être azimuté", "Être barge" (ou "Être barje"), "Être bargeot", "Être barjo" (ou "Être barjot"), "Être fêlé", "Être louf" et "Être siphonné".

Et le registre familier est très riche, avec "Avoir disjoncté", "Avoir les fils qui se touchent", "Avoir un grain", "Avoir un petit vélo dans la tête","Avoir une araignée au plafond", "Avoir une case de vide", "Être à l'Ouest", "Être braque", "Être chtarbé", Être cinglé", "Être cinoque" (ou "Être sinoque"), "Être déglingué", "Être déjanté", "Être détraqué", "Être dingo", "Être dingue", "Être foldingo", "Être foldingue", "Être frappadingue", "Être frappé" (par ellipse de "Être frappé de démence"), "Être maboul", "Être marteau", "Être ouf" (qui relève du verlan), "Être piqué", "Être ravagé", "Être tapé", "Être timbré", "Être toqué", "Être un agité du bocal", "Être un allumé", "Être zinzin", "Ne pas avoir la lumière à tous les étages" ou "Perdre les pédales". Ainsi que le fameux "Être fada" de nos amis marseillais.

"Avoir perdu la raison", "Avoir perdu la tête", "Déraisonner", "Être aliéné", "Être atteint de démence", "Être atteint de folie", "Être atteint de troubles mentaux", "Être dément", "Être dérangé" (par ellipse de ""Être mentalement dérangé"), "Être désaxé", "Être déséquilibré", "Être détraqué", "Être fou à lier", "Être frappé de démence" ou"Être insensé" appartiennent au langage courant.

De même que "Être malade" (par ellipse de "Être malade mentalement"), "Être malade mentalement", "Être mentalement dérangé", "Être mentalement perturbé", "Être perturbé" (par ellipse de "Être mentalement perturbé"), "Être taré" (au sens de "atteint d'une tare"), "Être un fou furieux" ou "Être un malade mental".

"Avoir perdu la tête" et "Ne pas avoir de tête".

Ces deux expressions du langage courant ne signifient absolument pas la même chose :

  • "Avoir perdu la tête", c'est en effet être devenu fou.

Ou avoir été décapité, autrefois, mais la formule n'a que rarement été utilisée en ce sens, sinon au second degré...

  • tandis que "Ne pas avoir de tête", c'est être terriblement distrait, toujours tout oublier.

"Être bête comme ses pieds" et "Être con comme une bite".

Ces deux plaisantes expressions en forme d'idiotisme corporel signifie bien entendu "Être idiot, stupide".

  • "Être bête comme ses pieds" relève du registre familier.
  • Tandis que "Être con comme une bite" appartient au registre vulgaire.

Sur le même sujet, je vous recommande ma collection sur les mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

"Faire subir les derniers outrages" à quelqu'un.

C'est avoir des relations sexuelles avec quelqu'un.

Il ne s'agit cependant - a priori - que de rapports non consentis.

"Faire subir les derniers outrages" à quelqu'un, c'est donc passer outre la volonté de cette personne et donc, concrètement, la violer !

"Être bête à manger du foin".

J'aime beaucoup cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme botanique, qui signifie naturellement "Être très bête, complètement idiot".

Cette formule assimile bien sûr l'homme à un animal herbivore et en particulier à un âne, souvent considéré - de manière foncièrement injuste - comme le symbole même de la stupidité (et de l'entêtement !).

Sur le même sujet, je vous recommande ma collection sur les mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

15 façons de dire : "La pilosité sexuelle féminine".

Le tableau du peintre français Gustave courbet "L'origine du monde" (1866)

"Le foin" (qui, parfois, "dépasse de la charrette") relève du registre vulgaire.

Le registre argotique nous offre un idiotisme numérique et quatre idiotismes militaires avec des références aux soldats :

  • napoléoniens  : "Le bonnet de grenadier",
  • ou des tranchées de 1914-1918 : "Le poilu de quatorze" et "Le poilu de Verdun".

Mais aussi "La touffe" et "Le gazon".

"Le buisson" appartient au registre familier.

Tandis que "La fourrure", ""La toison", "Le triangle" et "Les poils du sexe" relèvent du langage courant.

Et que "La pilosité génitale", "La toison pubienne" et "Les poils pubiens" appartiennent au registre soutenu.

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

18 façons de dire "Avoir de la chance".

Les expressions "Avoir de la chatte", "Avoir de la moule", "Être chatteux" ou "Être mouleux" font référence à deux des noms donnés en argot au sexe de la femme ("Chatte" et "Moule") et relèvent du registre vulgaire.

Quant aux formules "Avoir du cul" ou "Avoir le cul bordé de nouilles", elles relèvent du registre argotique,

"Avoir du bol", "Avoir une veine de cocu", "Être chançard", "Être cocu", "Être veinard" ou "Être verni" appartiennent au registre familier.

De même que "Avoir la baraka", qui nous vient du mot arabe "Baraka" désignant une chance extraordinaire, une bénédiction ou une faveur divine. Ce mot a été adopté par les troupes françaises de l’Armée d’Afrique dès la colonisation de l’Afrique du Nord dans les années 1830, puis employé par les poilus durant la Première Guerre mondiale comme synonyme du mot "chance".

Le registre normal nous offre les formules "Avoir de la veine", "Être chanceux", "Être en veine" ou "Être né sous une bonne étoile".

Enfin, l'expression "Être né coiffé" relève du registre soutenu et du registre désuet.

Source : www.defense.gouv.fr

16 façons de dire "Être avare".

"Être rapiat" relève du registre argotique.

Nous avons d'abord, dans le registre populaire la formule "Être pingre".

"Être radin", "Être près de ses sous" et "Être une pince" relèvent du registre familier.

Tout comme l'idiotisme animalier "Avoir des oursins dans les poches".

"Être un Picsou" relève du langage courant et "Être un Harpagon", du registre soutenu.

Les formules "Être un fesse-Mathieu", "Être un grippe-sou", "Être un pince-maille" et "Être un pleure-misère", pour charmants qu'ils soient, appartiennent malheureusement au registre désuet (ainsi qu'au registre familier).

De même que "Être un avaricieux", qui renvoie à la pièce de théâtre de Molière de 1668 "L'avare" et s'utilise aujourd'hui par plaisanterie.

Enfin "Être un ladre" relève du registre soutenu.

Quant à nos amis québecois, ils utilisent quant à eux la locution verbale "Être près de ses cennes" et le mot "Un séraphin".

Sources : wiktionary.org et larousse.fr

18 façons de dire "Flatter".

Dans le registre vulgaire, nous trouvons : "Être lèche-cul", "Jouer les lèche-cul" ou "Lécher le cul".

On peut également dire, dans le registre argotique, "Cirer les godasses" , "Cirer les grolles" ou "Cirer les pompes" .

"Cirer les bottes" appartient au registre familier.

Et la jolie formule "Passer la brosse à reluire" au langage courant. Ainsi que les verbes "Complimenter", (légèrement en deçà de "Flatter") ou "Glorifier" (sensiblement au-delà de "Flatter") et les locutions verbales "Couvrir de louanges", "Faire compliment (de quelque chose)", "Faire l'éloge", "Tresser des couronnes" ou "Tresser des lauriers".

Les verbes "Louanger" et "Louer" (légèrement au-delà de "Flatter") relèvent du registre soutenu.

Et personnellement j'apprécie particulièrement le verbe du registre désuet "Flagorner", qui sous-entend "Flatter bassement, servilement".