53 façons de dire "Être très fatigué".

Nous disposons tout d'abord, dans le registre argotique, des locutions verbales "En avoir plein le dos",  "En avoir plein les pattes", "Être cané", "Être carbonisé", "Être claqué", "Être cramé", "Être crevé", "Être dans le pâté", Être défoncé", "Être naze", "Être nazebrok" ou "Être nazebroque".

"En avoir plein les jambes", "Être à plat", "Être au bout de sa vie", "Être au bout du rouleau", "Être dans un état proche de l'Ohio", "Être flagada", "Être fracassé", "Être raplapla", Être sur les jantes" ou "Être rétamé", "Être vermoulu" ou "Être vidé" relèvent du registre familier. Ainsi que "Être flapi", "Être HS", "Être lessivé" ou "Être Hors Service".

Ou "Être cuit", "Être à ramasser à la petite cuillère", "Être en compote" et "Être ratacuit, qui sont également des idiotismes alimentaires. De même que "Être en capilotade", qui est mon expression préférée dans ce domaine.

Ainsi que l'étrange idiotisme musical "Avoir avalé la trompette", qui ne s'utilise que dans le domaine du football.

Les deux formules imagées "Être sur les rotules", "Être sur les genoux", "Ne plus en pouvoir" ("Je n'en peux plus") relèvent du langage courant.

De même que "Être abattu", "Être accablé de fatigue", "Être épuisé", "Être mort", "Être mort de fatigue", "Ne plus tenir debout", "Ne plus parvenir à garder les yeux ouverts" ou "Ne plus parvenir à rester éveillé".

Enfin "Être éreinté", "Être exténué", Être fourbu", "Être harassé", "Être rompu", "Être rompu de fatigue", "Être vanné" et "N'en pouvoir plus" ("Je n'en puis plus") relèvent du registre soutenu.

8 façons de dire "à la suite".

On peut tout d'abord utiliser, selon le contexte, les locutions "à la file", "d'affilée", "de rang", "de suite", "l'un après l'autre" (ou "l'une après l'autre") ou "sans interruption", qui relèvent toutes du langage courant.

Mais également la locution verbale "sans discontinuer" ou l'adjectif "consécutif" (ou "consécutive"), qui appartiennent au registre soutenu.

8 façons de dire "sale".

Le français nous propose différents synonymes de l'adjectif "sale".

Le registre populaire nous propose "craspec"", "dégueulasse" et son apocope "dégueu".

Et nous avons dans le registre argotique "cradingue" et son apocope "crade" ainsi que "crado".

Enfin le registre familier nous offre la gémination "cracra".

Et le langage courant "malpropre".

9 façons de dire "Les règles".

Le registre argotique nous propose "les anglais", "les coquelicots", "les ours" et "les ragnagnas".

Certaines personnes - souvent des hommes, me semble-t-il -, apparemment traumatisées à l'idée d'évoquer, ne serait-ce que par la parole, ce sujet qui les traumatise manifestement, utilisent, dans le langage courant, des formules telles que "les machins" ou "les trucs".

"Les menstrues" relèvent du registre désuet et "les menstruations" ou "les saignements menstruels" du registre soutenu.

27 façons de dire "Les testicules".

Comme pour tout ce qui a trait au sexe, mais davantage encore cette fois sans doute, le registre argotique est extrêmement riche pour désigner les testicules, puisque l'on peut tout aussi bien évoquer "les balloches" que "les ballutrines", "les boules", "les burnes", "les couilles", "les glaouis", "les grelots", "les joyeuses", "les roubignoles", "les roupettes", "les roustons" ou "les valseuses".

Le registre familier nous offre "les bonbons", "les choses de la vie" et "les coucougnettes".

Ainsi que cinq idiotismes avec des noms de fruits et légumes : "les noisettes", "les noix", "les olives", "les pruneaux" et "les prunes".

Voire six, si l'on prend en compte l'expression argotique "Avoir les patates au fond du filet".

Et trois autres idiotismes alimentaires : "les chouquettes", "les amourettes" et "les rognons" ; ces deux derniers désignant des testicules d'animaux.

Étonnamment, le langage courant ne nous propose aucun mot !

Tandis que nous en trouvons tout de même trois dans le registre soutenu, avec "les bourses", "les gonades" et "les parties" ou "les parties génitales".

"13 façons de désigner les organes génitaux masculins".

On répugne souvent à évoquer le pénis et les deux testicules, lesquels constitue "l'appareil génital masculin" (langage courant).

Certains parleront des "attributs masculins", "des attributs sexuels", des attributs virils" et d'autres des "parties génitales", "des parties intimes" ou "des parties viriles" (registre soutenu),

D'autres encore évoqueront simplement, par ellipse, les seuls "attributs" et "parties".

Les plus nombreux utiliseront vraisemblablement les formules "les bijoux de famille" ou "le service trois pièces" (registre familier) voire "le bazar" ou "le paquet" (registre argotique).

19 façons de dire "Ne pas supporter".

Comme vous allez le voir, la langue française nous offre énormément de choix pour dire "ne pas supporter".

Dans le registre argotique, nous pouvons utiliser les locutions verbales "Ne pas pouvoir blairer", "Ne pas pouvoir piffer" ou "Ne pas pouvoir saquer".

Mais nous pouvons également dire "Ne pas pouvoir piffrer" (registre populaire).

Dans le registre familier, nous disposons de "Ne pas pouvoir encadrer", "Ne pas pouvoir encaisser", "Ne pas pouvoir sentir", "Ne pas pouvoir voir" et sa variante, superbement imagée, "Ne pas pouvoir voir, même en peinture".

Et nous avons dans le registre normal : "Avoir en horreur", "Détester", "Être insupporté par" et "Ne pas pouvoir souffrir".

Enfin, le registre soutenu nous offre : "Abhorrer" (ma formule préférée !), "Abominer", "Avoir une détestation de", Avoir une sainte horreur de", "Être prodigieusement incommodé par" et "Exécrer".

 

 

 

 

45 façons de dire "Un jeune enfant" ou "Un enfant".

Le registre argotique foisonne de mots pour désigner les enfants :

"Un chiard", "un lardon", "un marmot", "un merdeux", "un mioche", "un morveux", "un mouflet", "un moutard" ou "une pisseuse" pour une petite fille (oui, je sais, cela est très misogyne, mais je me contente ici de recenser).

"Un loupiot" relève du registre populaire et désuet.

"Un bout de chou", "un canaillou", "un gamin", "un gosse", "un môme", "un petiot", et la locution "un petit bonhomme" ("une petite bonne femme" au féminin) ou "une pépète" (pour les filles) relèvent du registre familier.

De même que les idiotismes animaliers "une crevette", pour désigner un nourrisson de très petit gabarit (ou un enfant prématuré), "un asticot" pour un bébé très remuant et "une puce" pour un jeune enfant de faible corpulence.

"Un têtard" relève du registre populaire et "un babouin", "un crapaud" ou "un morpion" du registre argotique ; ces quatre autres idiotismes animaliers désignant un enfant en général.

Toujours dans le registre familier, les auvergnats ou les languedociens disent "un petitou", les lyonnais "un gone", les marseillais "un minot", les méridionaux "un pitchou", "un pitchoun" ou "un pitchoune", les provençaux (autrefois) "un miston" et les parisiens (autrefois, également) "un titi", "un gavroche" ou un "poulbot".

"Un bambin", "un bébé", "un garçonnet", "une fillette" ou "un petit" relèvent du langage courant. Ainsi que les mots "un chenapan", "un galopin", "un garnement" et "un vaurien", qui désignent tous les quatre des enfants turbulents.

Enfin, "Un chérubin", "un petit ange" et la locution "chères petites têtes blondes", qui ne s'emploie qu'au pluriel, appartiennent au registre soutenu.

Sur le même sujet, je vous recommande la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Ses enfants".

8 façons de dire "Ses enfants".

On peut naturellement parler de "ses gosses" ou de "ses mômes" (registre argotique).

Mais également de "sa marmaille" ou de "ses rejetons" (registre familier).

Ou de "ses héritiers" (registre normal).

Voire, pour une fois que le registre soutenu s'avère être assez étoffé, du "fruit de ses entrailles" (si l'on est une femme), de "la chair de sa chair", de "sa descendance", de "sa postérité" ou de "sa progéniture".

Sur le même sujet, je vous recommande la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Un jeune enfant ou "Un enfant".

12 façons de dire "Voler" (quelque chose).

Les verbes "barboter", "chouraver" et "étouffer" relèvent du registre argotique, tandis que "chiper", "faucher" et "piquer" appartiennent au registre familier.

Dans le registre normal, on peut utiliser les verbes "escamoter" ou "emprunter", en l'assortissant de guillemets, qui sous-entendent que la personne "emprunteuse" n'a aucune intention de restituer ce qu'elle a pris sans autorisation.

Enfin, le registre soutenu nous offre tout autant voire davantage de choix que les registres argotique ou familier, avec les verbes "dérober" ou "subtiliser" et les locutions "prendre indûment" ou "s'emparer indûment".

"Ne pas être la moitié d'un con".

J'aime beaucoup cette expression du registre argotique qui peut signifier, selon le contexte, deux choses diamétralement opposées :

  • soit être particulièrement stupide, profondément con,

On dit par exemple : "Ce type n'est pas la moitié d'un con. Il doit bien savoir compter jusqu'à cinq !".

  • soit être remarquablement intelligent, très brillant.

On dit par exemple : "J'ai rencontré le directeur de thèse de mon fils et son érudition m'a étonné. Ce n'est pas la moitié d'un con !".

 

9 façons de dire "Un jeune voyou".

Comme souvent, différents registres de langue s'offrent à vous en la matière.

Depuis le "petit branleur" ou le "petit con" (registre argotique), au "sacripant" (registre familier).

Vous disposez également de la "canaille", du "garnement", du "malappris" et du "vaurien"(langage courant).

Ainsi que du "chenapan" (registre désuet).

Sans compter, naturellement, le désormais célèbre "sauvageon", cher à Jean-Pierre Chevènement.

 

 

17 façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

On utilisait jusque dans les années 1980 l'expression "Être mannequin chez Olida", qui appartenait au registre familier et relève désormais également du registre désuet.

Dans le registre familier, on peut aussi utiliser les adjectifs "grassouillet/te", "rond/e", rondelet/te" ou "rondouillard/e".

On peut également recourir aux locutions "bien en chair", "en formes" et "un peu fort/e", ainsi qu'aux adjectifs "confortable", dodu/e", "enrobé/e", "rembourré/e" et "rond/e", qui relèvent du langage courant.

Ou aux locutions verbales "accuser un poids excessif" et "présenter un poids trop élevé".

Enfin, dans le registre soutenu, on peut utiliser l'adjectif "replet/ète" et la locution verbale "être en surcharge pondérale".

Sur un thème contigu on peut consulter l'ensemble des façons de dire "Une fille laide".

Et je précise, pour l'anecdote, à l'attention de mes amis apprenants de FLE, qu'une somme d'argent peut-être "rondelette" (ou "coquette"), mais en aucune façon "grassouillette", "rondouillarde", "bien en chair", "dodue", "enrobée", "rembourrée", "ronde" ou "replète" !

4 façons de ne pas s'exclamer "Merde !" à tout bout de champ.

Vous pouvez malheureusement, comme moi, le constater tous les jours : notre niveau de langue moyen tend à se détériorer.

Ainsi le mot "Merde" tend-il, hélas, à se répandre bien plus que de raison.

Désignant vulgairement les matières fécales, il sert en effet de juron, sous la forme d'une interjection, dans le registre familier.

Plutôt que de l'utiliser à tout bout ce champ, comme on le fait souvent, nous pouvons cependant essayer, autant que faire se peut, de le remplacer par différents mots ou locutions, sensiblement plus distingués.

Il existe ainsi différentes alternatives beaucoup plus élégantes, que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans mon article "8 façons de dire "Merde" sans le dire".

Ce que je me propose de vous offrir ici aujourd'hui, en complément, c'est une petite sélection d'interjections alternatives au mot "merde", que d'aucuns s'empresseront naturellement de qualifier de plus désuètes les unes que les autres, mais peu nous importe !

Pourquoi par exemple ne pas utiliser très simplement les interjections "Mince !", "Saperlipopette !" ou "Sapristi !" ?

Voire, au second degré, : "Malédiction !".

 

31 façons de dire "Pleuvoir abondamment".

Pluie abondante

Il existe de très nombreuses façons d'évoquer des "précipitations abondantes" en français dans le langage courant.

On parle par exemple de "forte averse", de "trombes d'eau" ou de "pluie battante". Et l'on utilise les formules "un temps à ne pas mettre le nez dehors" ou "un temps à ne pas sortir".

Plusieurs expressions utilisent  le verbe"tomber".

On dit ainsi "tomber des cordes" ou "tomber des hallebardes". Mais aussi "tomber comme à Gravelotte".

Les mêmes expressions s'utilisent avec le verbe "pleuvoir" et l'on parle donc de "pleuvoir des cordes", de "pleuvoir des hallebardes" ou de "pleuvoir comme à Gravelotte".

Mais on dit également "pleuvoir à boire debout" ou "pleuvoir à seaux".

Les expressions "pleuvoir à torrents", "pleuvoir à verse", "pleuvoir à flots", "pleuvoir fort", "pleuvoir très fort" ou "pleuvoir comme grêle" sont tout aussi parlantes.

Mais la plus évocatrice est sans conteste « pleuvoir comme vache qui pisse" (registre vulgaire). Et la plus simple : "flotter" (registre argotique).

Dans le domaine des idiotismes animaliers et du registre familier, on peut évoquer "un temps d'escargot", "un temps de chien" ou "un temps à ne pas mettre un chien dehors". Et, bien sûr, la célèbre "fête à la grenouille".

On compte également différentes expressions régionales telles que  "dracher" (dans le Nord ou chez nos amis belges) ou "gloyer" (dans les Ardennes).

Et nos amis québecois parlent de "mouiller à siaux" ou de "pleuvoir à siaux", tandis que nos voisins helvétiques utilisent le verbe "roiller".