36 façons de dire "Manger abondamment".

Les verbes "bouffer", "croûter", "grailler" et "se morfaler" relèvent du registre argotique. De même que les locutions verbales "bouffer comme un chancre", "s'en mettre plein la lampe", "s'en mettre plein le cornet" ou "se taper la cloche".

"Être un mâche-dru" et "Se piffrer" relèvent du registre populaire.

Et le registre familier nous propose "bâfrer" (et non "se bâfrer !"), "enfourner", "faire ripaille", "s'empiffrer" ou "se goinfrer".

Tandis que le langage courant - pour une fois très étoffé - met à notre disposition les verbes "dévorer" et "engloutir", ainsi que les locutions "être goulu", "être un estomac sur pattes", "être un goinfre", "être un glouton", "être un ventre sur pattes", "manger comme un goinfre", "manger comme un ogre", "manger gloutonnement", "n'être qu'un ventre", "s'en mettre plein la panse", "se garnir l'estomac", "se garnir la panse" ou "se garnir le ventre", "se remplir l'estomac", "se remplir la panse" ou "se remplir le ventre" (langage courant).

Enfin "ingurgiter", "manger goulûment" ou "se repaître" relèvent du registre soutenu.

21 façons de dire "Ne pas avoir d'argent".

Comme souvent, de nombreuses possibilités, relevant des différents registre de langue, s'offrent à vous pour évoqué cette pénible situation.

Depuis "Être raide", "Ne pas avoir un flèche", "Ne pas avoir un radis", "Ne pas avoir un rond", "Être sans un rond" ou "Ne pas avoir une thune" (registre argotique), jusqu'à "Être raide comme un passe-lacet" (registre populaire).

Mais aussi "Être (complètement) fauché" ou "Être fauché comme les blés" (registre familier).

Ou "Être à court d'argent", "Être pauvre comme Job", Être sans le sou", "Être sans un sou", "N'avoir pas le sou" ou "N'avoir pas un sou" (langage courant).

Ainsi que "Être ruiné", si vous aviez la chance de vivre dans l'opulence.

Certes "N'avoir pas un sou vaillant" ou "N'avoir pas un sou percé" (du latin "Per se" : "Pour soi") ne s'utilisent plus guère.

Pas plus, malheureusement que le superbe "Loger le diable dans sa bourse".

Le registre soutenu, avec "Être désargenté", et "Être financièrement démuni" vous permettra d'évoquer avec élégance vos difficultés financières.

18 façons de dire : "S'inquiéter".

Le registre argotique met à notre disposition "Se biler", "Se faire de la bile", "Se faire du mouron", .

Les formules "S'en faire", "Se faire de la mousse", "Se faire des cheveux" ou "Se faire des cheveux blancs" relèvent du registre familier.

Ainsi que l'anglicisme "Flipper".

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Avoir peur de", "Être angoissé par", "Être inquiet", "Être préoccupé par", "Être soucieux de", "Se faire du mauvais sang", "Se faire du souci" ou "Se faire un sang d'encre" .

Enfin, le registre soutenu nous offre "Se préoccuper de" ou "Se soucier de".

À l'inverse, je vous recommande la lecture de mon article "Toutes les façons de dire "Ne pas s'inquiéter"".

18 façons de dire "Très tôt le matin".

L'aube

La langue française nous offre vraiment l'embarras du choix lorsqu'il s'agit d'évoquer cet instant précis de la journée si souvent redouté de nombre d'entre nous. De votre serviteur, en tous cas, qui éprouve d'autant plus de difficultés à se lever tôt ... qu'il est rarement couché à pareille heure !

On peut ainsi évoquer la course naissante de l'astre solaire et dire "À l'aube", "À la pointe de l'aube", "À la fine pointe de l'aube", "Dès l'aube", "Dès l'aurore", "Aux aurores" ou "Au lever du soleil".

Ou recourir à des idiotismes animaliers, comme "Au chant du coq" et "Dès potron-minet" ; "Entre chien et loup" désignant au contraire le crépuscule.

On peut également évoquer les traditions perdues avec "À l'heure du laitier".

Ou recourir à des locutions un peu datées mais charmantes telles que "Au point du jour", "Aux premières heures du jour", "Aux premières lueurs du jour" ou "Aux premières lueurs de l'aube".

Enfin, les moins originaux diront "À la première heure", "De très bonne heure", "De bon matin" ou "Au petit matin".

Mais, dans tous les cas, cela fait vraiment bougrement tôt ! Non ?

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire "Se lever très tôt".

11 façons de dire "Engueuler quelqu'un".

Il y a d'abord, dans le registre argotique, l'extraordinaire formule "Souffler dans les bronches".

Mais également, dans le registre familier, les verbes "Attraper" et "Enguirlander".

Le verbe "Gronder" se limite aux enfants et relève du langage courant, tout comme les verbes "Recadrer" et "Reprendre".

Enfin, le registre soutenu nous offre la locution verbale "Adresser une remontrance" ainsi que les quatre jolis verbes "Morigéner", "Réprimander", "Sermonner" et "Tancer".

4 façons de dire "Un journaliste de presse écrite".

Le mot "Pisse-copie" relève du registre vulgaire et "Scribouillard" du registre argotique.

Quant à "Gratte-papier" et "Journaleux", ils relèvent tous deux du registre familier, mais le second peut s'appliquer aux journalistes de l'ensemble des organes d'information : internet, radios et télévisions inclus.

"Un grain".

Ce mot peut avoir, selon le contexte, de nombreuses significations :

  • la graine, le fruit et la semence de certains végétaux, en particulier des céréales.

On parle notamment du "grain de blé",

  •  une unité ancienne, soit de masse (0,0648 gramme), soit de longueur.

L'unité de masse est toujours utilisée de nos jours pour mesurer la poudre des cartouches d'armes à feu, ainsi que pour les perles et les diamants.

  • en météorologie maritime, un vent violent et de courte durée qui s'élève soudainement et est généralement accompagné de précipitations,
  • en métallurgie ou en physique des solides, un monocristal de petite dimension,
  • en musique, l'aspect chaleureux d'un morceau dégagé par ses instruments et parfois le support vinyle,
  • en photographie, le plus petit détail visible d'un tirage photographique,
  • à La Réunion (97-4), une graine de fabaceae, c'est-à-dire les fèves, lentilles, et pois qui complètent le riz traditionnel dans la composition d'un carry à base de viande ou poisson en sauce très épicée,
  • enfin, "Avoir un grain" signifie, dans le registre argotique, "être fou".

19 façons de dire "Se donner du mal".

Le registre argotique est relativement riche lorsqu'il s'agit de vouloir dire "Se donner du mal", puisque l'on peut tout aussi bien : "Se casser le bol", "Se casser le tronc" (idiotisme botanique), "Se casser le baigneur" ou "Se casser la paillasse".

On peut même "Se casser le cul" voire "Se crever le cul" (idiotismes corporels du registre vulgaire) !

Le registre familier nous offre "Se casser la nénette" ou "Se casser la tête".

Ainsi que les idiotismes numériques "Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Et l'on dira, dans le langage courant, "Se décarcasser", "Se démener" ou "Se donner de la peine".

Localement, les provençaux disent "Se lever le maffre". Et les marseillais : "Se crever le bédélet" ou "Se lever l'âme", que je reconnais avoir personnellement adopté depuis mon arrivée à Aix-en-Provence (13) en 1999.

Enfin, nos amis québecois disent "Se fendre en quatre" (registre familier) voire "Se fendre le cul en quatre" (idiotisme corporel du registre argotique).

Mes 15 façons préférées de dire "Être idiot".

S'en prendre aux capacités cérébrales de son interlocuteur requiert, avant toutes choses, de varier ses invectives. Quoi de plus lassant et inefficace, en effet, que d'entendre sempiternellement les mêmes injures, du type "Connard !" (registre argotique), "Débile !" et autres "Abruti !" (langage courant).

Soyez certains qu'à force d'être utilisées à longueur de journée, ces formules perdent l'essentiel de leur force et n'ont plus qu'un impact des plus limités.

Sans devenir pour autant courtois ni renier votre ferme volonté de vexer, vous éviterez d'être grossier - voire vulgaire - en utilisant des formules bien plus élaborées et correctes, relevant même souvent du registre soutenu, telles que "Crétin décérébré !" ou "Abruti sous-cortiqué !".

Ou du mot le plus adapté qui soit en la matière : "Oligophrène !".

Vous demeurerez largement aussi blessant, mais ne pourrez absolument plus être accusés de vulgarité. De plus, il y a de bonnes chances que vous surpreniez suffisamment votre interlocuteur pour lui clouer le bec !

J'aime également beaucoup la formule "Être inapte à tout office".

Ainsi que "Tu ne possèdes pas une once d'intelligence", "Tu as une altération majeure des fonctions cognitives supérieures !" ou "Tu es sensiblement sous-équipé sur le plan neuronal".

Et je vous recommande les formules "Atrophié du bulbe !" ou "Chiche de l'encéphale", qui, je dois le dire, m'ont jusqu'ici apporté toute satisfaction.

Le registre familier met aussi à notre disposition les superbes expressions imagées "Avoir été bercé trop près du mur" et "Ne pas avoir la lumière à tous les étages".

Le génial Michel Audiard, nous a offert, en 1968, dans "Le pacha" de Georges Lautner, l'extraordinaire réplique de Jean Gabin "Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner", évidemment très inspiré du célèbre "Quand les andouilles voleront tu seras chef d'escadrille" du célèbre Georgius.

Enfin, si tout cela ne vous semble pas suffisant, il vous reste encore, dans le registre vulgaire, l'atroce "T'as été fini à la pisse" ou (mais seulement pour les garçons) le terrible "Vas me chercher ta mère que je te refasse !", ma formule préférée, je le confesse.

Dans tous les cas, je vous le promets, votre infortuné interlocuteur sera bien davantage atteint qu'en le traitant d'"Espèce d'idiot" (langage courant) ou de "Pauvre con" (registre vulgaire) !

14 façons de dire "Les pieds".

Pieds

Le registre argotique comporte de très nombreux termes pour désigner les pieds, puisque l'on peut tout aussi bien parler des "Haricots", que des "Nougats" (idiotismes alimentaires), des "Panards", des "Pattes", des "Pingouins" (idiotismes animaliers), des "Pinglots", des "Reposoirs", des "Ribouis", des "Rigadins", des "Ripatons" ou des "Trotignolles" !

Mais également des "arpions", un mot du parler stéphanois, auquel j'ai consacré un article.

Quant au registre familier il met à notre disposition les mots "Petons" et "Pinceaux".

3 façons de parler de vous sans dire "Je", lorsque vous écrivez.

  • Vous pouvez tout d'abord utiliser la locution "Votre serviteur" :

Par exemple : "N'hésitez pas à venir admirer ce panorama dès le lever du soleil comme s'est risqué à le faire votre serviteur."

  • Mais également parler de "Ma modeste personne" :

Par exemple : "Le Conseil d'Administration a considéré que ma modeste personne ne saurait continuer à exercer correctement ses fonctions sans l'assistance d'une secrétaire expérimentée".

  • N'hésitez pas, enfin, à recourir à la formule l'"Auteur de ces lignes" :

Par exemple : "L'auteur de ces lignes ne saurait trop vous recommander de réserver vos places avant de vous déplacer".

Ces trois locutions relèvent naturellement du registre soutenu et ne sont guère utilisables au quotidien qu'entre personnes aptes à percevoir l'humour au second degré dont vous aurez probablement souhaité faire preuve en les utilisant.

Raison pour laquelle je me permets de les utiliser à l'occasion dans J'aime les mots.

38 façons de dire "Ma compagne".

"Ma grognasse" relève assurément du registre vulgaire.

Et "ma bergère", "ma gonzesse", ma grosse", "ma meuf", "ma nénesse", "ma nénette" ou "ma poule" du registre argotique.

"Bobonne", "ma bonne femme", "maman" et "la patronne" relèvent du registre populaire.

Tandis que le registre familier nous propose "ma bonne amie", "ma copine", "ma légitime" (par ellipse de mon épouse légitime"), "ma loute", "ma moitié", "ma mousmé" (mot introduit par Pierre Loti, l'auteur de "Pêcheur d'Islande"), "ma nana", "ma petite amie", "ma petite copine", "ma promise", et "ma régulière".

Tandis que "ma chérie", "ma concubine", "ma conjointe", "ma femme", "ma fiancée", "ma maîtresse", "ma tendre et chère", "mon amie" ou "mon épouse" relèvent du langage courant.

De même que l'ellipse lexicale "ma future" (pour "ma future femme").

"Ma dulcinée" et "mon amante" relèvent du registre soutenu.

Et "ma donzelle", "ma mie" ou "mon aimée" du registre désuet.

41 façons de dire : "Ne pas s'inquiéter".

Le registre vulgaire nous propose "S'en ballec" (verlan), "S'en battre les couilles" ou "S'en branler".

Tandis que le registre argotique met à notre disposition "Ne pas se biler", "Ne pas se cailler", "Ne pas se faire de bile", "Ne pas se faire de mouron", "S'en battre l'oeil", "S'en cogner", "S'en contrefoutre", "S'en foutre" ou "S'en tamponner le coquillard", dont personnellement je raffole.

Les formules "Ne pas s'en faire", "S'en contrefiche", "S'en ficher", "S'en moquer" ou "S'en moquer comme d'une guigne" relèvent du registre familier.

Et nous disposons, dans le langage courant, des formules "Ne pas avoir peur de", "Ne pas être angoissé par", "Ne pas être être inquiet", "Ne pas être préoccupé par", "Ne pas être être soucieux de", "Ne pas s'embarrasser de", "Ne pas se faire de mauvais sang", "Ne pas se faire de souci", "Peu m'importe" ou "S'en moquer".

Enfin, le registre soutenu nous offre lui aussi de nombreuses possibilités avec "Demeurer indifférent à", "Être indifférent à", "N'être aucunement/nullement angoissé par/inquiet de/préoccupé par/soucieux de", "Ne pas se préoccuper de", "Ne pas se soucier de", voire "Peu m'importe".

Et, bien évidemment, ma formule préférée : "Peu me chaut" !

Dans le même ordre d'idées, je vous recommande la lecture de mon article "Toutes les façons de dire "S'inquiéter"".

14 façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".

Le registre familier nous offre la très jolie formule "Cela fait belle lurette, "Depuis belle lurette" ou "Il y a belle lurette".

Mais nous avons également, dans le langage courant, "Depuis des années", "Depuis des éternités", "Depuis des lustres", "Depuis des siècles", "Depuis fort longtemps", "Depuis la nuit des temps", "Depuis Mathusalem", "Depuis très longtemps" ou "Depuis une éternité".

Ou : "Il y a des années", "Il y a des éternités", "Il y a des lustres", "Il y a des siècles", "Il y a fort longtemps", "Il y a très longtemps" ou "Il y a une éternité".

Ainsi que, dans le registre soutenu : "Depuis des temps immémoriaux".

On peut enfin dire que cela fait longtemps grâce aux locutions verbales du registre familier "Cela date", "Cela fait un bail" et "Cela fait une paie" (ou "Cela fait une paye"). Ou "Il y a un bail" et "Il y a une paie" (ou "Il y a une paye").

Ainsi que "Cela remonte au déluge" dans le langage courant.

"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").