"Se faire rincer le gosier".

Cette expression du registre argotique et du registre désuet signifie "Se faire inviter à boire".

On dit par exemple : "J'ai aidé le père Gustave à réparer sa charrue et après j'me suis fait rincé le gosier !".

"Un spadassin".

J'aime beaucoup ce mot du registre désuet qui désignait autrefois - à l'origine - un homme se battant à l'épée pour sa gloire, un ferrailleur recherchant les duels. Puis, un tueur à gages.

Le terme est utilisé en 1534 dans "Gargantua" de Rabelais.

Mais on trouve également des spadassins dans :

  • certaines pièces de Molière, comme "Dom Juan" (1665) ou "Les Fourberies de Scapin" (1671),
  • des opéras, comme "Rigoletto" de Giuseppe Verdi (1851),
  • ou des romans de cape et d'épée (par la suite adaptés au cinéma), comme "Le Bossu" de Paul Féval (1857) ou "Le Capitaine Fracasse" de Théophile Gautier (1863).

Source : wikipedia.org

"Il me semble", "Me semble-t-il" et "Ce me semble".

Ces trois formules signifient toutes : à mon avis, selon moi.

  • "Il me semble" appartient au langage courant,
  • "Me semble-t-il" relève du registre soutenu,
  • et "Ce me semble" relève du registre désuet ; raison pour laquelle - sans doute - je l'utilise volontiers !

Source : forum.wordreference.com

"Ragoûtant" ou "Ragoûtante".

J'aime bien cet adjectif qui signifie :

  • au sens propre : "appétissant(e), qui ragoûte, qui excite l'appétit".

On dit par exemple : "Un brouet peu ragoûtant".

  • et au sens figuré : "plaisant(e)".

On dit par exemple : "Des détournements fiscaux peu ragoûtants".

Concrètement, ce mot du registre désuet est le participe présent adjectivé du verbe "Ragoûter" qui signifiait "redonner du goût, remettre en appétit".

Et il ne s'utilise plus aujourd'hui qu'à la forme négative "peu ragoûtant(e)".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"La phtisie" ou "La phthisie", "Phtisique" et "La phtisiologie".

  • "La phtisie" ou "La phthisie" est un terme médical du registre désuet désignant :
    • et dans un sens étroit, la "phtisie pulmonaire", qui sera interprétée au cours du XIXe siècle comme étant la "tuberculose pulmonaire".

Le mot "tuberculose" apparaît dans son sens moderne en 1834, et le terme "phtisie" est définitivement écarté du vocabulaire médical en 1891.

Au début de l'ère industrielle, la phtisie a marqué les sensibilités artistiques ou littéraires, avec des oeuvres telles que "La Peau de chagrin" de Honoré de Balzac (1831) ou "Une page d'amour" de Émile Zola (1879).

  • et "Phtisique" est :
    • soit un adjectif du registre désuet signifiant "relatif à la phtisie",
    • soit un substantif du registre désuet désignant la "personne malade atteinte de phtisie".
  • Quant au terme "Phtisiologie", son usage perdure étonnamment, puisque c'est ainsi que l'on désigne de nos jours la spécialité médicale consacrée à la tuberculose !

Source : wikipedia.org

Dites : "Maintes fois" ou "À maintes reprises", plutôt que "Souvent".

Par exemple : "Je l'ai maintes fois prévenu et cette fois c'est en trop !".

Ou : "Le renard était venu à maintes reprises se régaler des poules du fermier lorsque celui-ci se décida à clôturer son poulailler".

Vous passerez ainsi du langage courant au registre désuet, mais soutenu.

"Hors pair".

J'aime beaucoup cet adjectif invariable du registre soutenu qui signifie exceptionnel(le)s, sans égal(e)s, supérieur(e)s à tous les autres.

On dit par exemple :

  • "J'ai trouvé un mécanicien hors pair",
  • "Ma tante est une cuisinière hors pair",
  • "Les entreprises de haute couture font appel à des couturières hors pair",
  • ou "Les opérateurs de téléphonie ont parfois des techniciens hors pair".

On disait autrefois "Hors de pair" ou "Hors du pair" (registre désuet).

 

"Faire fi de " ou "Fi de".

J'aime beaucoup ces deux formules du registre désuet et du registre familier que j'utilise assez régulièrement.

  • "Faire fi" signifie :
    • au sens propre : mépriser, dédaigner.

On dit par exemple : "Une fois de plus, le gouvernement fait fi des difficultés des français les plus défavorisés".

    • et, au sens figuré, : ne pas tenir compte de.

Mais sans idée de mépris, par exemple de façon négligente, ou par convenance, sans connotation méprisante.

On dit par exemple : "Je fais fi de la tendance actuelle et continue d'écrire En tous cas avec un s à tous".

  • et "Fi de" est une ellipse de "Faire fi de" et s'utilise uniquement au sens propre pour signifier "mépriser, dédaigner".

On dit par exemple : "Fi de ces pratiques nauséabondes !".

Source : wiktionary.org

"S'en aller la queue levée" et "Voir sa queue reluire".

Contrairement à ce que nombre d'entre vous pensez certainement, ces deux expressions n'ont en réalité aucune connotation grivoise.

Relevant du registre désuet, elle signifiaient autrefois "content et joyeux" et "éprouver de la fierté" (en relation avec un beau poil brillant).

À l'instar de la formule "Partir la queue entre les jambes" ou "S'en aller la queue entre les jambes", elles se référaient naturellement au comportement du chien.

Mais leur utilisation s'est aujourd'hui perdue, en raison du sens qu'à pris ce mot dans le registre argotique, où il désigne couramment la "verge".

Imaginez-vous, aujourd'hui, dire à vos amis, en parlant de votre enfant qui vient de brillamment obtenir son baccalauréat : "Mon époux voit sa queue reluire et s'en va la queue levée" !

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Honnir".

J'aime beaucoup ce verbe du registre soutenu et du registre désuet, qui signifie "Vouer à la haine et au mépris publics de façon à couvrir de honte".

C'est par exemple ce que fit le roi d'Angleterre Édouard III, le 23 avril 1348, avec sa célèbre déclaration, devenu la devise du très noble ordre de la Jarretière, "Honni soit qui mal y pense".

Sources : www.linternaute.fr et www.cnrtl.fr

"Des vers de mirliton".

J'aime beaucoup cette expression du registre désuet désignant de mauvais vers, faciles, peu recherchés, dépourvus d'ambition poétique, où la plupart des mots ne sont là que pour la rime, souvent approximative, ou pour obtenir le bon compte de syllabes.

Cette expression délicieusement désuète trouve son origine dans les rébus, devises ou poèmes de faible qualité, que l'on trouvait autrefois, imprimés sur des bandes de papier, enroulées autour de tubes de roseau creux servant d'instruments de musique bon marché appelés "Mirlitons".

Chacune des extrémités du tube comportait une ouverture latérale et était garnie avec une pelure d'oignon ou un morceau de peau de baudruche. On appliquait la bouche sur l'une des ouvertures, en chantant un air populaire. La vibration des pelures d'oignon donnant à la voix un son nasillard et ridicule, le "Mirliton" - surnommé "Flûte à l'oignon" - n'était employé que par plaisanterie et pour faire rire.

Source : wikipedia.org

Ne pas confondre : "Une goguette" et "Une guinguette" !

Ces deux mots paronymes du registre désuet sont souvent confondus :

  • La "Goguette" était une pratique festive consistant autrefois à se réunir en petits groupes afin de passer un bon moment et de chanter.

Ce mot survit de nos jours dans les expressions "Partir en goguette" (partir s'amuser) ou "Être en goguette" (être d'humeur enjouée).

  • Tandis que la "Guinguette" était un cabaret populaire de la fin du XXe siècle, faisant aussi office de restaurant et, souvent, de lieu de bal.