Pourquoi dire : "Teenager" et "Teenagers" ou "Teen" et "Teens" ?

Un groupe de "teenagers", c'est à dire d'adolescents

Et pas simplement : "Adolescent" ou "Adolescente" et "Adolescents" ou "Adolescentes" (langage courant) !

Ou : "Ado" et "Ados" (registre familier) !

Fort heureusement cet anglicisme fait partie des quelques uns que les journalistes français ont fini par ne presque plus utiliser de nos jours, me semble-t-il. Et auxquels j'avais consacré un article dont je me permets de vous recommander la lecture : « Tous les espoirs ne sont pas perdus : même les anglicismes peuvent passer de mode ! ».

Un "Adolescent" ou "Une adolescente" est un jeune garçon ou une jeune fille à l'âge de l'adolescence, c'est à dire - selon l'OMS - la période de croissance et de développement humain se situant entre l'enfance et l'âge adulte, entre les âges de 10 et 19 ans.

Alors que le mot anglais "Teenager" correspond lui aux jeunes gens âgés de 13 à 19 ans : "thirteen" (treize), "fourteen" (quartorze), "fifteen" (quinze), "sixteen" (seize), "seventeen" (dix-sept), "eighteen" (dix-huit) et "nineteen" (dix-neuf).

"Comestible" ou "Comestibles" et "Des comestibles".

Ces deux mots appartiennent au langage courant.

  • "Comestible" ou "Comestibles" est un adjectif signifiant : qui peut servir d'aliment à l'être humain ; consommable(s), mangeable(s).

On dit par exemple : "Toutes les espèces de champignons ne sont pas comestibles".

  • tandis que "Des comestibles" est un substantif masculin désignant : des denrées ou produits alimentaires.

On trouvait fréquemment ce mot sur les devantures ou enseignes des boutiques de charcutiers-traiteurs il y a encore quelques dizaines d'années.

Une enseigne de "Traiteur - Comestibles"

Une boutique de "Comestibles" en cours de réfectionUne enseigne de "Traiteur - Comestibles"

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

62 façons de dire "Bavarder".

Trois jeunes femmes bavardant et riant

"Bagouler", "Baver", "Jacter", "Jaspiller", "Tailler le bout de gras" et "Tailler une bavette" appartiennent au registre argotique.

Et "Baratiner" au registre populaire.

"Bavasser", "Blablater", "Causer", "Déblatérer", "Dégoiser", "Faire des cancans", "Faire la causette", "Jaspiner", "Papoter", "Parloter", "Piapiater", "Taper la causette", "Taper la discute" et "Tchatcher" relèvent du registre familier.

De même que "Clabauder", "Jaboter", "Jaser", "Lantiponner", "Potiner" et "Ragoter", qui relèvent également du registre désuet.

Ou "Babeler" qu'utilisent nos amis belges et "Babiner" qu'utilisaient nos amis québecois.

"Babiller", "Commérer", "Déblatérer", "Dire des choses", "Dire des frivolités", "Dire des futilités", "Discuter", "Échanger", "Échanger des banalités", "Échanger des propos", "Faire des commérages", "Faire des confidences", "Faire la conversation", "Palabrer", "Parler", "Parler de choses futiles", "Parler de la pluie et du beau temps", "Parler de tout et de rien", "Parler inutilement", "Parler pour ne rien dire" ou "Tenir des propos" appartiennent au langage courant.

Ainsi que "Cailleter", "Cancaner", "Caqueter","Jacasser" et "Jaser", utilisés au sens figuré, puisqu'ils s'utilisent ordinairement à propos du cri des caillettes, canards, poules et pies.

Enfin, "Confabuler", "Converser", "Deviser", "Discourir", "Dissserter", "Pérorer", "S'entretenir" relèvent du registre soutenu.

Ne dites pas : "Faire des potins" !

Mais : "Potiner" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Bavarder" en français.

"Être endimanché" ou "Être en habits du dimanche", "Endimancher" ou "Mettre en habits du dimanche", "Habiller en dimanche" ou "S'habiller en dimanche" et "S'endimancher" ou "Se mettre en habits du dimanche".

Trois enfants "en habits du dimanche" ou "endimanchés" (© frvocabulary.blogspot.com)

Ces différentes locutions verbales du registre familier appartiennent désormais également au registre désuet.

Et elles signifient :

  • au sens propre : avoir revêtu, revêtir de ou revêtir ses plus beaux habits, des habits qui sortent de l'ordinaire.

On dit par exemple : "Lorsque j'étais en vacances dans le Lot (46), dans les années 1960-1970, les gens se mettaient encore en habits du dimanche même s'ils n'allaient pas à la messe dominicale".

  • et par extension : avoir revêtu, revêtir de ou revêtir des habits trop apprêtés, différents des habits quotidiens, dans lesquels on n'est pas à l'aise, ce qui enlève un certain naturel, donne une allure empruntée.

On dit par exemple : "Ayons une pensée émue pour tous ces gamins que l'on endimanchait pour rendre visite à la famille".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Un medley".

Ce substantif masculin anglais du registre désuet désigne, dans le domaine musical, ce que l'on appelle en français un "Pot-pourri".

C'est à dire : un enchaînement de différents morceaux musicaux ou chansons joués sans coupure.

Cet anglicisme aujourd'hui passé de mode - cela finit par arriver, rarement, mais parfois tout de même ! - m'a toujours beaucoup amusé, dans la mesure où les anglo-saxons utilisent, eux, le terme français de "Potpourri" !

Snobisme, quand tu nous tiens !

Source : wikipedia.org

"Une gravelle" et "La gravelle".

Ces deux substantifs féminins du registre désuet désignent :

  • "Une gravelle" : une concrétion rénals granuleuss plus petits qu'un calcul, ordinairement de la grosseur d'une tête d'épingle,
  • et "La gravelle" : par métonymie, la maladie caractérisée par la formation de ces concrétions, dont l'élimination peut causer de vives douleurs. Que l'on appelle désormais "la lithiase rénale".

13 façons de dire "Comprendre".

Le registre vulgaire met à notre disposition le verbe "Biter".

Et le registre argotique les verbes "Entraver" et "Piger". Ainsi que "Cramer", "Gauler" et "Paner", essentiellement utilisés par les jeunes, me semble-t-il.

"Capter", "Imprimer"et "Percuter" relèvent du registre familier. Ainsi que "Faire tilt", "Tilter" et "Réaliser", qui sont des anglicismes.

Ou "Panner", qu'emploient nos amis Savoyards.

Enfin "Entendre" relève du registre désuet, même si - à titre personnel - je continue de l'utiliser aussi fréquemment que possible.

"Ô mes aieux !" ou - par ellipse - "Mes aïeux !".

J'aime beaucoup cette locution interjective du registre désuet et du registre familier, où l'on prend ses ancêtres à témoin de quelque chose de peu commun ou de surprenant, de manière ironique, avec souvent une nuance d'accablement ou au contraire de soulagement.

On dit par exemple : "Ô mes aïeux ! Cela ne finira donc jamais".

Ou : "Mes aïeux ! J'ai cru que je n'arriverais jamais à cette caisse : 45 minutes de queue !".

Il s'agissait de l'expression favorite de ma bien-aimée grand-mère maternelle, Édmée Mercat, née Grosdemange en 1899..., à qui j'aurais adoré pouvoir faire découvrir J'aime les mots !

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Carrément !" n'a jamais signifié "Absolument !", "Bien sûr !" ni "Tout à fait !" !

Je n'en peux plus d'entendre cet adverbe du langage courant désormais couramment employé sous cette forme interjective abusive.

Ainsi par exemple de cette publicité radiophonique pour les services à la personne de mars 2021, dans laquelle une jeune fille répond à son père : "Carrément ! mais comment ?".

"Carrément" ne peut en effet signifier en français que :

  • dans le registre désuet : d’une manière carrée, à angles droits.

On dit par exemple : "J'ai empilé mon bois de chauffage carrément".

  • et dans le registre familier :
    • d'une façon nette, décidée, sans détours ; franchement.

On dit par exemple : "Mon patron m'a parlé carrément et annoncé que la société allait bientôt être en faillite".

    • ou : absolument, fermement, nettement, complètement.

On dit par exemple : "Cette charpente est carrément pourrie".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

16 façons de dire "Regarder".

"Lorgner", "Mater", "Reluquer", "Zieuter", "Contempler" : ce policier ne "voit" pas l'animatrice de télévision états-unienne Kim Kardashian, il la "regarde" !

"Mater" et "Téma" (verlan) appartiennent au registre argotique.

Et "Zieuter" (ou "Zyeuter") relève du registre populaire.

Tandis que "Reluquer" et "Lorgner" relèvent du registre familier.

De même que "Bader", pour nos amis Marseillais.

"Contempler", "Fixer", "Guigner", "Loucher sur", "Observer du coin de l'oeil" et "Scruter" appartiennent au langage courant. De même que la locution verbale "Jeter un oeil".

Enfin, "Mirer" relève du registre désuet.

Dans tous les cas, ces verbes s'appliquent parfaitement pour décrire l'action consistant à regarder avec envie quelque chose ou quelqu'un.

À l'instar de ce policier, avec l'animatrice de télévision états-unienne Kim Kardashian, sur la photographie illustrant cet article.

Dans son cas l'idiotisme corporel "Se rincer l'oeil" (registre familier) et la formule "Jeter un regard concupiscent" (registre soutenu) s'avèrent particulièrement opportuns.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à ce qui distingue les verbes "Voir" et "Regarder".

"Un chafouin" ou "Une chafouine" et "Chafouin" ou "Chafouine".

  • Le substantif "Un chafouin" ou "Une chafouine" désigne :
    • une fouine, dans certaines régions françaises,

Une fouine

    • ou, dans le registre désuet : une personne de petite taille, plutôt fluette et à la mine basse et sournoise, comme une fouine.
  • et l'adjectif du langage courant "Chafouin" ou "Chafouine" signifie : sournois, rusé, en parlant essentiellement du visage ou de la physionomie.

On parle par exemple d'un "visage chafouin" ou d'un "air chafouin", ainsi que d'une "figure chafouine" ou d'une "mine chafouine".

Sources : www.cnrtl.fr, Le Robert et wiktionary.org