15 façons de dire "Protester".

Le joli verbe "Renauder" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Broncher" (surtout utilisé de façon négative : "Ne pas broncher"), "Rouscailler", "Rouspéter" et "Se rebiffer" relèvent du registre familier.

Tandis que "Contester", "S'insurger", "Se cabrer", "Se rebeller", "Se plaindre" et "Se révolter" appartiennent au langage courant.

Et que "Clabauder", "Récriminer", "Regimber" et "Vitupérer" relèvent du registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Râler" en français.

Source : www.crisco2.unicaen.fr

"Rigoler".

Ce verbe relève du registre familier.

Et il signifie selon le contexte :

  • au sens propre :
    • rire (souvent bruyamment), bien s'amuser,

On dit par exemple : "Ce flm nous a bien fait rigoler".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup" en français.

    • ne pas parler sérieusement, plaisanter.

On dit par exemple : "Attention les amis : il ne faut pas rigoler avec l'alcool au volant".

Ou : "Tu rigoles ? On ne va se baigner ici !".

    • ou, dans le registre désuet et le registre populaire  :
      • prendre du bon temps, faire la fête, la noce,

On disait par exemple : "Le samedi on va rigoler au bord de la Marne".

      • ou faire l'amour.

On disait par exemple : "Le Mathieu i' pense rien qu'à rigoler dans la grange".

  • et au sens figuré, dans le domaine sportif : fonctionner parfaitement, bénéficier d'une certaine réussite, échapper à la malchance.

On dit par exemple : "Ça a rigolé dès le début de la seconde mi-temps avec deux buts en sept minutes".

Ou : "Si ça rigole, on sera trois français dans les cinq premiers".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Être un grippe-sou" ou "Être près de ses sous".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier et du registre désuet.

Et elles signifient : être avare.

On dit par exemple : "Mon grand-oncle était un grippe-sou, qui usait ses vêtements jusqu'à la corde avant de daigner en racheter de nouveaux".

Ou : "Mon frère est près de ses sous et rechigne à acheter quelque chose en dehors des soldes ou des promotions".

Pour ceux que cela intéresse, je me permets de vous recommander la lecture de l'article que j'ai consacré à toutes les façons de dire "être avare" en français.

"Un bâton de vieillesse".

J'aime beaucoup cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme botanique relève malheureusement de nos jours du registre désuet.

Et elle désigne :

  • au sens propre : la canne qu'utilisent les vieillards pour faciliter leur déambulation,

Un bâton de vieillesse au sens propre

  • et au sens figuré : le réconfort, le soutien moral sur lequel ces vieillards peuvent s'appuyer ; la personne qui sert d'appui à une personne âgée vulnérable, dépendante et qui l'assiste dans ses besoins.

En particulier, autrefois : un enfant attentionné, plein de piété filiale.

Ou, plus souvent, de nos jours : une aide ménagère ou une aide à domicile rémunérée.

On dit par exemple : "Heureusement que j'ai ma fille pour m'aider de temps à autres : elle est mon bâton de vieillesse".

Un bâton de vieillesse au sens figuré

Sources : www.persee.fr, www.linternaute.fr et psychologies-polard.fr

11 façons de désigner un homme dont on ignore ou dont on n’exprime pas le nom.

Un mec

"Un mec", "un gonze" et "un pékin" relèvent du registre argotique.

De même que "un keum", qui est du verlan.

"Un gazier" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Un type", "un gars" et "un gus" relèvent du registre familier.

De même que "un clampin", qui appartient également au registre désuet.

Tandis que "un individu" et "un quidam" appartiennent au langage courant.

"Avoir de la conversation".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : parler avec aisance en société, être capable de s’entretenir de divers sujets, ne jamais être à court de mots lors d’une discussion, avoir de l’esprit.

On dit par exemple : "J'ai eu l'occasion de discuter avec ton nouvel associé: il est très intéressant, il a de la conversation".

"Avoir de la conversation", au sens propre

  • et au sens figuré, dans le registre familier et, sans doute, aujourd'hui, malheureusement, dans le registre désuet : avoir une jolie poitrine, des seins attirants, en parlant d’une personne de sexe féminin.

"Avoir de la conversation" au sens figuré

On dit par exemple : "Elle est très mignonne ta cousine : elle a de la conversation".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"De mal en pis" ou "De pis en pis".

Ces deux jolies locutions adverbiales relèvent du registre soutenu et malheureusement, je crois, désormais, du registre désuet.

Et elles signifient : de plus en plus mal.

On dit par exemple : "Mon grand-oncle est hospitalisé depuis deux semaines et il va de mal en pis".

Et : "Malheureusement, avec cette crise, nos affaires vont de pis en pis".

"Comac" et "Comaco".

Ces deux adverbes français relèvent du registre argotique et du registre désuet.

Et ils signifient tous deux : comme ça.

De nos jours, les jeunes disent, en verlan : "Comas", "Ascom" ou "Sacom".

 

"Un breuvage".

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le registre soutenu et dans le registre désuet : un liquide destiné à la consommation, autrement dit une boisson,
  • et dans le langage courant : une boisson d'une composition spéciale, préparée en vue d'un certain effet, possédant des propriétés particulières, réelles ou supposées (curatives, magiques, bénéfiques ou néfastes).

Comme par exemple la célèbre "potion magique" du druide Panoramix, dans les aventures d'Astérix le gaulois.

Le druide Panoramix préparant son "breuvage" : la potion magique (© Albert Uderzo et Hachette)

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Un frère puîné" ou "Une soeur puînée".

L'adjectif "Puîné" (ou "Puînée") relève du registre désuet.

Et il signifie "né après", autrement dit : "Cadet" (ou "Cadette").

On dit par exemple : "Le prince Harry est le frère puîné du prince William".

Le prince William (duc de Cambridge) et son puîné (ou "cadet"), le prince Harry (Henry, duc de Sussex)
Le prince William (duc de Cambridge) et son puîné (ou "cadet"), le prince Harry (Henry, duc de Sussex)

"Mater".

Ce verbe peut avoir différentes significations en fonction du registre dans lequel il est employé.

  • dans le langage courant, il signifie en effet :
    • au sens propre, aux échecs : mettre le roi adverse en position de mat, c'est à dire en échec (Échec !") et de telle façon qu'il ne puisse plus se déplacer sans se retrouver dans la même situation, ce qui met fin à la partie ("Échec et mat !"),

On dit par exemple : "Je suis certain que mon père va te mater en moins de cinq minutes !".

Mater, aux échecs

    • et au sens figuré : soumettre, éventuellement par la violence, un animal, un être humain, ou une collectivité qui manifeste - un peu trop - sa volonté d'indépendance ou qui se révolte ; les rendre définitivement docile ; les dompter.

On dit par exemple : "Le président espère mater frapidement cette révolte".

  • dans le registre désuet :
    • mortifier, affaiblir.

On dit par exemple : "Mater son corps par de fréquents jeûnes".

    • retenir, refouler, réfréner.

On dit par exemple : "Toute mon enfance, on a voulu mater mon imagination".

  • et, dans le registre argotique :
    • regarder attentivement.

On dit par exemple : "Mate un peu la grenouille !".

On dit par exemple : "Mate un peu la gonzesse !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Regarder".

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Envoyer aux pelotes".

Cette locution verbale relève du registre argotique et du registre désuet.

Et elle signifie : éconduire, renvoyer ou repousser (un solliciteur), ne pas accéder à la demande d'une personne ; l'envoyer promener (registre familier).

On dit par exemple : "Riton m'a envoyer aux pelottes quand j'i ai demandé une rallonge".

Elle nous vient de l'argot militaire, au sein duquel le mot "pelote" désignait le peloton disciplinaire ou de punition, qui regroupait les soldats punis et soumis à des corvées.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Envoyer balader" quelqu'un en français.

Sources : Le Robert, www.linternaute.fr et www.larousse.fr