"Subjuguer".

J'aime beaucoup ce verbe qui appartient au registre soutenu et qui signifie :

  • au sens propre :
    • mettre sous le joug, réduire à la soumission, asservir,

"Subjuguer" des bioeufs, c'est à dire : les mettre sous le joug

    • par extension :
      • soumettre par la force politique ou militaire un peuple ou un pays ; le réduire en sujétion,

On dit par exemple : "Cet homme a subjugué son pays durant plusieurs décennies".

Ou : "Rome a subjugué d'immenses territoires des siècles durant".

      • ou : se rendre maître de quelqu'un, de quelque chose par la contrainte ou par un effort physique ; dominer,

On dit par exemple : "Cette femme est parvenue à subjuguer près d'une dizaine de personnes âgées".

  • et au sens figuré :
    •  soumettre à son ascendant, au pouvoir de la raison, de la volonté ; exercer une forte emprise sur la personnalité de quelqu'un ; tenir sous sa domination (morale, intellectuelle, etc.) ;  captiver, dominer, envoûter, fasciner,

On dit par exemple : "C'est une personnalité étonnante, capable de subjuguer des salles entières".

    • ou : exercer sur quelqu'un un fort pouvoir de séduction ; séduire, charmer, éblouir, émerveiller, fasciner, ravir, ; que ce soit par le talent, le charme, la beauté, etc.

On dit par exemple : "J'ai immédiatement été subjugué par la beauté de cette femme".

Être "subjugué" par la beauté d'une femme

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Aménité" et "Amène".

J'aime beaucoup ces deux jolis mots qui appartiennent au registre soutenu.

Et qui désignent respectivement, selon le contexte :

  • "L'aménité" (substantif féminin) :
    • la douceur, la qualité de ce qui est agréable à voir ou à sentir.

On dit par exemple : "L'amènité de ces plages ne peut qu'attirer les touristes".

Une femme en train de contempler l'"aménité" d'une plage

    • ou : le charme fait de douceur et de courtoisie.

On dit par exemple : "L'amènité du visage de cette femme m'a subjugué".

L'"aménité du visage d'une jeune femme

  • et "Amène" (adjectif) :
    • agréable, avenant(e), aimable, charmant(e) par sa douceur.

On dit par exemple : "J'aime contempler ce paysage amène".

Un paysage "amène"

Ou : "Malgré son visage amène, cette personne ne m'inspire guère confiance".

    • ou : d'une douceur empreinte de courtoisie ; d'une courtoisie aimable ; affable.

On dit par exemple : "J'avoue n'avoir écouté que très distraitement les propos amènes de mon interlocuteur".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Souscrire" et "Suscrire".

Ces deux verbes paronymiques ne doivent naturellement pas être confondus :

  • "Souscrire" (langage courant) signifie en effet , selon le contexte :
    • apposer sa signature au bas d'un acte pour l'approuver ("Souscrire un contrat", "Souscrire un traité", "Souscrire un engagement", etc.),
    • s'engager à payer, à cotiser en signant ("Souscrire un billet à ordre", "Souscrire une lettre de change", "Souscrire un abonnement", "Souscrire un emprunt", etc.),
    • s'engager à verser une certaine somme pour acquérir des parts, des actions, des obligations ("Souscrire x parts de fondateur dans quelque chose"),
    • ou : donner son adhésion formelle, acquiescer, adhérer, approuver,

On dit par exemple : "Je souscris totalement à ce que vous venez de dire".

    • et "Souscrire à" :
      • s'engager par écrit à fournir une somme convenue pour mener à bien une entreprise, pour financer une oeuvre commune ("Souscrire à la construction d'un monument", "Souscrire à une oeuvre"),
      • se porter acquéreur d'un certain nombre de parts d'un emprunt public ("Souscrire à un emprunt"),
      • s'engager par écrit à acheter, moyennant un prix convenu et un premier versement, un ou plusieurs exemplaires d'un ouvrage à paraître ou en cours de publication ("Souscrire à une encyclopédie" ou "Souscrire à une publication"),
    • ou : donner son adhésion formelle, acquiescer, adhérer, approuver.

On dit par exemple : "Je souscris totalement à ce que vous venez de dire".

  • tandis que "Suscrire" (registre soutenu) signifie, selon le contexte :
    • écrire au-dessus de la ligne,

Une lettre "suscrite" est ainsi une lettre écrite au-dessus d'une autre (on parle d'"exposant") par abréviation, comme par exemple :

      • le "e" après un "m" majuscule, pour "Maître" : Me
      • "al" après un "m" majuscule, pour "Général" : Gal
      • ou : "al" après un "m" majuscule, pour "Maréchal" : Mal
    • ou : inscrire le nom et l'adresse du destinataire sur l'enveloppe d'une lettre.

On dit par exemple : "Avant l'arrivée de l'informatique, suscrire des enveloppes en quantité pour le compte de sociétés ou d'administrations était une activité apportant un complément de revenu non négligeable pour de nombreuses familles désargentées".

Une enveloppe suscrite manuellement, c'est à dire comportant le nom et l'adresse du destinataire

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Vilipender".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre soutenu, qui signifie :

  • honnir, décrier, dénigrer ; dénoncer comme vil, méprisable ; traiter avec beaucoup de mépris ; déprécier, attaquer, bafouer, discréditer, insulter, traîner dans la boue.

On dit par exemple : "Je n'aurais de cesse, dans J'aime les mots, de vilipender tous ceux qui usent et abusent des anglicismes".

Ou : "Briguer de hautes fonctions requiert d'accepter d'être éventuellement vilipendé par la presse et l'opinion publique".

Et l'antonyme de "Vilipender" est : "Encenser", "Louer" ou "Vanter".

  • et pour nos amis Suisses, étrangement : gaspiller ; dilapider.

On dit par exemple : "On ne peut pas tolérer que les agriculteurs vilipendent l'eau comme le font certains".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr

"En vain".

J'aime bien cette locution adverbiale qui relève du registre soutenu.

Invariable, elle signifie : sans obtenir le moindre résultat ; vainement, inutilement, en pure perte, sans espoir, sans effet.

On dit par exemple : "Il ne viendra plus : tu l'attends en vain".

Ou : "Je ne me suis pas sacrifié en vain : mes enfants ont réussi leurs études".

Sources : www.larousse.fr et www.linternaute.fr

Ne dites pas : "Putain : j'ai paumé la caisse de ma frangine !" !

Mais : "Castatrophe : j'ai perdu la voiture de ma petite soeur !" (langage courant).

Ou : "Malédiction ! J'ai égaré l'automobile de ma soeur cadette" (registre soutenu).

Cela vous permettra de hausser votre niveau de langue, en passant du registre vulgaire et du registre argotique au langage courant et au registre soutenu.

"Faire la grâce de".

J'aime beaucoup cette formule du registre soutenu.

Elle signifie, selon le contexte :

  • épargner quelque chose à quelqu'un, l'en dispenser,

On dit par exemple : "Le président m'a fait la grâce de m'obliger à réécrire l'intégralité de son discours".

Ou : "C'est trop de grâce que vous me faîtes !".

  • ou : lui accorder une faveur à laquelle il ne pouvait pas nécessairement prétendre.

On dit par exemple : "Faîtes-moi la grâce de penser que je ne suis pas assez sot pour avoir déclaré pareille sottise !".

Sources : dictionnaire.reverso.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Prolixe" et "La prolixité".

"Prolixté" est substantif féminin appartenant au registre soutenu.

Et il désigne :

  • le caractère, défaut de celui qui est "prolixe", trop long dans ses discours ou ses écrits.

On dit par exemple : "J'ai beau savoir que ma prolixité peut déranger mes interlocuteurs, j'ai beaucoup de mal à ne pas monopoliser la parole et trop parler".

  • et par métonymie : la longueur excessive d'un exposé oral ou d'un écrit.

Ce peut concerner aussi bien une personne que ses paroles ou ce qu'elle écrit.

On dit par exemple : "Malheureusement, lLa prolixité de ton discours a empêché ton auditoire de percevoir l'essentiel".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Narrer".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre soutenu, qui signifie : conter, relater, raconter ; faire la relation détaillée, orale ou écrite, de quelque chose.

On dit par exemple : "Inutile de me narrer par le menu cette soirée : j'y étais !".

Source : www.cnrtl.fr

"Les fèces".

Ce substantif féminin pluriel est issu du latin "Faeces", pluriel de "Faex" signifiant "Résidu".

Et il désigne, selon le contexte :

  • les excréments solides de l’homme ou des animaux, formés des résidus de la digestion.

Issus du tube digestif, ils sont expulsés par l'anus lors de la défécation, et constitués de substances ou particules non assimilées et d'une masse de micro-organismes.

Des fèces humaines (excréments)
Des fèces humaines (excréments)
Des fèces (excréments) de chevreuil
Des fèces (excréments) de chevreuil
Des fèces (excréments) de sanglier
Des fèces (excréments) de sanglier
  • dans le domaine de la pharmacie (registre désuet) : le sédiment qui reste au fond d’un liquide trouble, après qu’on l’a laissé reposer.
  • et dans le domaine de la vitrerie : les dépôts qui se forment au fond des barriques d’huile, et que l’on employait pour faire le mastic.

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org