"La polymathie" et "Un polymathe".

On ignore souvent, me semble-t-il la signification de ces deux substantifs du registre soutenu.

Peu fréquemment employés, ils désignent respectivement :

  • "La polymathie" : la connaissance approfondie d'un grand nombre de sujets différents, en particulier dans le domaine des arts et des sciences.

On dit par exemple : "Rares sont les scientifiques à avoir la polymathie de Descartes !".

  • et "Un polymathe" : une personne possédant beaucoup de connaissances dans de nombreux domaines  ; plus communément appelée "une personne d'esprit universel" ou - par ellipse - "un génie universel".

On dit par exemple : "N'étant pas polymathe, il est je pense tout à fait normal que je ne sois pas capable de lire la thèse de doctorat de mon neveu biologiste".

Source : wikipedia.org

"Un linceul".

Un linceul

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre :
    • dans le registre désuet : un drap, un rideau, ou un couverture de lin.

Le terme "Linceul" vient en effet du latin "Lintoleum" ("Petite pièce de lin") et était à l'origine le nom usuel du "Drap de lit".

    • de nos jours, dans le langage courant : une pièce de toile dans laquelle on enveloppe le corps d'un mort avant de l'ensevelir. Que l'on appelle également "Un suaire".
Un linceul (rite funéraire juif)
Un linceul (rite funéraire juif)
  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : ce qui couvre ou enveloppe complètement.

On dit par exemple : "Le paysage est recouvert d'un linceul de neige".

Ou : "Le monument émergeait à peine de son linceul de sable".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"La célérité".

J'adore ce charmant substantif du registre soutenu que j'utilise régulièrement et qui signifie :

  • rapidité, vitesse, promptitude d'exécution.

On dit par exemple : "Je vous remercie vivement pour votre célérité" lorsque l'on a été agréalement surpris par la rapidité avec laquelle une personne à répondu à l'une de nos demandes.

  • ou : la vitesse de propagation d'une onde, en physique.

Source : Le Robert

 

 

 

"Faire injure à mon intelligence".

Cette locution du registre soutenu, souvent qualifiée de vieillie mais que je me plais à utiliser, signifie : offenser mon intelligence, la déconsidérer.

Sur ce même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire : "Prendre pour un idiot".

"Un courroux", "Courroucer quelqu'un" ou "Être courroucé".

J'aime beaucoup ces trois jolis mots qui relèvent du registre soutenu et signifient respectivement :

  • "Un courroux" (substantif masculin) : une irritation véhémente, un vif agacement.

On dit par exemple : "Je pressens chez le président un terrible courroux".

  • "Courroucer" quelqu'un (verbe) : agacer vivement, irriter, exaspérer.

On dit par exemple : "Votre attitude me courrouce prodigieusement".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Énerver" en français.

  • et Être "courroucé" (adjectif) : être vivement agacé, furieux.

On dit par exemple : "Le directeur était très courroucé par ces nouvelles dégradations".

"La promptitude"

Ce joli substantif féminin du registre soutenu que je me plais à utiliser régulièrement caractérise ce qui survient vite ou se fait en peu de temps, rapidement.

On dit par exemple : "Je vous invite à quitter les lieux avec promptitude si vous ne souhaitez pas avoir d'ennuis".

10 façons de dire : "Prendre pour un idiot" ou "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"

 

On ne dit pas : "J'ch'ais pas il est où" ni "J'ch'ais pas où qu'il est" !

Mais : "Je ne sais pas où il se trouve" (langage courant) !

Ou, idéalement : "J'ignore où il se trouve" (registre soutenu) !

"Être à la merci de quelque chose ou de quelqu'un".

Cette locution prépositive du registre soutenu signifie : être sous la menace de quelque chose ou sous le pouvoir de quelqu’un.

On dit par exemple : "Perdu, isolé, sans armes, j'étais à la merci d'une bête féroce".

J'explique dans un autre article, dont je vous recommande la lecture, comment le substantif féminin "Merci" employé ici n'a rien à voir avec le substantif masculin homophonographe du langage courant, synonyme de "remerciement", que l'on utilise pour remercier.

Source : wiktionary.org

"Enorgueillir" ou "S'enorgueillir".

Ces jolis verbes du registre soutenu signifient respectivement :

  • "Enorgueillir": rendre orgueilleux, flatter dans sa vanité.

On dit par exemple : "Je le confesse : la fréquentation sans cesse croissante de J'aime les mots m'enorgueillit".

  •  "S'enorgueillir" : se glorifier, tirer orgueil ou  tirer vanité de quelque chose.

On dit par exemple : "Je m'enorgueillis d'avoir rencontré, adolescent, dans la deuxième moitié des années 1970, quelques uns des plus grands noms de la bande dessinée franco-belge".

"Qu'est-ce-que tu fous ?", "Qu'est-ce que tu fiches ?", "Qu''est-ce que tu fabriques ?" ou "Que fabriques-tu ?".

Ces différentes locutions verbales interrogatives, qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers signifient simplement : "Que fais-tu ?" ou "Qu'est-ce que tu es en train de faire ?" (langage courant).

Ou "Qu'es-tu en train de faire ?" (registre soutenu).

  • "Qu'est-ce-que tu fous ?" appartient au registre argotique,
  • "Qu'est-ce que tu fiches ?" appartient au registre familier,
  • tandis que "Qu''est-ce que tu fabriques ?" et "Que fabriques-tu ?" appartiennent au langage courant.

Ne dites pas : "Dans le temps" ni Dans l'ancien temps" et encore moins "Du temps d'autrefois" !

Mais : "Autrefois" ou "Jadis" (registre soutenu) !

Vous passerez ainsi du langage courant ("Dans le temps"), du langage familier ("Dans l'ancien temps") ou du registre populaire ("Du temps d'autrefois") au registre soutenu.