"C'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens" ou "C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses".

Ces deux proverbes en forme d'idiotisme musical et d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Et ils signifient, au sens figuré : la réussite ou l'échec d'une opération complexe n’est assuré que lorsque tout est fini ; il faut attendre la fin d’un évènement pour en faire le bilan.

"C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses"

"Être chaud", "Être chaud bouillant" ou "Être chaud patate".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient toutes, au sens figuré : être excité ou très excité.

"Un ferrovipathe".

Ferrovipathes de père en fils !

Cet amusant substantif masculin désigne un passionné du monde ferroviaire et des trains, qu'ils soient à "taille réelle" ou en miniature.

Le ferrovipathe se consacre à un ou plusieurs domaines : observation, relevés de compositions et photographie de trains ; gestion du patrimoine ferroviaire : travail historique et archivage, restauration de trains anciens (notamment de locomotives à vapeur), collection de trains ou de pièces ferroviaires ; modélisme ferroviaire.

Appellations et étymologie

Le terme de "ferrovipathe" est un néologisme, né de l'association de "ferro", par assimilation à "ferroviaire", et du grec "pathos", signifiant la passion brute.

Certains ferrovipathes se définissent avec humour comme "malades de train", par assimilation à la terminaison "pathie", venant de la même racine grecque, associée à la notion de souffrance.

Cette idée de souffrance, ou d'affection médicale, n'est pas toujours appréciée par certains, qui préfèrent se définir plus simplement comme "amateurs de trains" ou "amateurs de chemins de fer".

Des appellations synonymes existent : comme celle de "ferroviphile" (de "ferro", par assimilation à "ferroviaire", et du grec "philia" : "amour de"), ou celui plus construit de "sidérodromophile" (du grec "sidero" : "fer", "drome" : "chemin", et "philia" : "amour de").

Mais ce dernier terme est déjà employé pour désigner une paraphilie : l'excitation sexuelle provoquée par les trains et les chemins de fer.

La sidérodromophilie

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"Être bouilli".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme alimentaire est utilisée, au sens figuré, dans le registre familier, dans le domaine du sport.

Et elle signifie : être très fatigué, épuisé, exténué ; être cuit !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "être très fatigué" en français.

"Tenir les rênes" et "Prendre les rênes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes des transports relèvent du langage courant.

Elles font en effet référence aux "rênes", ces courroies fixées aux harnais d'une bête de selle, et servant à diriger l'animal.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Tenir les rênes" : diriger.

On dit par exemple : "Le nouveau directeur a su tenir les rênes du groupe durant cette crise".

"Tenir les rênes"

  • et "Prendre les rênes" : s'emparer de la direction.

On dit par exemple : "Il faudra d'abord prendre les rênes du parti".

"Pleuvoir comme vache qui pisse".

"Pleuvoir à verse"

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre vulgaire.

Elle fait expressément référence au jet d'urine très dense d'une vache.

Une vache en train d'uriner ("Une vache qui pisse")

Et elle signifie : pleuvoir abondamment.

Pour celles et ceux que cela intéresserait aussi mon article "Toutes les autres façons de dire, en français, "pleuvoir abondamment."

 

"Avoir sous la main".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre : avoir juste à côté de soi, proche, à portée ; immédiatement accessible et utilisable (un objet ou une personne),

On dit par exemple : "Je n'ai pas de code civil sous la main, mais il y a internet".

  • et au sens figuré : avoir sous son autorité, sous sa dépendance ; à disposition.

On dit par exemple : "Je n'ai pas de secrétaire à disposition, mais je vous ferai transmettre le compte-rendu de notre réunion".

Source : wiktionary.org

"Le voile blanc", "Le voile gris", "Le voile noir" et "Le voile rouge".

Ces différentes locutions nominales en forme d'idiotismes chromatiques et d'idiotismes textiles relèvent du domaine de l'aéronautique.

  • "Le voile blanc" désigne des perturbations atmosphériques engendrant une impossibilité du pilote de distinguer ce qui entoure l’appareil.

Tandis que les trois autres désignent différentes affections pouvant atteindre les pilotes d'avion :

  • "Le voile gris" est ainsi une diminution temporaire de la performance visuelle sans perte de conscience, qui résulte de la diminution de l’irrigation sanguine de la rétine de l’oeil et se produit lorsqu’un être humain est soumis à une accélération dirigée des pieds vers la tête, d’une valeur, variable selon les individus, de l’ordre de 3,5 fois la valeur de l’accélération de la pesanteur,
  • "Le voile noir" est une perte de la vision temporaire sans perte de conscience, résultant de l’arrêt de l’irrigation sanguine de la rétine de l’oeil et se produit lorsqu’un être humain est soumis à une accélération dirigée des pieds vers la tête, d’une valeur variant selon les individus de 4,5 à 5 fois la valeur de l’accélération de la pesanteur,
  • et "Le voile rouge" est un trouble temporaire de la vue caractérisé par la perception d’une couleur rougeâtre, auquel peut être sujet un être humain soumis à une accélération dirigée de la tête vers les pieds.

Source : wikipedia.org

"Avoir le vent en poupe".

Cette locution verbale venue de la marine à voile relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : bénéficier d'un vent arrière favorable, qui gonfle les voiles.

"Avoir le vent en poupe", au sens propre

On dit par exemple :

  • et au sens figuré, selon le contexte :
    • connaître un développement favorable, être dans une période de réussite ; avoir de la chance ; être secondé, favorisé par les circonstances ou les évènements.

On dit par exemple : "Les marchands de vêtements chauds ont le vent en poupe cet hiver".

    • être bien vu dans une entreprise, dans un milieu professionnel, etc.

On dit par exemple : "Ton chef de service a le vent en poupe on dirait : on parle de lui pour le poste de directeur-adjoint".

Sources : langue-francaise.tv5monde.com et wiktionary.org

"Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier".

Un panier d'oeufs

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • dans le domaine financier : disperser ses placements et investissements ; répartir les risques ; ne pas placer tous ses fonds dans une même affaire, activité ou entreprise. Afin d'éviter de tout perdre d'un seul coup en cas de graves difficultés.

On dit par exemple : "Heureusement que je n'avais pas mis tous mes oeufs dans le même panier et pensé à investir dans différents pays et domaines d'activité".

  • ou, par extension : ne pas mettre tous ses espoirs du même côté ; ne pas faire dépendre d'une seule chose son sort, sa fortune, son bonheur, etc.

On dit par exemple : "Oui, j'aime beaucoup David. Mais je continue de voir Marc : je ne veux pas mettre tous mes oeufs dans le même panier, tu comprends ?".

Attention : cette formule ne doit pas être confondue avec l'expression : "Mettre dans le même panier", qui possède une signification radicalement différente.

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Partir en sucette".

Un éventail de sucettes aux fruits Barnier

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : prendre une mauvaise tournure, dégénérer, ne pas se dérouler comme on l'espérait, perdre le contrôle des événements.

On dit par exemple : "Au début tout allait bien, mais quand mon associé est parti, la société est parti en sucette".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org