"À la maison".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural relève du langage courant.

Et elle est fréquemment utilisée - même si l'on n'habite pas une  "maison", mais un appartement - pour dire : chez soi.

Et donc, selon le contexte : chez elle(s), chez eux, chez lui, chez moi, chez nous, chez toi, chez vous.

On dit par exemple :

  • "Ma tante" a la chance d'avoir une cuisinière à la maison",
  • "Mes cousines deviennent folles quand leur grand-mère vient les garder à la maison pendant les vacances",
  • "Je vais appelez mes voisins pour savoir s'ils sont à la maison et peuvent jeter un oeil sur mon balcon pour s'assurer que l'orage n'a pas causé trop de dégâts",
  • "Si mon copain est à la maison, je passerai lui rendre sa console de jeu",
  • "À la maison je suis toujours pieds nus",

Une jeune femme marchand pieds nus chez elle

  • "Nous invitons souvent des amis à la maison",
  • "Tu es à la maison : je peux venir te voir ?",

Un adolescent, allongé sur un canapé en cuir, écoutant son téléphone portable

  • ou : "Passez-nous un coup de fil quand vous serez à la maison".

"Pouce, je passe !".

Ce slogan fut lancé conjointement, en mars 1970, par la Prévention routière et la station de radio française Europe 1.

Il avait pour but de sensibiliser les conducteurs à la présence d'enfants pouvant traverser la voie ; ces derniers - dont je faisais partie, puisque je suis né en 1961 - devant lever le pouce pour signaler leur intention de traverser.

"Pouce je passe !"

Aujourd'hui vraisemblablement inconnue ou oubliée de la plupart des français, cette campagne fut relativement éphémère mais massive (pour l'époque), avec la distribution d'autocollants et la sortie d'un 45 tours de Harry et Bruno, largement diffusée sur les ondes d'Europe 1.

Pochette du disque 45t de 1970 "Pouce... je passe", de Harry (Trowbridge) et Bruno (Polius)Verso de la pochette du disque 45t de 1970 "Pouce... je passe", de Harry (Trowbridge) et Bruno (Polius)

Source : www.bide-et-musique.com et www.encyclopedisque.fr

"Une levée de boucliers".

Une levée de boucliers

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre, dans l'Antiquité :une démonstration par laquelle les soldats romains témoignaient leur résistance aux volontés de leur général,
  • et au sens figuré : une manifestation d’opposition violente et générale d’un groupe vis-à-vis d’une autorité ou d’une personne dont on critique les décisions, les opinions, etc. ; un tollé.

Source : wiktionary.org

"Un démarrage en fanfare" ou "Démarrer en fanfare".

Une fanfare, en train de défiler

La locution adverbiale "En fanfare" fait référence au substantif féminin "Fanfare", qui désigne un ensemble de musiciens, jouant souvent en extérieur, de manière très sonore.

Et elle signifie, au sens figuré : spectaculairement ; rapidement ; remarquablement.

On dit par exemple : "Démarrage en fanfare pour ce nouveau film, avec déjà 3 millions d'entrées en 2 semaines".

Une fanfare, à l'arrêt

"Couper l'herbe sous le pied"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme corporel s'utilise fréquemment dans le registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • supplanter quelqu'un dans une affaire ; l'empêcher de réussir dans une entreprise ; le priver d'un avantage attendu,

On dit par exemple : "En nommant l'un des leurs à ce poste, nous allons couper l'herbe sous le pied de l'opposition".

  • ou : devancer ; prendre de vitesse.

On dit par exemple : "Mon concurrent m'a coupé l'herbe sous le pied en proposant son produit quelques semaines avant le mien".

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Un bain de sang".

Un bain de sang

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : un carnage, un massacre, une tuerie, occasionnant de nombreux morts. Ou des morts en quantité relativement limitée - voire un seul - mais "baignant" dans leur/son sang.

"Un fier-à-bras".

Ce substantif masculin en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier et - malheureusement - du registre désuet.

Et il désigne, de façon quelque peu péjorative : un fanfaron, un matamore une personne qui fait le brave, qui fait montre de son courage, s'exhibe excessivement et avec fierté, sans forcément avoir de raison de le faire. Ni même peut-être être courageuse.

On dit par exemple : "Mon voisin aime jouer les fiers-à-bras, mais il a été le premier à se cacher le jour où une bagarre a éclater dans notre rue".

Source : www.linternaute.fr, www.larousse.fr, wiktionary.org et Le Robert

"Cesser faute de combattants" et "Et le combat cessa, faute de combattants".

Cette locution verbale et cette phrase proverbiale en forme d'idiotismes militaires s'utilisent, au sens figuré, afin de qualifier une action, souvent une confrontation, qui cesse du fait de la disparition de l'ensemble des personnes ou entités de l'un au moins des deux camps en présence.

On dit par exemple : "La guerre qui faisait rage entre les petits commerçants de centre-ville et les grandes surfaces a pratiquement cessé faute de combattants".

Ou, ironiquement : "La soirée s'est terminée vers 5 heures : tout le monde était complètement saoul ou endormi. Et le combat a donc cessé, faute de combattants".

Mais on ignore souvent, je crois, que "Et le combat cessa, faute de combattants" est un propos tenu par Rodrigue, dans la scène 3 de l'acte IV de la pièce de Pierre Corneille "Le Cid", publiée en 1636 :

"Ils demandent le chef ; je me nomme, ils se rendent.
Je vous les envoyai tous deux en même temps.
Et le combat cessa faute de combattants".

L'acteur français Gérard Philipe, dans le rôle de Rodrigue, dans la pièce de Pierre Corneille "Le Cid" (1636)
L'acteur français Gérard Philipe, dans le rôle de Rodrigue

Sources : cocorico.com et

"Se mettre du couscous sous la botte".

Cette ignoble locution verbale raciste en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme vestimentaire est semble-t-il utilisée dans les milieux néofascistes français pour signifier : effectuer une ratonnade, brutaliser des Maghrébins.

Source : www.dico2rue.com

"Scier la branche sur laquelle on est assis".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Elle fait naturellement référence, au sens propre, à la personne qui par bêtise, provoquerait sa propre chute, en sciant elle-même la branche d'un arbre sur laquelle elle serait assise.

Et elle signifie par conséquent, au sens figuré ; se faire du tort à soi-même ; compromettre sa propre situation par des actions inconsidérées ; supprimer ou affaiblir délibérément un soutien indispensable ; s'attaquer à une situation dont on bénéficie pourtant.

On dit par exemple : "Attention : à trop vouloir augmenter ainsi tes prix, tu risques d'affaiblir les finances de tes clients et de scier la branche sur laquelle tu es assis".

Et l'on utilise également l'idiotisme corporel : "Se tirer une balle dans le pied".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressio.fr, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Une addition salée", "Une facture salée" ou "Une note salée".

Ces différentes locutions nominales en forme d'idiotismes alimentaires relèvent du registre populaire.

Et elles désignent, au sens figuré : une addition, une facture ou une note dont le montant est élevé, important.

Et plutôt supérieur à ce que l'on avait imaginé.

On dit par exemple : "Eh bien, elle est salée cette addition : je ne risque pas de revenir dormir dans cet hôtel".

"Envoyer sur les roses".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : éconduire, renvoyer ou repousser (un solliciteur), ne pas accéder à la demande d'une personne ; l'envoyer promener (registre familier).

On dit par exemple : "Je l'ai envoyé sur les roses lorsqu'il m'a à nouveau demandé de l'argent".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Envoyer balader" quelqu'un en français.