"Couper la poire en deux".

Une demi-poire

Cette locution verbale en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : établir un compromis, choisir pour une position médiane, partager, répartir équitablement ; renoncer à une partie de ses prétentions pour parvenir à un accord, trouver une entente mutuelle, un terrain d’entente commun.

On dit par exemple : "Je suis à mille euros et vous à deux-mille euros. Coupons la poire en deux et disons mille-cinq-cents euros".

Source : www.edilivre.com, www.expressio.fr, www.femmeactuelle.fr et www.linternaute.fr

"S'humecter le gosier" ou "Se rincer le gosier".

Ces deux jolies locutions verbales en forme d'idiotisme corporel relèvent du registre familier.

Et elles signifient tout simplement : boire.

On dit par exemple : "Après tout ce boulot, on s'humecterait bien le gosier !".

"Les carottes sont cuites".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme culinaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : il n’y a plus rien à faire, il n'y a plus aucun espoir, c’est trop tard, tout est perdu ; la situation est irrémédiablement compromise.

On dit par exemple : "La police va arriver, nous sommes blessés et coincés, sans possibilité de nous enfuir : les carottes sont cuites".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Se rincer l'oeil".

"Se rincer l'oeil"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : assister à une scène érotique ; regarder discrètement et avec plaisir une situation érotique ; regarder avec concupiscence une personne nue.

On dit par exemple : "D'innombrables badauds new yorkais se sont rincé l'oeil, le 15 septembre 1954, lors du tournage nocturne de la cultissime scène de "Sept ans de réflexion", la célèbre comédie états-unienne de Billy Wilder (1955). Les remontées subites d'air chaud suscitées par le passage des rames de métro faisaient bouffer la jupe de Marilyn Monroe, tandis qu'elle se tient au-dessus d'une grille d'aération, pour le plus grand plaisir des spectateurs, mais également de l'acteur Tom Ewell et du machiniste, qui, sous la grille actionnait un énorme ventilateur.

"Se rincer l'oeil"

Source : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Le pas de l'oie".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier désigne selon le contexte, au sens figuré :

  • dans le domaine militaire : un pas cadencé appelé en allemand "Stechschritt" et adopté par certains corps d'armées lorsqu'ils défilent.

Le soldat marche alors, le buste droit, les jambes tendues, qu'il lève jusqu'à presque 90 degrés du corps et fait claquer ses bottes en les laissant retomber au sol, le balancement accentué des bras étant parfois synchronisé lorsque ceux-ci ne portent pas d'armes.

Appliqué pour la première fois par les Prussiens au XVIIIe siècle, il est alors appelé "Pas de parade" ou "Pas prussien".

L'armée allemande en hérite notamment durant le Troisième Reich.

Puis l’armée de l'Italie fasciste, sous le nom de "Passo Romano" ("Pas romain").

Dans la Russie impériale, l’armée du Tsar, modernisée et entraînée par des officiers prussiens (puis allemands), l'adopte également (il est néanmoins légèrement plus lent que le pas prussien "d'origine"). Après la Révolution d'Octobre, l'Armée rouge en hérite à son tour et l'exporte dans la plupart des régimes communistes (généralement par l'intermédiaire d'officiers instructeurs soviétiques).

Et il est toujours en vigueur en Russie et dans la plupart des pays anciennement membres ou satellites de l'Union soviétique, ainsi que dans de nombreux États du monde d'obédience ou d'inspiration marxiste (République populaire de Chine, Corée du Nord, Cuba, etc.).

  • et dans le domaine du sport :
    • au rugby à XV : un jeu de jambes particulier, inventé par l'Australien David Campese, qui permet de ralentir sa course puis d'effectuer un départ rapide, déstabilisant pour la défense adverse et permettant de prendre dès le départ une petite longueur d'avance. Pour cela, on procède en donnant une impulsion à sa jambe d'appui grâce à l'autre jambe que l'on fait aller de haut en bas devant soi,
    • en athlétisme : deux variantes de ce pas, consistant à courir en rebondissant sur une jambe et en montant le pied devant, jambe tendue vers les fesses :
      • le petit pas de l'oie : debout, en avançant sur la pointe des pieds et en levant alternativement chaque jambe jusque 45° au-dessus du sol,
      • et le grand pas de l'oie : même exercice, mais en se propulsant au maximum vers l'avant entre chaque foulée.

Le petit pas de l'oie se pratique à l'échauffement avant une épreuve de vitesse, tandis que le grand pas de l'oie est utilisé avant le triple saut.

Dans tous les cas, le rapport avec le véritable pas de l'oie - au sens propre - n'est pourtant que très lointain.

Source : wikipedia.org

"Un bâton de vieillesse".

J'aime beaucoup cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme botanique relève malheureusement de nos jours du registre désuet.

Et elle désigne :

  • au sens propre : la canne qu'utilisent les vieillards pour faciliter leur déambulation,

Un bâton de vieillesse au sens propre

  • et au sens figuré : le réconfort, le soutien moral sur lequel ces vieillards peuvent s'appuyer ; la personne qui sert d'appui à une personne âgée vulnérable, dépendante et qui l'assiste dans ses besoins.

En particulier, autrefois : un enfant attentionné, plein de piété filiale.

Ou, plus souvent, de nos jours : une aide ménagère ou une aide à domicile rémunérée.

On dit par exemple : "Heureusement que j'ai ma fille pour m'aider de temps à autres : elle est mon bâton de vieillesse".

Un bâton de vieillesse au sens figuré

Sources : www.persee.fr, www.linternaute.fr et psychologies-polard.fr

"Dire ses quatre vérités" à quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : dire à une personne en toute franchise, sans ménagement et parfois même brutalement, toutes les choses désagréables que l'on pense vraiment d'elle ou une vérité blessante, qu'on lui dissimulait jusqu'alors, par courtoisie ou par respect des conventions sociales.

On dit par exemple : "J'ai dit ses quatre vérités à ma soeur : je pense que je vais être tranquille pendant un bon moment".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.edilivre.com

"Une broutille" ou "Des broutilles".

Ce joli substantif féminin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • de menues branches d’arbre entrant, avec les morceaux de bois, dans la composition des fagots (surtout au pluriel),
Des fagots de broutilles adossés à un tas de bûches, en extérieur
Des fagots de broutilles adossés à un tas de bûches, en extérieur

On dit par exemple : "Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants à ramasser des broutilles pour faire des fagots" (Le Petit Poucet, de Charles Perrault, 1697).

    • ou (singulier et pluriel) : un bourgeon naissant à l'aisselle des feuilles de la vigne,
  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme botanique) :
    • un élément sans grande importance au vu de l’ensemble (d'un projet, par exemple) et que l’on peut considérer comme accessoire (surtout au pluriel),

On dit par exemple : "Ce lit m'a coûté 350 euros et des broutilles".

Ou : "Cesse donc de te perdre dans des broutilles, et occupe-toi de l’essentiel".

    • et par extension (au singulier et au pluriel) :
      • un ou des objet(s) inutile(s) et de peu de valeur, bricole(s) ou babiole (s).

On dit par exemple : "Ne vas pas croire que je me sois ruiné, il ne s'agit que d'une broutille".

Ou : "J'ai acheté quelques broutilles dans un vide-greniers pour décorer le sapin de Noël".

Des broutilles

      • une ou des chose(s) sans grande importance, insignifiante(s), dérisoire(s), qui ne mérite(nt) pas que l’on s’y attarde ; fadaise(s), pécadille(s), vétille(s).

On dit par exemple : "Tu ne vas quand même pas te formaliser pour ces broutilles".

Ou : "Vous ne pouvez incarcérer ce type pour une simple broutille".

Sources : www.larousse.fr, Le Robert, www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Un voeu pieux".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme religieux relève du registre soutenu.

Et elle désigne : un souhait que l'on pense irréalisable, dont on sait qu'il ne pourra se réaliser.

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Une baignoire sabot".

Une baignoire sabot

Cette étrange locution nominale féminine, qui m'avait beaucoup intrigué étant enfant, dans les années 1960, relève du langage courant.

Également appelée "Baignoire assise", elle désigne : une baignoire en forme de siège, plus courte et plus haute qu'une baignoire tradtionnelle, permettant de prendre un bain en position assise.

Baignoire sabot en cuivre datant du XVIIIe siècle
Baignoire sabot en cuivre datant du XVIIIe siècle

Elle est particulièrement adaptée aux personnes à mobilité réduite ou aux salles de bains de petites surfaces, puisqu'un modèle de seulement 120cm x 70cm convient parfaitement a une personne de taille moyenne.

Un petit modèle de baignoire sabot
Baignoire-sabot

Outre un gain de place considérable, elle offre un grand confort, la position assise créant un sentiment de sécurité immédiat chez les personnes âgées. Et davantage encore, bien sûr, lorsque la baignoire sabot intègre une porte facilitant l'entrée et la sortie.

Enfin - et je l'ai expérimenté pour ma part, à la fin des années 1990, avec ma fille aînée, aujourd'hui devenue médecin (comme le temps passe !) - la baignoire sabot est idéale pour les enfants : un petit de 2 à 4 ans qui joue ne remarque absolument pas la différence entre une petite et une grande baignoire, l'important étant de passer un bon moment, puis d'être correctement savonné !

Sources : www.batiproduits.com et www.sawiday.fr

"Innocent comme l'agneau qui vient de naître".

"Innocent comme l'agneau qui vient de naître".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant.

Et elle qualifie - parfois de manière ironique - une personne d'une innocence totale, immaculée ; incapable de faire le moindre mal, de la moindre méchanceté.

On dit également "Innocent comme l'enfant qui vient de naître".

On dit par exemple : "Vous me dites que votre client est innocent comme l'enfant qui vient de naître, mais il a tout de même éventré sa mère et sa grand-mère à l'âge de douze ans, parce qu'elles refusaient de lui donner une tablette de chocolat supplémentaire".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Le mariage de la carpe et du lapin".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : une alliance impossible, entre deux choses incompatibles ou opposées qui paraissent s'exclure mutuellement ; une union mal assortie, éventuellement ratée, mal perçue, considérée comme contre nature.

On dit par exemple : "Tu as vu la nouvelle copine de Stéphane : c'est vraiment le mariage de la carpe et du lapin !".

Sources : www.laculturegenerale.com, www.linternaute.fr et wiktionary.com