Ce substantif masculin appartient au langage courant.
Et il désigne, selon le contexte :
un oiseau rapace diurne du genre faucon, mais plus petit que celui-ci, son envergure ne dépassant pas 70-84 cm.
Cet oiseau migrateur, que l'on appelle souvent "Faucon hobereau" hiverne en Afrique du Nord et dans quelques lieux d'Europe du Sud.
Et migre en Europe d'avril à septembre, en bordure de forêt ou dans les boqueteaux, chassant pour se nourrir de petits oiseaux (alouettes, cailles) qu'il capture en vol, ainsi que des insectes (libellules, hannetons).
par analogie et de façon péjorative : un gentilhomme campagnard de petite noblesse vivant sur ses terres.
Ces deux formules en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.
Et elles désignent ou signifient respectivement
"Un trompe-l'oeil" (locution nominale) :
au sens propre : une peinture ou un décor donnant, à distance, par divers artifices, l'illusion de la réalité (relief, matière, perspective).
Et cela, en jouant sur la confusion de la perception du spectateur qui, sachant qu'il est devant une surface plane peinte, est malgré tout, trompé sur les moyens d'obtenir cette illusion.
La façade du Théâtre Saint-Georges, 51 rue Saint-Georges, à Paris, dans le 9e arrondissement. Le réalisateur François Truffaut y avait tourné, en 1980, son film "Le dernier métro"La même façade, peinte en trompe-l'oeil par Dominique Antony.Une étonnante fresque murale en trompe-l'oeil, à Poznan (Pologne)Portrait en trompe-l'oeil du neurologue autrichien Sigmund Freud (6 mai 1856 - 23 septembre 1939), fondateur de la psychanalyse, révélant "ce à quoi pense un homme"
Il s'agit d'un procédé très ancien, puisque Pline l'Ancien rapporte l'anecdote selon laquelle Zeuxis avait peint des raisins si réalistes que des oiseaux, trompés par l'exécution parfaite, s'étaient précipités contre le tableau !
Et malgré la pauvreté des moyens techniques dont ils disposaient, les décorateurs romains sont parvenus à imiter le relief à même les murs pour simuler la sculpture et les éléments d'architecture : colonnes, chapiteaux, soubassements, statues, enrichissant à moindres frais les intérieurs.
Assez étonnamment, le mot "Trompe-l'oeil" est utilisé dans toutes les langues - y compris l'anglais - la seule exception étant l'espagnol, qui utilise le mot "Trampantojo".
L'idée de cet article m'est d'ailleurs venue en regardant en VOSTF un épisode du feuilleton états-unien "Les Soprano", dans lequel Carmine Lupertazzi Jr. dit "Little Carmine" (Ray Abruzzo), récemment devenu le chef de famille mafieuse new yorkaise, à la mort de son père, explique à ses collègues - en anglais - que la fresque murale du salon de sa villa de Miami (Floride) est un "trompe-l'oeil".
Mais il prononce ce mot d'une telle façon ("Trompay lay oil" soit trom-pi-li-oï-le) que j'ai dû utiliser à deux reprises la fonction retour arrière de mon lecteur de DVD pour m'en assurer !
Mais ce qui est encore plus drôle, c'est que les anglophones ont inventé un pluriel pour ce mot - rappellons-le invariable en français - qu'ils écrivent... "Trompe-l'oeilS", en prononçant le "s", ignorant manifestement le pluriel irrégulier en "Yeux" de ce mot.
et au sens figuré : un faux-semblant, un leurre.
On dit par exemple : "La sérénité actuelle de l'équipe de France ne serait-elle qu'un trompe-l'oeil ?".
et "En trompe-l'oeil" (locution adverbiale) :
au sens propre : exécuté(e) en recourant à ce procédé.
On parle par exemple de "Façade peinte en trompe-l'oeil", de "Décor en trompe-l'oeil", de "Mur en trompe-l'oeil" ou de "Paysage en trompe-l'oeil".
et au sens figuré : d'apparence trompeuse ; faisant illusion.
On dit par exemple : "Je ne suis pas inquiet car il me semble qu'il s'agit d'une fébrilité en trompe-l'oeil".
Sources : www.linternaute.fr, wikipedia.org, sopranos.fandom.com, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr
Cette curieuse interjection en forme d'idiotisme animalier s'utilise souvent, en France, afin d'obtenir un joli sourire de la part des personnes que l'on s'apprête à photographier.
Chaque langue possède son petit mot ou sa locution interjective, qui, prononcé face à l'objectif d'un photographe, est supposé assurer un sourire radieux.
La sublime actrice états-unienne Marilyn Monroe et son éblouissant sourire
Les italiens disent ainsi "Famiglia !" ("Famille !"), les hispanophones "Patatas !" ("Pommes de terre !"), les polonais "Marmolada !" ("Marmelade !"), les néerlandophones "Zaag Eens Kaas !" "Dites fromage !") et les anglophones, leur célèbre "Cheese !" ("Fromage !").
Mais une étude réalisée en 2010 par le fabricant japonais d'appareils photos, dans le cadre du lancement de sa nouvelle gamme d'appareils photo compacts Nikon Coolpix, sur 26 locutions européennes, a démontré que le plus beau sourire s'obtient avec le "Ouistiti !" français !
Cocorico !
Un ouistiti à pinceaux blancs
Les ouistitis ou "callitriches" sont un genre de singes de toute petite taille, présent dans le Nouveau Monde.
Le long de la côte Est du Brésil et au Sud de l’Amazone, les ouistitis se sont diversifiés en une vingtaine d'espèces ne pesant que de 120 à 400 g et dont le pelage peut être blanc, sombre ou bien encore agouti.
Il est cependant probable que d’autres espèces de ouistitis existent dans certaines régions encore mal connues du Brésil et de la Bolivie.
Ainsi, le "ouistiti pygmée", également appelé "ouistiti mignon" ou "ouistiti nain" n'a-t-il été découvert qu'en 1998.
Cette locution nominale féminine du langage courant signifie :
au sens propre, dans le domaine médical : une vaccination ultérieure destinée à stimuler le système immunitaire, c'est à dire une injection d’un vaccin, déjà reçu antérieurement par le patient, pour optimiser ses défenses immunitaires en stimulant la production d’anticorps.
On dit par exemple : "On vous fera une piqûre de rappel dans 12 mois".
Une "piqûre de rappel" au sens propre : l'injection d'un vaccin
et au sens figuré, dans le registre familier : un événement, rappelant à quelqu’un ce qu’il doit faire ou arrêter de faire.
On dit par exemple : "Ce match nul constitue une piqûre de rappel pour l'équipe de France, qui va devoir sérieusement renforcer sa défense".
On dit par exemple : "Mon chéri, lorsque tu auras fini de pleurer comme une Madeleine parce que le PSG a perdu, tu penseras à aller chercher les enfants chez tes parents, s'il te plait".
"Pleurer comme une Madeleine" ne constitue pas un idiotisme alimentaire mais un idiotisme religieux.
En effet, la Madeleine dont il est ici question n'est pas le petit gâteau sucré à pâte molle, en forme de coquille...
... mais Marie de Magdala ou Marie la Magdaléenne ("Marie Madeleine"), pleurant aux pieds du Christ dans la Bible.
Cette locution nominale en forme d'idiotisme animalier appartient au langage courant.
Elle signifie : avoir une taille très fine.
Et elle utilisée pour désigner un type de silhouette (essentiellement féminine) caractérisée par une différence de proportion très marquée au niveau de la taille, entre un buste relativement étoffé et des hanches larges.
"Une taille de guêpe" est naturellement une formule qui tire son nom de la similitude entre ce type de silhouette et le corps segmenté de la guêpe, dont le thorax (sur lequel sont fixées six pattes et quatre ailes) et l'abdomen (arborant des couleurs vives avec à son extrémité un aiguillon relié à une glande à venin) sont très nettement séparés :
Avoir une "taille de guêpe" est généralement rendu possible grâce au port prolongé :
Quelques célébrités féminines dotées d'une "taille de guêpe" :
La chanteuse et actrice française Polaire, nom de scène d'Émélie Marie Bouchaud (14 mai 1874 - 11 octobre 1939),
l'actrice belge Antoinette Clifford (29 juin 1885 - 28 juin 1971) est une actrice belge,
ou l'actrice britannique Audrey Hepburn, nom de scène d'Audrey Ruston (4 mai 1929 - 20 janvier 1993).
"Taille de guêpe" est également une marque de thés de Chine ainsi qu'une marque spécialisée dans la vente de gaines et de produits aidant au maintien de la forme de la femme.
Ces différents mots relèvent du registre vulgaire.
Et ils signifient selon le contexte :
ausens propre: l'anus, c'est à dire l'orifice du rectum donnant passage aux matières fécales.
On dit par exemple : "J'ai le trou du cul en feu à force de bouffer des piments".
et au sens figuré :
une personne idiote, stupide.
On dit par exemple : "Ce trou du cul voulait m'expliquer mon boulot !".
ou : une personne prétentieuse, hautaine.
On dit par exemple : "Ce trou du cul vient en costard pour bosser dans un atelier de mécanique".
Dans les deux cas, cette formule injurieuse à caractère sexuel, en forme d'idiotisme corporel, s'emploie davantage pour les hommes que pour les femmes.
Ces différentes locutions nominales féminines en forme d'idiotismes animaliers ne désignent absolument pas un morceau de volaille, mais... un "échalion" !
Et non une "échalote" comme on peut souvent le lire ou l'entendre, à tort.
L'échalion est une variété comestible d’oignon, de forme allongée, ressemblant à l’échalote, mais se reproduisant par semis.
Il est constitué d'un bulbe allongé et renflé comme une cuisse de poulet (ou de dinde), habillé d’une tunique cuivrée qui se pèle facilement.
Parfois appelé "Échalote zébrune" ou "Échalote cuisse de dinde", et fréquemment "Échalote cuisse de poulet du Poitou", il s'agit d'une variété traditionnelle dotée d'un très bon rendement et ayant le mérite d'être peu sensible à la pourriture.
D'une longueur de 10 à 18 centimètres en moyenne, il a une chair blanche rosée au goût prononcé.
Plus il grossit, et plus son goût s'adoucit. Et il est donc récolté en primeur, afin de conserver toutes ses potentialités gustatives et sa fine saveur sucrée.
Il est originaire du Poitou, une région dont les sols sableux et calcaires sont très favorables à sa production, mais est cultivé dans bien d'autres régions.
Consommé en général cru, en vinaigrette ou en salade, il est également apprécié avec des huîtres.
Sources : www.fabre-graines.com, wikipedia.org et www.lasocietedesplantes.com
Ces deux locutions verbales appartiennent au registre familier.
Elles s'utilisent toutes deux de manière légèrement ironique et signifient : susciter la pitié, émouvoir par des procédés faciles, faire pleurer en utilisant des sentiments grossiers.
On dit par exemple : "Tu as vu le reportage hier à la télé ? Ils ont voulu faire pleurer dans les chaumières avec leur histoire de bébés chiens affamés...".
Ou : "Ma fille a encore inventé une histoire à faire pleurer Margot pour justifier ses absences au collège".
Source : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.languefrancaise.net
Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme corporel m'avait beaucoup impressionné lorsque, très jeune, je l'avais entendu pour la première fois prononcée par ma mère !
Et elle ne doit pas manqué d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants.
Elle relève du langage courant et signifie, au sens figuré: se priver de tout, en sacrifiant son bien-être au profit d'un être cher (souvent ses enfants). Ou dans un but bien précis tel qu'un achat conséquent.
Ainsi lorsque des parents peu fortunés préfèrent sacrifier leur confort et leurs loisirs, afin d'utiliser leur peu d'argent pour permettre à leurs enfants de faire de bonnes études.
On dit par exemple : "Je sais que mère s'est toujours saigné aux quatre veines pour moi".
Ou : "Avec leurs revenus des plus modestes, mes voisins se sont saignés aux quatre veines pour acquérir leur petite maison".
Sources : www.expressio.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr