"Être dans le coaltar" ou "Avoir la tête dans le coaltar".

Ces deux expressions du registre familier signifient, selon le contexte, :

  • "Être dans un état de somnolence, mal réveillé, somnoler",
  • ou "Être à demi-inconscient, hébété".

Le plus souvent, à cause d'un abus d'alcool, d'un manque de sommeil ou d'un réveil très matinal.

Comme l'indique son orthographe, le mot "Coaltar" est un mot anglais désignant le goudron obtenu par la distillation de la houille ("coal" signifie "charbon" et "tar" "goudron"), contrairement au bitume, issu du pétrole.

Tout comme pour les expressions "Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage", dont la signification est exactement la même, l'origine des expressions "Être dans le coaltar" et "Avoir la tête dans le coaltar" remonte à l'époque où l'on utilisait le cirage ou le coaltar dans des ateliers mal ventilés, et où leurs émanations tournaient donc la tête des ouvriers, les rendant à moitié conscients.

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"Avoir des antennes".

Un capricorne

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier signifie - au sens figuré - : deviner, percevoir certaines choses avant les autres, être hypersensible ; avoir un sixième sens, de l'instinct, beaucoup d'intuition.

À  l'instar des insectes pourvus d'antennes, ces organes sensoriels portés sur la tête, qui leur servent principalement pour l'odorat mais également pour le toucher et le goût.

On dit par exemple : "Ma femme a des antennes ! J'ai énormément de mal à lui cacher quoi que ce soit !".

Sources : www.linternaute.fr et wikipedia.org

"Le train-train", "Le train-train habituel" ou "Le train-train quotidien".

Ces différentes formules du registre familier désignent la routine, la marche régulière et monotone des occupations habituelles ; le cours ordinaire des choses, de la vie.

On parle ainsi du "train-train de l'existence", du "train-train de la vie" ou du "train-train familial".

Sources :www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "Trafic interrompu après qu'une personne se soit jetée sur les rails" !

Mais : "Trafic interrompu après qu'une personne S'EST jetée sur les rails" !

Quoique l'on pense souvent, la locution "Après que" doit être suivie d'un verbe à l'indicatif et non au subjonctif.

Pour s'en souvenir, il suffit de penser aux paroles de la chanson de Charles Trenet "L'âme des poètes" (1951) : "Longtemps, longtemps, longtemps, après que les poètes ONT disparu". Et non "aient" disparu !

Il en va tout à fait différemment de la locution "Avant que" qui doit être suivi d'un verbe au subjonctif.

On dit par exemple : "Il faut s’attaquer au mal avant qu’il n’APPARAISSE" et non "Il faut s’attaquer au mal avant qu’il n’apparaît".

 

Sources : alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr et www.projet-voltaire.fr

"Ménager la chèvre et le chou".

Cette expression en forme d'idiotisme animalier date du XIIIe siècle et signifie - au sens figuré - : "essayer de concilier des intérêts contraires, des personnes aux points de vue opposés".

À l'instar de ceux d'une chèvre et d'un chou, la première ayant naturellement vocation à dévorer le second.

On dit par exemple : "En voulant ménager la chèvre et le chou, le gouvernement n'a fait que des mécontents".

Nos amis belges ont créé à partir de cette expression le mot "Chèvrechoutiste" (ou "Chèvre-choutiste") afin de désigner une personne tentant de faire plaisir à tout le monde ou de satisfaire des intérêts divergents.

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Le pastaga" ou "Un petit jaune".

Carafe d'eau et verre de pastis

Ces deux appellations désignent le pastis, cette boisson anisée typique de Marseille (13) et du Sud de la France, que l'on boit augmentée d'eau fraîche.

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Principalement popularisé par les marques Pernod (Pastis 51) et Ricard, le pastis est un alcool aromatisé par macération, distillation ou redistillation de plantes : anis vert, anis étoilé (badiane) ou fenouil, bois de réglisse, et extraits naturels de plantes diverses et variées.

Bouteille et verre de pastis

"Le pastaga" est un mot provençal relevant du registre familier.

Et "Un petit jaune" est le surnom en forme d'idiotisme hromatique que les français donne à cette boisson.

Source : wikipedia.org et www.mulubrok.fr pour la photo des carafes

 

 

"Un entremets" et "Un entremétier".

Ces deux substantifs relèvent du vocabulaire et jargon alimentaire et culinaire.

  • "Un entremets", comme son nom l'indique, désigne un mets servi entre deux autres.

Au fil du temps, il est devenu de plus en plus sucré au point de remplacer parfois le dessert au XXIe siècle.

Il s'est écrit par le passé "Entremès", "Entremez" et "Entremetz".

Et on appelle parfois aujourd'hui ce plat "Pré-dessert".

  • "L'entremétier" est la personne de la brigade de cuisine chargée des entremets.

Source : wikipedia.org

L'étonnante anagramme de : "Chauve-souris" ?

Réponse
« Souche a virus » !
Commentaire
Étonnant, lorsque l’on sait que la maladie à coronavirus 2019, le SRAS-COV de 2003, le virus Ebola, le virus Marburg ou le virus Nipah ont tous été à l’origine hébergés pas la chauve-souris, avant de muter et d’être transmis à l’homme !

Chauves-souris suspendues

Pour mémoire : une anagramme est un mot ou une expression obtenu en permutant les lettres d'un mot ou d'une expression de départ.

Par exemple : "Chien" et "Niche".

Pourquoi dire : "Le breadcrumbing" ?

Et pas, par exemple : "Le fil d'Ariane" !

Ce néologisme anglophone, construit à partir du mot "Breadcrumb" ("Chapelure") signifie "Jeter des miettes" et désigne une pratique de drague consistant - souvent via les réseaux sociaux - :

  • à en rester au stade de petites phrases ; celui ou celle ayant engagé une phase de séduction ne passant jamais à la vitesse supérieure et ne proposant jamais un premier rendez-vous,
  • ou à adresser, après des semaines voire des mois de silence, de laconiques messages du type "Coucou, ça va ?", un "J'aime" ou un court commentaire à propos d'une photo.

Les personnes usant de cette pratique semblent trouver amusant et flatteur de voir leurs "conquêtes" potentielles être sensibles à leurs marques d'intérêt et répondre présent(e)s à leurs sollicitations, nourrissant l'espoir qu'une véritable relation puisse enfin naître... un pett peu à l'image de ces pigeons qui s’affolent et battent des ailes dans tous les sens face à une personne qui les nourrit de quelques miettes, semblant tout excités et contents qu’on leur jette à manger, mais sans forcément finir par s'approcher... et consommer !

La phase de séduction reste au stade de petites phrases, souvent via les réseaux sociaux (des petits messages privés ou échanges messenger) mais celui ou celle ayant engagé ladite phase de séduction ne passe jamais à la vitesse supérieure et ne propose jamais un premier rendez-vous. Selon l'étude, 21% des adeptes d'appli de rencontre sont coutumiers du fait.

"Faire quelque chose en deux coups de cuillère à pot" ou "Faire quelque chose en deux coups de cuiller à pot".

J'aime assez cette expression du registre familier qui signifie "Très vite, très rapidement".

On dit par exemple : "Ton frère touche sa bille en mécanique : il a réparé ma moto en deux coups de cuillère à pot !".