"Avoir l'oreille de quelqu'un".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : avoir toute sa confiance, en être écouté favorablement, avoir une relation privilégiée avec elle, être capable d'exercer une influence sur elle.

On dit par exemple : "Essayez-donc de vous rapprocher de Dumas : on dit qu'il a l'oreille du Président".

Sources : www.espacefrancais.com et www.languefrancaise.net

"La glottophobie" ou "La discrimination linguistique".

Cet affreux néologisme, créé en 2008 par le sociolinguiste français Philippe Blanchet, désigne une forme de discrimination basée sur le langage, certaines langues, ou certains accents régionaux.

Ainsi, lorsque l'on sous-titre un locuteur africain s’exprimant pourtant dans un français très clair (comme dans "Le Petit journal Spécial Burkina Faso" du 21 septembre 2015, sur la chaîne de télévision française Canal +) ou lorsque l'on prononce de travers et de façon intentionnelle le prénom d’une personne d’origine étrangère.

Sources : wiktionary.org et blog.assimil.com

"En main propre" ou "En mains propres".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : directement, de personne à personne, sans intermédiaire ni moyen indirect tel que la Poste.

On dit par exemple : "Vous devrez remettre ce dossier à son destinataire en mains propres".

Ou : "On m'a remis cette clé en mains propres".

La forme au pluriel "en mains propres" serait apparue pour la première fois sous la plume de Victor Hugo (Correspondance, 1862, page 388).

Mais elle a de nos jours supplanté la forme au singulier "en main propre", qui est de moins en moins utilisée.

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"La galvanoplastie" n'est pas une opération !

Mais un procédé consistant à appliquer à la surface d'un objet en métal, au moyen d'un courant électrique continu, un dépôt métallique en dissolution dans un liquide, à ne pas confondre avec la "Galvanostégie".

Source : wikipedia.org

 

 

"Être tout ouïe" ou "Être tout oreilles".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme corporel signifient : être disposé à bien écouter, à écouter avec toute son attention ; être très attentif.

  • "Être tout ouïe" (tou-toui) appartient au registre soutenu.

On dit par exemple : "Racontez-moi cela : je suis tout ouïe".

  • Et "Être tout oreilles" (tou-te-o-reille) relève au langage courant.

On dit par exemple : "Vas-y, dis-moi : je suis tout oreilles" .

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Une truie".

Ce substantif féminin désigne :

Une truie

  • au sens propre : un cochon femelle, compagne du porc et mère de la gorette, du cochonnet, goret ou porcelet.
  • et au sens figuré, dans le registre vulgaire : une femme malpropre.

On dit par exemple : "Ma concierge est une vraie truie".

S'il s'agit d'un homme, on dit "un cochon", "un porc" ou "un pourceau".

Et s'il s'agit d'un enfant on dit  "un goret" ou "une gorette".

"Un goret".

Ce mot polysémique du langage courant désigne :

  • au sens propre :
      • un jeune cochon mâle, petit de la truie et du porc, également appelé "cochonet" ou "porcelet".

Et "gorette" s'il s'agit d'une petite femelle.

      • dans la marine : une brosse à long manche utilisée pour nettoyer la carène d’un bateau à flot.

Nettoyer avec un goret se dit "Goreter" ; un verbe qui ne signifie en aucune façon "Mettre bas un goret" pour une truie.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : un enfant ou une personne malpropre.

On dit par exemple : "Mon petit neveu est un véritable goret !".

S'il s'agit d'un adulte, on dit également :

    • "un cochon", "un porc" ou "un pourceau" (pour un homme),

Source : wiktionary.org

"Un naevus mélanocytaire" ou "Un NM".

Grains de beauté dans le dos d'une jeune femme blonde

Ce vocable et ce sigle médicaux désignent ce que l'on appelle communément "Un grain de beauté" ou "Un point de beauté".

C'est à dire une forme bénigne de tumeur cutanée, consistant en une petite tache ("Naevus" en latin) de forme généralement circulaire ou ovale, située sur le dessus de la peau.

On parle aussi de NM (Naevus Mélanocytaire).

"Ouille !" ou "Ouïe !".

Cette interjection - qui se prononce ou-ye et qui peut parfois être triplée - traduit selon les circonstances :

  • la douleur.

On dit par exemple : "Ouille ! Ça fait mal !"ou "Ouille, ouille, ouille ! Qu'est-ce que ça pique !".

  • la contrariété.

On dit par exemple : "Ouïe ! Je ne m'attendais pas à devoir payer une telle somme".

  • ou l'inquiétude.

On dit par exemple : "Ouille, ouille, ouille ! Tu as vu ces éclairs ?".

Nota bene : Elle est utilisée de façon unitaire ("Ouille !" ou "Ouïe !") ou triple ("Ouille, ouille ouille !" ou "Ouïe, ouïe, ouïe !") mais en aucune façon double ou quadruple.

Source : www.larousse.fr

"Un brûlot".

  • Au sens propre, ce substantif masculin désignait autrefois : un petit navire chargé de matières combustibles, destiné à incendier les bâtiments ennemis.
  • et au sens figuré, il désigne aujourd'hui : ce qui est susceptible de causer des dégâts, un scandale ; en particulier un article de journal polémique, "incendiaire".

On dit par exemple : "Cet article est un brûlot : vous ne pouvez pas publier une chose pareille !".

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "C'est une tâche herculéenne à faire" !

Le docteur Anne Sénéquier, co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

Surtout en oubliant la liaison et en prononçant "sè-une" et non "sète-une".

Comme l'a déclaré le docteur Anne Sénéquier, co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), le 11 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "C'est une tâche herculéenne à ACCOMPLIR" !

On ne "fait" pas une tâche : on l'accomplit.

"Le diable est dans les détails", "Le diable se cache dans les détails" ou "Le diable se niche dans les détails".

Cette expression signifie - au sens figuré - qu'il est important de s'intéresser à tous les détails d'un problème ; un seul d'entre eux pouvant causer d'importants désagréments ou ennuis et compromettre tout un ensemble, voire faire échouer un projet.

Elle nous vient du poème philosophique "Ainsi parlait Zarathoustra", publié en 1885 par le philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

Et la forme "Le diable se niche dans les détails" appartient au registre familier.

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr