J’aurais également pu intituler cette rubrique : « Le français comme on le massacre quotidiennement dans les organes d’information » ou « C’est le français qu’ils assassinent !« .
J’ai en effet regroupé sous ce label – non pas d’excellence mais de médiocrité – un certain nombre de déclarations entendues à la radio ou à la télévision, m’ayant sérieusement exaspéré.
Et je ne souhaite nullement me positionner comme un redresseur de torts infaillible, car je ne suis certainement pas irréprochable.
D’abord parce que je ne suis pas un professionnel de la langue : ni linguiste, ni grammairien, ni lexicographe. Ni même un professionnel de l’écriture ou de la communication.
Ensuite parce que, compte tenu de l’importance de ma production – et de mes nombreuses réactions « à chaud » -, il va de soi que je vais moi-même prêter le flanc à la critique, du fait de mes propres fautes.
Je désire simplement attirer l’attention sur le fait que notre langue est, à mon sens, en grave danger, lorsque les élites d’un pays, instruites et diplômées – que sont ses journalistes ou son personnel politique, notamment -, se mettent à la parler aussi mal et à commettre autant de fautes.
Pour finir, je tiens à préciser ici que si les différentes émissions vespérales de la chaîne télévisée L’Équipe consacrées au football sont assez fréquemment commentées ici, ce n’est nullement à raison d’un acharnement particulier à leur encontre, mais bien au contraire parce que je les écoute relativement souvent ; ce qui n’est malheureusement plus le cas pour aucune autre émission radiophonique ou télévisuelle.
Comme l’a déclaré, l’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, le 16 avril 2021, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.
Mais : "Cette équipe lilloise a de plus en plus de mal À faire le jeu" !
Parce qu'il est parfaitement incapable de s'exprimer dans un français correct et accumule ce type de faute grossière, je lui lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Je ne supporte plus ce tic de langage, de plus en plus répandu parmi les journalistes de notre pays, consistant à remplacer les virgules et points-virgules de leurs textes par autant de "Hein" lors de leurs interventions orales !
Aussi étonnant et incroyable que cela puisse paraître, j'en compte en effet régulièrement deux à quatre par minute, lors des prises de parole préparées des journalistes opérant sur les différentes chaînes de télévision françaises d'information en continu. Lesquels journalistes pensent ainsi, je crois, masquer le fait qu'ils lisent des notes écrites, en adoptant une façon de parler se voulant "naturelle" et "grand public".
Vérifiez par vous-même : vous verrez que je n'exagère pas !
ainsi par exemple de la journaliste française Sylvia Amicone, entendue le 06 avril 2021, dans l'émission "Le grand soir", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI,
mais aussi de la journaliste française Anaïs Hanquet, entendue le 7 septembre 2021, dans l'émission "Télé matin", sur la chaîne de télévision publique France 2,
de la journaliste française Kady Adoum-Douass, entendue le 14 octobre 2022, dans l'émission "Les matins de LCI", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI,
du journaliste français Jean-Pierre Gratien, présentateur de l'excellente émission "Débat Doc", sur la chaîne de télévision publique française France 5.
ou du journaliste français David Verhaeghe, entendu le 23 octobre 2022, dans l’émission "Les matins LCI Week-end", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Si vous ne l'aviez pas encore remarqué, je vous promets que vous allez, très rapidement désormais, être, comme moi, véritablementexaspéré par cette pratique relevant d'un registre populaire démagogique n'ayant pas sa place, selon moi, dans la bouche d'un professionnel du verbe, dont on peut attendre qu'il s'exprime dans un français sinon soutenu au moins courant.
Comme a pu le déclarer, le 13 avril 2021 et le 3 octobre 2021, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission vespérale "L'équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.
Et pas : "Neymar a décidé ce soir de faire un CONCOURS DE TIRS SUR LA BARRE" !
Et : "ILS avaient décidé dE faire unCONCOURS DE TIRS SUR LA BARRE" !
Mais comment ce monsieur peut-il penser être compris, même d'amateurs de football, en sortant de telles phrases !
Comme a pu le déclarer la journaliste française Sonia Mabrouk, le 17 mars 2021, dans son émission Midi News, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.
Mais : "C'est l'homologue BELGE de monsieur Véran" !
Parce qu'elle a accumulé ce jour là, en a peine vingt minutes, pas moins de sept tournures de phrases, sinon fautives, du moins - pour moi - indigne d'une professionnelle du verbe expérimentée comme elle peut l'être, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Comme l'a déclaré, le 11 avril 2021, le sénateur LR (Les Républicains), Gérard Larcher, dans l'émission d'Amélie Carrouër "En toute franchise", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "C'est le même PROBLÈME qui SE POSE à Strasbourg" !
Je n'en peux plus d'entendre, à longueur de journée, la plupart des personnalités politiques, journalistes, chroniqueurs et autres intervenants utiliser le mot "Sujet" en lieu et place du mot "Problème".
Parce que cet exemple-ci est particulièrement criant, parce que M. Larcher a répété cette erreur à plus de 6 reprises en moins de 15 minutes (si, si !), et parce que j'ai personnellement trouvé globalement lamentable la façon dont s'exprimait l'actuel président du Sénat une quinzaine de minutes durant - au point de l'épingler quatre fois dans ce blogue - je lui accorde sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Comme l'a pitoyablement déclaré, le 11 avril 2021, le sénateur LR (Les Républicains), Gérard Larcher, dans l'émission d'Amélie Carrouë "En toute franchise", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Mais : "Si demain, pour aller au restaurant, il FALLAIT montrer un passe" !
Parce que j'ai personnellement trouvé globalement lamentable la façon dont s'exprimait l'actuel président du Sénat une quinzaine de minutes durant - au point de l'épingler quatre fois dans ce blogue - je lui accorde sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Comme l'a lamentablement déclaré l'homme politique français, LFI, Éric Coquerel, le 08 avril 2021.
Mais : "Il NE nous propose aucune alternative" !
Ou : "Il NE nous propose aucune autre SOLUTION" !
Une "autre alternative" est un épouvantable pléonasme, parfaitement intolérable dans la bouche d'un professionnel de la communication tel que lui, fondateur de l'agence de communication "Effets Mer", livrant des articles à la presse et se chargeant de la communication du Vendée Globe.
Comme a pu le déclarer la journaliste française Sonia Mabrouk, le 17 mars 2021, dans son émission Midi News, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.
Mais : "Et cELa MÉRITE QUE L'ON S'INTERROGE" !
Parce qu'elle a accumulé ce jour là, en a peine vingt minutes, pas moins de sept tournures de phrases, sinon fautives, du moins - pour moi - indigne d'une professionnelle du verbe expérimentée comme elle peut l'être, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Comme l'a lamentablement déclaré la journaliste politique française Alix Bouilhaguet, le 1er avril 2021, sur la chaîne de télévision française d'information franceinfo.
Tel est le slogan en anglais que la firme allemande Gardena se permet de nous asséner verbalement dans ses publicités télévisées d'avril 2021.
Fondée en 1961, cette société spécialisée dans la fabrication d'outils pour le jardinage est établie à Ulm (Bade-Wurtemberg) et a manfestement oublié que la France est un pays FRANCOPHONE !