On ne dit pas : "Le but de mon travail À MOI C'est de" !

Logo de la société Mutuelle de Poitiers Assurances

Comme je l'ai entendu hier soir dans la publicité télévisée de la société "Mutuelle de Poitiers Assurance" : il s'agit d'un pléonasme n'ayant pas sa place sur nos écrans.

Mais : "Le but de mon travail EST DE" !

Comment peut-on espérer que les français parlent correctement en laissant diffuser chaque jour davantage de telles publicités.

Pour cette raison, je décerne à cette société mon label de médiocrité "Fachés avec le français" !

On ne dit pas : "Faire un article sur", "Faire un courrier", ""Faire un livre sur" ni "Faire un rapport sur" !

Ainsi que je l'entends malheureusement dire régulièrement. Et pas seulement parmi les personnes les moins instruites.

Mais, respectivement et selon le contexte :

  • "CONSACRER un article À", "ÉCRIRE un article CONSACRÉ À", "PUBLIER un article CONSACRÉ À" ou "RÉDIGER un article CONSACRÉ À",
  • "ÉCRIRE un courrier" ou "RÉDIGER un courrier",
  • "CONSACRER un livre À", "ÉCRIRE un LIVRE CONSACRÉ À", "PUBLIER un livre CONSACRÉ À" ou "RÉDIGER un livre CONSACRÉ À",
  • "ÉCRIRE un RAPPORT CONSACRÉ À", "PUBLIER un RAPPORT CONSACRÉ À" ou "RÉDIGER un RAPPORT CONSACRÉ À" !

On ne dit pas : "C'est une situation qui s'empire" !

Le président du Conseil National de l'ONI (Ordre National des Infirmiers), Patrick Chamboredon

Comme a pu le déclarer, le 24 mars 2020, Patrick Chamboredon, président du Conseil National de l'ONI (Ordre National des Infirmiers), sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "LA situation EMPIRE" !

Ou alors : "Cela empeste de plus en plus" ! Mais je ne pense que cela soit ce que souhaitait dire ce pauvre monsieur.

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les formes conjuguées « S’empire » et « Sent pire ».

Pourquoi je ne parviens plus à écouter s'exprimer la journaliste franco-marocaine Ruth Elkrief, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

La journaliste franco-marocaine Ruth Elkrief

Ayant voulu suivre son émission le 24 mars 2020, je n'ai pu tenir davantage que 5 minutes, après l'avoir entendu aligner les énormités suivantes :

  • "C'est la première fois qu'y en a autant en 24 heures de plus" au lieu de "C'est la première fois qu'IL y en a autant EN plus en 24 heures" !
  • Il est rev'nu sur les tests qui allaient augmenter" ! au lieu de "Il A RAPPELÉ QUE LE NOMBRE DE tests ALLAIT augmenter".
  • "Là y a un coup d'accélérateur" ! au lieu de "Là IL y a un coup d'accélérateur".
  • "On est sur une réduction drastique de l'offre de TGV" ! au lieu de "NOUS FAISONS FACE À une réduction DRACONNIENNE de l'offre de TGV".

Cette façon permanente d'aussi mal s'exprimer est inacceptable à mes yeux pour une personne de son âge (elle a un an de plus que moi, qui suis né en 1961), très diplômée (IEP, DEA en études politiques, CFJ !) et professionnelle du verbe depuis 1985.

Pour toutes ces raisons, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi écrire : "Newsroom", "Daily" et "Work" ?

Comme le fait la chaîne de télévision française d'information en continu LCI sur son site internet, pour trois de ses dix onglets.

Et pas, par exemple, : "Actualité",  "Vie quotidienne" et "Emploi" !

Pour ces mots anglais - au surplus mal choisis et ne correspondant à rien en anglais - je leur décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Car seuls les élastiques peuvent être périmés" !

Comme je l'ai entendu dire, le 20 mars 2020, par un journaliste de la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV, à propos des masques de protection.

Mais : "Car IL SE PEUT QUE seuls les élastiques SOIENT périmés" !

Parce que ce n'est malheureusement pas la première fois que j'entends cette formulation invraisemblable qui relève du pur charabia, je lui attribue mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Un conf call" ni "Un call" !

Mais : "UnE confÉRENCE TÉLÉPHONIQUE" ou "Un RENDEZ-VOUS TÉLÉPHONIQUE" !

Une conférence téléphoniqueUn rendez-vous téléphonique

"Conf call" est en effet l'apocope de la locution nominale anglaise "Conference call", qui désigne une communication téléphonique organisée à l’avance entre plus de deux correspondants.

Source : www.academie-francaise.fr

On ne dit pas : "Être en capacité à réunir" !

Le journaliste français Pierre Jacquemain

Comme l'a déclaré le journaliste français Pierre Jacquemain, le 15 mars 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu franceinfo.

Mais : "Être CAPABLE DE réunir" voire, bien plus simplement, "POUVOIR réunir" !

Pour cette phrase invraisemblable et inadmissible dans la bouche d'un professionnel du verbe, je lui décerne, sans hésiter, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

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On ne dit pas : "Le feuilleton Neymar qui a été énormément parlé" !

Comme l'a fait, le 12 février 2020, Cyril Hanouna dans l'émission "Touche pas à mon poste", sur la chaîne télévisée française C8.

Mais : "Le feuilleton Neymar DONT ON A énormément parlé" ou "Le feuilleton Neymar qui a été énormément COMMENTÉ" !!

Pour l'ensemble de son oeuvre et sa désastreuse influence sur la façon de parler de mes compatriotes, je lui décerne mon label de médiocrité "Fachés avec le français".

On ne dit pas : "Comment qu'c'est possible, dans un état de droit, qu'on ait (...)" !

Le journaliste sportif français Bernard Lions

Comme l'a lamentablement déclaré le journaliste sportif français Bernard Lions, le 2 mars 2020, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard, "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Comment EST-IL possible - dans un état de droit - quE L'on ait (...)" !

Ou, à tout le moins, : "Comment EST-CE QU'IL EST possible - dans un état de droit - quE L'on ait (...)" !

Même si je me dois, par honnêteté intellectuelle, de lui rendre grâce de nous avoir épargné un "qu'on a" final, je ne peux néanmoins qu'octroyer à un professionnel du verbe expérimenté tel que lui mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" pour une phrase aussi mal construite.

On ne dit pas : "J'ai pas de problèmes sur les latéraux" !

Comme l'a fait le journaliste sportif français Bertrand Latour, le 18 février 2020, dans l'émission d'Estelle Denis "L'Équipe d'Estelle", sur la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "JE N'ai pas de problèmes AVEC les (DÉFENSEURS) latéraux" !

Parce qu'il a également déclaré, un instant plus tard, "Il faut mieux être secure", je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Il faut mieux être secure" !

Comme l'a fait le journaliste sportif français Bertrand Latour, le 18 février 2020, dans l'émission d'Estelle Denis "L'Équipe d'Estelle", sur la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "Il VAUT mieux être SÉCURISÉ" ou "Il VAUT mieux être TRANQUILLE" !

Parce qu'il avait également déclaré, un instant plus tôt, "J'ai pas de problèmes sur les latéraux", je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".