"Le syndrome de tako-tsubo" (ou "takotsubo"), "Le tako-tsubo" (ou "takotsubo"), "La ballonisation apicale", "La cardiopathie de stress" ou "Le syndrome du coeur brisé" : des émotions trop fortes et la perte d'un être cher sont véritablement capables de vous briser le coeur !

Le "tako-tsubo" ou "Syndrome du coeur brisé"

Ce syndrome peu ou mal connu est une maladie du muscle cardiaque, générée par un stress intense, dont le nombre cas ne cesse d'augmenter depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Ce trouble toucherait principalement les femmes.

Tout choc émotionnel ou physique entraînant un stress intense peut conduire à un tako-tsubo, davantage encore lorsque cette situation spécifique est associée à une fatigue intense. Des chercheurs de l'université de Zurich parlent notamment de décès, de rupture amoureuse, d'annonce d'une maladie, mais aussi d'intervention chirurgicale, d'agression, ou encore d'accident.

Autant dire que la pandémie de COVID-19 semble propice au syndrome du coeur brisé. Le nombre de cas aurait même été multiplié par 4,58 dans plusieurs pays pendant la crise sanitaire, comme le rapporte une étude états-unienne dévoilée en juillet 2020.

Des chercheurs de l'université John Hopkins, à Baltimore (Maryland) ont décrit plus précisément cette maladie. En 1999, l'équipe des professeurs Champion et Wittstein notait le caractère inhabituel de certains patients arrivant au centre se plaignant d'attaques cardiaques. Parmi eux, une forte proportion de femmes ménopausées qui venaient d'être victimes d'une émotion intense juste avant leur accident. "L'accumulation de stress conduit à une fragilité émotionnelle, qui peut aboutir à une paralysie du muscle cardiaque. Le coeur se met en état de sidération face à l'événement de trop, qui aurait pu être anodin en d'autres circonstances. C'est le Tako-tsubo, syndrome du cœur brisé ou cardiomyopathie de stress.

Pour mieux comprendre le phénomène, ces chercheurs ont collecté les électrocardiogrammes et différents dosages biochimiques de 19 patients souffrant de cardiomyopathie de stress, caractérisée par un spasme dans la poitrine et un affaiblissement général. Parmi les événements qui avaient amené ces malheureux à consulter, les chercheurs ont répertorié : un accident, un vol à main armée, une violente dispute et même une surprise d'anniversaire ! L'âge moyen de ces personnes était de 63 ans et 95 % étaient des femmes. Ils les ont ensuite comparés avec 7 patients atteints "de crises cardiaques classiques". Le syndrome se manifeste par des symptômes proches de l'infarctus, principalement chez la femme plutôt anxieuse, plus particulièrement au moment de la ménopause et chez les personnes en situation de précarité. C'est une urgence cardio-vasculaire encore trop méconnue, à prendre très au sérieux, tout particulièrement en cette période de COVID.

Une "fausse" crise cardiaque

Potentiellement mortel, ce syndrome a un très bon pronostic de guérison, à condition de bénéficier des traitements adéquats.

L'angiographie ne révélait aucune obstruction des artères alimentant le cœur, l'examen par les tests sanguins ne réussirent pas à déceler dans le sang les enzymes caractéristiques d'un dommage du muscle cardiaque. L'absence de dommage cardiaque a été confirmée par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). La capacité cardiaque revenait à la normale dans les deux semaines. En comparaison, la récupération partielle après une crise cardiaque peut prendre des semaines ou des mois et fréquemment, le dommage cardiaque est permanent.

Mais les analyses sanguines révélaient d'autres surprises. Les taux sanguins de plusieurs hormones appelées catécholamines (en particulier l'adrénaline) étaient deux à trois fois supérieurs aux autres patients après attaques cardiaques et 7 à 34 fois plus importants que les personnes en bonne santé. Sous l'effet d'une libération massive de ces hormones, une partie du cœur ne se contracte quasiment pas. Il se ballonne et prend une forme d'amphore, ce qui lui vaut le nom de "tako-tsubo" au Japon signifiant "piège à poulpe". Il s'agit d'une paralysie transitoire.

Des troubles du rythme ventriculaire, parfois graves, peuvent alors suivre. Les risques sont la mort subite, une insuffisance cardiaque aiguë, des caillots de sang dans le coeur inerte.

Les femmes davantage touchées que les hommes par le tako-tsubo

Surtout après la ménopause (probablement à cause de la chute du taux d'hormones aux effets cardioprotecteurs). Après cette première hypothèse, émise en 1999, une autre équipe états-unienne confirme cette prédominance féminine en 2005, tout comme l'issue très favorable en cas de traitement approprié.

Comment expliquer cette sensibilité féminine ? On le sait, les femmes réagissent différemment des hommes au stress. Leurs artères sont notamment plus sensibles aux effets du stress, les rendant plus sujettes aux spasmes. Ainsi, cette sensibilité féminine pourrait s'expliquer par les hormones et les liaisons nerveuses de leur cerveau et de leur coeur. Mais l'influence des hormones sexuelles sur les hormones du stress reste cependant largement mystérieuse.

L'importance d'un bon diagnostic

Alors qu'au Japon, ces troubles sont connus depuis de nombreuses années, ces cardiopathies de stress n'avaient suscité que peu d'intérêt en Occident. Les prochains travaux devront permettre de savoir si certains patients ont une vulnérabilité d'origine génétique et surtout savoir pourquoi ce syndrome des coeurs brisés touche principalement les femmes.

Ces travaux permettront demain de distinguer plus aisément ces cardiopathies de stress des véritables crises cardiaques. Bénéficiant du bon diagnostic, ces personnes pourraient éviter d'être soignées toute leur vie pour une maladie cardiovasculaire qu'elles n'ont pas. En attendant, essayez autant que possible de prendre un peu de distance par rapport aux événements stressants.

Le cerveau en cause ?

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'hôpital universitaire de Zurich, en Suisse, et publiée dans l'European Heart Journal, le 5 mars 2019, il y aurait un lien entre ce problème cardiaque et notre cerveau. Les scientifiques ont analysé l'activité cérébrale de 15 personnes souffrant d'un syndrome de tako-tsubo puis l'ont comparé à celle de 39 personnes en bonne santé.

Résultat, les patients atteints du syndrome ont une connectivité cérébrale différente et ne traite pas les émotions de la même manière. Ils seraient plus sensibles aux émotions fortes. Cette découverte permet d'envisager de nouvelles pistes de traitement.

Si la prévention - qui passe notamment par l'activité physique, une alimentation saine, un bon sommeil, ou encore des techniques de relaxation - peut permettre de réduire le risque d'être exposé à ce syndrome, la prise en charge doit elle être immédiate. Pour ce faire, il est primordial d'en connaître les symptômes.

Le syndrome peut être caractérisé par un essoufflement, une douleur brutale dans la poitrine en étau, des palpitations, une perte de connaissance, ou encore un malaise vagal.

Une femme de plus de 50 ans, ménopausée, en situation de rupture, ne doit surtout pas sous-estimer les premiers symptômes liés à un stress émotionnel aigu. Le syndrome de tako-tsubo nécessite une hospitalisation en urgence, pour éviter des complications graves et permettre une prise en charge en unités de soins intensifs cardiologiques. L'appel du 15 est primordial comme dans l'infarctus du myocarde, chaque minute compte !

Source : www.doctissimo.fr

"La maternité".

Ce substantif féminin du langage courant peut avoir différentes significations, puisqu'il peut désigner, selon le contexte :

  • l'état, la qualité, le fait d'être mère, les droits, devoirs, sentiments et attitudes liés à cette fonction.

On dit par exemple : "La maternité est une énorme responsabilité, que je n'aurais pas su assumer plus jeune".

Une maman et son bébé

  • le fait de porter et de mettre au monde un enfant.

On dit par exemple : "Votre maternité s'est bien passée, je crois".

Une femme enceinte, se tenant le ventre

  • un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

"Un prodrome".

Ce substantif masculin peu connu signifie :

  • dans le domaine médical : un symptôme ; un signe avant-coureur d'une maladie, annonçant en particulier une crise aiguë.

On dit par exemple : "Le cariologue de mon père avait repéré les prodromes de cet infarctus depuis depuis des mois".

  • et, dans le registre soutenu : un signe annonciateur marquant le début de quelque chose, d'un événement.

On dit par exemple : "L'an dernier déjà, les prodromes de cette révolution ont commencé à apparaître".

Sources : www.larousse.fr et Le Robert

On ne dit pas : "La compliance" !

Car il s'agit d'un substantif féminin anglais.

Mais selon le contexte, en français :

  • dans l’univers de la finance et du gouvernement d'entreprise : la conformité, un terme employé en droit et en gestion de la qualité, et répandu en banque et en assurance, désignant l’état de ce qui présente un accord complet, une adaptation totale.
  • ou, dans le domaine médical, en pharmacothérapie : l'observance, c'est à dire est l'adéquation entre le comportement du patient et le traitement proposé.

L'observance varie selon la pathologie, les contraintes du traitement, les facteurs psychosociaux, mais aussi selon la pertinence de la mise en place du suivi. Les premières études datent des années 1970, et trois composantes peuvent être distinguées :

    • l’adhésion au suivi médical (présence aux rendez-vous,
    • l’adhésion aux règles hygiéno-diététiques,
    • et l’adhésion au traitement médicamenteux.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Un IRM" !

L'entraîneur de football français Régis Brouard

Comme ont pu le déclarer, le 3 septembre 2021, l'entraîneur de football français Régis Brouard, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe,

Mais : "UNE IRM" !

"IRM" est un sigle (et non un acronyme car on le prononce "i-air-em et non "irme") relevant du domaine médical et signifiant "Imagerie par Résonnance Magnétique".

Une IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) d'un crâne
Une IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) d'un crâne

Et qui désigne : un examen permettant d'obtenir des vues en deux ou trois dimensions de l'intérieur du corps. Et qui donne au médecin des informations sur des lésions non visibles sur les radiographies standards, l'échographie ou le scanner.

Un appareil d'IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)
Un appareil d'IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)

Source : www.doctissimo.fr

"Flagada", "Être tout flagada", "Se sentir tout flagada" ou "Raplapla", "Être raplapla".

Un papa et son bébé "raplaplas" ou "flagadas"

J'aime beaucoup ces deux amusants adjectifs que sont "Flagada" et "Raplapla".

Appartenant au registre familier, tous deux signifient : sans force, sans vigueur, sans énergie ; fatigué, mou, à plat, très faible ; pas en forme, pas très bien ; avachi, flappi.

On dit par exemple : "Je me sens tout flagada, après cette longue marche".

Ou : "Je n'ai presque rien fait ce dimanche, mais je suis raplapla".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué".

Enfin, l'ancien collectionneur et amateur de bandes dessinées que je suis ne pouvait pas conclure ce petit article sans évoquer "Le flagada", cet étonnant oiseau imaginaire de couleur jaune vivant exclusivement sur de petits îlots paradisiaques du Pacifique Sud. Dépourvu d’ailes, il se déplace à la façon des hélicoptères par la rotation de deux plumes-hélice. Ses principales activités consistent à manger des pignoufs, dormir et trouver de nouvelles idées pour embêter son compagnon humain Alcide Citrix.

Cette série de bande dessinée belge, créée par Charles Degotte le 16 mars 1961, été publiée dans le journal Spirou à partir du n° 1196 (mini-récit "Prenez garde au Flagada !"). En 1989, le scénariste Bom a aide le créateur pour quelques histoires. Et en 2008, le scénariste Zidrou et le dessinateur Philippe Bercovici on repris la série pour les éditions Glénat.

Au total, une douzaine d'albums, souvent à très faible tirage, sont parus, entre 1981 et 2009, aux éditions Pepperland, M.C Productions, Dargaud, Taupinambour, Le coffre à BD et Glénat.

Mais le Flagada serait aujourd'hui totalement méconnu du grand public si le génial André Franquin, qui adorait ce personnage, ne l'avait souvent dessiné dans sa célèbre série "Gaston Lagaffe" :

  • sur différents posters des bureaux de la rédaction du journal Spirou,
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 654, paru dans le n° 1713 du journal, Spirou, du 11 février 1971)
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 498, paru dans le n° 1557 du journal, Spirou, du 15 février 1968)
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 625, paru dans le n° 1684 du journal, Spirou, du 23 juillet 1970))
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 625, paru dans le n° 1684 du journal, Spirou, du 23 juillet 1970)
  • en couverture d'un numéro du journal Spirou, affiché sur un kiosque (gag 654, paru dans le n°1713 du journal Spirou, du 11 février 1971),
  • sous forme d'un mini-ventilateur volant, inventé par Gaston, dont les pales déchiquèteront naturellement les pages du contrat de M. de Mesmaeker ! (gag 718, paru dans le n°1780 du journal Spirou, du 25 mai 1972), et que l'on retrouvera, le temps d'une apparition (gag 782, paru dans le n° 1854 du journal Spirou, du 25 octobre 1973),

Le ventilateur-Flagada, une des innombrables inventions de Gaston Lagaffe

  • et comme déguisement de bal costumé, inventé par Gaston, dans la fameuse série "Mais si on danse ?" (gag 671, publié dans le n° 1730 du journal Spirou, du 10 juin 1971),

Gaston Lagaffe déguisé en Flagada par André Franquin : gag n°671 publié dans le n° 1730 du journal Spirou, du 10 juin 1971

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org, wikipedia.org, www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, lebrun.pagesperso-orange.fr et www.bdoubliees.com

"Un point de côté" ou "Une pointe de côté".

Le "point de côté" ou (plus rarement) "pointe de côté".

Ces deux locutions verbales désignent : une douleur abdominale aiguë apparaissant sur le côté du corps (généralement en dessous des côtes, à droite et légèrement à l'arrière) et survenant généralement pendant un effort physique.

De façon surprenante, ce phénomène n’est pas encore bien compris, les causes exactes du point de côté n'étant pas encore connues à ce jour.

Les deux principales hypothèses sont les suivantes :

  • une crampe musculaire du diaphragme, due à un défaut d'oxygénation lors de l'exercice physique,
  • ou une douleur liée à la traction exercée, pendant l'exercice physique, par les organes abdominaux (foie, estomac, rate) sur les ligaments qui les lient au diaphragme.

Mais les spécialistes sont au moins d’accord sur un point : avoir un point de côté de temps en temps n’est absolument pas le signe d’une maladie sous-jacente.

La douleur ressentie s’accompagne souvent d’une gêne respiratoire, et disparaît généralement dans les minutes suivant l’arrêt de l’effort, n'entraînant aucune complication. Seul risque possible : la confondre avec un vrai problème (appendicite, péritonite, infarctus du myocarde…).

Comment l'éviter ?

Un point de côté peut se faire ressentir lorsque l'on respire mal, souvent lors d'une course.

Afin de l'éviter, il suffit de contrôler sa respiration lors d'un exercice physique, en inspirant et expirant régulièrement.

Par exemple, lors d'une course : inspirer durant deux pas et expirer durant deux pas. Cela évitera non seulement les points de côté, mais aussi les crampes, essoufflements, etc.

Comment le faire passer ?

  • Pour le faire passer, il suffit de respirer plus lentement en gonflant le thorax, et en relâchant le bas-ventre le plus possible. De cette façon, le point de côté passe au bout de deux ou trois minutes.
  • Autre technique, beaucoup plus rapide : se pencher en avant en soufflant tout l'air de ses poumons.
  • Enfin, les enseignants de sport utilisent, avec les enfants, en course de fond, une technique psychosomatique consistant à tenir un caillou dans le creux de sa main, dès le début de la course. La pensée que le caillou évite le point de côté semble effectivement l'éviter. Il s'agit donc de ce que l'on appelle un placebo.

Sources : sante.lefigaro.fr et wikipedia.org

"Une talonnade".

Ce substantif féminin relevant du langage courant peut avoir trois significations différentes :

  • il s'agit d'abord d'un bruit de sabots ou de talons frappant le sol.

On dit par exemple : "J'ai été réveillé par la talonnade des infirmières dans le couloir".

  • dans le domaine médical, il s'agit d'une douleur du talon suite à une chute ou une réception très violente (gymnastique, saut…). Mais une talonnade peut également survenir si les crampons sont mal situés ou usagés (football, rugby).

La douleur est immédiate, avec l’impossibilité de mettre le pied par terre. La chute entraîne un écrasement du coussin talonnier qui est divisé en petites loges contenant de la graisse. De ce fait, l’os du talon est moins protégé contre les chocs, et la douleur est très importante dès la reprise de la marche.

  • tandis que dans le domaine du football, il s'agit d'un geste technique, consistant en une passe ou un tir effectué avec le talon.

Parce qu'ils sont très peu fréquents, les buts marqués ainsi sont souvent spectaculaires. Jugez-en plutôt !

Sources : www.medecinedusportmontpellier.com (Docteur Douglas Lévy Biau), wiktionary.org et wikipedia.org

20 façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément".

"Être en nage", une des très nombreuses façons de dire : transpirer beaucoup

Les locutions verbales "Être en sueur" et "Transpirer à grosses gouttes" relèvent du langage courant et signifient "Transpirer".

Tandis que les verbes "Couler" ("Je coule de partout !"), Dégouliner" et "Suinter" appartiennent au même registre de langue, mais signifient "Transpirer énormément".

Ce qui est également le cas des locutions verbales "Être en eau" et "Être trempé" (par ellipse de "Être trempé de sueur").

Ou des idiotismes animaliers "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf", ou "Transpirer comme un porc" et "Suer comme un porc", qui relèvent tous du registre familier ; les deux derniers étant généralement considérés comme péjoratifs.

Ainsi que des locutions verbales "Avoir les mains moites... et les pieds poites", "Cuire dans son jus", "Être en nage" ou "N'avoir plus un poil de sec" (ou "Ne plus avoir un poil de sec")

Et des formules imagées "Avoir les bonbons qui collent au papier" (pour les hommes) et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" (pour les femmes) appartiennent au registre vulgaire.

Ou des locutions verbales "Souffrir d'un excès de sudation" ou "Souffrir d'une sudation excessive", qui relèvent du registre soutenu, et "Souffrir d'hyperhidrose", qui relève du jargon médical.

Source : www.topito.com

On n'écrit pas : "Homoplate" !

Localisation de l'"omoplate" ou "scapula" (© Larousse)

Comme je confesse humblement l'avoir longtemps fait...

Mais : "Omoplate" !

Sans "h".

Ce substantif féminin ("une omoplate") désigne un os plat, pair (présent en deux exemplaires dans le squelette humain adulte) et symétrique (un de chaque côté du corps), de forme triangulaire, impliqué dans l'articulation de l'épaule et situé dans la partie postéro-supérieure du thorax.

C'est à l'omoplate qu'est relié l'humérus, l'os du bras.

 

Vue dorsale de l'omoplate droite (© Georges Dolisi)

Il convient cependant de noter que le corps médical ne parle désormais plus d'"Omoplate" mais de "Scapula", un substantif également féminin, directement issu du mot latin "Scapula" signifiant "Épaule".

Il est vrai que les étudiants en médecine n'avaient vraiment que cela à faire que d'apprendre un nouveau terme, eux qui n'ont, après tout que très peu de connaissances à ingurgiter durant leurs si brèves études ! Et je parle en connaissance de cause, puisque ma fille aînée vient tout juste de terminer sa sixième année.

Source : wikipedia.org