Comme ont pu le déclarer, le 3 septembre 2021, l'entraîneur de football français Régis Brouard, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe,
Mais : "UNE IRM" !
"IRM" est un sigle (et non un acronyme car on le prononce "i-air-em et non "irme") relevant du domaine médical et signifiant "Imagerie par Résonnance Magnétique".
Une IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) d'un crâne
Et qui désigne : un examen permettant d'obtenir des vues en deux ou trois dimensions de l'intérieur du corps. Et qui donne au médecin des informations sur des lésions non visibles sur les radiographies standards, l'échographie ou le scanner.
Un appareil d'IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)
J'aime beaucoup ces deux amusants adjectifs que sont "Flagada" et "Raplapla".
Appartenant au registre familier, tous deux signifient : sans force, sans vigueur, sans énergie ; fatigué, mou, à plat, très faible ; pas en forme, pas très bien ; avachi, flappi.
On dit par exemple : "Je me sens tout flagada, après cette longue marche".
Ou : "Je n'ai presque rien fait ce dimanche, mais je suis raplapla".
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué".
Enfin, l'ancien collectionneur et amateur de bandes dessinées que je suis ne pouvait pas conclure ce petit article sans évoquer "Le flagada", cet étonnant oiseau imaginaire de couleur jaune vivant exclusivement sur de petits îlots paradisiaques du Pacifique Sud. Dépourvu d’ailes, il se déplace à la façon des hélicoptères par la rotation de deux plumes-hélice. Ses principales activités consistent à manger des pignoufs, dormir et trouver de nouvelles idées pour embêter son compagnon humain Alcide Citrix.
Cette série de bande dessinée belge, créée par Charles Degotte le 16 mars 1961, été publiée dans le journal Spirou à partir du n° 1196 (mini-récit "Prenez garde au Flagada !"). En 1989, le scénariste Bom a aide le créateur pour quelques histoires. Et en 2008, le scénariste Zidrou et le dessinateur Philippe Bercovici on repris la série pour les éditions Glénat.
Au total, une douzaine d'albums, souvent à très faible tirage, sont parus, entre 1981 et 2009, aux éditions Pepperland, M.C Productions, Dargaud, Taupinambour, Le coffre à BD et Glénat.
Mais le Flagada serait aujourd'hui totalement méconnu du grand public si le génial André Franquin, qui adorait ce personnage, ne l'avait souvent dessinédans sa célèbre série "Gaston Lagaffe" :
sur différents posters des bureaux de la rédaction du journal Spirou,
Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 498, paru dans le n° 1557 du journal, Spirou, du 15 février 1968)Le Flagada, sur un poster des bureaux de la rédaction du journal Spirou, dans un gag de Gaston Lagaffe, par André Franquin (gag 625, paru dans le n° 1684 du journal, Spirou, du 23 juillet 1970)
en couverture d'un numéro du journal Spirou, affiché sur un kiosque (gag 654, paru dans le n°1713 du journal Spirou, du 11 février 1971),
sous forme d'un mini-ventilateur volant, inventé par Gaston, dont les pales déchiquèteront naturellement les pages du contrat de M. de Mesmaeker ! (gag 718, paru dans le n°1780 du journal Spirou, du 25 mai 1972), et que l'on retrouvera, le temps d'une apparition (gag 782, paru dans le n° 1854 du journal Spirou, du 25 octobre 1973),
et comme déguisement de bal costumé, inventé par Gaston, dans la fameuse série "Mais si on danse ?" (gag 671, publié dans le n° 1730 du journal Spirou, du 10 juin 1971),
Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org, wikipedia.org, www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, lebrun.pagesperso-orange.fr et www.bdoubliees.com
Ces deux locutions verbales désignent : une douleur abdominale aiguë apparaissant sur le côté du corps (généralement en dessous des côtes, à droite et légèrement à l'arrière) et survenant généralement pendant un effort physique.
De façon surprenante, ce phénomène n’est pas encore bien compris, les causes exactes du point de côté n'étant pas encore connues à ce jour.
Les deux principales hypothèses sont les suivantes :
une crampe musculaire du diaphragme, due à un défaut d'oxygénation lors de l'exercice physique,
ou une douleur liée à la traction exercée, pendant l'exercice physique, par les organes abdominaux (foie, estomac, rate) sur les ligaments qui les lient au diaphragme.
Mais les spécialistes sont au moins d’accord sur un point : avoir un point de côté de temps en temps n’est absolument pas le signe d’une maladie sous-jacente.
La douleur ressentie s’accompagne souvent d’une gêne respiratoire, et disparaît généralement dans les minutes suivant l’arrêt de l’effort, n'entraînant aucune complication. Seul risque possible : la confondre avec un vrai problème (appendicite, péritonite, infarctus du myocarde…).
Comment l'éviter ?
Un point de côté peut se faire ressentir lorsque l'on respire mal, souvent lors d'une course.
Afin de l'éviter, il suffit de contrôler sa respiration lors d'un exercice physique, en inspirant et expirant régulièrement.
Par exemple, lors d'une course : inspirer durant deux pas et expirer durant deux pas. Cela évitera non seulement les points de côté, mais aussi les crampes, essoufflements, etc.
Comment le faire passer ?
Pour le faire passer, il suffit de respirer plus lentement en gonflant le thorax, et en relâchant le bas-ventre le plus possible. De cette façon, le point de côté passe au bout de deux ou trois minutes.
Autre technique, beaucoup plus rapide : se pencher en avant en soufflant tout l'air de ses poumons.
Enfin, les enseignants de sport utilisent, avec les enfants, en course de fond, une technique psychosomatique consistant à tenir un caillou dans le creux de sa main, dès le début de la course. La pensée que le caillou évite le point de côté semble effectivement l'éviter. Il s'agit donc de ce que l'on appelle un placebo.
Ce substantif féminin relevant du langage courant peut avoir trois significations différentes :
il s'agit d'abord d'un bruit de sabots ou de talons frappant le sol.
On dit par exemple : "J'ai été réveillé par la talonnade des infirmières dans le couloir".
dans le domaine médical, il s'agit d'unedouleur du talon suite à une chute ou une réception très violente (gymnastique, saut…). Mais une talonnade peut également survenir si les crampons sont mal situés ou usagés (football, rugby).
La douleur est immédiate, avec l’impossibilité de mettre le pied par terre. La chute entraîne un écrasement du coussin talonnier qui est divisé en petites loges contenant de la graisse. De ce fait, l’os du talon est moins protégé contre les chocs, et la douleur est très importante dès la reprise de la marche.
tandis que dans le domaine du football, il s'agit d'ungeste technique, consistant en une passe ou un tir effectué avec le talon.
Parce qu'ils sont très peu fréquents, les buts marqués ainsi sont souvent spectaculaires. Jugez-en plutôt !
Sources : www.medecinedusportmontpellier.com (Docteur Douglas Lévy Biau), wiktionary.org et wikipedia.org
Les locutions verbales "Être en sueur" et "Transpirer à grosses gouttes" relèvent du langage courant et signifient "Transpirer".
Tandis que les verbes "Couler" ("Je coule de partout !"), Dégouliner" et "Suinter" appartiennent au même registre de langue, mais signifient "Transpirer énormément".
Ce qui est également le cas des locutions verbales "Être en eau" et "Être trempé" (par ellipse de "Être trempé de sueur").
Ou des locutions verbales "Souffrir d'un excès de sudation" ou "Souffrir d'une sudation excessive", qui relèvent du registre soutenu, et "Souffrir d'hyperhidrose", qui relève du jargon médical.
Comme je confesse humblement l'avoir longtemps fait...
Mais : "Omoplate" !
Sans "h".
Ce substantif féminin ("une omoplate") désigne un os plat, pair (présent en deux exemplaires dans le squelette humain adulte) et symétrique (un de chaque côté du corps), de forme triangulaire, impliqué dans l'articulation de l'épaule et situé dans la partie postéro-supérieure du thorax.
C'est à l'omoplate qu'est relié l'humérus, l'os du bras.
Il convient cependant de noter que le corps médical ne parle désormais plus d'"Omoplate" mais de "Scapula", un substantif également féminin, directement issu du mot latin "Scapula" signifiant "Épaule".
Il est vrai que les étudiants en médecine n'avaient vraiment que cela à faire que d'apprendre un nouveau terme, eux qui n'ont, après tout que très peu de connaissances à ingurgiter durant leurs si brèves études ! Et je parle en connaissance de cause, puisque ma fille aînée vient tout juste de terminer sa sixième année.
Comme a pu le déclarer, le 28 juin 2021, le docteur François Blanchecotte, président du SNB (Syndicat National des Biologistes), dans l'émission "Le Live Toussaint", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.
Et pas simplement, en français : "L'assurance-maladie est en train de mettre en place unE TRAÇABILITÉ" !
Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.
Et elle signifie : être dans un état physique ne correspondant pas à son âge réel; être en moins bonne ou meilleure forme physique que celle d'une personne du même âge.
On dit par exemple : "Hélas, ma mère a une santé très défaillante et ne pourra même pas venir se promener avec nous ce dimanche : elle n'a pas l'âge de ses artères !".
Ou : "Dis-donc, il n'a pas l'âge de ses artères ton grand-père : je n'ai jamais vu un homme aussi vieux parcourir autant de kilomètres à vélo chaque semaine !".
Cette formule bien connue est la traduction dans le langage de tous les jours des connaissances médicales qui ont montré que les méfaits de l’âge se portaient aussi sur les artères.
Ainsi, avec le vieillissement, les artères s’épaississent et les rétrécissements des vaisseaux peuvont survenir vont provoquer des maladies cardiovasculaires.
Cet étrange substantif désigne : de petits filtres circulaires en plastique utilisés par centaines de millions depuis le début des années 2000 dans de nombreuses stations d'épuration municipales ou industrielles.
Leur rôle est de servir de support aux micro-organismes qui, en s'y agglutinant, permettent de dégrader plus efficacement la matière organique pendant la phase de traitement biologique des eaux.
Et il en existe plusieurs types, de formes, tailles et couleurs différentes, adaptées à l'usage des différents bassins.
Les différents modèles de biomédias proposés par la société chinoise Yosun Environmental
Malheureusement, plusieurs très importants cas de pollution de plages ont été constatés en Méditerranée, dont un en Corse, en février 2021, des bénévoles ayant pu ramasser jusqu'à 40 000 biomédias par jour sur une seule plage !
Plusieurs types d'incidents en effet peuvent conduire à ces cas de pollution : de fortes pluies, causant des débordements dans les stations d’épuration, les eaux usées emportant avec elles les biomédias. Mais on a également pu observer des pertes lors de travaux dans les bassins de traitement. Et il arrive que les grilles d’évacuation des eaux ne soient pas adaptées aux modèles de biomédias utilisés et les laissent passer...
Mais ce qui est peut-être le plus grave, c'est que - outre la pollution plastique gigantesque qu'ils génèrent - ces biomédias posent également de sérieux problèmes sanitaires. Ils transportent en effet avec eux de nombreux germes et bactéries présents dans les stations d'épuration (escherichia coli, entérocoques intestinaux, etc.) qui peuvent provoquer des gastroentérites, des infections urinaires ou même des septicémies, ou encore la gale !
On frémit par conséquent en pensant à tous ces jeunes enfants jouant dans le sable, qui ne manqueront pas, au cours des prochaines années, de trouver et de jouer avec ces charmants petits nids à microbes, que l'on aura toutes les peines du monde à ramasser.
Quel paradoxe, ma foi, quand on pense que ces objets ont été créés et utilisés à des fin de... dépollution des eaux usées !
Ce vocable médical s'écrit avec un "y" et un "i" et non deux "y", car il fait référence au préfixe "hyper", qui indique le caractère excessif d'une chose, d'un état, d'une personne. Ainsi qu'au substantif masculin grec "hidros" signifiant "sueur".
L'hyperhidrose désigne une sudation excessive, c'est à dire une production de sueur dépassant les quantités nécessaires à la thermorégulation.
Les régions anatomiques les plus souvent concernées sont les mains, les aisselles, les pieds et le visage.
Touchant 1 à 3 % de la population, il en existe deux types :
l'hyperhidrose primaire, d'origine génétique et localisée à seulement certaines parties du corps,
et l'hyperhidrose secondaire, due à d'autres pathologies ou addictions et qui peut être localisée ou généralisée à l'ensemble du corps.
L'hyperhidrose entraîne presque toujours des conséquences aussi bien psychologiques que physiques et sociales. Elle est ainsi responsable de plus d'un quart des cas de phobie sociale. De plus, les malades qui en sont atteints présentent des difficultés dans le cadre professionnel (20 % d'entre eux n'ont pu suivre la carrière qu'ils désiraient en raison de celle-ci) et la moitié sont sujets à des dépressions.