Bien que possédant des significations fort différentes, ces deux substantifs masculins paronymiques sont malheureusement souvent confondus :
Le "Déboisage" désigne en effet : l'action de dégarnir une galerie de mines, un puits de mine ou une construction de son soutènement en bois ; de défaire un boisage, un coffrage, d'enlever les poteaux et les planches.
tandis que le "Déboisement" désigne :
au sens propre :
l'action de déboiser, c'est à dire : dégarnir un terrain des bois qui le couvraient,
On dit par exemple : "Cette vallée est en plein déboisement".
An Arborist Cutting Down a Maple Tree Piece by Piece
ou : le résultat de cette action.
On dit par exemple : "Le déboisement de cette région est une catastrophe".
Il fait référence à l’appellation abusive d' »Homme-tronc » désignant souvent les culs-de-jatte. Et résulte de l’homophonie entre la locution verbale « Six troncs pressés » et le nom de laboisson rafraichissante « Citron pressé ».
Il s'agit d'une lésion cutanée d'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.
Nos amis québecois parlent d'ailleurs de "Plaie de pression".
Cette lésion inflammatoire de la peau peut aboutir à une nécrose localisée. L'escarre apparaît sous la forme d'une rougeur, qui fonce pour devenir noire. La peau nécrosée disparaît alors pour laisser place à un ulcère, laissant les tissus sous-jacents à découvert : muscles, tendons, parfois jusqu'à l'os !
Je puis vous assurer avoir eu toutes les peines du monde pour parvenir à trouver deux illustrations pas trop effrayantes, la toile regorgeant de visions d'épouvante, pour ceux que cela intéresse.
Ce très cynique proverbe du langage courant signifie, au sens figuré, que les enfants subissent les conséquences de l'alcoolisme de leurs parents.
Et cela, qu'ils soient victimes de violence ou de négligence ; ou qu'ils naissent avec un ou plusieurs handicaps liés à l'alcoolisme de leur mère avant et durant sa grossesse.
Le verbe "Trinquer" possède en effet une double signification, que j'ai déjà évoqué dans un autre article.
Ce substantif féminin désigne ce que l'on appelle communément "La mauvaise haleine", c'est à dire : une haleine dont l'odeur est désagréable, voire incommodante.
Cette nuisance très fréquente atteint environ la moitié de la population adulte du monde occidental.
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir mauvaise haleine".
Cette curieuse locution nominale ne manque naturellement pas d'étonner nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.
Elle désigne en effet : une mesure ou une action complètement inutile, parfaitement inefficace, sans aucun effet.
On dit par exemple : "Cette subvention tardive et limitée aura l'effet d'un cautère sur une jambe de bois".
Ou : "Ce changement d'appellation n'est qu'un cautère sur une jambe de bois".
L'expression "Un cautère sur une jambe de bois" fait référence :
D'anciens cautères vétérinaires
au cautère, un instrument médical utilisé pour brûler les tissus vivants afin de cicatriser et guérir.
ainsi qu'à la jambe de bois, ancêtre de la prothèse de jambe ou jambe artificielle, portée par les pirates des romans d'aventure, à l'instar du célèbre Long John Silver de "L'île au trésor" de Robert Louis Stevenson (1882).
Ou du Triple-Patte de la bande dessinée belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier.
Les pirates Barbe-Rouge, Éric, Baba et Triple-Patte, de la série belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier
Et caricaturé par Albert Uderzo et René Goscinny dans Astérix à partir de 1962.
Sources : www.expressio.fr et www.medecine-des-arts.com
Mais : "COMMENCER un régime" ou "SUIVRE un régime" !
Le substantif masculin "Régime" constituant ici, dans la plupart des cas, une ellipse lexicale de la locution nominale masculine "Régime amaigrissant".
Ces quatre substantifs masculins sont souvent confondus, alors qu'ils désignent des réalités bien distinctes :
"Un psychologue" (psi-ko-lo-gue) n'est pas un médecin. Il a fait des études de psychologie permettant l’obtention d’un Master, un diplôme reconnu par l’État.
Le psychologue peut travailler en libéral mais aussi dans le milieu hospitalier, dans le milieu scolaire, ainsi que dans la PMI (Protection Maternelle et Infantile) ou dans le monde de l’entreprise.
Le psychologue est la seule personne à être habilité à faire passer des tests d’orientation et psychométriques.
Il peut ajouter à son cursus d’autres domaines de compétences tels que la psychothérapie, la psychanalyse ou les TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives).
Et peut donc également être "Psychanalyste" ou "Pyschothérapeute".
un "Un psychiatre" (psi-ki-a-tre) est un médecin spécialisé en psychiatrie.
Il traite la souffrance psychique et les maladies mentales. À même d'établir un diagnostic précis de la pathologie du patient en fonction de symptômes précis, il peut délivrer si cela est nécessaire des médicaments adaptés (psychotropes, anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques, etc.), prescrire un arrêt de travail ou une hospitalisation.
Il peut également être "Psychanalyste" s'il pratique la psychanalyse. Ou "Psychothérapeute", s'il pratique la psychothérapie.
"Un psychanalyste" (psi-ka-na-li-ste) est un spécialiste de la psychanalyse, une technique découverte à la fin du XIXe siècle par le médecin neurologue viennois Sigmund Freud (6 mai 1856 - 23 septembre 1939).
La psychanalyse a pour objectif d’amener l’analysant à laisser émerger de son inconscient l’origine de ses souffrances, peurs et blocages actuels. Grâce à des outils bien particuliers qui lui ont été transmis lors d’une solide formation théorique et didactique, le psychanalyste va l’accompagner et l’amener à évoquer tout ce qui lui vient à l’esprit.
Ses souvenirs, la charge émotionnelle liée à la remontée de souvenirs, les rêves, les lapsus et actes manqués, le transfert et l’analyse des résistances vont servir de matériau à l’analyse.
Le psychanalyste doit avoir fait lui-même une analyse personnelle avant de commencer sa formation théorique et didactique.
Le "Psychanalyste" peut également être "Psychologue" ou "Pyschiatre".
et "Un psychothérapeute" (psi-ko-té-ra-peu-te) est un spécialiste de psychothérapie ayant validé une formation universitaire de 5 ans minimum ainsi que 5 mois de stage professionnel dans un établissement public ou privé.
Il traite les troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques, la psychothérapie s’occupant de traiter les personnes éprouvant des difficultés psychologiques, comportementales, sexuelles ou d’origine psychosomatique par le moyen du psychisme.
Le "Psychothérapeute" peut également être "Psychologue" ou "Pyschiatre".
Sources : www.linternaute.fr, www.aufeminin.com et www.virginieferrara.com