"Avoir ses vapeurs".

Cette expression du registre désuet signifie "S'évanouir, avoir un malaise" ; le mot "vapeur" faisant référence aux bouffées de chaleur, parfois à l'origine de ce type d'évanouissement.

L'expression s'utilise plutôt de nos jours :

  • pour définir, de manière quelque peu ironique, une personne sujette à des troubles émotifs peut-être exagérés, dont les réactions émotives ou colériques paraissent exagérées.
  • ou pour évoquer les bouffées de chaleur d'une femme ménopausée.

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"Être saoul comme un cochon" ou "Être soûl comme un cochon".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie "être complètement ivre".

Elle est l'équivalent de l'expression du registre familier "Être saoul comme un polonais" ou "Être soûl comme un polonais".

Voir également mon article sur "toutes les façons de dire avoir bu trop d'alcool".

"L'agoraphobie".

L'agoraphonie est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

L'agoraphobie ne doit donc pas être confondue, comme elle l'est malheureusement très souvent, avec :

  • "La démophobie", qui est la peur irraisonnée des foules,

 

"La démophobie".

Il s'agit de la peur irraisonnée des foules.

A ne pas confondre avec :

  • Ni avec "L'agoraphobie", qui est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

"L'ochlophobie" ou "L'ochmophobie".

 C'est le sentiment d'oppression face à une foule, qui se manifeste dans les endroits où il y a beaucoup de personnes.

À ne pas confondre avec :

  • "La démophobie" : le démophobe cherche à éviter de devoir se mêler aux attroupements. Mais sans pour autant ressentir une oppression lorsqu'on y est contraint.
  • Ni avec "L'agoraphobie" : l'agoraphobe a peur de ne pas pouvoir parvenir à s'échapper d'un endroit ou de situations d'où il pourrait être difficile ou gênant de s'échapper. Ou dans lesquels aucun secours ne serait disponible ou susceptible d'intervenir en cas de crise de panique.

"La cavité bucale" ou "La cavité orale".

Une bouche

Ces deux locutions du registre soutenu - mais relevant avant tout du jargon médical - désignent tout simplement "la bouche".

C'est à dire l'ouverture par laquelle la nourriture d'un animal (dont l'homme) entre dans son corps.

L'utilisation de tout orifice à cet effet n'est donc pas conventionnelle et relève de pratiques personnelles qu'il ne m'appartient pas ici de juger.

Je pense évidemment en particulier aux bananes dans l'oreille. Ou à ces grossiers individus qui vous menacent parfois de vous "faire rentrer par les trous de nez" quelque chose !

"La dysorthographie".

Il s'agit d'un trouble dans l'acquisition et la maîtrise des règles de l'orthographe.

Quel est le pluriel de "Une balafre" ?

Réponse
Des figures ! Une balafre, des figures.
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre « Des figures » et la forme conjuguée du verbe « Défigurer » « Défigure ». Une balafre altère les traits d’un visage, jusqu’à le rendre méconnaissable.

 

Ne pas confondre : "Hic" et "Hic !".

  • "Hic" est un mot latin que l'on retrouve dans la locution "Hic est quaestio" signifiant "Là est la question".

Il désigne en français le noeud d'une affaire ou d'un problème, sa principale difficulté.

On l'emploie dans le domaine juridique, en marge d’un acte, pour attirer l’attention sur un point important.

Ou dans les expressions du langage courant : "Voilà le hic", "C'est là le hic" ou "Le hic c'est que".

  • Tandis que le mot "Hic !" est une onomatopée évoquant le hoquet ou l'absorption excessive d'alcool !

Source : wiktionaty.org

Ne pas confondre : "Un casse-couilles" et "Un presbyte" !

  • "Un casse-couilles" (registre vulgaire) est une personne importune, énervante.
  • tandis que "Un presbyte" (langage courant) est une personne atteinte de presbytie, une évolution naturelle de la vue conduisant la plupart des gens de plus de quarante ans à porter des lunettes en raison d'une perte progressive de la capacité de l'oeil à faire la "mise au point" (ou "accommodation") sur un objet proche.

Avec l'âge, le cristallin perd une partie de son élasticité et de sa capacité d'accommodation. L'oeil ne parvenant plus à restituer une image nette, le presbyte éprouve alors des difficultés à voir de près.

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot « Presbyte » et la locution verbale « Presse bite » ; le mot « Bite » désignant le sexe masculin dans le registre argotique et les « Couilles », les testicules.

"Avoir une araignée au plafond".

Cette expression, qui date de la deuxième moitié du XIXe siècle, serait apparue chez les prostituées parisiennes afin de désigner quelqu'un de mentalement dérangé, perturbé.

La métaphore est délicieuse : le plafond est le sommet intérieur de la boîte crânienne dans laquelle, l'araignée, animal habitué des intérieurs négligés, peut librement tisser sa toile, sans être dérangée.

Source : ww.expressio.fr