"Et tout le tremblement" ou "Tout le tremblement".

  • "Et tout le tremblement" est une expression du registre populaire signifie "Et tout ce qui s'ensuit, et tout ce qui va avec, et tout le reste".

On dit par exemple : "La maison de ce type, est un vrai palace, avec court de tennis, piscine, jacuzzi, et tout le tremblement !".

  • L'expression s'utilise également, par ellipse, sous la forme "Tout le tremblement".

On dit par exemple : "Tu aurais vu ça : il a été reçu en grande pompe, avec les gardes républicains, le tapis rouge, les drapeaux partout, tout le tremblement !".

"Advil Caps" et "Doliprane Caps".

Boîte d'Advil Caps 400mg du Laboratoire PfizerBoîte de Doliprane Caps 1000 mg des Laboratoires Boiron-Dolisos du groupe Sanofi

Tels sont les noms des médicaments proposés par les laboratoires Pfizer et Boiron-Dolisos (groupe Sanofi) successivement proposés sur mon écran de télévision le 6 février 2020 !

Au consommateur de deviner que "Caps" - qui constitue l'apocope du mot anglais "capsules" - signifie... gélules en français !

Sur ce suet, je vous recommande la lecture de mon article sur la véritable raison de ces nouvelles appellations ("Caps", "Tabs") de nos médicaments.

 

"Le priapisme" ou "Priapique" et "Le clitorisme".

  • "Le priapisme" est une situation pénible et dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.

Le priapisme est une urgence médicale absolue nécessitant d'être traitée par un médecin qualifié.

La contrepartie féminine de cet état est connue sous le nom de "Clitorisme"".

  • "Priapique" est l'adjectif correspondant, qui signifie :
    • au sens propre : relatif au dieu grec Priape et à son culte.

Priape était doté d'attributs sexuels surdimensionnés. Selon la mythologie grecque, Priape aurait été puni par les dieux pour avoir essayé de violer une déesse. Et on lui aurait donné, en punition, d'énormes attributs de bois, constituant un ensemble énorme mais inutile.

    • et, au sens figuré, : relatif au priapisme.

Source : wikipedia.org

"Avoir une maladie des boyaux de la tête" et "Être analphabète comme ses pieds".

J'adore ces deux formules drolatiques du regretté Coluche, qui signifient naturellement toutes deux "Être idiot".

Explication du calembour
Il résulte de l’utilisation volontairement erronée du mot « Analphabète » en lieu et place du mot « Bête » dans l’expression du registre familier « Être bête comme ses pieds ».

Relevant du registre familier, elles datent de 1977 et de son célèbre sketch "Le clochard analphabète".

Coluche dans son sketch "Le clochard analphabète".

Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".

"L'érection post-mortem" ou "L'érection terminale".

Une érection "post mortem", également appelée "érection terminale", est une érection, techniquement priapique, observée sur des corps humains mâles ayant été exécutés, en particulier par pendaison.

Le phénomène est attribué à la pression faite sur le cervelet par la corde. Des lésions à la moelle épinière sont liées au priapisme. Et des lésions au cervelet ou à la moelle épinière sont également souvent associées au priapisme chez des patients vivants.

La mort par pendaison, que ce soit par exécution ou par suicide, affecte souvent les organes génitaux masculins comme féminins :

  • chez les femmes, les lèvres de la vulve se gonflent et il peut survenir un écoulement de sang du vagin.
  • et chez les hommes, on trouve un état d'érection du pénis plus ou moins complet, avec écoulements fréquents d'urine, de mucus ou de fluide prostatique.

D'autres causes de décès peuvent aussi être responsables de ces effets, comme des blessures par balle au cerveau ou touchant des vaisseaux sanguins importants, ou des empoisonnements violents.

En médecine légale, la présence d'une érection "post-mortem" ou "terminale" est un indicateur d'une mort très probablement rapide et violente.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome Bugs Bunny".

Cette appellation désigne la capacité d'un individu à potentiellement former de faux souvenirs, par autosuggestion, en s’amenant soi-même à croire que l’on a réellement vécu les éléments faux ; ou lors de suggestions ou de questions dirigées issues de personnes faisant autorité, comme un psychothérapeute ou un policier.

La "papesse des faux souvenirs", la psychologue américaine Elizabeth Loftus, avait ainsi montré à des étudiants, ayant tous visité le parc Disneyland durant leur enfance, une photo publicitaire pour ce parc, incluant l’image du lapin Bugs Bunny.

Et lorsque, la semaine suivante, elle les avait interrogés, 35 % d'entre eux avaient dit se "souvenir" d'avoir vu Bugs Bunny à Disneyland lors de leur visite… alors même que ce personnage n'y a évidemment jamais figuré, puisqu'il est la propriété d’une compagnie concurrente, la Warner Bros !

Source : lejournal.cnrs.fr

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "L'effet Mandela" et "Le syndrome de Brulard".

"Un syndrome".

Le mot syndrome est issu du grec ancien et signifie étymologiquement "conjonction d'éléments distincts" ou "réunion d'éléments distincts".

Il désigne :

  • au sens propre, en médecine, : un ensemble de signes cliniques et de symptômes qu'un patient est susceptible de présenter, et dont la conjonction permet d'orienter le diagnostic.
  • et au sens figuré : un ensemble de signes, de comportements révélateurs, d'une situation jugée mauvaise.

On parle par exemple du "syndrome de la ville".

Sources : wikipedia.org et www.larousse.fr

 

"L'effet Mandela".

Cette appellation désigne une fausse croyance collective ou un faux souvenir partagé par un certain nombre de personnes.

Origine du nom

Elle doit son nom au fait qu'à la mort de l'homme politique sud-africain Nelson Mandela, en 2013, nombre d’anglo-saxons étaient convaincus qu’il était déjà décédé, trente ans auparavant, dans les années 1980. Et "convaincus" est un doux euphémisme, car des dizaines de milliers de personnes étaient absolument certaines d’avoir vu des reportages à la télévision sur sa mort !

Nous en sommes tous victimes

C'est en effet ce que semble démontrer l'exemple qui suit.

Tout le monde - qu’il ait vu ou non le film d'animation de Walt Disney "Blanche-Neige et les sept nains" - croit savoir comment la reine-sorcière interroge son miroir magique : elle s'adresse à lui en disant "Miroir mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?".

Nous sommes bien d’accord ? C’est bien ce qu’elle dit ?

Et bien non : cette formule, que tout le monde répète à l’envi en étant parfaitement convaincu qu’elle a bien été prononcée par cette satanée reine-sorcière, n’a jamais existé que dans notre seule imagination !

La reine Grimhilde n’a jamais prononcé cette formule. En réalité, elle en appelle à son miroir par la formule : "Miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ?".

Étonnant n'est-ce pas ?

www.alternativesante.fr

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "Le syndrome Bugs Bunny" et "Le syndrome de Brulard".

"Malvenant" et "Malvenu".

Ces deux adjectifs paronymiques du registre soutenu ont naturellement des significations totalement différentes :

  • "malvenant" (registre désuet), qualifie un végétal qui pousse mal ("un arbre malvenant"),
  • tandis que "malvenu" qualifie :
    • au sens propre : une personne qui ne s'est pas pleinement développé.

On dit par exemple : "Les traitements médicaux désormais disponibles limitent le nombre de personnes affectées d'un corps malvenu".

    • et, au sens figuré, :
      • une personne n'ayant pas de motif, de raison, étant peu qualifiée ou fondée pour dire ou faire quelque chose.

On dit par exemple :  "D'accord, mes deux enfants ne sont parvenus en terminale qu'à l'âge de 20 et 21 ans, mais de là à dire que j'étais malvenu pour m'exprimer sur la rigueur et l'exigence parentale en matière de contrôle des devoirs !".

      • ou une personne indésirable, inopportune, venant au mauvais moment.

On dit par exemple :  "Certes, mon avion avait du retard et je n'ai pu arriver chez mon oncle qu'à 3H du matin mais j'ai bien vu que j'étais malvenu".

Source : www.cnrtl.fr

"Un sourire Ultra Brite".

Cette expression directement héritée de la publicité qualifie un sourire étincelant "toutes dents - bien blanches ! - dehors", ainsi que vedettes et journalistes en arborent désormais régulièrement.

Publicité de presse écrite pour le dentifrice "Ultra Brite" (1980)
Publicité de presse écrite pour le dentifrice "Ultra Brite" (1980)

Le film publicitaire qui l'a imposé - au moins temporairement - dans le langage courant date de... 1981 !

Souvenez-vous : une jolie blonde jette une rose dans l'océan du haut d'une falaise. Et un bel éphèbe brun plonge dans les eaux turquoise pour aller la lui chercher.

La devise de l'époque - "Ultra Brite au fluor : le succès à la bouche !", a également été déclinée sous les formes "Ultra Brite vous met le succès à la bouche" et "Ultra Brite au goût sauvage".

Publicités de presse écrite pour le dentifrice "Ultra Brite"
Publicités de presse écrite pour le dentifrice "Ultra Brite"

"Singultueuse" ou "Singultueux".

Cet adjectif du registre soutenu qualifie :

  • au sens propre, une respiration accompagnée de mouvements convulsifs du diaphragme, la rendant irrégulière et entrecoupée de sanglots.
  • au sens figuré, ce qui est entrecoupé de sanglots ou ressemble à un sanglot, en parlant d'un son ou d'une voix.
  • voire, celui qui pleure, est triste ou larmoyant.

On parle par exemple d'une "victime singultueuse"

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Un junkie" ou "Une junkie" ?

Une "junkie", c'est à dire : une "camée", une "droguée"

Et pas, simplement, :

  • "Un DROGUÉ", "Un INTOXIQUÉ" ou "Un TOXICOMANE" et "Une DROGUÉE", "Une INTOXIQUÉE" ou "Une TOXICOMANE" (langage courant) !
  • "Un TOXICO" ou "Une TOXICO" (registre familier) !
  • ou : "Un CAMÉ" et "Une CAMÉE" (registre argotique) !