"La clinique Mayo".

Logo de la Clinique Mayo

Je dois avouer que le nom de cet établissement hospitalier états-unien m'a beaucoup surpris la première fois que je l'ai entendu prononcé dans un feuilleton télévisé médical tel que "Urgences", "Grey's anatomy" ou "Dr House".

Il s'agit en fait de la "Mayo Clinic College of Medicine and Science", le plus souvent abrégé en "Mayo Clinic" ("Clinique Mayo") ; une fédération hospitalo-universitaire et de recherche états-unienne de réputation mondiale.

Clinique Mayo

Son siège est situé dans la ville de Rochester (Minnesota) et elle compte plus de 60 000 employés.

Des personnalités aussi importantes et prestigieuses que les présidents des États-Unis d'Amérique Franklin D. Roosevelt, John F. Kennedy, Ronald Reagan et George H. W. Bush ont été soignées à la Clinique Mayo.

Celle-ci a été classée meilleur hôpital des États-Unis, toutes spécialités confondues, en 2019-2020, par le magazine US News & World Report.

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"Un symptôme".

Un "symptôme" est :

  • au sens propre, en médecine, : un trouble observable par un patient, qui est la manifestation d'une maladie et de son évolution.

En général, pour une pathologie donnée, les symptômes sont multiples.

Lorsqu'une maladie ne présente aucun symptôme, elle est dite "asymptomatique".

Exemples de symptômes : difficultés respiratoires, douleurs articulaires, douleurs musculaires, éruptions cutanées, maux de gorge, maux de tête, problèmes digestifs, troubles de la vue, etc.

On parle également de "signe fonctionnel".

  • et, au sens figuré, : un signe, un indice avant-coureur d'un phénomène, d'un processus, révélant, manifestant un état de choses.

On dit par exemple : "Cette colère et cette violence sont des symptômes du désespoir de la jeunesse de notre pays".

Sources : wikipedia.org et www.futura-sciences.com

"La myrrhe".

On retrouve souvent ce mot dans la Bible, où l'on évoque son parfum.

Le mot "Myrrhe" - avec deux "r" ! - désigne tout à la fois :

  • la gomme ou résine aromatique produite par le "Balsamier" ou "Baumier", également appelé "Arbre à myrrhe", un arbre d'Afrique et d’Asie.

La myrrhe est utilisée :

    • comme composant de médicaments, pour ses propriétés stimulantes et antispasmodiques,
    • en parfumerie, notamment dans les parfums de type oriental, où elle accroît la sensualité des notes de rose,
    • et elle entre dans la composition de la célèbre Bénédictine.

Une bouteille de Bénédictine

L'histoire de la myrrhe est aussi ancienne que celle de l'encens :

    • Les Égyptiens la connaissent depuis quatre millénaires et l'utilisaient dans les embaumements.
    • Dans la Bible, la myrrhe est l'un des principaux composants d'une huile d'onction sainte (Exode, XXX).

Et elle fait partie des cadeaux apportés à Jésus par les rois mages.

Mais c'est surtout un parfum chargé d'érotisme, mentionné à ce titre sept fois dans le Cantique des cantiques, comme par exemple dans le verset I:13 : "Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins".

    • Les Grecs ont fait un grand usage de la myrrhe, allant jusqu'à en parfumer leur vin. Ils l'ont aussi associée à une légende : Myrrha était la fille de Cinyras, roi de Chypre. Aphrodite la poussa à avoir des relations incestueuses avec son père. Après quoi elle fut transformée en arbre à myrrhe, dont l'écorce se fendit pour donner naissance à Adonis.Un balsamier
  • ou cet arbre lui-même.

Il en existe une cinquantaine d'espèces réparties en Inde, à Madagascar, au Sénégal et sur les bords de la mer Rouge, principalement en Somalie, en Éthiopie et au Soudan, ainsi que dans la péninsule Arabique.

Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs
Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs

À la fin de l'été, l'arbuste se couvre de fleurs, tandis que son tronc se boursoufle de noeuds. C'est de ces boursouflures que s'écoule la myrrhe, en petites larmes jaunes que l'on recueille une fois qu'elles ont séché.

La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
De la résine de myrrhe
De la résine de myrrhe

Source : www.noel-de-toujours.com

"La place du mort". De quoi s'agit-il exactement ? Et est-ce bien celle à laquelle on pense le plus souvent ?

Cette périphrase morbide du langage courant désigne le siège passager avant d'un véhicule, réputée être la place la plus exposée en cas d'accident et la plus dangereuse lors d'un choc frontal.

Pourtant, selon une étude statistique effectuée par l'AWSR (Agence Wallonne pour la Sécurité Routière) destinée à connaître la place la plus sûre à bord d’une voiture et ayant analysé la place des passagers grièvement blessés ou tués dans des accidents corporels au cours des années 2007-2016 en Wallonie, ce ne serait finalement pas la place du passager avant qui serait la plus dangereuse, mais la place arrière centrale.

Cela est probablement dû au fait que le taux de port de la ceinture est moins bon à l’arrière et que dans de nombreux véhicules (plus anciens), ces places ne sont pas équipées d’une ceinture à trois points d’ancrage, mais uniquement d’une ceinture ventrale, qui protège moins bien en cas d’accident.

À l’inverse, ce serait la place arrière gauche - juste derrière le conducteur - qui serait la plus sûre.

Vous saurez donc dorénavant où vous installer à l’avenir si vous devez monter comme passager à bord d'une voiture. Merci jaimelesmots.com !

Sources : wiktionary.org et www.vroom.be

Se gargariser.

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, se rincer la bouche et l'arrière-bouche, avec un liquide médicamenteux (en général un antiseptique) en le laissant pénétrer aussi loin que possible et en le repoussant à diverses reprises avant de le rejeter.
  • au sens figuré, dans le registre familier, et de manière péjorative, se délecter avec complaisance et suffisance de quelque chose.

On dit par exemple : "Se gargariser de grands mots".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Vésical", "Vésicale", "Vésicales" et "Vésicaux".

Ces différents adjectifs signifient relatif/relative/relatives/relatifs à la vessie.

73 façons de dire "Être fou" ou "Être un fou".

Les formules "Avoir fumé la moquette", "Débloquer", "Déconner complètement", "Être à côté de ses pompes", "Être barré", "Être cintré" et "Être givré" appartiennent au registre argotique.

Le registre populaire nous propose "Être azimuté", "Être barge" (ou "Être barje"), "Être bargeot", "Être barjo" (ou "Être barjot"), "Être fêlé", "Être louf" et "Être siphonné".

Et le registre familier est très riche, avec "Avoir disjoncté", "Avoir les fils qui se touchent", "Avoir perdu la boule", "Avoir perdu la boussole", "Avoir un grain", "Avoir un petit vélo dans la tête","Avoir une araignée au plafond", "Avoir une case de vide", "Être à l'Ouest", "Être braque", "Être chtarbé", Être cinglé", "Être cinoque" (ou "Être sinoque"), "Être déglingué", "Être déjanté", "Être détraqué", "Être dingo", "Être dingue", "Être foldingo", "Être foldingue", "Être frappadingue", "Être frappé" (par ellipse de "Être frappé de démence"), "Être maboul", "Être marteau", "Être ouf" (qui relève du verlan), "Être piqué", "Être ravagé", "Être tapé", "Être timbré", "Être toqué", "Être un agité du bocal", "Être un allumé", "Être zinzin", "Ne pas avoir la lumière à tous les étages", ou "Avoir perdu les pédales". Ainsi que le fameux "Être fada" de nos amis marseillais.

"Avoir perdu la raison", "Avoir perdu la tête", "Déraisonner", "Être aliéné", "Être atteint de démence", "Être atteint de folie", "Être atteint de troubles mentaux", "Être déboussolé", "Être dément", "Être dérangé" (par ellipse de ""Être mentalement dérangé"), "Être désaxé", "Être déséquilibré", "Être désorienté", "Être détraqué", "Être fou à lier", "Être frappé de démence" ou"Être insensé" appartiennent au langage courant.

De même que "Être malade" (par ellipse de "Être malade mentalement"), "Être malade mentalement", "Être mentalement dérangé", "Être mentalement perturbé", "Être perturbé" (par ellipse de "Être mentalement perturbé"), "Être taré" (au sens de "atteint d'une tare"), "Être un fou furieux" ou "Être un malade mental".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Devenir fou".

Shakespeare, toujours d'actualité !

Façade de Pharmacie-Homéopathie

Un jeune africain, fraîchement débarqué en France, demande à un ami étudiant s'il veut bien lui lire les différentes enseignes des commerces situés sur le trottoir d'en face, auxquelles il n'est pas encore habitué : Café-Tabac, Coiffeur, Pharmacie-Homéopathie...

De bonne volonté, l'ami s'exécute gentiment et commence à énoncer à haute et intelligible voix, en distinguant parfaitement chaque syllabe, : "ca-fé", "ta-ba", "koi-feur", "far-ma-ssi", "o-mé-o-pa-ti"...

Lorsque le jeune africain commente, visiblement affecté, : "Ah ! Pauv'e Juliette !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot « Homéopathie » et la locution « Roméo parti ». Et fait naturellement référence à la célèbre pièce de théâtre britannique « Roméo et Juliette », écrite en 1597 par William Shakespeare.

"La chirurgie bariatrique".

La "chirurgie bariatrique", également appelée "chirurgie de l'obésité", a pour but de modifier la façon dont les aliments sont absorbés par le système digestif.

Elle consiste à restreindre l'absorption des aliments, diminuant, de fait, l'apport calorique journalier. Et constitue à ce titre un remède chirurgical à l'obésité.

Indications

La chirurgie bariatrique est une technique lourde, réservée aux personnes réunissant les trois critères suivants :

  • souffrant d'obésité massive, caractérisée par un IMC supérieur à 40, ou d'obésité sévère (IMC supérieur à 35) associée à au moins une complication pouvant être améliorée grâce à la chirurgie,
  • pour lesquels différentes tentatives de régime amaigrissant ont échoué,
  • ne présentant aucune contre-indication à la chirurgie ou l'anesthésie générale.

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"Une zébrelle" et "Une zébrette".

Ces deux mots paronymes très peu usités ont des significations fort différentes :

  • "Une zébrelle" est un zèbre femelle,
  • et "Une zébrette" est une personne de sexe féminin dotée d'un QI élevé.
Une zébrelle et son zébron ou zébreau
Une zébrelle et son zébron ou zébreau

Son pendant masculin portant le même nom que l'animal ("Zèbre"), je ne m'explique pas ce qui a pu amener à ce néologisme de "Zébrette".

Pourquoi dire : "Caps" et "Tabs" !

Et pas : "Gélules" et "Comprimés" !

Sérieusement : combien de français sont à même de comprendre que les mots "Caps" et "Tabs" sont les apocopes des mots anglais "CAPSules" et "TABletS" et signifient respectivement "Gélules" et "Comprimés" !

Certes ces traductions figurent bien en petit, plus bas, sur les boîtes, mais il est concrètement impossible de distinguer autre chose que les mots "Caps" et "Tabs" à deux mètres de distance, derrière un comptoir.

Comme toujours dans les articles de cette collection, je m'élève contre la commercialisation dans notre pays de produits portant des noms anglais. Mais dans ce cas particulier, mon agacement est accentué par le fait qu'il s'agit de médicaments, domaine pour lequel l'information devrait être, à mon sens, la plus claire possible.

Boîte de Doliprane Caps 1000 mg des Laboratoires Boiron-Dolisos du groupe SanofiDoliprane Tabs 1000 mg des Laboratoires Boiron-Dolisos du groupe Sanofi

Et surtout, je suis choqué de constater que cette commercialisation se fait, au surplus, depuis la fin 2015, à travers le biais d'écrans publicitaires télévisés, là où la réglementation prohibait jusque là la publicité pour les médicaments.

Le quotidien "Le Monde", s'en préoccupait d'ailleurs en ces mots, le 12 janvier 2016 :

"Un spot pour le Doliprane au milieu des sonaux de Noël et des publicités pour les jouets. Voilà ce que les Français ont pu découvrir, fin 2015, sur leurs petits écrans ; une première pour cet incontournable des pharmacies. Commercialisé depuis plus de cinquante ans, le Doliprane était jusque-là interdit de publicité, comme tous les médicaments disponibles sur prescription et remboursés par la Sécurité sociale.

Afin de contourner cet obstacle, Sanofi, son fabricant, a eu recours à une astuce : il a lancé en octobre une nouvelle gamme d’antalgiques en accolant à sa célèbre marque des suffixes tels que "Tabs" ou "Caps".

Tous contiennent le même principe actif que le Doliprane - du paracétamol - mais ils sont vendus sans ordonnance et ne sont pas pris en charge par l’assurance-maladie. Cela donne le droit à Sanofi d’en faire la promotion et d’en fixer librement le prix. La nuance est subtile, mais rien dans le code de la santé publique n’interdit ou n’encadre cette pratique. "Le développement des "marques ombrelles" va dans le sens de l’automédication responsable parce qu’elles permettent une identification rapide du produit et de l’aire thérapeutique par le patient" ose affirmer le fabricant. "La marque est un gage de réassurance. Cette gamme vient compléter la gamme remboursable existante. L’idée n’est pas de substituer une offre à une autre, mais de compléter l’éventail de solutions contre la douleur pour satisfaire tous les patients".

Ben voyons ! Prenez-nous pour des crétins en plus !

Naturellement, tous les laboratoires se sont engouffrés dans la brèche, et les étagères de vos pharmacies sont désormais envahies de "Caps" et de "Tabs"...