Comme l'a déclaré Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, le 18 mars 2020, lors de sa conférence de presse quotidienne à propos de la pandémie de maladie à coronavirus 2019.
Et pas : "Les professionnels de santé POURRONT se procurer des masques" !
J'adore cette expression du registre argotique qui signifie littéralement : avoir les oreilles bouchées.
Et donc : très mal entendre, avoir de sérieux problèmes auditifs.
Je compatis toujours avec amusement aux pauvres étrangers - ou aux français ignorant l'argot ! - qui doivent réellement se demander ce qu'une si étrange formule peut bien signifier.
Et pas : "Le décalage horaire" et "Souffrir du décalage horaire" !
Cette condition physiologique résultant d'un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires, généralement en avion, s'appelle en effet en français "le syndrome du décalage horaire" ou "l'arythmie circadienne".
Les formules "Une longue maladie" et "Une longue et cruelle maladie" appartiennent au langage courant et sont très régulièrement utilisées par les proches de personnes décédées.
Je suis toujours stupéfait de voir perdurer cette pratique depuis plus d'un demi-siècle que je l'entends ou la lis. Pourquoi diable n'ose-t-on donc toujours pas mentionner simplement le nom de cette terrible maladie ?
Le mercredi 11 mars 2020, j'ai ainsi encore pu entendre et lire le communiqué transmis à l'AFP par son attachée de presse indiquant :
"Didier Bezace est mort à son domicile parisien, ce mercredi 11 mars 2020, à l'âge de 74 ans, des suites d'une longue maladie qu'il a combattue avec vigueur et courage" !
J'adorais ce très grand monsieur du théâtre français, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, né le 10 février 1946 à Paris et mort le 11 mars 2020 rongé par un putain de cancer !
Et rebelote le 12 mars 2020, où son agent a transmis à l'AFP le communiqué suivant : La réalisatrice française "Tonie Marshall est décédée à l'âge de 68 ans, le matin du 12 mars, des suites d'une longue maladie".
Comme leurs noms l'indiquent, ces deux mots désignent des objets utilisés par les malades et/ou les professionnels de santé (médecins, infirmières libérales, secouristes, urgentistes).
Pilulier hebdomadaire doté de 4 compartiments quotidiens
Le pilulier est une boîte permettant de ranger des pilules.
Il existe des modèles hebdomadaires ou mensuels comportant différents compartiments.
Ampoulier isotherme
Et l'ampoulier ou porte-ampoules médicales est une tablette, une pochette ou une mallette - parfois isotherme - de contenance variable, permettant de transporter de manière organisée et protégée un ensemble d'ampoules médicales, allant d'une trentaine à plus d'une centaine.
Le syndrome de la queue de cheval est provoqué par la compression de la "queue de cheval".
Et ses symptômes sont variables en fonction de la gravité de la compression : sciatique uni- ou bilatérale (selon l'uni- ou bilatéralité de la compression), paraplégie périphérique, atrophie des muscles et incontinence anale et vésicale.
Les formes graves de ce syndrome se traitent par neurochirurgie.
Inquiet du comportement de son fils, un couple est venu avec son adolescent de 15 ans pour une consultation chez un pédopsychiatre.
Celui-ci reçoit d'abord le jeune homme en tête-à-tête, avant de faire entrer les parents afin de leur faire part de ses constatations.
- "J'ai discuté avec Donovan et je n'ai rien entendu de bien exceptionnel !
Certes votre fils vit actuellement une période charnière dans sa vie d'adolescent, ce qui l'amène à un comportement quelque peu compulsif, se traduisant notamment par une irrépressible tentation de procéder à de fréquentes manipulations de ses organes génitaux. Mais cela n'est en rien inquiétant, je vous rassure !'
- "Oh ben alors, docteur, v'là qui nous rassure bien ! Et nous qu'on croyaitqu'i' s'tirait tout l'temps sur la nouilledans les chiottes !"...
Ce mot latin désigne l'os plat plat, symétrique, situé au niveau de la partie antérieure de la cage thoracique, sur lequel viennent s'attacher en avant les côtes (les sept premières chez l'Homme) et les clavicules.
Ces deux surnoms en forme de périphrases désignent le médecin suédois Pehr Henrik Ling (ou Per Henrik Ling), né le 15 novembre 1776 et mort le 3 mai 1839.
Pour élaborer sa technique, Pehr Henrink Ling s'est inspiré de ses connaissances en physiologie et en anatomie, des concepts d'éducation physiques des peuples nordiques, de son expérience du mouvement en tant que maître d'armes et de son étude des techniques de massage ancestrales.
Ce n'est que vers 1900 que le "massage suédois" fut reconnu dans le monde, grâce à son fils, Hjalmar-Fredrik Ling (1820-1886), qui a poursuivi son enseignement et au médecin britannique Mathias Roth qui, le premier, publia un livre sur les fondements de la méthode.
Aujourd'hui, le massage suédois conserve les mouvements de base élaborés par Pehr Henrink Ling et intègre d'autres techniques adaptés à la pratique personnelle de chaque masseur.
Pratiqué directement sur la peau avec des huiles essentielles, ce massage vise à faire disparaître les tensions dans les muscles et dans les articulations, pour une plus grande détente et une meilleure amplitude des mouvements. Les différents mouvements et manoeuvres mis en oeuvre (effleurages, foulages, pétrissages, frictions, étirements, etc.) permettent de soulager les muscles fatigués ou endoloris, en favorisant une récupération rapide.
Le "massage suédois" stimule également la circulation sanguine et lymphatique tout en éliminant les toxines de notre organisme.
Tous les français ou presque connaissent le nom de cet apothicaire militaire français, agronome, nutritionniste et hygiéniste, né le 12 août 1737 et mort le 17 décembre 1813.
Mais on ignore généralement qu'il se prénommait Antoine Augustin !
Précurseur de la chimie alimentaire et de l'agrobiologie, il est surtout connu pour son action de promotion en faveur de la consommation de la pomme de terre dans l'alimentation humaine.
Mais aussi pour ses travaux sur l'hygiène alimentaire, l'utilisation de nouveaux aliments durant les fréquentes périodes de famine.
Ainsi que comme pharmacien militaire, avec un rôle éminent dans l'organisation pharmaceutique du service de santé sous l'Empire.
Et la pomme de terre elle-même fut même rebaptisée en son honneur "solanée parmentière", de 1797 à la Monarchie de Juillet.
Le nom même de Parmentier demeure aujourd'hui encore, deux siècles après sa mort, indissociable de celui de la pomme de terre, dont il fut incontestablement le promoteur infatigable et avisé, à défaut d'en être "le père" ou "l'inventeur", ainsi que les "hussards noirs" de la IIIe République en ont propagé le mythe.