"Une claquette" ou "Des claquettes".

Attention à la polysémie de ce substantif féminin, qui peut avoir plusieurs significations, puisqu'il désigne, selon le contexte :

  • au sens propredans le langage courant :
    • un instrument articulé permettant de faire du bruit, tel que :
      • une sorte de crécelle, formée de lames de bois fixées autour d'un axe et heurtées, destinée à servir d'avertissement ou de signal de la présence de celui qui l'agite.

Une crécelle en bois

Comme par exemple les lépreux, au Moyen Âge.

Des lépreux agitant leur crécelle, au Moyen Âge

      • dans le domaine religieux : un instrument, également appelé "Claquoir", ressemblant à un livre et formé de deux planchettes reliées par une charnière, que l'on heurte l'une contre l'autre afin de donner un signal, principalement pendant les offices,

Des claquoirs

      • dans le domaine militaire et dans le domaine musical : un instrument de musique militaire, formé de deux lanières garnies de grelots, que l'on frappe ensemble en les tendant brusquement, afin d'imiter le bruit du fouet,

Une claquette ("clap") de cinéma

    • un objet sonore, tel que :
      • des chaussures légères, sans talon, portées à l'intérieur comme à l'extérieur, également appelées "Nu-pieds", et "Chlarpes" ou "Schlaps" par nos amis suisses.

Une claquette de piscineConçues pour être légères et confortables, et pour faciliter la respiration du pied lorsqu'il fait chaud, les claquettes sont surtout utilisées à la plage ou à la piscine, comme les tongs. Elles se distinguent de ces dernières par leur lanière d'empeigne, qui ne sépare pas le gros orteil du reste des orteils du pied.

Une tong
Une tong

Cette empeigne peut être lisse et continue ou bien avoir des attaches, comme des boucles ou des velcros :

Une claquette avec boucle
Une claquette avec boucle
Une claquette avec velcro
Une claquette avec velcro

Mais, à l'inverse des babouches et des mules, qui sont fermées à l'avant, les claquettes ne sont jamais fermées à l'avant, laissant les orteils apparents et à l'air libre.

Une paire de babouches marocaines en cuir
Des babouches
Une mule (chausson)
Une mule

Enfin, on notera que, dans la langue française couramment parlée en Nouvelle-Calédonie (988), ce terme de "Claquettes" désigne les "Tongs".

      • des plaques métalliques fixées à la pointe et au talon des chaussures, jouant le rôle d'instruments à percussion, et permettant d'exécuter des pas de danse rythmés,

Des chaussures équipée de claquettes

On dit par exemple :"Le numéro de claquettes de ce danseur était époustouflant".

    • en football : un geste du gardien de but, lorsqu'il arrête un tir ou éloigne le danger de sa cage en claquant le ballon d’une main,

Une claquette du gardien de but, en football

    • et en basket-ball : l'action de remettre la balle dans le panier sur un rebond offensif après un tir manqué, sans reprendre appui au sol,

Une claquette, en basket-ball

  • et au sens figuré, dans le registre familier : une personne très bavarde.

On dit par exemple : "Ma concierge est une vraie claquette".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

Ne dites pas : "Faire podium" ni "Faire un podium" !

"Faire podium" ou "Faire un podium"

Mais plutôt : "ÊTRE SUR LE podium" !

C'est à dire : figurer parmi les trois premiers d'une compétition ou d'une épreuve sportive.

"Un gros cube".

Ce curieux substantif masculin, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, relève du registre argotique.

Et il désigne : une moto de forte cylindrée (supérieure à 500 cm3), également appelée "grosse cylindrée", dans le registre familier.

La présence du mot "cube" s'explique par le fait que la cylindrée des moteurs s'exprime en cm3 (centimètres cubes).

Source : www.larousse.fr

"Faire un joueur", "Faire M'Bappé" ou "Faire Messi".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle régulièrement utilisée par les journalistes sportifs spécialisés, dans le domaine du football, pour signifier, par ellipse lexicale de "Faire signer un joueur" : recruter un joueur.

"Un point de côté" ou "Une pointe de côté".

Le "point de côté" ou (plus rarement) "pointe de côté".

Ces deux locutions verbales désignent : une douleur abdominale aiguë apparaissant sur le côté du corps (généralement en dessous des côtes, à droite et légèrement à l'arrière) et survenant généralement pendant un effort physique.

De façon surprenante, ce phénomène n’est pas encore bien compris, les causes exactes du point de côté n'étant pas encore connues à ce jour.

Les deux principales hypothèses sont les suivantes :

  • une crampe musculaire du diaphragme, due à un défaut d'oxygénation lors de l'exercice physique,
  • ou une douleur liée à la traction exercée, pendant l'exercice physique, par les organes abdominaux (foie, estomac, rate) sur les ligaments qui les lient au diaphragme.

Mais les spécialistes sont au moins d’accord sur un point : avoir un point de côté de temps en temps n’est absolument pas le signe d’une maladie sous-jacente.

La douleur ressentie s’accompagne souvent d’une gêne respiratoire, et disparaît généralement dans les minutes suivant l’arrêt de l’effort, n'entraînant aucune complication. Seul risque possible : la confondre avec un vrai problème (appendicite, péritonite, infarctus du myocarde…).

Comment l'éviter ?

Un point de côté peut se faire ressentir lorsque l'on respire mal, souvent lors d'une course.

Afin de l'éviter, il suffit de contrôler sa respiration lors d'un exercice physique, en inspirant et expirant régulièrement.

Par exemple, lors d'une course : inspirer durant deux pas et expirer durant deux pas. Cela évitera non seulement les points de côté, mais aussi les crampes, essoufflements, etc.

Comment le faire passer ?

  • Pour le faire passer, il suffit de respirer plus lentement en gonflant le thorax, et en relâchant le bas-ventre le plus possible. De cette façon, le point de côté passe au bout de deux ou trois minutes.
  • Autre technique, beaucoup plus rapide : se pencher en avant en soufflant tout l'air de ses poumons.
  • Enfin, les enseignants de sport utilisent, avec les enfants, en course de fond, une technique psychosomatique consistant à tenir un caillou dans le creux de sa main, dès le début de la course. La pensée que le caillou évite le point de côté semble effectivement l'éviter. Il s'agit donc de ce que l'on appelle un placebo.

Sources : sante.lefigaro.fr et wikipedia.org

Pourquoi dire : "Olympic record" ?

L'ancien champion cycliste sur piste français François Pervis

Comme l'a déclaré, le 3 août 2021, l'ancien champion cycliste sur piste français François Pervis, commentant les épreuves de cyclisme sur piste des Jeux olympiques de Tokyo 2020, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Et pas : "Record OLYMPIQUE" !

"Le CNOSF".

Logotype du CNOSF (e Comité National Olympique et Sportif Français)

"CNOSF" n'est pas un acronyme, mais un sigle. Aussi se prononce-t-il uniquement "C.N.O.S.F" et non knof.

Ce sigle désigne le Comité National Olympique et Sportif Français, fondé en 1972.

Celui-ci est à la fois le représentant du mouvement sportif français auprès des pouvoirs publics - en particulier du ministère chargé des sports - et le représentant en France du CIO (Comité International Olympique).

Réunissant en son sein les 96 fédérations sportives nationales ainsi que 180 000 associations, sa mission est notamment d'engager et de diriger les délégations françaises dans les événements soutenus ou organisés sous l’égide du CIO : Jeux olympiques, Jeux olympiques de la jeunesse, Festivals olympiques de la jeunesse européenne, Jeux mondiaux ou Jeux méditerranéens.

Le siège du CNOSF est abrité par la Maison du sport français, située dans le 13ème arrondissement de Paris (75), entre la porte de Gentilly et le stade Sébastien Charléty.

Le siège du CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français), porte de Gentilly à Paris (75), le long du stade Charléty.

Construite en 1991, elle est l'oeuvre de l’architecte français Henri Gaudin et elle a ouvert ses portes en avant-première des Jeux olympiques d’Alberville 1992.

J'ai personnellement suivi presque au quotidien l'avancement des travaux, puisque je demeurais à cette époque à 300 m de cette construction atypique en forme de"navire" de pierre et de verre, ayant sa proue à l’angle du boulevard Kellermann et de l’avenue Pierre de Coubertin, .

Sources : cnosf.franceolympique.com et wikipedia.org

"Pourquoi dire : "La Diamond League" ?

L’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri

Comme a pu le faire, le 26 août 2021, l’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, en commentant la réunion sportive d'athlétisme de la... Ligue de Diamant, à Lausanne (Vaud) (Suisse), sur la chaîne de télévision française L'Équipe, qui - pour une fois - utilisait le nom français d'une compétition internationale.

Et pas, en français, donc : "La Ligue de Diamant" !

Parce qu'il accumule décidément les anglicismes sur cette chaîne, sur laquelle je l'entends très régulièrement, je lui décerne mon label "Fâchés avec le français"

"Mets le son moins fort".

Il s'agit du surnom en forme de calembour, du journaliste sportif français Nelson Monfort, né le 12 mars 1953.

Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre « Nelson Monfort » prononcé à la française (nèl-son moin-for) – et la locution « Mets-le son moins fort » (mèl-son moin-for)

Le journaliste sportif français Nelson Monfort

Si je ne me trompe pas, c'est l'ancien patineur français Philippe Candeloro, qui l'aurait rendu public, sur les antennes de France Télévisions, durant leurs commentaires en duo des épreuves de patinage artistique des Jeux olympiques d'hiver de Turin 2006, se déroulant du 11 au 23 février à la Palavela, près de Turin (Piémont) (Italie).

Ayant commencé sa carrière dans la presse écrite, Nelson Monfort a animé différentes émissions de télévision ou de radio, notamment sur Radio Classique et Europe 1.

Mais il est surtout l'un des principaux commentateurs du patinage artistique sur France télévisions.

Et il est principalement connu du grand public pour être LE journaliste de France Télévisions qui interroge les sportifs dans de nombreuses disciplines, juste après leurs rencontres ou compétitions ; ces entretiens étant facilités par sa connaissance des langues, puisqu'en sus du français, il parle l'anglais, l'espagnol, l'italien et l'allemand.

Ses différents accents, un peu forcés, lui ont valu d'être régulièrement caricaturé et imité par les célèbres Guignols de l'info de la chaîne de télévision française Canal Plus.

Source : wikipedia.org

 

On ne dit pas : "Du côté de Londres" lorsque l'on évoque les Jeux olympiques de Londres !

Le journaliste sportif français Alexandre Boyon

Comme a pu le faire, le 5 août 2021, le journaliste sportif français Alexandre Boyon, commentant la finale masculine du 10 km en eau libre des Jeux olympiques de Tokyo 2020, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Mais : "À Londres" !

Je ne supporte plus ce tic de langage des journalistes sportifs français, qui utilisent désormais systématiquement la formule "Du côté de" en lieu et place de "À".

Et cela qu'il s'agisse d'évoquer des Jeux olympiques ("vainqueur du côté de Rio") ou un club de football ("attendu du côté de Barcelone") !

Pourquoi dire : "Ça va être compliqué pour le board" et "Y a beaucoup de panic buy" ?

L’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri

Comme l'a déclaré, le 13 août 2020, l'ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "Ça va être compliqué pour l'équipe dirigeante" et "IL y a beaucoup d'ACHATS FAITS DANS L'URGENCE" ?

Parce qu'il accumule dans cette émission, que je suis très régulièrement, les anglicismes de ce type, je lui décerne mon label "Fâchés avec le français".

"Une talonnade".

Ce substantif féminin relevant du langage courant peut avoir trois significations différentes :

  • il s'agit d'abord d'un bruit de sabots ou de talons frappant le sol.

On dit par exemple : "J'ai été réveillé par la talonnade des infirmières dans le couloir".

  • dans le domaine médical, il s'agit d'une douleur du talon suite à une chute ou une réception très violente (gymnastique, saut…). Mais une talonnade peut également survenir si les crampons sont mal situés ou usagés (football, rugby).

La douleur est immédiate, avec l’impossibilité de mettre le pied par terre. La chute entraîne un écrasement du coussin talonnier qui est divisé en petites loges contenant de la graisse. De ce fait, l’os du talon est moins protégé contre les chocs, et la douleur est très importante dès la reprise de la marche.

  • tandis que dans le domaine du football, il s'agit d'un geste technique, consistant en une passe ou un tir effectué avec le talon.

Parce qu'ils sont très peu fréquents, les buts marqués ainsi sont souvent spectaculaires. Jugez-en plutôt !

Sources : www.medecinedusportmontpellier.com (Docteur Douglas Lévy Biau), wiktionary.org et wikipedia.org