Pourquoi dire : "Scorer" et "Le score" ?

Et pas, simplement, : "Marquer" et "La marque" !

"Être carbonisé" ou - par apocope - "Être carbo".

Cette locution verbale polysémique signifie, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • transformé en charbon, pour une matière organique,

On dit par exemple : "Tout cet énorme tas de bois va être carbonnisé par le charbonnier, afin de fabriquer du charbon de bois".

Fabrication de charbon de bois par un charbonnier
Fabrication de charbon de bois par un charbonnier
    • détruit après un incendie.

On dit par exemple : "Après avoir été la proie des flammes deuxx heures durant, l'entrepôt était complètement carbonisé".

Un entrepôt carbonisé
Un entrepôt carbonisé
    • rôti à l'excès, pour un plat.

On dit par exemple : "J'ai oubli mon gigot au four dimanche midi : il était carbonisé".

Des poivrons farcis carbonisés
Des poivrons farcis carbonisés
    • ou : brûlé superficiellement, afin de l'empêcher de pourrir, pour un pieu destiné à être enfoncé en terre,
Carbonisation de pointes de pieux
Carbonisation de pointes de pieux
Des pieux aux pointes carbonisées
Des pieux aux pointes carbonisées
  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • être démasqué, percé à jour, découvert, repéré.

On dit également : "Être cramé" ou "Être grillé".

    • ou dans le domaine sportif : être épuisé, à bout de forces.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être épuisé".

Un athlète carbonisé, à Doha (Qatar), lors des 17e championnats du monde d'athlétisme, à l'automne 2019 (© Mustafa Abumunes)
Un athlète carbonisé, à Doha (Qatar), lors des 17e championnats du monde d'athlétisme, à l'automne 2019 (© Mustafa Abumunes)

Sources : www.cnrtl.fr et www.languefrancaise.net

 

Pour quoi dire : "Je réclame le replay" ?

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Ainsi que l'a déclaré, le 25 janvier 2021, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas simplement : "Je réclame le RALENTI" !

Pourquoi dire : "Un impact player" ?

L'ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, cofondateur de la marque de vêtement "Eden park"

Comme l'a déclaré, le 18 mars 2021, l'ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "Un JOUEUR DÉCISIF" !

Ce terme venu du jargon du rugby désigne en effet un joueur qui entre en cours de jeu et bénéficie donc d'une plus grande fraîcheur physique et d'une meilleure tonicité que ses adversaires.

Source : www.linternaute.fr

"Du tac au tac".

Cette locution adverbiale nous vient du monde de l'escrime.

Et elle signifie :

  • depuis le milieu du XIXe siècle, en escrime : vivement et immédiatement ;  avec la rapidité de l'éclair.

"Riposter du tac au tac" signifie ainsi : riposter immédiatement à un assaut, l'onomatopée "Tac" désignant le bruit des fers qui s'entrechoquent.

  • et par extension, depuis le début du XXe siècle : avec de la répartie ; avec vivacité ; de façon cinglante ; en employant le même ton que l’interlocuteur.

On dit par exemple : "Je ne me suis pas laissé faire : je lui ai répondu du tac au tac".

 

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un tifoso" et "Des tifosi" ou "Des tifosis".

Des supporters italiens enthousiastes ou "Tifosi"

Ce mot italien dérivé du verbe italien "Tifare" ("Encourager") désigne les supporteurs.

Il est utilisé en français dans le domaine du sport pour qualifier les supporteurs :

  • des clubs italiens, notamment dans le domaine du football,
  • de l'équipe Ferrari, en Formule 1,
Des supporters italiens de Ferrari ou "Tifosi"
Des supporters italiens de l'équipe Ferrari ou "Tifosi(s)"
  • des coureurs cyclistes italiens,
  • de l'équipe nationale italienne, de football et de rugby à XV, principalement.

Source : wiktionary.org

"Avec l'app Betclic bascule dans le game", "Winn, winn, winn, winn !" et "Deviens no bet, no game, avec Betclic !" !

Affiche "Bascule dans le game" de la campagne Betclic de mars 2021

Tels sont les différents slogans ou formules que se permet de nous asséner la société de paris sportifs en ligne Betclic, dans ses publicités télévisées françaises de mars 2021 !

La campagne semble également avoir été décliné en affiches, avec au moins trois visuels différents, que mon confinement m'a épargné de découvrir.

Affiche "Bascule dans le game" de la campagne Betclic de mars 2021Affiche "Bascule dans le game" de la campagne Betclic de mars 2021

La société a la gentillesse de nous préciser à l'aide de deux minuscules (ce n'est rien de le dire) astériques :

  • "Bascule dans le game" = "Bascule dans le match".
  • et "No bet, no game" = "Pas de pari, pas de match".

Mais le mot "Match" est lui-même un mot anglais signifiant 'Rencontre sportive" !

Concernant la publicité télévisée proprement dite, je rappellerai simplement que "L'App", constitue l'apocope anglophone du mot "Application" correspondant au français "Appli" pour "Application".

Quant au stupide "Winn, winn, winn, winn !" ("Gagne, gagne, gagne, gagne !"...), pourquoi ne pas l'avoir traduit par un "Tu vas gagner !" ? Par peur d'être compris de tous, à l'évidence.

"Lucky Luke".

Le joueur de football international français Bruno Bellone

Il s'agit du surnom de l'ancien joueur de football international français Bruno Bellone, né le 14 mars 1962.

Évoluant au poste d'ailier gauche du début des années 1980 au début des années 1990, cet attaquant était surnommé "Lucky Luke" en référence à sa rapidité de tir, digne de celle du héros de Morris ; un surnom dont le journaliste Didier Roustan serait à l'origine.

Le joueur de football international français Bruno Bellone

Formé à l'AS Monaco, il y effectue l'essentiel de sa carrière, de 1980 à 1987, et remporte avec elle le championnat de France en 1982 et la Coupe de France en 1985.

Il joue ensuite encore trois saisons à l'AS Cannes et au Montpellier PSC, avant de terminer précocément sa carrière, à seulement 28 ans, pour cause de blessure (deux fractures consécutives de la cheville gauche).

Le joueur de football international français Bruno Bellone

Équipe de France

Il dispute son premier match avec l'équipe de France le 14 octobre 1981, contre l'Irlande, à seulement 19 ans et 7 mois.

Le joueur de football international français Bruno Bellone

Il compte 34 sélections et a participé aux trois épopées glorieuses de l'équipe de France (Coupe du monde 1982 et 1986, Euro 1984). Il remporte avec la sélection le championnat d'Europe 1984, et il termine quatrième de la Coupe du monde 1982 et troisième de l'édition 1986.

Bien que rarement titulaire chez les Bleus, il reste dans les mémoires pour ses deux buts inscrits sous le maillot tricolore :

  • le second but de la victoire deux à zéro contre l'Espagne, en finale de l'Euro 1984,
  • ainsi que pour son tir au but chanceux (le ballon a rebondi sur le poteau, puis sur le dos du gardien) contre le Brésil en quart de finale du Mondial 1986.

Anecdote surprenante :

La voiture de la princesse Grace de Monaco a atterri sur le parking de sa villa, le 13 septembre 1982 !

Absent au moment du drame, Bruno Bellone, alors âgé de 20 ans, jouait à l'époque à l'AS Monaco et était colocataire de la maison sur le parc de stationnement de laquelle la voiture de la princesse s'est écrasée, après avoir quitté la route.

La corniche d'où la voiture de la princesse Grace de Monaco a plongé dans le vide, sur la route de la Turbie, le 13 septembre 1982, pour atterrir sur le parking de la villa loué par le jeune joueur de football international français Bruno Bellone

Source : wikipedia.org

"Éric Blanc".

Ce nom peut désigner deux au moins deux personnalités françaises différentes :

L'humoriste français Éric Blanc

  • le nom d'artiste de l'humoriste français d'origine béninoise Éric Degbegni, né le 13 octobre 1965.

Également imitateur et acteur, il débute sa carrière en 1986 avec des imitations de Valéry Giscard d’Estaing, Frédéric Mitterrand ou Yannick Noah et enchaîne rapidement par des prestations régulières à la télévision dont "La Classe", sur France 3.

Il passe en vedette au Bataclan et à Bobino, et connaît le succès dans la deuxième moitié des années 1980, grâce à ses numéros d'imitateur, les organes d'information français le présentant alors comme le seul noir imitant les blancs célèbres.

Affiche du film français "Black Mic Mac 2", de Marco Pauly (1988)Affiche du film français "L'invité surprise", de Georges Lautner (1988)

En 1988, il tient la vedette du film "Black Mic Mac 2", de Marco Pauly, et l'année suivante celle du film "L'invité surprise", de Georges Lautner, dans lequel il partage le haut de l'affiche avec Victor Lanoux, Jean Carmet et Michel Galabru.

Sa carrière connaît cependant un coup d'arrêt violent en raison de démêlés judiciaires avec le critique de cinéma Henry Chapier, Éric Blanc ayant imité ce dernier lors de la cérémonie des Césars et lors de l'émission "Bains de minuit", présentée par Thierry Ardisson, le 16 octobre 1987, en se moquant de l'homosexualité du journaliste.

Éric Blanc se trouve alors, à partir de 1988, "interdit" de télévision mais poursuivant néanmoins ses activités, apparaissant au théâtre et, plus rarement, au cinéma.

L'ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, cofondateur de la marque de vêtement "Eden park"

  • et le nom d'un ancien joueur de rugby à XV français, devenu consultant sportif, né le 20 septembre 1959.

Évoluant au poste de trois-quarts centre, Éric Blanc a effectué l'essentiel de sa carrière au Racing club de France (1976-1984, 1989-1990 et 1991-1995), avec lequel il a été champion de France en 1990 et vice-champion en 1987.

Mais il a également joué au CA Brive et au RC Narbonne, avec lequel il a remporté le Challenge Yves du Manoir en 1991.

Beau-frère du joueur de rugby international français Franck Mesnel, il a créé avec celui-ci, ainsi que Marcel Francotte, la ligne de vêtements "Eden Park" en 1987.

Aujourd'hui coprésident de l'association Racing Club de France, il est depuis plusieurs années consultant sportif :

    • à la radio sur RMC et Europe 1,
    • et à la télévision, sur Eurosport, TV5 Monde, Direct 8 puis La chaîne L'Équipe pour laquelle il commente les rencontres internationales de rugby internationaux diffusés par la chaîne et intervient en tant que chroniqueur de l'émission vespérale d'olivier Ménard "L'Équipe du soir", où il est surnommé "Rico Blanco de la Plata".

Source : wikipedia.org

"Ouvrir la boîte à gifles" ou "Sortir la boîte à gifles".

"Ouvrir la boîte la gifles" ou "Sortir la boîte à gifles" (© Albert Uderzo / Hachette)

J'adore cette locution verbale du registre familier qui signifie : donner des coups, se battre, frapper, cogner, gifler.

Cette expression est notamment employée dans le domaine du rugby, sport viril s'il en est, afin de désigner une technique de jeu (ou d'anti-jeu) destiner à asseoir la domination d'une équipe.

"Ouvrir la boîte à gifles" lors d'une mêlée, en guise d'avertissement, a pour but de calmer les ardeurs de l’équipe adverse et notamment celles du talonneur.

Source : www.sudouest.fr

"La hyène".

Le journaliste sportif français Étienne Moatti

Il s'agit du surnom du journaliste sportif français Étienne Moatti, aimablement attribué par ses confrères de l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Entré au journal "L'Équipe" en 1999, celui-ci y est en charge de l'économie du sport.

Spécialiste des droits télévisuels, il est également l’interlocuteur des grandes institutions du football (LFP, FFF, UEFA, FIFA).

Et chroniqueur permanent pour l'émission "L’Équipe d’Estelle", qui précède "L’Équipe du Soir" sur la chaine "L’Équipe".

Dans le registre des surnoms animaliers, un autre de ses collègues de "L'Équipe du soir", le journaliste sportif français Nabil Djellit, a lui été surnommé "Le fennec".

Source : www.mediasenseine.com

"Une arconada".

Les joueurs français Luis Hernandez et Bernard Lacombe, en joie après l'incroyable bourde du gardien de but espagnol Luis Arconada, qui, le 27 juin 1984 à Paris (75), ne parvient pas à maîtriser le ballon, sur un coup franc tiré par Michel Platini

Ce mot fait référence au nom de l'ancien gardien de football international espagnol Luis Miguel Arconada Etxarri, né le 26 juin 1954.

Et il désigne malheureusement pour lui, depuis le 27 juin 1984 : une boulette ou bourde de gardien.

On le sait, l'histoire est souvent cruelle. Et elle l'est tout particulièrement avec ce très grand joueur, en retenant presque exclusivement son erreur lors de la finale de l’Euro 1984. Cet homme qui a causé le chagrin de l’Espagne et laissé son nom à la postérité pour cette bourde était pourtant un excellent gardien.

Cet enfant du Pays Basque brillait chaque semaine sur les pelouses de Liga avec son club, la Real Sociedad. Il a d’ailleurs conduit son club de San Sebastian (Pays Basque) (Espagne) au sommet du football espagnol en remportant consécutivement deux fois le championnat (1981-1982) et en étant désigné meilleur gardien de la Liga.

Le gardien de but espagnol Luis Arconada

Du haut de son petit mètre 78, Luis Arconada impressionnait par sa détente et son explosivité. Surtout, il savait rassurer sa défense et bénéficiait d’une confiance aveugle de la part des supporters de la Real Socieda, qui avaient l’habitude d’employer la formule "No pasa nada, tenemos a Arconada" ("Il n’y a rien à craindre, nous avons Arconada").

Ses meilleurs arrêts :

International espagnol depuis 1977 et jusqu'en 1985 (70 sélections), Luis Arconada connaît l'apogée avec la Roja lors de l’Euro 1984. Capitaine de l'équipe d'Espagne, il est cet été là considéré comme le meilleur portier du tournoi et ne cesse de le démontrer au cours de la compétition.

En finale face à la France, le duel tant attendu entre le capitaine espagnol, Luis Arconada, et le capitaine français, Michel Platini, a bien lieu.

Le coup franc de Michel Platini et la bourde de Luis Arconada

À la 55e minute de ce France-Espagne, dans un Parc des Princes plein à craquer, les Bleus de Michel Hidalgo obtiennent un coup franc à l’entrée de la surface de réparation. Alors que le score est toujours nul et vierge entre les deux équipes, Michel Platini s’élance et frappe du droit.

Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platin qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...
Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platini qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...

Luis Arconada qui semblait avoir capté le ballon, le voit en réalité, glisser sous son corps.

Cela fait 1-0 pour l’équipe de France, pour la plus grande joie des Bleus, mais une bien cruelle désillusion pour le pauvre Arconada.

Un second but français marqué dans le temps additionnel par Bruno Bellone, délivre enfin le peuple français, encore traumatisé par la dramatique "Nuit de Séville" du 8 juillet 1982 : une terrible défaite aux tirs au but face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde jouée en Espagne, après avoir mené 3-1, en marquant deux buts dans les dix premières minutes de la prolongation, s'ouvrant ainsi la route - pensions-nous tous alors - vers la première finale de notre histoire.

Mais l’Espagne toute entière voit s'envoler ses rêves de sacre.

Le résumé de la finale France-Espagne (2-0) :

Arconada, héros de la demi-finale face au Danemark, devient le symbole de cet échec.

Difficile à avaler pour l’ancien gardien, même des années après : "Le poste de gardien, c’est pour le bon comme pour le mauvais côté. Mais le plus dur, c’est que les gens se souviennent de moi seulement pour cette action" a-t-il expliqué, il y a quelques années à la télévision espagnole.

Sources : labeautedufootball.com et www.football-vintage.com