"Rire quand on se brûle" ou "Ne rire que quand on se brûle et "Sourire quand on se brûle" ou "Ne sourire que quand on se brûle".

La chanteuse britannique Victoria Beckham qui "rit quand elle se brûle"

J'aime assez ces deux locutions verbales qualifiant, au sens figuré et de manière très ironique, selon le contexte :

  • une personne qui n'a aucun sens de l'humour,

On dit par exemple : "Inutile de lui raconter la moindre blague ; il rit quand il se brûle".

  • une personne qui ne rit ou ne sourit jamais,

On dit par exemple : "Tu verrais mon nouveau patron : il sourit quand il se brûle".

  • ou enfin : une personne au visage tellement peu expressif, voire figé, qu'il nous donne le sentiment de ne pouvoir être affecté - à l'instar d'un sourire ou d'un rire, qui nous fait désserrer les dents - que par une brûlure.

On dit par exemple : "La mannequin et vedette britannique Saffron Burrows, qui joue l'inspectrice Serena Stevens aux côtés de Jeff Goldblum, dans la neuvième année du feuilleton états-unien New York section criminelle ne rit que quand elle se brûle".

La mannequin et actrice britannique Saffron Burrows, qui "rit quand elle se brûle"

"Un chafouin" ou "Une chafouine" et "Chafouin" ou "Chafouine".

  • Le substantif "Un chafouin" ou "Une chafouine" désigne :
    • une fouine, dans certaines régions françaises,

Une fouine

    • ou, dans le registre désuet : une personne de petite taille, plutôt fluette et à la mine basse et sournoise, comme une fouine.
  • et l'adjectif du langage courant "Chafouin" ou "Chafouine" signifie : sournois, rusé, en parlant essentiellement du visage ou de la physionomie.

On parle par exemple d'un "visage chafouin" ou d'un "air chafouin", ainsi que d'une "figure chafouine" ou d'une "mine chafouine".

Sources : www.cnrtl.fr, Le Robert et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Ça va fighter ce soir" ?

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Comme l’a déclaré, le 24 février 2021, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe, en évoquant un désaccord entre plusieurs de ses invités.

Et pas : "On va se battre ce soir" ou "Ils vont se battre ce soir" !

On ne dit pas : "À la débottée" !

Le journaliste sportif français Benoît Cosset

Comme l'a déclaré, le 8 mars 2021, le journaliste sportif français Benoît Cosset, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", qu'il présentait ce soir-là, sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Au débotté" !

Parce qu'il est censé être un professionnel du verbe, je lui décerne, pour ce barbarisme, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Ne dites pas : "Faire un régime" !

Mais : "COMMENCER un régime" ou "SUIVRE un régime" !

Le substantif masculin "Régime" constituant ici, dans la plupart des cas, une ellipse lexicale de la locution nominale masculine "Régime amaigrissant".

"Un bourricot".

Un bourricot

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le langage courant : un âne de petite taille ; notamment en Afrique du Nord.

Un homme voyagant à dos de bourricot, en Afrique du Nord

  • dans le registre argotique : une personne sotte et bornée.

On dit par exemple : "Ce maudit bourricot est encore rentré dans la maison avec ses bottes pleines de fumier !".

  • dans le registre argotique et dans le registre désuet, de façon injurieuse, du temps de l'Algérie coloniale :
    • dans les camps de travaux publics : un dénonciateur ; celui qui, pour n’importe quel fait, se plaint au sergent ou à l’adjudant chargé de la garde des détenus.
    • ou, dans les écoles primaires : un enfant ne sachant ni lire ni écrire.

"Une arconada".

Les joueurs français Luis Hernandez et Bernard Lacombe, en joie après l'incroyable bourde du gardien de but espagnol Luis Arconada, qui, le 27 juin 1984 à Paris (75), ne parvient pas à maîtriser le ballon, sur un coup franc tiré par Michel Platini

Ce mot fait référence au nom de l'ancien gardien de football international espagnol Luis Miguel Arconada Etxarri, né le 26 juin 1954.

Et il désigne malheureusement pour lui, depuis le 27 juin 1984 : une boulette ou bourde de gardien.

On le sait, l'histoire est souvent cruelle. Et elle l'est tout particulièrement avec ce très grand joueur, en retenant presque exclusivement son erreur lors de la finale de l’Euro 1984. Cet homme qui a causé le chagrin de l’Espagne et laissé son nom à la postérité pour cette bourde était pourtant un excellent gardien.

Cet enfant du Pays Basque brillait chaque semaine sur les pelouses de Liga avec son club, la Real Sociedad. Il a d’ailleurs conduit son club de San Sebastian (Pays Basque) (Espagne) au sommet du football espagnol en remportant consécutivement deux fois le championnat (1981-1982) et en étant désigné meilleur gardien de la Liga.

Le gardien de but espagnol Luis Arconada

Du haut de son petit mètre 78, Luis Arconada impressionnait par sa détente et son explosivité. Surtout, il savait rassurer sa défense et bénéficiait d’une confiance aveugle de la part des supporters de la Real Socieda, qui avaient l’habitude d’employer la formule "No pasa nada, tenemos a Arconada" ("Il n’y a rien à craindre, nous avons Arconada").

Ses meilleurs arrêts :

International espagnol depuis 1977 et jusqu'en 1985 (70 sélections), Luis Arconada connaît l'apogée avec la Roja lors de l’Euro 1984. Capitaine de l'équipe d'Espagne, il est cet été là considéré comme le meilleur portier du tournoi et ne cesse de le démontrer au cours de la compétition.

En finale face à la France, le duel tant attendu entre le capitaine espagnol, Luis Arconada, et le capitaine français, Michel Platini, a bien lieu.

Le coup franc de Michel Platini et la bourde de Luis Arconada

À la 55e minute de ce France-Espagne, dans un Parc des Princes plein à craquer, les Bleus de Michel Hidalgo obtiennent un coup franc à l’entrée de la surface de réparation. Alors que le score est toujours nul et vierge entre les deux équipes, Michel Platini s’élance et frappe du droit.

Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platin qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...
Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platini qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...

Luis Arconada qui semblait avoir capté le ballon, le voit en réalité, glisser sous son corps.

Cela fait 1-0 pour l’équipe de France, pour la plus grande joie des Bleus, mais une bien cruelle désillusion pour le pauvre Arconada.

Un second but français marqué dans le temps additionnel par Bruno Bellone, délivre enfin le peuple français, encore traumatisé par la dramatique "Nuit de Séville" du 8 juillet 1982 : une terrible défaite aux tirs au but face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde jouée en Espagne, après avoir mené 3-1, en marquant deux buts dans les dix premières minutes de la prolongation, s'ouvrant ainsi la route - pensions-nous tous alors - vers la première finale de notre histoire.

Mais l’Espagne toute entière voit s'envoler ses rêves de sacre.

Le résumé de la finale France-Espagne (2-0) :

Arconada, héros de la demi-finale face au Danemark, devient le symbole de cet échec.

Difficile à avaler pour l’ancien gardien, même des années après : "Le poste de gardien, c’est pour le bon comme pour le mauvais côté. Mais le plus dur, c’est que les gens se souviennent de moi seulement pour cette action" a-t-il expliqué, il y a quelques années à la télévision espagnole.

Sources : labeautedufootball.com et www.football-vintage.com

Quelle est la différence entre "Le réchauffage" et "Le réchauffement" ?

Ces deux substantifs masculins paronymes du langage courant ne doivent surtout pas être confondus.

Ils désignent en effet respectivement :

  • "Le réchauffage" :
    • l'action de chauffer à nouveau un objet ou une substance,.

On dit par exemple : "Le réchauffage de cette sauce doit se faire à feu très doux".

    • ou : le résultat de cette action.

On dit par exemple : "Le réchauffage de ce plat peut s'effectuer au four micro-ondes".

Le réchauffage d'une assiette de pâtes au four micro-ondes

  • et "Le réchauffement" :
    • au sens propre :
      • l'action de donner ou de redonner de la chaleur, en particulier au corps d'un être animé.

On dit par exemple : "Frictionner vigoureusement une personne victime d'hypothermie procure généralement un réchauffement suffisant".

      • le fait de se réchauffer, de reprendre de la chaleur, de devenir plus chaud.

On dit par exemple : "On assiste à un brusque réchauffement de la température au printemps".

Le réchauffement printanier

Ou : "Les conséquences du réchauffement climatique sont encore probablement très sous-estimées".

Le réchauffement climatique

      • et en horticulture :
        • l'ajout de fumier neuf à du fumier ancien, afin de réchauffer les couches refroidies.
        • ou : ce fumier neuf destiné à réchauffer les anciennes couches.

On dit par exemple : "Il va falloir que je remue ce réchauffement".

Et l'on parle également de "Réchaud".

Le "réchauffement" ou ajout de fumier neuf à du fumier ancien

    • et au sens figuré : le réconfort.

On dit par exemple : "Toutes ces délicates attentions contribuaient manifestement au réchauffement du malheureux vieillard".

Source : www.cnrtl.fr