"Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" : être très étonné, extrêmement surpris, stupéfait.

On dit par exemple : "J'étais sur le cul quand j'ai appris que ta femme t'avait quitté".

Ou : "Je suis resté que le cul quand mon fils m'a appris votre déménagement".

  • et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul" : beaucoup étonner ou surprendre, stupéfier.

On dit par exemple : "Ça m'a laissé sur le cul d'apprendre que tes vieux divorçaient !".

Ou : "Mon licenciement m'a mis sur le cul !".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Source : wiktionary.org

"Fiat Cross : Economically sexy" !

Publicité télévisée de janvier 2021 pour la Fiat Cross : "Economically sexy"

Tel est le nom du véhicule et le slogan 100% anglais que nous impose la firme turinoise FIAT, dans ses publicités télévisées françaises de janvier 2021 !

Certes l'astérisque nous offre une traduction... mais pourquoi se contenter de "Économique et sexy", alors que la formule 100% française "Économique et sympa (par acocope de sympathique)" aurait, je pense tout aussi bien fait l'affaire ?

On ne dit pas : "C'est un club qui pourrait être en plus mal état que ça" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l’a déclaré, le 21 janvier 2021, le journaliste sportif français Grégory Schneider, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "C'est un club qui pourrait être en plus MAUVAIS état que ça" !

On ne dit pas : "Si on n'fait pas une action absolument considérable" !

L'économiste français Elie Cohen

Comme l'a lamentablement déclaré l'économiste française Elie Coehn, le 21 janvier 2021, dans l'émission "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais : "Si L'on n'AGIT pas DE FAÇON absolument considérable" !

Ou : "Si L'on n'AGIT pas TRÈS MASSIVEMENT" !

"Un pied-à-terre".

Un pied-à-terre (photo © Zahara Dabo)

Ce curieux substantif masculin invariable du langage courant en forme d'idiotisme corporel se prononce pié-ta-ter.

Et il ne manque pas d'étonner nos amis étrangers ou nos jeunes enfants !

Il désigne en effet : un logement que l'on n'occupe que de manière occasionnelle, où l'on ne réside que pour de courts séjours.

Il s'agit généralement d'un appartement de taille modeste, mais cela peut également être une petite villa, généralement situé au coeur d'une grande ville, ou dans sa banlieue, à une certaine distance de sa résidence principale.

On dit ainsi souvent : "Je possède un pied-à-terre à Paris".

Ou : "Nous avons acquis un pied-à-terre dans le Midi, où vivent nos trois enfants".

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"À vot' bon coeur m'sieurs dames !" ou "À votre' bon coeur messieurs dames !"

Cette expression française en fome d'idiotisme corporel appartient au registre populaire (si elle est prononcée "À vot' bon coeur m'sieurs dames !") ou au registre familier.

Et elle est traditionnellement utilisée lorsque l'on fait appel à la générosité publique.

En particulier lorsque - étant mendiant ou venant d'effectuer une prestation artistique - on sollicite les passants ou les spectateurs en faisant la quête pour obtenir de l'argent.

"Un dégagement".

Ce substantif masculin polysémique du langage courant peut désigner, selon le contexte, de nombreuses choses :

  • l'action de retirer d'un organisme, d'une institution ce qui y a été engagé ou gagé ; l'action de le dégager (Le "dégagement d'une pendule du mont-de-piété"),
  • l'action de déblayer un lieu, d'en enlever ce qui l'encombre, l'embarrasse (le "dégagement d'une voie"),
  • le fait de libérer quelqu'un ou quelque chose qui est couvert, bloqué, écrasé par quelque chose ; l'action de l'enlever du lieu où il se trouve (le "dégagement de vestiges préhistoriques par des archéologues" ou le "dégagement d'une victime d'avalanche par les secouristes"),
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Le dégagement d'un squelette par un archéologue.
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
Une équipe de secouristes effectuant un dégagement de victime d'avalanche, en montagne
  • le fait de se dégager, en parlant d'un gaz, d'une odeur, etc. (un "dégagement de vapeur" ou un "dégagement de fumée"),
  • l'action de se dégager de quelque chose, d'une promesse, d'un engagement militaire (une politique du "dégagement en Afrique et en Europe"),
  • dans une habitation : une communication, un passage établi d'une pièce à une autre ou entre l'intérieur et l'extérieur ; un espace libre permettant d'aller et venir librement.

On dit par exemple : "Il va falloir prévoir d'importants dégagements dans cet appartement, car ma fille est en fauteuil roulant".

Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
Un appartement pour personnes handicapées physiques disposant d'importants dégagements
  • en sport, notamment au football ou au rugby : l'action d'envoyer le ballon loin de son but ou de sa ligne de but,
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un gardien de but de football effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
Un joueur de rugby effectuant un dégagement
  • en aéronautique : la séparation d'un avion du groupe avec lequel il volait en formation,
  • et en médecine : le temps terminal de l'accouchement, au cours duquel le foetus franchit le détroit inférieur du bassin et l'orifice vulvaire.

Source : www.larousse.fr

"Une baleine".

Ce substantif féminin est un terme polysémique désignant tout à la fois, selon le contexte :

Une baleine bleue ou rorqual bleu
Une baleine bleue ou rorqual bleu
  • dans le langage courant :
    • un mammifère marin de grande taille classé dans l'ordre des Cétacés.

Ce terme générique s'applique aux espèces appartenant au sous-ordre des "Mysticètes" ou cétacés à fanons (comme par exemple la baleine bleue ou rorqual bleu) ainsi que - improprement - à certaines espèces appartenant aux "Odontocètes" ou cétacés à dents (comme par exemple le cachalot).

Le petit de la baleine s'appelle le "Baleineau".

Une baleine et son baleineau
Une baleine et son baleineau
    • la formation cornée des gencives supérieures des baleines, plus communément appelée "La barbe" ou "Le fanon",

Fanons de baleine

Les fanons d'une baleine peuvent dépasser les deux mètres de long
Les fanons d'une baleine peuvent dépasser les deux mètres de long
Des fanons de baleine, échoués sur des rochers
Des fanons de baleine, échoués sur des rochers
    • et par extension :
      • la lamelle cornée flexible provenant des fanons de la baleine et employée autrefois pour rigidifier certains vêtements et, plus tard, les corsets.
Un corset en coton avec une structure en fanons de baleine
Un corset en coton avec une structure en fanons de baleine

Ou pour constituer l'armature des parapluies.

      • ou, de nos jours :
        • la lamelle souple glissée dans les gaines, les soutiens-gorge et les cols de chemise, afin d'en assurer la rigidité.

Un soutien-gorge et ses deux baleines en matière plastique

        • la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
Une baleine de parapluie
Une baleine de parapluie

Des baleines de parapluie

Un parapluie transparent à 16 baleines

        • ou la tige de métal flexible constituant l'armature des parapluies ou parasols.
    • le bâton dont se servait autrefois le bedeau à l'église pour faciliter le passage des officiants,
    • dans le domaine de la maçonnerie : une scie à pierre tendre, très étroite, souple et flexible, permettant de suivre aisément un tracé courbe donné par un panneau ou de passer aisément entre deux tracés,
  • et enfin, dans le registre familier :
    • dans le jargon maritime : une grosse lame (vague) qui embarque (passe et se répand par dessus bord),

Un navire en pleine tempête, sur le point d'embarquer une "baleine", c'est à dire, dans le jargon maritime : une énorme lame ou vague

    • dans le jargon des casinos : un joueur extrêmement riche, capable de parier plus de 100 000 dollars par coup et de perdre un million de dollars ou davantage sans sourciller ; sa fortune l'obligeant à miser très gros pour réaliser un gain proportionnel à l'argent qu'il possède déjà.

De nos jours, il s'agit essentiellement de milliardaires asiatiques, proche-orientaux ou russes.

Les casinos adorent les baleines : parce qu'elles attirent la foule et que l'on peut communiquer et développer sa notoriété sur l'énormité des sommes jouées et perdues ou sur les gains fantastiques parfois réalisés. Lesquels amènent évidemment les mêmes casinos à redouter et détester les baleines !

Un joueur de casino exulte en découvrant qu'il vient de gagner une énorme somme

    • ou, de façon péjorative et injurieuse : une personne extrêmement grosse, atteinte d'obésité morbide.
Le mexicain Juan Pedro Franco, un temps l'homme le plus gros du monde (595 kilos en 2017)
Le mexicain Juan Pedro Franco, un temps l'homme le plus gros du monde (595 kilos en 2017)

Une femme énorme

 

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr