Pourquoi dire : "Un pickle" ou "Des pickles" ?

Cornichons

Et pas simplement, le plus souvent, en français : "Un cornichon" et "Des cornichons" !

Parce que cela fait moins chic ?

Certes, ce terme anglais de "pickle" désigne, de façon générale, des conserves au vinaigre ou lactofermentés en saumure et servant de condiment, notamment en Grande-Bretagne et dans le monde indien ; les aliments ainsi traités pouvant être des légumes, des fruits, mais également des viandes, du poisson, des produits laitiers et des oeufs.

Des pickles de légumes
Des pickles de légumes
Des pickles de légumes
Des pickles de légumes

Mais il est souvent utilisé en France pour ne désigner que les seuls cornichons, ce qui n'a véritablement aucun sens.

Source : wikipedia.fr

"Tu vas la taire, ta gueule !".

"Tu vas la taire, ta gueule !" : François l'ouvrier sableur (Jean Gabin) face au cynique montreur de chiens Valentin (Jules Berry), dans le chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939)

J'adore cette réplique - certes fort grossière et malheureusement introuvable sur la toile en extrait vidéo - adressée par l'ouvrier sableur François (Jean Gabin) au dresseur de chiens Valentin (Jules Berry), dans le film français réalisé en 1939 par Marcel Carné, "Le jour se lève".

François l'ouvrier sableur (Jean Gabin) face au cynique montreur de chiens Valentin (Jules Berry), dans le chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939)"Tu vas la taire, ta gueule !" : François l'ouvrier sableur (Jean Gabin) face au cynique montreur de chiens Valentin (Jules Berry), dans le chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939)

Résumé

Je vous rappelle ou dévoile la trame du film : une dispute se fait entendre dans une maison ouvrière de banlieue. Coup de feu, porte qui claque. Un homme, Valentin, roule sur les marches, mort. L'assassin, François (Jean Gabin), se barricade dans sa chambre. La police arrive et assiège la maison. Pendant la nuit, François revoit les étapes du drame, son amour pour Françoise (Jacqueline Laurent), la jeune fleuriste, sortie tout comme lui de l'Assistance publique, sa rencontre avec Valentin (Jules Berry), le cynique montreur de chiens, prêt à tout pour assouvir sa passion des jeunes filles en fleur, et ses relations équivoques avec Clara (Arletty), la compagne de Valentin.

Jules Berry, Jean Gabin et Arletty, dans "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)
Jules Berry, Jean Gabin et Arletty, dans "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

Un chef d'oeuvre du réalisme poétique

Ce film dramatique extrêmement novateur au charme fou est un chef d'oeuvre du réalisme poétique :

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

  • sa distribution prestigieuse réunit trois géants du cinéma français, qui comptent parmi mes acteurs préférés : Arletty, Jean Gabin et Jules Berry.

Jules Berry y est excellent, plus cynique et détestable que jamais.

Arletty est superbe et, comme toujours, formidable de naturel.

L'actrice française Arletty, dans le chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939

Et Gabin, magistral, écorché vif, humain et touchant à souhait,

  • les dialogues de Jacques Prévert sont exceptionnels ("Vous avouerez qu'il faut avoir de l'eau dans le gaz et des papillons dans le compteur pour être resté trois ans avec un type pareil !"),
  • la structure narrative du film est vraiment en avance sur son temps, puisque le film comporte un long retour en arrière ("flash-back"), procédé alors peu utilisé (nous sommes deux ans avant l'extraordinaire "Citizen Kane" d'Orson Welles),
  • le décor de la chambre, construit par le grand Alexandre Trauner, comporte les quatre côtés de la chambre de François (Jean Gabin) (et non trois comme il était de coutume) dans laquelle se situe l'essentiel du film, afin de permettre des plans circulaires et de souligner l'enfermement du héros,

Clara (Arletty) nue, dans sa douche, dans une séquence censurée par le régime de Vichy du chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939)

  • et le film comporte une scène étonnante pour l'époque, supprimée par la censure de Vichy, où l'on découvre Clara (Arletty) nue à la fin de sa douche. Le montage originel n'a pas été rétabli après-guerre, et il a fallu attendre 2014 pour la découvrir, sur un DVD présentant une version remasterisée et rétablissant le montage d'origine.

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

"Le jour se lève à fait l'objet d'une nouvelle version, sous le titre "The long night", sortie en 1947 et réalisée par Anatole Litvak.

Affiche du film états-unien "The long night" de Anatole Litvak (1947), nouvelle version du chef d'oeuvre français de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939)"français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)Affiche du film états-unien "The long night" de Anatole Litvak (1947), nouvelle version du chef d'oeuvre français de Marcel Carné et Jacques Prévert, "Le jour se lève" (1939)"français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

Avec Henry Fonda reprenant le rôle de Jean Gabin, Vincent Price celui de Jules Berry, Ann Dvorak celui d'Arletty et la jeune Barbara Bel Geddes (la mère de Bobby et J. R. Ewing, dans "Dallas") celui de Jacqueline Laurent (Françoise, la fleuriste) pour son premier rôle à l'écran.

Joe Adams (Henry Fonda), Maximilian (Vincent Price) et Charlene (Ann Dvorak), dans "The long night", la nouvelle version, réalisée en 1947 ,par Anatole Litvak, du chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert "Le jour se lève" (1939)
Joe Adams (Henry Fonda), Maximilian (Vincent Price) et Charlene (Ann Dvorak), dans "The long night", la nouvelle version, réalisée en 1947, par Anatole Litvak, du chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert "Le jour se lève" (1939)
Joe Adams (Henry Fonda), Maximilian (Vincent Price) et Charlene (Ann Dvorak), dans "The long night", la nouvelle version, réalisée en 1947 ,par Anatole Litvak, du chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert "Le jour se lève" (1939)
Joe Adams (Henry Fonda), Maximilian (Vincent Price) et Charlene (Ann Dvorak), dans "The long night", la nouvelle version, réalisée en 1947, par Anatole Litvak, du chef d'oeuvre de Marcel Carné et Jacques Prévert "Le jour se lève" (1939)

Sources : wikipedia.org et www.vodkaster.com

"Un pont trop loin", "Être un pont trop loin", "S'avérer être un pont trop loin" ou "Se révéler être un pont trop loin".

Héritage langagier du cinéma et de la littérature, cette formule en forme d'idiotisme architectural, que l'on entend parfois, fait référence à un film et à un roman relatant un épisode de la Seconde Guerre mondiale situé aux Pays-Bas, en septembre 1944.

Et elle signifie concrètement, au sens figuré : trop ambitieux, trop dangereux, trop risqué, au-delà de ce qu'il est raisonnablement possible de faire ou de réussir.

C'est le réalisateur britannique Richard Attenborough, qui a réalisé, en 1977, le film "Un pont trop loin", d'après le roman éponyme de Cornelius Ryan, écrit en 1974.

Affiche du film américano-britannique "Un pont trop loin" de richard Attenborough (1977)

Les deux évoquent par le menu l'opération Market Garden, la plus grande offensive aéroportée de l'histoire, au cours de laquelle furent engagés 34 000 parachutistes.

Cette opération militaire alliée de la Seconde Guerre mondiale se déroula du 17 au 25 septembre 1944.

Principalement menée par les armées britanniques, il s'agissait d'une tentative de prendre des PONTS franchissant les principaux fleuves des Pays-Bas occupés par les Allemands.

Market Garden devait notamment permettre d'atteindre la ville d'Arnhem, située sur la rive du Rhin, derrière le troisième PONT à prendre.

Le succès aurait permis aux Alliés de contourner la ligne Siegfried afin d'accéder à l'un des principaux centres industriels du IIIe Reich, la Ruhr, et donc de terminer plus rapidement la guerre, peut-être avant Noël 1944.

Proposée par le maréchal britannique Montgomery, cette opération risquée avait rencontré l'opposition des généraux américains Patton et Bradley, qui voulaient continuer leur offensive au Sud, car ils avaient encore en mémoire les paroles du vainqueur d'El-Alamein qui se faisait fort de s'emparer de Caen (14) dès le soir du 6 juin 1944, alors que la ville n'était tombée que le 21 juillet...

L'opération Market Garden a finalement échoué. Ses objectifs finaux ne furent pas atteints malgré la libération d'une partie du territoire néerlandais. Et les Alliés ont perdu environ 16 000 hommes, contre 8 000 pour les Allemands.

Sans doute Montgomery avait-il visé "UN PONT TROP LOIN" ?

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "C'est des articles qui sont reviewés" !

Le docteur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93)

Comme l'a déclaré le professeur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis (93) et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93), le 15 septembre 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "CE SONT des articles qui sont ÉTUDIÉS" ou "CE SONT des articles qui sont EXAMINÉS"  !

Pour cet épouvantable anglicisme, ainsi que pour cette énorme faute de grammaire ("C'est des"), qu'il a réitéré quelques instants plus tard, et parce qu'il accumule des énormités qu'une personne de son rang - qui passe son temps au surplus à s'exprimer sur les plateaux de télévision - ne devrait pas commettre, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Nicole Courcel".

L'actrice française Nicole Courcel

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Nicole Andrieu, née le 21 octobre 1931 et morte le 25 juin 2016.

L'actrice française Nicole Courcel

Élève au cours Simon, elle est remarquée par Jacques Becker qui lui fait faire des essais pour "Antoine et Antoinette" (1947), mais débute dans "Les amoureux sont seuls au monde " de Henri Decoin (1948) et "Aux yeux du souvenir" de Jean Delannoy (1948).

Affiche du film français "Rendez-vous de Juillet" de Jean Becker (1949)

Nicole Courcel et Daniel Gélin dans "Les rendez-vous de juillet" de Jean Becker (1949), le premier grand rôle de l'actrice
Nicole Courcel et Daniel Gélin dans "Les rendez-vous de juillet" de Jean Becker (1949), le premier grand rôle de l'actrice

Jacques Becker lui offre alors son premier grand rôle au cinéma, en 1949, dans "Rendez-vous de juillet". Son personnage s'appelle "Christine Courcel" et elle décide de conserver ce patronyme comme nom d'artiste pour la suite de sa carrière, devenant ainsi "Nicole Courcel".

Affiche du film français "la Marie du port" de Marcel Carné (1949)

Dès l'année suivante, en 1950, elle tourne "La Marie du Port" de Marcel Carné, aux côtés de Jean Gabin, et devient l'une des vedettes du cinéma français des années 1950 et 1960.

Nicole Courcel et Jean Gabin dans "La Marie du port", de Marcel Carné (1950)
Nicole Courcel et Jean Gabin dans "La Marie du port", de Marcel Carné (1950)

On la retrouve ainsi aux génériques de films tels que :

  • "Papa, maman, la Bonne et moi" et "Papa, maman, ma femme et moi" de Jean-Paul Le Chanois (1954 et 1956),

Affiche du film français "Papa, maman, la bonne et moi" de Jean-Paul Le Chanois (1954)Affiche du film français "Papa, maman, ma femme et moi" de Jean-Paul Le Chanois (1956)

  • "Si Versailles m'était conté..." de Sacha Guitry (1954),

Affiche du film français "Si Versailles m'était conté..." (1954)

Affiche du film français "Si Versailles m'était conté..." (1954)Affiche du film français "Si Versailles m'était conté..." (1954)

  • "Le Testament d'Orphée" de Jean Cocteau (1960),

Affiche du film français "Le testament d'Orphée" de Jean Cocteau (1960)

  • "La Nuit des généraux" d'Anatole Litvak (1967),

Affiche du film franco-britannique "La nuit des généraux" d'Anatole Litvak (1967)

  • "L'aventure c'est l'aventure" de Claude Lelouch (1972),

Affiche du film français "L'aventure c'est l'aventure" de Claude Lelouch (1972)

  • et "La gifle" de Claude Pinoteau (1974), l'un de mes films favoris de cette période !

Affiche du film français "La gifle" de Claude Pinoteau (1974)

Mais Nicole Courcel a également tourné sous la direction de réalisateurs tels que Yves Allégret, Claude Autant-Lara, André Cayatte, Claude Lelouch ou Agnès Varda

Elle arrête le cinéma en 1979, mais continue à jouer jusqu'en 2004 pour la télévision, où on a pu la voir dans des téléfilms ou des feuilletons, comme "Les Boussardel" (1972) ou "Les Thibault" (2003).

Et interrompt sa carrière théâtrale en 1982, après avoir joué dans près d'une vingtaine de pièces depuis 1952.

Vie privée

Elle est la mère de l'animatrice de télévision et critique gastronomique française Julie Andrieu, connue pour ses émissions culinaires.

 

L'actrice française Nicole Courcel et sa fille, la critique gastronomique française et animatrice d'émissions culinaires Julie Andrieu

Sources : wikipedia.org

"BFM Business".

Logotype de la radio BFM Business, ex BFM (Business Frequency Modulation)

Il s'agit du nom 100% en anglais, depuis novembre 2010, de l'ancienne station de radio française BFM (Business Frequency Modulation), créée fin 19912 à Paris (75), par Jacques Abergel et René Tendron et reprise en 2002, par Alain Weill via le groupe NextRadio (devenu NextRadioTV), alors qu'elle était en liquidation judiciaire.

Noms et logotypes successifs

  • Logo de 2000 à 2002.

  • Logo de 2002 à 2005.

  • Logo de 2005 à avril 2009.

  • Logo d'avril 2009 à novembre 2010.

  • Logo du 22 novembre 2010 au 28 août 2016.

  • Logo depuis le 29 août 2010.

Source : wikipedia.org

La surprenante anagramme du mot "Cadeau"...

Réponse
Il s’agit du mot « Audace » !

Une anagramme est une figure de style consistant à intervertir les lettres d’un mot ou d’un groupe de mots afin de constituer un ou plusieurs autres mots.

Comme par exemple : « Algérien » et « Galérien » ou « Guérison » et « Soigneur ».

Mais également : « Jean-Marie Le Pen » et « Je ramène le pain ». Ou « Vincent Auriol » et « Voilà un crétin ».

"Ne rien avoir dans le crâne".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie : être parfaitement idiot.

Sur un sujet contigu, je vous recommande ma collection d'articles consacré aux mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

"Recouvrer".

Ce verbe du registre soutenu signifie, selon le contexte :

  • Rentrer en possession de ce que l'on a perdu ou de ce qui nous a été pris.

On dit par exemple : "Mon grand-père a recouvré la santé".

Et : "En 1918, la France a recouvré l'Alsace et la Lorraine".

Ou : "J'ai hâte de recouvrer ma liberté de parole".

  • ou : Recevoir le paiement d'une somme due.

On dit par exemple : "J'ai différentes créances à recouvrer d'ici dix jours".

Ou : "Dans certains pays, l'État peine à recouvrer l'impôt".

Le verbe "Recouvrer" a donc un sens proche mais néanmoins distinct de celui du verbe "Retrouver", qui signifie : trouver ce qui avait disparu, ce qui était égaré.

Source : www.larousse.fr

On ne dit pas : "On se disait ensemble" !

Les journalistes français Christophe Delay et Pascale de la Tour du Pin, présentateurs de l'émission de télévision matinale "Première édition" sur BFM Business

Comme l'a déclaré, le 15 septembre 2020, le journaliste français Christophe Delay, présentateur, avec Pascale de la Tour du Pin, de l'émission de télévision matinale "Première édition", de la chaîne de télévision française d'information en continu BFM Business.

Mais, à tout le moins : "On se disait" !

Car "On se disait ensemble" est un pléonasme.

Et même, idéalement : "NOUS NOUS DISIONS" !

"Épistolaire" et "Épistolier" ou "Épistolière".

Ces trois superbes termes appartiennent au registre soutenu ainsi désormais - hélas ! - qu'au registre désuet, puisque plus personne aujourd'hui, je crois, n'entretient de réelle correspsondance, et qu'ils ont en commun d'être relatifs aux échanges de lettres.

  • Ainsi "Épistolaire" est un adjectif qualifiant ce qui est relatif à la correspondance par lettres.

On parle ainsi d’une "relation épistolaire" ou d’un "échange épistolaire".

  • tandis que "Épistolier" et "Épistolière" sont des substantifs désignant une personne, écrivain ou écrivaine, excellant à écrire des lettres.

Madame de Sévigné est ainsi une célèbre épistolière française.

Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise ou, plus simplement, Madame de Sévigné, née le 5 février 1626 et morte le 17 avril 1696