"Donner un coup de téléphone", "Donner un coup de fil", "Donner un coup de bigophone" ou "Donner un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Donner un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Donner un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Donner un coup de bigophone" ou - par apocope - "Donner un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Passer".

On n'écrit pas : "Des bacs pros" ni "Des bacs technos" !

Mais : "Des bacs pro" et "Des bacs techno" !

Sans "s".

Et idéalement : "Des baccalauréats professionnels" et "Des baccalauréats technologiques".

Relevant normalement du registre familier car constituées d'apocopes, les deux formules "Bacs pro" et "Bacs techno" semblent désormais appartenir au langage courant.

"L'appétence".

J'aime beaucoup ce joli mot du registre soutenu désignant désignant le désir, l'envie, le penchant poussant à satisfaire ses penchants naturels".

On dit par exemple : "Personnellement je n'ai pas plus d'appétence pour la danse que pour le sport".

Source : www.linternaute.fr

On ne dit pas : "Je voulais saluer les manifestations populaires parce que c'est ça qui ont permis (...)" !

La députée française LFI (La france Insoumise) Mathildle Panot

Comme l'a déclaré la députée LFI Mathilde Panot, le 12 juin 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu franceinfo.

Mais : "Je voulais saluer les manifestations populaires parce que CE SONT ELLES qui ont permis (...)" !

Mais ce n'est pas tout ! Car cette dame a ensuite enchaîné avec quatre autres phrases tout aussi ineptes :

  • "Il faut que le contrôle de l'IGPN doive être indépendant", au lieu de "Il faut que le contrôle de l'IGPN SOIT indépendant".
  • "S'il n'y a pas de justice qui sont fait sur ces cas (...)", au lieu de "SI justice N'EST PAS faitE DANS ces DIFFÉRENTS cas (...)". Enfin, je crois... ; car je peine à comprendre ce pitoyable verbiage...
  • "On ne peut pas se permettre de faire des actes qui (...)", au lieu de "On ne peut pas se permettre de COMMETTRE des actes qui (...)".
  • et enfin, pour finir en beauté, : "Perdre leurs oeils... pardon : leurs yeux", au lieu de "Perdre leurs YEUX". Mais énoncé directement, d'une seule traite ; sans bafouiller ni hésiter ! Comme le ferait n'importe quel francophone de plus de cinq ou six ans ne souffrant d'aucun retard mental.

Pour ce ramassis d'énormités débitées en moins de quatre minutes, je décerne sans hésiter à cette députée mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Et je m'interroge très sérieusement à propos de sa réelle capacité à exercer un mandat dont je la juge personnellement indigne.

Michel Deville

Le réalisateur français Michel Deville

Ce réalisateur, scénariste et producteur français est né le 13 avril 1931.

Michel Deville est entré dans le milieu du cinéma par l'assistanat. D'abord stagiaire à la réalisation, il a grimpé tous les échelons jusqu'à devenir premier assistant ; notamment du réalisateur Henri Decoin, pendant près de dix ans.

Il co-réalise son premier film en 1958, avec Charles Gérard : "Une balle dans le canon".

Affiche du film français "Une balle dans le canon" de Charles Gérard et Michel Deville (1958)

Puis crée sa propre société de production, Éléfilm, en 1961, afin de financer son premier film réalisé seul : "Ce soir ou jamais".

Affiche du film français "Ce soir ou jamais" de Michel Deville (1961)

Ses films suivants "Adorable Menteuse" (1962) et "À cause, à cause d'une femme" (1963), bien qu'ils tranchent sur la production cinématographique de l'époque par leur extrême joliesse et leur marivaudage poético-humoristique frisant le maniérisme, sont néanmoins bien accueillis, tant par la critique que par le public.

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"Mijanou Bardot".

L'actrice française Mijanou Bardot, soeur cadette de Brigitte Bardot

Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Marie-Jeanne Bardot, née le 5 mai 1938.

Affiche du film français "Jusqu'au dernier" de Pierre Billon (1957)

Elle a tourné neuf films de 1956 à 1970, dont "Jusqu'au dernier" de Pierre Billon (1957, "Une balle dans le canon" de Charles Gérard et Michel Deville (1958), "Ramuntcho" de Pierre Schoendoerffer (1959) et "La Collectionneuse" d'Éric Rohmer (1967).

Affiche du film français "Une balle dans le canon" de Charles Gérard (1958) Affiche du film français "Ramuntcho" de Pierre Schoendoerffer (1959)

Après son dernier film en 1970, elle met un terme définitif à sa carrière d'actrice et s'expatrie aux États-Unis d'Amérique, où elle est devenu créatrice de meubles en fondant, à la fin des années 1970, sa propre entreprise, "Espace Loggia".

L'actrice française Mijanou Bardot, soeur cadette de Brigitte Bardot

Famille

Comme son nom l'indique, elle est la soeur cadette de la célèbrissime actrice française Brigitte Bardot.

Les actrices françaises Brigitte Bardot et Mijanou Bardot, sa soeur cadette

Et à ce titre, comme elle, bien sûr, son patronyme "Bardot" est - on l'ignore souvent - le nom d'un animal hybride appartenant à la famille des équidés, également appelé "Bardeau".

Mijanou Bardot a épousé, au début des années 1960, l'acteur belge Patrick Bauchau, dont la carrière a débuté en 1963 et qui se poursuit toujours actuellement.

Source : wikipedia.org

"Mr. Freeze".

Bâtonnets de glace à l'eau sucrés "Mr. Freeze" de la société états-unienne Leaf International BV

Cette marque états-unienne de bâtonnets de glace à l'eau sucrés de la firme Leaf International BV, créée en 1940 à Chicago (Illinois), est distribuée en France depuis sa création en 1973.

Son nom devrait bien évidemment s'écrire en France "M. Freeze" pour "Monsieur Freeze" (voire, pour moi, "M. Gelé" ou "M. Glacé"), et non "Mr. Freeze", l'abréviation "Mr." signifiant "Mister" ("Monsieur") en anglais !

Boîte de bâtonnets de glace à l'eau sucrés "Mr. Freeze" de la société états-unienne Leaf International BV

Source : wikipedia.org

"De tout temps" et "De tous temps".

Ces deux locutions adverbiales homophones du langage courant ont un sens légèrement différent.

Et elles signifient respectivement :

  • "de touT temps" : "toujours" ou "continuellement".

On dit par exemple : "De tout temps l'État invente de nouveaux impôts".

Il s'agit de l'orthographe la plus courante et elle est utilisée environ trois plus que la seconde.

  • et "de touS temps" : "à toutes les époques".

On dit par exemple : "De tous temps, l'Homme a voulu essayer de contrôler la nature".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"À la hâte", "En grande hâte" ou "En toute hâte".

Ces trois jolies locutions adverbiales du registre soutenu signifient, selon le contexte :

  • avec promptitude, célérité, très rapidement, sans perdre de temps.

On dit par exemple : "Je dois achever à la hâte ce roman que j'avais promis à mon éditeur pour l'an passé".

  • ou : avec précipitation, avec une rapidité très grande ou excessive.

On dit par exemple : "Mon frère est parti en toute hâte à la clinique car sa femme était en train d'accoucher".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux locutions verbales "Avoir hâte", "Avoir une grande hâte", "Avoir grande hâte", "Avoir grand hâte" ou "Avoir grand'hâte".

Sources : www.cnrtl.fr et