On ne dit pas : "Pas d'bol : on est tombé en rade cinq bornes avant Paname" !

Mais : "Jouant de déveine, nous avons été victime d'une défaillance mécanique cinq kilomètres en deçà de Paris (75) !"(registre soutenu)

Ou, à tout le moins, : "Pas de chance, nous sommes tombés en panne cinq kilomètres avant Paris !" (langage courant)

Vous passerez ainsi du registre argotique au registre soutenu ou au langage courant.

54 façons de dire "Énerver".

Le registre vulgaire nous propose : "Casser les burnes", "Casser les couilles", "Péter les burnes" et "Péter les couilles".

Comme souvent, le registre argotique est extrêmement riche, avec les verbes ou locutions verbales "Casser les bonbons", "Emmerder", "Faire caguer", "Faire chier", "Faire iéch" (verlan), "Faire péter un câble", "Faire péter une durite", "Faire péter un plomb", "Foutre la rage", "Foutre les boules", "Foutre les glandes", "Gaver",  "Gonfler", "Mettre la rage", "Mettre les boules", "Mettre les glandes" ou "Péter les pruneaux", "Plomber", "Saouler" (ou "Soûler") ou les formules de djeun's "Foutre le seum" et "Véner" (verlan).

Mais ma préférée est incontestablement la désormais légendaire formule "Les briser menu", immortalisée par l'extraordinaire Lino Ventura, dans le film de 1963 de Georges Lautner "Les tontons flingeurs", dialogué par le génial Michel Audiard.

Je vous rappelle la phrase complète  : "Patricia, mon petit, je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois... Mais la vérité m'oblige à te le dire: ton Antoine commence à me les briser menu !".

Aujourd'hui totalement oublié, le verbe "Canuler" appartient au registre populaire et au registre désuet.

"Assommer", "Barber, "Bassiner", "Crisper", "Donner de l'urticaire", "Filer de l'urticaire", "Embêter", "Empoisonner", "Faire suer", "Horripiler", "Raser" ou "Taper sur les nerfs relèvent du registre familier, lui aussi très fourni.

De même que "Escagasser", utilisé par les provençaux et les marseillais.

Nous disposons également de "Agacer", "Crisper", Embêter", "Ennuyer", "Faire perdre son sang-froid" ou "Fatiguer", dans le langage courant.

Tandis que, pour finir, le registre soutenu nous offre "Exaspérer", "Excéder", "Importuner", Incommoder", "Insupporter", "Irriter" ("au plus haut point", "fortement" ou "passablement"), et surtout : "Déclencher l'ire" ou "Provoquer l'ire".

"Faciliter le transit intestinal".

J'adore cette locution du langage courant, utilisée au sens figuré, permettant de signifier très clairement à quelqu'un de manière extrêmement correcte qu'il vous indispose profondément.

Ainsi, dire à votre interlocuteur "Tu me facilites le transit intestinal", vous évite de recourir au classique "Tu me fais chier", qui relève naturellement du registre vulgaire.

Ne dites pas : "J'y entrave que dalle !" ni "J'y comprends que pouic" !

Mais plutôt : "J'y comprends rien !" (registre familier).

Et, si possible, : "JE N'y comprends rien !" (langage courant).

Voire, idéalement, : "Je n'y entends rien !" (registre soutenu).

"J'y entrave que dalle !" relève en effet du registre argotique et "J'y comprends que pouic !" du registre populaire et du registre désuet.

Ne dites pas : "Je m'excuse" !

Mais plutôt : "Excuse-moi" ou "Excusez-moi" (langage courant).

Ou, : "Je te prie de m'excuser", "Je vous prie de m'excuser" ou "Veuillez m'excuser" (langage courant).

Voire : "Je te prie de BIEN VOULOIR m'excuser" ou "Je vous prie de BIEN VOULOIR m'excuser" (langage courant).

Et même : "Je te prie de bien vouloir AVOIR L'OBLIGEANCE de m'excuser" ou "Je vous prie de bien vouloir AVOIR L'OBLIGEANCE de m'excuser" (registre soutenu).

Ou encore - si vous ne craignez pas de sombrer dans l'obséquiosité - : "Je te prie de bien vouloir avoir L'EXTRÊME obligeance de m'excuser" ou "Je vous prie de bien vouloir avoir L'EXTRÊME obligeance de m'excuser" (langage courant).

Source : https://www.academie-francaise.fr/christine-s-france

"Naguère" n'a jamais signifié "Autrefois", "Jadis", "Il y a longtemps" !

Sinon dans un registre familier et de manière tout aussi abusive qu'erronée...

Mais tout au contraire : "Récemment, il y a peu de temps" (registre soutenu) !

Petit moyen mnémotechnique pour s'en souvenir aisément : il suffit de penser qu'il "N'y A GUÈRE longtemps".

Vous le saurez désormais et pourrez donc hausser votre niveau de langue :

  • en utilisant de manière pertinente l'adverbe "naguère" pour dire "Il y a peu de temps"
  • et en utilisant le terme idoine ("Jadis" ou "Autrefois") pour dire "Il y a longtemps".

 

"Éructer" et "Une éructation".

Ce verbe et ce substantif appartenant au registre soutenu et relevant du vocabulaire et du jargon médical désignent :

    • au sens propre : expulser par la bouche, du gaz provenant du tube digestif ; principalement de l'oesophage et de l'estomac.

Cette manifestation physiologique du corps humain s'accompagne souvent d'un son plus ou moins bruyant et parfois d'une odeur caractéristique.

Dans le registre familier on utilise essentiellement le verbe "roter" et le substantif  "un rot". Mais aussi quelques autres, tels que "un renvoi", "un rejet" ou même "un rapport".

On dit par exemple : "Culturellement, il est très impoli de roter en public dans la société actuelle", "Les adolescents s'amusent parfois à organiser entre eux des concours de rot" ou "Après son biberon, le nourrisson doit absolument faire son rot".

  • et au sens figuré : exprimer bruyamment, grossièrement, une idée ou un sentiment.

On dit par exemple : "Je reprendrai mon discours lorsque ce sinistres bouffons auront cessé d'éructer !".

Sources : www.linternaute.fr, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Le pli interfessier", "Le pli interglutéal", "La rainure interfessière", "Le sillon interglutéal" ou "Le sillon interfessier".

"La raie des fesses" également appelée "Le pli interfessier", "Le pli interglutéal", "La rainure interfessière", "Le sillon interglutéal" ou "Le sillon interfessier".

Toutes ces appellations relevant du vocabulaire médical désignent - vous l'avez évidemment compris - cette partie de notre anatomie que l'on désigne plus couramment, dans le registre familier, sous le nom de... "La raie des fesses" !

Autrement dit : le creux qui sépare chacune de nos deux fesses.

Source : wikipedia.org

"Il me semble", "Me semble-t-il" et "Ce me semble".

Ces trois formules signifient toutes : à mon avis, selon moi.

  • "Il me semble" appartient au langage courant,
  • "Me semble-t-il" relève du registre soutenu,
  • et "Ce me semble" relève du registre désuet ; raison pour laquelle - sans doute - je l'utilise volontiers !

Source : forum.wordreference.com