Cette étrange locution nominale résulte du fait que, durant cette phase du sommeil, l’individu présente simultanément des signes de sommeil très profond ET des signes d’éveil.
Vocabulaires et jargons spécialisés
"La petite balle blanche".
Cette charmante locution nominale désigne, par métonymie, dans le jargon journalistique : le golf.
Pourquoi dire : "Un putsch" ?
Et pas : "Un COUP D'ÉTAT militaire" !
"Un putsch" est en effet un substantif masculin allemand auquel il n'est - pour moi - nullement nécessaire de recourir.
On ne dit pas : "Une lucarne de toit" ni "Des lucarnes de toit" !
Comme on peut régulièrement le lire sur tous les catalogues ou sites de GSB (Grandes Surfaces de Bricolage).
Mais simplement : "Une lucarne" et "Des lucarnes" !
"Lucarne de toit" est un pléonasme.
"Un stéthoscope".
Ce substantif masculin désigne l'instrument médical utilisé par les médecins pour l’auscultation du coeur et des poumons.

Devenu le symbole même de la profession de médecin, le stéthoscope a été inventé en 1816 par un français, le docteur René -Théophile-Hyacinthe Laennec (17 février 1781 - 13 août 1826).
Laennec est le fondateur de la pathologie pulmonaire moderne. Il fut élève puis collaborateur de Jean-Nicolas Corvisart (1755-1821).
En 1816, il est nommé médecin en chef à l’hôpital Necker à Paris et fait des recherches sur les maladies pulmonaires. Il invente, cette même année, un instrument pour permettre de mieux entendre les bruits du thorax par la technique de percussion mise au point par le médecin autrichien Léopold Avenbrugger (1722-1809).
L’idée lui serait venue en observant des enfants qui jouaient dans la cour du Louvre : ceux-ci se parlaient à travers une poutre en bois. Laennec étant par ailleurs musicien (il jouait de la flûte traversière), il est probable que ses dons musicaux ne sont pas étrangers à l’invention du stéthoscope.
Au début, l’instrument se présente comme un simple rouleau de papier ficelé en forme de cylindre. Il collait son oreille à une extrémité pour écouter la cage thoracique du patient. Il crée ainsi l’auscultation médiate, à l’aide d’un instrument, contrairement à l’auscultation immédiate, en collant directement l’oreille à la poitrine. L’objectif est double : la pudeur et la performance. Ainsi, le médecin garde une distance avec la poitrine du patient et surtout de la patiente et l’éloignement s’avère, aussi, plus efficace pour écouter l’intérieur de la poitrine et les bruits pathologiques (battements du coeur, râles, épanchements, liquide…). Le diagnostic est ainsi posé de manière plus précise.
À partir de la nature des bruits, Laennec établit une classification des maladies pulmonaires toujours utilisée aujourd’hui !

Il construisit lui-même de premiers modèles en bois creux, qu'il nomma d'abord "Cylindre", puis "Pectoriloquie" et enfin "Stéthoscope", du grec "stethos" ("poitrine") et "scope" ("observer").
Le docteur Laennec présente le 29 juin 1818 à l’Académie royale des sciences son "Mémoire sur l'auscultation à l’aide de divers instruments d’acoustique, employés comme moyen d’exploration dans les maladies des viscères thoraciques, et particulièrement dans la phtisie pulmonaire". L'année suivante, en 1819, il publie le résultat de ses recherches dans un traité en deux tomes, trois ans après la découverte du stéthoscope : "De l’auscultation médiate ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du coeur, fondé principalement sur ce nouveau moyen d'exploration".
L’accueil fut mitigé. Le docteur Jean Noël Hallé (1754-1822) dit son admiration ainsi que François-René de Chateaubriand (1768-1848), tandis qu’une partie de la presse médicale le railla, parlant même de charlatanisme. Le cylindre fut l’objet de nombreuses plaisanteries.
Laennec a inventé l’auscultation médiate avec le stéthoscope, mais l’idée de l’auscultation et de l’observation revient historiquement à Hippocrate (460-377 av. J.-C) à qui il avait consacré sa thèse de doctorat en 1804.
Cette pratique née à l’hôpital Necker à Paris (75) en 1816 se répandit rapidement, presque partout dans le monde, et l’instrument connaîtra plusieurs évolutions techniques.
Sources : gallica.bnf.fr
"Une attelle de doigts grenouille" ou "Une attelle grenouille".
Il s'agit du surnom couramment attribué dans le milieu médical aux "attelles digitales", dont la forme - avant emploi - peut rappeler celle d'une grenouille.
Cette appellation d'"attelles grenouille" relève donc du registre familier.
"Battre sa coulpe".
Cette locution verbale a un origine directement religieuse puisqu'elle signifie :
- au sens propre, dans le registre désuet : frapper sa poitrine en disant "Mea culpa" ("Ma faute" en latin),
Le chapitre des coulpes était une pratique médiévale, au cours de laquelle, les moines devaient avouer devant la communauté rassemblée leurs fautes en se frappant ainsi la poitrine.
- et au sens figuré, dans le registre soutenu : se repentir d’une faute, avouer sa culpabilité ; admettre, prendre conscience des ses torts, les reconnaître.
On dit pas exemple : "Je bats ma coulpe : j'ai complètement oublié de te souhaiter un bon anniversaire !".
Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr
"Un atèle" et "Une attelle".
Ces deux substantifs homonymes désignent respectivement :

- "Un atèle" : un mammifère primate du Nouveau Monde se déplaçant beaucoup et avec une grande habileté en mode suspensif, plutôt que sur les branches et de manière quadrupède.

La survie de ces singes - également appelés "singes-araignées" - est gravement menacée par les atteintes de plus en plus nombreuses à l'intégrité écologique de la canopée, causées par les routes qui fragmentent écologiquement les forêts.
- et "Une attelle" :

-
- une pièce de bois fixée de chaque côté du collier des chevaux, afin de recevoir les moyens de fermeture et de tirage (rênes).
On parlait autrefois d'"éclisse" et l'on disait alors "Éclisser un cheval" et non "Atteler un cheval".
-
- ou : un dispositif destiné à contenir un membre ou une articulation.
Dans les films de guerre ou les westerns, les attelles rudimentaires improvisées par les protagonistes sont constituées de pièces rigides en bois ou en métal, destinées à maintenir immobile un membre fracturé.
Mais l'indication du port d'une attelle peut être très diversifiée.
Les attelles sont utilisées principalement lors d'atteinte ou suspicion d'atteinte traumatique (choc, coup, chute, faux mouvement, fracture), mais également dans les cas de rhumatisme pour mettre au repos l'articulation, de tendinite, etc.
Les attelles sont de différentes tailles et formes suivant le membre à immobiliser. Et il en existe pour les chevilles, les coudes, les doigts, les genoux, les hanches, les orteils ou les poignets.


Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org
Pourquoi dire : "Kidnapper", "Un kidnapping" ou "Un kidnappeur" ?
Et pas simplement :
- "Enlever un enfant",
- Un enlèvement d'enfant" ou "Un rapt d'enfant",
- et "Un ravisseur" !
"Mydriatique" et "Une mydriase".
Cet adjectif et ce substantif féminin relèvent du jargon médical et signifient respectivement :
- "Mydriatique" : capable de provoquer une mydriase, pour une substance,
On dit par exemple : "La belladone a des propriétés mydriatiques".
Les médicaments aux propriétés mydriatiques (l'atropine, l'épinéphrine, l'homatropine, l'hyoscyamine, la néosynéphrine, etc.) sont utilisés sous forme de collyre à instiller dans l'oeil ou les yeux malades.
- et "Une mydriase" : une dilatation persistante de la pupille de l'oeil.
Source : www.larousse.fr
"Résurrection" et "Ressusciter".
Le substantif féminin "Résurrection" désigne - dans un contexte mystique - le retour de la mort à la vie.
Autrement dit : le fait de "Ressusciter", qui signifie, selon le contexte :
- au sens propre :
-
- dans un contexte mystique :
-
-
- être de nouveau vivant, revenir ou sembler revenir de la mort,
- On dit par exemple : "D'après l'Évangile selon Jean (chapitre 11), Lazare de Béthanie a ressuscité, quatre jours après sa mort".
-
-
-
- ramener de la mort à la vie,
-
On dit par exemple : "D'après l'Évangile selon Jean (chapitre 11), Jésus a ressucité Lazare de Béthanie".

-
- ou, dans un contexte médical :
-
-
- revenir à la vie normale, après une grave maladie ; sembler revenir de la mort,
-
On dit par exemple : "Je ne croyais que ma grand-mère ressusciterait ainsi".
-
-
- ranimer, guérir d'une grave maladie.
-
On dit par exemple : "Ce médecin est parvenu à ressusciter mon oncle".
- et au sens figuré :
-
- manifester une vie nouvelle,
On dit par exemple : "Le pays ne ressuscitera qu'après six longues années de guerre civile".
-
- ou : faire revivre en esprit, par le souvenir.
On dit par exemple : "L'auteur parvient à ressusciter les héros de notre enfance".
"Salif Keïta".
Il s'agit du nom d'au moins quatre personnalités africaines de renom, qu'il convient naturellement de ne pas confondre :

- le musicien et chanteur malien albinos Salif Keïta, né le 25 août 1949, descendant en ligne directe du fondateur de l’Empire du Mali, Soundiata Keïta, et révélé en 1979 avec le titre "Mandjou",

- le joueur international de football sénégalais Salif Keïta, né le 19 octobre 1975, et évoluant au poste d'attaquant,

- et le joueur international de football centrafricain Salif Keïta, né le 10 avril 1990, et évoluant au poste de défenseur.
Source : wikipedia.org


