Pourquoi dire : "Un hoax" ?

Et pas, tout simplement : "Un CANULAR" ou "Un CANULAR INFORMATIQUE" !

Ce mot anglais de "Hoax" est en effet régulièrement utilisé dans notre pays, désormais, pour désigner une information fausse, périmée ou invérifiable propagée par internet.

Source : Le Robert

"Une plastique avantageuse".

Le mannequin et chanteur français Baptiste Giabiconi

Cette locution féminine du registre soutenu est souvent utilisée par les journalistes pour qualifier un beau corps.

On dit par exemple : "Dotée d'une plastique avantageuse, cette actrice a rapidement été repérée par les réalisateurs".

La mannequin états-unienne Marisa Miller
La mannequin états-unienne Marisa Miller

Pourquoi dire : "Un mediator" ou "Un médiator" ?

Gros plan montrant comment saisir un plectre ("médiator") entre le pouce et l'index

Et pas : "Un plectre à guitare" !

Puisqu'il s'agit du véritable nom français de ce petit accessoire permettant de pincer ou gratter les cordes d'un instrument à cordes (dit "Cordophone") tels que la guitare, la mandoline et les instruments semblables.

Gros plan montrant comment tenir un plectre ("médiator") entre le pouce et l'indexMain utilisant un plectre ("Médiator") pour jouer de la guitare électrique

 

  • On tient le plectre entre le pouce et l'index.

Et il en existe de différentes formes (souvent triangulaires ou en "goutte d'eau" pour les guitares), diverses épaisseurs (le plus souvent, entre 0,4 et 1,5 mm) et matières, afin de s'adapter au musicien.

Jeu de six plectres, allant de 0,58 à 1,5mm d'épaisseur
Jeu de six plectres, allant de 0,58 à 1,5mm d'épaisseur
  • Pour les instruments tels que la cithare ou les styles requérant l'utilisation individuelle de plusieurs doigts pour gratter les cordes, on parle d'"Onglet" et non de "Plectre".

Main utilisant des onglets pour jouer de la guitare

Et celui-ci s'enfile sur le bout du doigt, sachant qu'il en existe pour les doigts et pour les pouces.

Onglets métalliques utilisés pour jouer de la guitare

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Possiblement" pour "Peut-être" ou "Vraisemblablement" !

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, l'adverbe "Possiblement" ainsi utilisé en lieu et place des traditionnels adverbes "Peut-être" et "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Mais il ne signifie jamais que : de façon possible.

Et avant cette mode récente, naturellement apparue sous l'influence omniprésente de l'anglais, son emploi était très peu courant. À peine disait-on parfois, par exemple : "Ce film médiocre peine à nous faire esquisser le moindre sourire, en l'absence de toute situation ou du moindre dialogue possiblement drôle".

Massivement apparu dans les organes d'information au cours de l'année 2020, il constitue, à mon sens, un anglicisme détestable, en étant un calque de l'anglais "Possibly" signifiant "Peut-être".

Et relève de la novlangue, sa sonorité technocratique masquant l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "Peut-être" ou "Vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "Possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr

"Une femme fatale".

Une femme fatale

La "femme fatale" est un personnage type, doté d'une grande beauté et utilisant le pouvoir de la sexualité, ou des sens, pour piéger le héros malchanceux.

L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "Gilda", de Charles Vidor (1946)
L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "Gilda", de Charles Vidor (1946)

Irrésistible, très féminine et séductrice, elle use du mensonge et de la contrainte plus que du charme.

Et a souvent pour arme de prédilection le poison ou le suicide.

L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1942)
L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1942)

L'actrice états-unienne Rita Hayworth, dans La Dame de Shanghai" d'Orson Welles (1947) est souvent considérée comme l'archétype de la "Femme fatale" au cinéma.

Affiche du film états-uniens "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1947)Affiche du film états-uniens "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1947)

Source : wiktionary.org

"L'étrange lucarne" et "Le petit écran".

Ces deux locutions nominales du langage courant désignent : la télévision.

Un poste de télévision des années 1960

  • "L'étrange lucarne" s'utilisait essentiellement dans les années 1950 et 1960 pour désigner "le téléviseur" ou "le poste de télévision".

On dit par exemple : "L'étrange lucarne s'est répandue dans les foyers au cours des années 1960".

  • tandis que "Le petit écran" continue de s'utiliser, mais désigne la télévision en tant qu'organe d'information (média).

On dit par exemple : "Le nombre de personnes regardant des films sur le petit écran tend à diminuer".

"La dépression post-partum" ou "La dépression postnatale".

Celle-ci peut se manifester à tout moment pendant l’année suivant l’accouchement. Les spécialistes s’entendent pour dire qu’il n’existe pas de cause unique à ce type de dépression, mais plutôt une combinaison de facteurs qui peuvent tous jouer un rôle dans son déclenchement.

La dépression post-partum peut ainsi s’expliquer par des causes physiologiques, mais elle peut aussi être déclenchée par les énormes changements de vie provoqués par l’arrivée du bébé. Elle peut également être causée par le fait qu’on se sente dépassé, voire submergé, par les contraintes et par un manque d’équilibre entre les tâches et les activités agréables.

Les études rapportent qu'au cours des trois premiers mois suivant l’accouchement, environ 7% des mères sont touchées de façon majeure, et jusqu’à 19 % de façon légère.

Et c'est trois mois après l’accouchement que le taux de dépression postnatale est, de manière générale, le plus élevé, avant de diminuer graduellement par la suite.

Les femmes ayant déjà souffert de dépression ou d’anxiété dans le passé ou pendant leur grossesse ont davantage de risques de développer une dépression post-partum.

D’autres facteurs de risque ont également été reconnus, tels que par exemple :

  • avoir récemment vécu des événements stressants (ex. : déménagement, soucis financiers),
  • être peu soutenu socialement,
  • avoir une faible estime de soi,
  • ou éprouver une moins grande satisfaction conjugale.

La dépression post-partum est plus grave que le "syndrome du troisième jour" ou la "dépression transitoire après accouchement" ("baby blues").

Dans les cas les plus sévères, elle peut non seulement nuire à la mère, mais nuire également au développement du lien d’attachement entre son bébé et elle, et réduire ses interactions avec lui. Le développement cognitif, social et affectif de son enfant pourrait même en être affecté.

Source : naitreetgrandir.com

Pourquoi dire : "Un showcase" ?

Et pas : "Une exhibition", "Une présentation promotion" ou "Une représentation promotionnelle" !

 

On ne dit pas : "La pilule avortive" mais "La pilule abortive" !

La pilule abortive

Cette locution nominale féminine constitue le nom "grand public" de l'avortement médical (par opposition à l'avortement chirurgical) ou IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) médicamenteuse.

Elle comprend la prise de deux médicaments : la mifépristone et le misoprostol.

  • la mifépristone est utilisée comme abortif, en interrompant chimiquement la grossesse. Elle bloque l'action de l'hormone progestérone, sans laquelle la progestérone, la paroi de l'utérus se désagrège et la grossesse est interrompue.
  • tandis que le misoprostol, un analogue de la prostaglandine, provoque la contraction de l'utérus et l'expulsion de l’oeuf.

L'adjectif "Abortif" vient du latin "Aborto" ("Avortement") et signifie :

  • autrefois (registre désuet) : né avant terme, n'ayant pu acquérir son entier développement ; avorté.
  • ou, au sens figuré : qui fait avorter.

Sources : www.doctissimo.fr et www.bpas.org

"Battre la breloque".

Cette locution verbale du registre familier signifie, selon le contexte :

  • dans le domaine militaire : faire résonner une batterie de tambour ou une sonnerie de clairon, de trompette, qui sont, pour les soldats, le signal de rompre les rangs, la permission de partir en débandade.

On dit par exemple : "Les soldats se sont dispersés car on avait battu la breloque".

  • par extension, pour un objet, un appareil ou une machine : se caractériser par un mouvement désordonné, fonctionner mal.

On dit par exemple : "Elle bat la breloque ta pendule".

  • pour une personne : ne pas savoir où l'on en est ni ce que l'on fait ; divaguer, être mentalement dérangé, un peu fou.

On dit par exemple : "Il bat la breloque ton grand-père".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

Pourquoi dire : "C'est un très beau cast" ?

L'historien français du cinéma Patrick Brion

Comme le déclare l'historien français du cinéma Patrick Brion, dans sa présentation du film états-unien "Duel dans la boue", réalisé en 1959 par Richard Fleischer et sorti en DVD en 2011.

Mais : "C'est unE très beLLE DISTRIBUTION"  !

"Une béquille".

Ce substantif féminin désigne :

  • dans le langage courant :

 

    • un appareil permettant à un handicapé ou à un traumatisé des membres inférieurs de se déplacer sans prendre appui sur ceux-ci.

Sorte de canne munie à sa partie supérieure d'une traverse et à sa partie médiane d'une poignée, la béquille était constituée à l'origine d'un bâton surmonté d'une traverse sur laquelle on appuyait l'aisselle ou la main pour s'aider à marcher, la béquille est désormais métallique.

    • un instrument ou dispositif de soutien, de support.  un pied amovible ou escamotable permettant de maintenir un ensemble dans une position stable (, excavatrice ou drague en position de travail, fusil-mitrailleur, etc.)

Utilisé par exemple pour :

      • les véhicules à deux roues à l'arrêt (motocyclettes ou bicyclettes) :

 

        • béquille latérale, constituée d’une simple patte métallique repliable vers l’arrière, permettant de maintenir droit un deux-roues à l’arrêt.
Béquille latérale de motocyclette
Béquille latérale de motocyclette

 

        • ou béquille centrale :
Béquille centrale de motocyclette
Béquille centrale de motocyclette
Béquille centrale de bicyclette
Béquille centrale de bicyclette
      • les bateaux.

La béquille est une pièce - également appelée "Cale" ou "Étai" - servant à maintenir debout un navire de petit tonnage reposant sur sa quille.

Béquille pour bateau
Béquille pour bateau
      • les excavatrices ou dragues en position de travail, les fusils-mitrailleurs, etc.

 

  • dans les sports de combat : est le nom d'une attaque consistant à donner un coup de genou dans la cuisse,
Une "béquille", durant une rencontre de football
Une "béquille", durant une rencontre de football
  • dans les sports d'équipe, et notamment en football : un coup porté à la cuisse déclenchant une douleur vive, porté à un muscle en contraction.

Généralement sans gravité, cette lésion musculaire sans rupture fibreuse est appelée "écrasement musculaire".

Et elle n’empêche normalement pas de poursuivre la rencontre.

Sources : www.larousse.fr, drsport.fr et www.sport-protech.com