Le substantif "Gaffe peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue (langage courant, registre familier ou registre argotique) et du genre (féminin ou masculin) :
"Une gaffe" désigne ainsi :
dans le langage courant : une perche munie d'une pointe métallique et d'un crochet (appelé "Croc") à une extrémité, pour attirer à soi quelque chose.
On en utilise en particulier à bord des bateaux, et l'on parle de "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière" ; le substantif féminin "Équoirre" relevant du registre désuet.
Une gaffe télescopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
et dans le le registre familier : une bêtise.
On dit par exemple : "Évite de commettre une gaffe avec ta nouvelle patronne".
tandis que "Un gaffe" désigne, dans le registre argotique : un gardien de prison ou "surveillant pénitentiaire".
Également appelé, dans le même registre argotique et de façon péjorative : "Garde-chiourme" ou "Maton".
Le coccyx ("cok-siss") est un tout petit os triangulaire situé à l'extrémité de la colonne vertébrale chez certains primates dont l'Homme.
Il résulte en principe, chez l'Homme, de la soudure de quatre vertèbres atrophiées (ce nombre pouvant varier de trois à cinq), nommées "vertèbres coccygiennes" ou "vertèbres caudales".
Le mot "Coccyx" vient du mot grec signifiant "Coucou", par analogie de forme avec le bec de cet oiseau.
Cet os fait encore partie de grands débats scientifiques en ce qui concerne son rôle pour notre corps et son utilité.
Le coccyx est considéré comme un reliquat d'un appendice caudal (ou "queue") que possédaient les ancêtres de l'Homme et qui s'est amoindrie au cours de l'évolution. L'hypothèse selon laquelle cette atrophie serait liée à la bipédie n'est pas avérée, certains primates ayant vu leur queue disparaître bien avant l'acquisition de la bipédie. Selon le primatologue japonais Masato Nakatsukasa, la perte de la queue chez les hominoïdes du miocène est probablement due à l'augmentation de la taille de ces grands singes anthropoïdes chez qui la queue devient handicapante, et à une locomotion lente couplée à l'augmentation des capacités préhensiles des membres locomoteurs (pieds et mains remplaçant le rôle de contrepoids de la queue).
On l'ignore souvent, mais l'embryon humain possède une longue queue (d'environ un sixième du corps) qui subit à la huitième semaine une résorption osseuse ; les quatre vertèbres extrêmes (dite "coccygiennes" ou "caudales") se fondant en une seule pour former le coccyx.
La locution nominale masculine "du gros temps" s'utilise, dans le domaine maritime pour désigner : du mauvais temps ; lorsque le vent est violent et que les vagues sont très grosses.
On dit par exemple : "Naviguer par gros temps ne n'improvise pas".
"Une coulisse" est un substantif féminin polysémique du langage courant désignant de nombreux objets ou pièces techniques sur lesquels je ne m'étendrai pas ici aujourd'hui.
L'un d'entre eux est un châssis de toile mobiles portant les décors d'un théâtre, situé sur les côtés de la scène.
Les coulisses d'un théâtre
"Dans les coulisses" et "Dans la coulisse" sont par conséquent des locutions adverbiales et "Se tenir dans la coulisse" une locution verbale du langage courant évoquant, par métonymie:
au sens propre :
la partie d'un théâtre, sur les côtés et à l'arrière d'une scène, cachée au public par les décors.
On dit par exemple : "Certains acteurs - même parmi les plus grands - ont tellement le trac, qu'ils sont pris de nausée sitôt qu'ils mettent les pieds dans les coulisses d'un théâtre".
Les coulisses de l'opéra Garnier
ou : le monde du théâtre.
On dit par exemple : "Cet enfant de la balle a été élevé dans les coulisses de la Comédie française.
et au sens figuré : la partie d’un système invisible de l’extérieur, l'aspect dissimulé ou marginal d'une entité ou d'une organisation.
On dit par exemple : "Nous allons vous faire pénétrer dans la coulisse de l'équipe de France de football".
Ou : "Les coulisses du palais Bourbon et du palais du Luxembourg - qui abritent respectivement l'Assemblée nationale et le Sénat de la République française - recèlent bien des surprises".
"Un travail" est un substantif masculin du langage courant désignant un certain de nombre de choses et principalement :
avant toute chose : une activité professionnelle régulière et rémunérée.
On dit par exemple : "Avoir un travail", "Chercher un second travail", "Offrir du travail", etc.
mais également : l'ensemble des opérations que l'on doit accomplir pour élaborer quelque chose.
On dit par exemple : "Un travail d’embellissement et de rénovation", "Un travail de couture", etc.
ou encore : l'ensemble des phénomènes mécaniques qui constituent l'accouchement, grâce auquel le foetus et le placenta sont expulsés de l'utérus.
Le travail commence par les contractions de l'utérus, puis se poursuit par la naissance du bébé et se termine par l'expulsion du placenta.
Le travail, première phase de l'accouchement ; du début des contractions jusqu'à la dilatation ou l'ouverture complète du col de l'utérus
ainsi que, par ellipse lexicale de "Un travail à ferrer" : un appareil servant à maintenir et immobiliser les grands animaux domestiques (principalement les boeufs et les chevaux), afin de les ferrer, les examiner, les soigner.
Un travail à ferrer
Mais, de façon assez curieuse, le pluriel de "Un travail" n'est pas le même dans ces trois cas, puisque l'on dit :
de façon générale : "Des travaux".
On dit par exemple : "Des travaux d’embellissement et de rénovation", "Destravaux de couture", etc.
mais "Des travails" lorsque l’on parle du "Travail à ferrer".
On dit par exemple : "J'ai encore plusieurs travails à réparer cette semaine".
et "Des emplois" ou "Des professions" lorsque l'on emploie le terme "travail" au sens général d’activité professionnelle.
On dit par exemple : "Je suis obligé d'avoir deux emplois pour m'en sortir financièrement" (et non "deux travails").
Ou : "Je connais pas mal de personnes qui exercent deux professions simultanément" (et non "deux travails").
Dans ce cas, en effet, il est d’usage de ne pas utiliser le mot "travail" au pluriel (qui serait ici "travaux").
Sources : www.dictionnaire-academie.fr et www.doctissimo.fr
Ces deux locutions nominales masculines sont souvent utilisées par les journalistes, politologues et historiens, afin de désigner :
Les ors de la république : le palais du Luxembourg (Sénat)
au sens propre : les caissons des plafonds et autres éléments de décoration dorés ornant les palais abritant les institutions de la République Française (palais de l’Élysée, palais Bourbon, palais du Luxembourg, hôtel de Matignon, etc.).
Les ors de la république : le palais de l'Élysée
et ausens figuré : le pouvoir politique national, en France.
Les ors de la république : le salon des ambassadeurs du palais de l'Élysée
Ce substantif masculin désignait autrefois, par ellipse lexicale, et par opposition au soldat de métier : un "appelé du contingent" ou un "appelé du service militaire" (jusqu'en 1965) devenu "un appelé du service national" (après 1965).
Ces mots du registre populaire et du registre désuet désignaient autrefois : "un conscrit" ou "un appelé", c'est à dire un jeune soldat "appelé du contingent".
La "Conscription universelle et obligatoire" pour tous les hommes français âgés de 20 à 25 ans, c'est-à-dire le "Service militaire obligatoire" a été instituée en France le 5 septembre 1798.
Devenue "Service national" en 1965, elle a été suspendue le 28 octobre 1997.
Il faut noter que le mot "Troufion" (ou "Trouffion") signifie également : "Anus" (registre argotique et registre désuet) ou - par métonymie - "Postérieur, fesses" (registre argotique et registre désuet).
Ce néologisme est un substantif féminin en forme de mot-valise (INFormation-intOXication).
Et il a été recommandé en décembre 2017, par la Commission d'enrichissement de la langue française, en liaison avec les services de l'Académie française, pour remplacer le mot anglais "Une fake news".
au sens propre, dans le langage courant : la tension est mesurable au toucher.
et au sens figuré (idiotisme médical) : la tension est montée et elle est notable, tangible.
Cette formule est fréquemment utilisée par les journalistes commentant en direct un événement ; en particulier lors d'une fin de rencontre sportive ou de manifestation.
Pour les chaînes d'information en continu qui se délectent des violences urbaines dont elles font leurs choux gras des heures durant, repassant à l'envi les mêmes images savamment cadrées, la phrase "La tension est palpable" est naturellement synonyme de bonnes images en perspective.