Comme l'a déclaré le réalisateur français Bertrand Tavernier, dans sa présentation du film états-unien de Henry King "Le cygne noir", sorti en 1942 et paru en DVD en 2010.
Mais bien évidemment : "Un contre-emploi" !
Richesse et défense de la langue française
Comme l'a déclaré le réalisateur français Bertrand Tavernier, dans sa présentation du film états-unien de Henry King "Le cygne noir", sorti en 1942 et paru en DVD en 2010.
Mais bien évidemment : "Un contre-emploi" !
Et pas simplement : "Une boucle" !
Et cela, qu'il s'agisse :


La boucle est une rotation de l'avion ou de l'hélicoptère (seul quelques uns en sont capables, l’Eurocopter Tigre étant celui qui offre la meilleure possibilité d’en faire) autour de son axe de tangage (l'axe des ailes).
Ainsi, l'aéronef se cabre, passe sur le dos puis redescend. La boucle constitue avec le tonneau une des deux figures de base de la voltige classique.
Pour qu'une boucle soit réussie, le pilote doit décrire un cercle parfait et ne doit pas dévier de son axe. L'entrée et la sortie de la figure doivent se faire à la même altitude.
La première boucle a été réalisée en 1913. Les sources divergent sur l'identité du premier pilote qui réalisa cette figure. Il semblerait que le Français Adolphe Pégoud le 31 août 1913, à Buc (78) ait été le premier pilote à réussir cette figure au commandes d'un Blériot. Mais selon d'autres sources, cet honneur échoirait au Russe Piotr Nesterov, pilotant, dès le 27 août 1913, un Nieuport.
Source : wikipedia.org
Ces deux verbes paronymiques du langage courant sont souvent confondus, alors qu'ils possèdent des significations sensiblement différentes :
On dit par exemple : "Il faudra vérifier que cette plaie ne s'infecte pas".
On dit par exemple : "Un ivrogne assoupi infecte le wagon".
On dit par exemple : "Ce virus risque d'infester tous nos ordis".
On dit par exemple : "Cette revue infecte l'esprit de nos enfants".
On dit par exemple : "Les mauvaises herbes infestent mon jardin".
Ou : "Les souris infestent le grenier de ma maison de campagne".
On dit par exemple : "Des bandes organisées infestent certaines banlieues".
Ou : "Les pirates infestent nos côtes".
On dit par exemple : "L'organisme de mon patient est infesté de parasites".
Ce dernier sens se rapproche évidemment du premier sens du verbe "Infecter", mais l'idée de contamination est absente du verbe"Infester".
Ce qui n'empêche pas un agent qui infeste l'organisme d'être une cause d'infection ! Ainsi, une gorge "infestée" de staphylocoques peut s'"infecter".
Mais qui a dit que le français était une langue compliquée ?
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, bdl.oqlf.gouv.qc.ca et www.larousse.fr
Et pas : "Un homme d'affaires" et "Des hommes d'affaires" !
Ou : "Une femme d'affaires" et "Des femmes d'affaires" !
Ces deux périphrases du langage courant désignent : le chien.
Mais la seconde ("Notre compagnon à quatre pattes") désigne également souvent le chat.
Selon l'enquête 2015 FACCO (Fédération des Fabricants d'Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers) / TNS SOFRES (Taylor Nelson Sofres SOciété FRançaise d'Enquête par Sondages), consacrée aux animaux de compagnie, que possède près d'un foyer sur deux, on dénombrait ainsi en France 7,26 millions de chiens, contre 12,68 millions de chats et 2,84 millions de petits mammifères.
Ainsi que 5,75 millions d'oiseaux et 34,22 millions de poissons.
Source : www.santevet.com
Il s'agit d'un rôle ne correspondant ni au physique ni au tempérament et aux dispositions naturelles d'un acteur.
Deux de mes contre-emplois préférés, parmi les plus célèbres de l'histoire du cinéma :
Par extension, la formule "À contre-emploi" qualifie également parfois un usage - ou un rôle - inattendu au vu de l’objet que l’on utilise ; ou de la personne à qui on le fait jouer.
Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org
Ces deux locutions nominales désignent : l'entourage proche, les intimes, les personnes de confiance et collaborateurs directs d'un dirigeant. On parle aussi du "sérail".
Ce verbe change radicalement de signification selon le registre de langue, puisqu'il signifie :
On dit par exemple : "Chic : ma grand-mère va me mitonner une petite soupe dont elle a le secret !".
On dit par exemple :" On mitonne un gros coup pour la nuit du réveillon".
On dit par exemple : " Je vais te mitonner un séjour de rêve pour tes prochaines vacances,".
On dit par exemple : "Tu ne vas encore me mitonner pour m'emprunter ma bagnole !".
On dit par exemple : "Ce type n'arrêtait pas de mitonner tout le monde !".
Source : wiktionary.org
Et pas, tout simplement : "De plein air", "Des vêtements de plein air" et "Un sport de plein air" !
Par peur d'être compris du plus grand nombre ?
Et pas, selon le contexte :
C'est à dire un tour de circuit, effectué à vitesse réduite par les participants d'une course avant le départ de celle-ci, afin de leur permettre de vérifier l'état du circuit et les conditions de roulage, de mettre en température le moteur, les pneus et les freins (ils effectuent pour cela des zigzags et des accélérations-freinages), et de s'assurer du bon comportement du véhicule.
Source : wikipedia.org
Et pas, tout simplement : "Écran divisé", "Écran fractionné" ou "ÉCran séparé" !
Il s'agit en effet d'un effet audiovisuel consistant - au cinéma, à la télévision ou dans un jeu vidéo - à diviser l'écran en plusieurs parties, chacune d'entre elles présentant des images différentes : soit plusieurs scènes différentes, soit plusieurs perspectives différentes d'une même scène.
C'est notamment le cas dans le splendide film états-unien de 1968, de Norman Jewison, "L'affaire Thomas Crown", qui réunit au sommet de leur beauté Steve McQueen et Faye Dunaway. Dans ce film légendaire, les nombreux écrans partagés nous permettent de suivre par le menu, le braquage minutieusement conçu par le millionnaire Thomas Crown. Celui-ci, réalisé par cinq complices qui ne se connaissent pas et qui ne se rencontreront qu'une fois, laissera la police perplexe. Mais pas la redoutable enquêtrice de la compagnie d'assurance, la ravissante et sagace Vicky Anderson (Faye Dunaway) !
Le tout sur la merveilleuse musique de Michel Legrand, à qui la chanson "The windmills of your mind" ("Les moulins de mon coeur"), rapporta l'oscar de la meilleure chanson originale.
Mais, ainsi que l'explique par le menu un excellent article du Cinéclub de Caen (14) (*), si l'année 1968 constitua une sorte d'âge d'or de l'écran divisé, le procédé avait été inventé dès le début du cinéma avec le jeu du cache et du contre-cache, conçu et mis au point par Méliès avant 1900. Il s'agissait néanmoins d'un trucage qui ne devait pas être perçu par le spectateur, à l'inverse de l'écran séparé proprement dit, qui s'exhibe en tant que tel.
L'écran partagé est ainsi utilisé avec parcimonie dans le cinéma muet et avant l'apparition de l'écran large.
Comme par exemple dans le superbe film états-unien de 1931 "Dr Jeckyll et M. Hyde" de Rouben Mamoulian.

L'écran partagé ne naît véritablement qu'après l'exposition universelle de Montréal en 1967 ; Richard Fleischer (dans "L'étrangleur de Boston" en 1968) et Norman Jewison en ayant fait la plus brillante utilisation, et Brian De Palma une forme intimement liée aux mystères de son cinéma).
(*) : www.cineclubdecaen.com/analyse/splitscreen.htm
Sources : wikipedia.org et www.cineclubdecaen.com
Une porte condamnée est une porte fermée, sinon de manière définitive, du moins permanente.


Une porte n'est certes jamais condamnée par un juge.
Mais on ne peut pour autant affirmer qu'elle n'est coupable de rien ! En effet, si l'on condamne une porte, c'est généralement parce qu'elle n'a plus guère d'utilité ou qu'elle présente un caractère dangereux.
Ou tout du moins : jugé dangereux.
Ainsi, les exploitants de grandes surfaces commerciales ou de salles de cinéma ont-ils parfois une fâcheuse et irresponsable tendance à bloquer au moyen de chaînes cadenassées certaines sorties de secours de leurs établissements. À leurs yeux, manifestement, la sécurité de leurs clients - qui ne pourraient plus s'échapper en cas d'incendie, d'explosion ou d'attaque terroriste - passe manifestement après la crainte qu'ils peuvent avoir que des voleurs ou des resquilleurs s'échappent ou ne s'introduisent subrepticement dans leurs établissements...
